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 [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse

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Je suis : Vitala Rochefer, duchesse du Gravorn, résidente de Borderoc Voir le profil de l'utilisateur
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- Devenue duchesse du Gravorn il y a peu.

- 27 ans, mariée à Orlion Rochefer.

- Peau brune, yeux marron, longue chevelure noire. 1m76, 80 kilos, large d'épaules et de hanches, carrure plutôt imposante couplée à une musculature moyenne.

- Froide, solitaire, hautaine, inaccessible, effrayante. Déterminée, patiente, réfléchie, fidèle. Dégage une aura de puissance qui impressionne et force le respect.

- Troisième don : le pouvoir de la voix, une capacité qui lui permet de plonger dans un état de peur viscérale ses vis-à-vis d'un simple éclat de sa voix.

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MessageSujet: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Mar 10 Juil - 2:33

Rappel du premier message :

Un 6 Illune 1099 dans le nord du Creux-Lac


« C'est une fête ridicule. Voilà pourquoi je la déteste. Je l'abhorrais l'an dernier, l'autre d'avant, et tous ceux qui l'ont précédé. Et cette année, je l'abhorre encore.

- Une grande fête pleine de jeux, de chants, de danses, de beuveries...  À Lackness, qui plus est! N'est-ce pourtant pas là tout ce que tu aimes? »

Vitala avisa Orlion d'un regard noir. Celui-ci y répondit en arborant un air taquin, affectueux.

« Ah, et j'allais oublier le poisson à volonté.

- Je déteste le poisson.

- Surtout à volonté. »

L'ombre d'un sourire vint finalement flotter sur les lèvres de Vitala, qui échangea un regard complice avec son mari avant de reporter son attention sur l'horizon. Comme les années précédentes, la route de Borderoc à Lackness lui paraissait interminable. Des jours et des jours de chevauchée pour rejoindre la capitale du Creux-Lac et passer encore d'autres jours avec ces insipides Lacquois lors cette fête grotesque sans objectif. Pourquoi ses parents lui reléguaient-ils immanquablement la tâche de représenter le Gravorn pendant cette célébration? Elle était de loin celle que toutes ces futilités insupportaient le plus. Quelle misère. Au moins, cette année, Orlion l'accompagnait. Elle ne serait guère seule à souffrir... quoiqu'elle le soupçonnait d'être en mesure de s'amuser, de son côté, et peut-être même d'avoir hâte de pouvoir saisir une occasion de le faire.

Le soleil était déjà bien haut dans le ciel lorsque la future duchesse et son escorte traversèrent la frontière entre le Gravorn et le Creux-Lac. Une fois les montagnes derrière eux, les voyageurs firent une halte dans un village, le temps de se restaurer et de nourrir les chevaux. Quelques curieux observèrent de loin le convoi aux couleurs du Gravorn, tandis que certains osèrent s'approcher davantage, sans pourtant se montrer téméraires. Après tout, les Vornois avaient une certaine réputation, et ceux-là semblaient pour la plupart bien armés et prêts à réagir pour protéger cette jeune femme à la peau sombre.

Vitala profita de cette pause pour se délier les jambes et pour s'occuper elle-même de sa monture, préférant nettement sa compagnie à celle des autres personnes présentes, à l'exception d'Orlion, évidemment. Le guerrier, sentant qu'elle avait besoin d'un moment de relative solitude, avait choisi de la laisser à ses affaires et d'aller discuter avec quelques hommes issus de sa garde personnelle qu'il connaissait bien, ayant lui-même été de ceux qui la protégeaient auparavant.

Faisant quelques pas tandis que son cheval s'abreuvait, Vitala avait la tête haute malgré la fatigue et son regard parcourait systématiquement les alentours sans pourtant accorder de l'attention à ce qui que ce soit. Si le village était doté d'un certain charme, elle préférait observer le paysage des montagnes qui séparaient le Creux-Lac du Gravorn, non sans soupirer intérieurement et de déjà effectuer le décompte des jours qu'il lui faudrait subir avant de les retraverser et de retrouver sa patrie.

Deux gardes qui s'étaient éloignés  revinrent se greffer au groupe en compagnie d'un autre homme, que Vitala ne connaissait pas. Un autre garde se présenta alors à elle pour lui demander si elle désirait repartir sous peu. Elle ignora sa question et s'éloigna la bride de son cheval en main, ce qui voulait probablement dire qu'elle souhaitait se remettre en route. Elle s'arrêta près des deux premiers gardes et de l'inconnu.

« Qui est cet homme? »
, exigea-t-elle de savoir, froide.

Les gardes échangèrent un regard perplexe. Le duchesse et le duc n'avaient-ils pas prévenu leur fille qu'une escorte supplémentaire serait nécessaire une fois en Creux-Lac, et que les arrangements avaient d'ores et déjà été faits? Il était question de la surprenante présence de morggs dans le secteur, après tout...

« Qui êtes-vous? »,
assomma-t-elle le nouveau venu en le toisant d'un air supérieur, n'ayant pas la patience d'attendre que les autres se décident à sortir de leur stupide mutisme.

Information lancers de dés : Information hors-RP :
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MessageSujet: Re: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Ven 24 Aoû - 23:19

Il était une fois un 6 Illune 1099 au Nord du Creux-lac Information hors-RP :

Information lancers de dés :

Il fallait bien l'avouer, Ilclaste était fière de son coup. Il n'avait jamais eu de don pour l'archerie, mais parfois, il parvenait à décocher des flèches avec un certain talent.  

Le talent, malheureusement, ne suffit pas pour arrêter des brigands, et les gardes de l'Héritière étaient, dans ce cas, d'un secours indispensable !

*'Sont sacrément tenaces !* Songea le chasseur avec déconfiture, en songeant que même avec son tir, il n'avait réussi qu'à distraire les pillards... Mais la mauvaise fortune ne s'arrêtait pas là...

"Il faut l'intercepter, sinon, nous allons avoir un nouveau problème, c'est maintenant ou jamais. »"


Ilclaste ravala sa grimace et hocha de la tête avec une détermination qu'il était loin de ressentir. Et après avoir enflammé sa troisième flèche, Il talonna sa monture pour l'avancer de quelque pas vers sa cible. Il inspira lentement, les mâchoires crispées par la concentration et visa de nouveau. Il verrouilla le point à atteindre... S'il se basait sur la vitesse du morgg qui fonçait droit sur eux, il pouvait le cueillir à sa prochaine foulée... Mais à l’instant, où il s’apprêtait à relâcher la corde, quelque chose lui traversa l'avant bras. La douleur le foudroya alors que le choc le fit lâcher arc et flèche. Aboyant un juron, il replia son membre meurtri contre lui, constatant avec horreur qu'une dague y était généreusement enfoncée.

La rage et la douleur crispèrent ses traits dans une grimace haineuse, alors qu'il apercevait du coin de l’œil la crevure qui l'avait visé... L'homme affichait une mine goguenarde, qu'il ne garda pas longtemps, car une seconde plus tard, une épée lui traversa le torse.

Ilclaste en aurait sûrement tiré une grande jouissance, si la masse sombre du morgg n'avait pas, à cet instant précis, fait son apparition dans son champs de vision. Vomissant un grognement à vous faire dresser les cheveux sur la tête, le molosse se jeta son cheval, qui par défense, se cabra sauvagement, faisant vider les étriers au chasseur qui chuta lourdement au sol.  
Le choc, bien que brutal, n’assomma pas le chasseur qui roula sur le côté pour ne pas se faire piétiner par sa monture affolée. L'adrénaline qui lui charriait les veines, venait de prendre possession de son corps et Ilclaste sauta sur ses pieds tout en arrachant la dague qui transperçait le bras avec un cri sauvage. Il avait retroussé les lèvres sur ses dents et alors que le morgg se désintéressait du cheval, et tournait son mufle déjà ensanglanté vers le chasseur. Il eut un moment de battement, pendant lequel les deux adversaires se jugèrent et, après une seconde, Ilclaste sentit ses jambes le jeter en avant. Plus tard, il réaliserait la folie de son geste,mais pour le moment, entre se battre ou fuir : son corps avait choisi pour lui.  
 
C'était ce qui s'appelait se jeter dans le gueule du morgg.
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MessageSujet: Re: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Dim 26 Aoû - 20:15

Un 6 Illune 1099 dans le nord du Creux-Lac


Une nouvelle flèche enflammée, puis encochée. Vitala sentait son cœur résonner dans ses oreilles, son être tout entier se crisper. Le chasseur avançait vers le morgg, qui lui s'élançait à vive allure vers eux. Il se préparait à tirer. Il allait réussir. Il ne pouvait que réussir. Du moins, c'était ce que la duchesse se répétait.

Mais Ilclaste ne réussit pas, car il n'eut jamais l'occasion de tirer cette flèche de feu. Une lame venait de l'atteindre, lui faisant lâcher son arme et réduisant à néant la possibilité d'arrêter le morgg. Tout se déroula alors vite, trop vite : le brigand coupable tomba, transpercé par une épée, puis le morgg attaqua la monture du chasseur, qui se cabra et jeta celui-ci par terre, avant de se désintéresser du cheval pour s'en prendre à l'humain. Le sang de Vitala ne fit qu'un tour. Une rafale d'images défila devant ses yeux. Fardil qui se faisait dévorer sous son regard impuissant. La violence, les cris, le sang. Le chasseur qui se faisait à son tour déchirer, puis engloutir. Encore de la violence, des cris et du sang. Non, pas encore.

« Vitala!
hurla Orlion en voyant sa femme partir au galop en direction du chasseur et du morgg. Vitala! »

Orlion s'élança à la poursuite de son épouse, qui brandissait son épée et avançait en poussant un cri de guerre. Elle était terrifiée, terrorisée, traumatisée, mais l'histoire ne pouvait pas se répéter, et cette simple pensée forçait son corps à bouger et son esprit à agir.

Orlion avait rattrapé l'héritière lorsqu'il vit sa pierre de vie s'illuminer. Son Advictâme s'activait et l'ancien garde fut parcouru d'un intense soulagement. En entendant la cri de Vitala, le morgg, qui était en train de se précipiter vers le chasseur, s'arrêta brusquement. Se tournant vers la jeune femme, la bête sembla alors adopter une position de soumission, qu'elle n'eut pas le loisir de conserver bien longtemps, car sa tête roula bientôt à côté de son corps.

Orlion jeta un œil au morgg, puis à l'épée ensanglantée de sa femme, qui venait de se taire et de s'arrêter net. Vitala reprenait son souffle, une expression indescriptible sur le visage, comme si elle était éprouvée, mais tentait de garder la face, ce qui donnait un air impassible dont le trouble n'était visible que dans le regard. Avec inquiétude, Orlion se dirigea vers elle, mais elle secoua la tête avant qu'il ne parvienne à son côté.

« Aide-le », dit-elle en désignant le chasseur.

Orlion la regarda un instant, puis mit pied à terre et s'approcha du chasseur, déchirant d'un geste sec une partie de sa tunique pour lui faire un bandage de fortune.

« Vous avez une chance monstre d'être en vie »
,
lui dit-il en lui faisant signe de lui tendre un peu le bras pour qu'il puisse l'aider.

Plus loin, les gardes avaient également eu le dessus sur leurs ennemis. C'était terminé.

Information lancers de dés : Information hors-RP :
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MessageSujet: Re: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Dim 2 Sep - 23:11

Il était une fois un 6 Illune 1099 au Nord du Creux-lac Information hors-RP :

Information lancers de dés : J'ai fait un lancer pour le soin de l'advictâme et obtenu une réussite Smile

Ilclaste était allongé sur le dos, là où la peur l'avait épinglé. Paralysé, tétanisé, il respirait en saccades douloureuses, comme un poisson suffoquant hors de l'eau. Autour de lui, tout n'était plus que brouillard... Mais dans cet état d'angoisse intense, une chose l'empêchait encore de dériver pour de bon : la douleur. Son bras et sa poitrine formaient deux points douloureux qui le rappelait à la rassurante réalité : je souffre donc je vis.
Une forme s'approcha de lui, s'agenouillant au dessus de sa carcasse. Les mots qu'on lui adressa alors avaient du mal à former un sens dans son esprit.

-Vo... ...ez une ch... ...stre ..tre en V..

Et lorsqu'il vit la personne se saisir de son bras, il poussa un cri inarticulé, les yeux si exorbités qu'ils paraissaient vouloir lui jaillir du crâne alors que son le corps se bandait comme un arc.

-Monsieur Rochefer ! Prenez garde ! lança un soldat à la barbe rousse en intimant à Orlion de ne pas s'approcher d'avantage du blessé. Et alors que le noble eu la sagesse de se reculer, le corps d'Ilclaste sembla se relâcher, comme celui d'une poupée désarticulée.

On observait le chasseur avec perplexité : il avait besoin de soin, mais son état psychologique semblait l'empêcher de comprendre qu'on était venu le lui apporter.

-Naâme est bon ! Remarqua alors le garde en montrant vivement l'éclat rouge qui faisait luire la pierre de vie du blessé... Une poignée de seconde plus tard : les plaies inquiétantes qui avaient marqué le corps du chasseur avaient disparu. Mais son regard, lui, n'avait pourtant pas quitté son air lointain et anxieux.

-Il est toujours en état de choc. Diagnostiqua le garde qui avait déjà vu ce genre de comportement...

-Foncer droit sur un Morgg ! Mais quelle folie l'a pris de faire une chose pareille ? Lança alors une autre garde qui posait un regard interloqué sur la scène.

-Tu penses à une folie ? Crois-tu qu'en tournant les talons et en offrant sa nuque au morgg il aurait survécu ? Non. Il serait mort, mais plus rapidement... En faisant face, il pouvait au moins espérer le blesser en premier. Remarqua le rouqin qui continuait d’observer le chasseur traumatisé avec l'air de ne pas savoir par quel bout l'aborder.

Autour d'eux le calme revenait. Les gardes tenaient en respect les brigands sans avoir essuyé la moindre pertes. Seule litanie macabre : le cheval à la jambe brisée continuait de pousser ses hennissements déchirants.

La douceur de la magie qui s'était répandue dans son corps avait rappelé Ilclaste quelque peu à la réalité. Il lui fallut plusieurs minutes, pourtant, pour remettre ses idées en ordre. Il n'avait plus mal, mais il avait encore peur. Si l'Advictâme avait effacé toutes les traces de l'attaque dans sa chaire, celle-ci n'en avaient pas moins lacéré son âme.

Il s'ordonna alors de ne plus avoir peur. Il refoula l'angoisse. La cloitrant dans un recoin de son esprit, où d'autres cauchemars attendaient encore de resurgir.

Lentement, comme un gamin qui apprend à marcher, il se redressa. Titubant, il parcouru du regard les gens qui l'entouraient... Les regards inquiets qu'il croisa, l'informa qu'il devait avoir une tête qui en disait long sur le vacillement de son esprit. Il remarqua alors qu'il tremblait encore comme une feuille.

Et en fond : ce putain de cheval qui continuait à beugler ! Pouvait pas crever en silence !

Les paupières papillonnèrent. Il attrapa son visage entre ses mains tremblotantes. Merde... les images revenaient... Il ne voulait pas de ça ! Pas encore. Pas ces stupides flashs qui le renvoyaient dans sa cellule qui puait la pisse, la merde et la mort...
Les cris du cheval, lui rappelait les cris de la détenue d’à côté. Celle qui se faisait inlassablement violer par son compagnon de cellule... Elle hurlait à l'aide : encore et toujours... Des cris stridents qui se propageaient, s'amplifiaient, dans les longs boyaux sombres qui formaient les couloirs de la prison.

Quand Ilclaste revint enfin à lui, on l'avait assit par terre. L'un des gardes, le roux à la barbe généreuse, lui parlait dans un monologue aux inflexions rassurantes. Le cheval avait fini par se taire : on l'avait achevé. Le chasseur tremblait toujours, mais de froid cette fois...

Ayant perçu un nouvel éclat dans le regard du chasseur, le garde l'interpella :
- De nouveau avec nous mon gars ?

Honteux de s'être montré dans un tel état de faiblesse, Ilclaste se contenta d'un vague hochement de tête en terme d’acquiescement avant d'oser demander :

- S'est passé quoi ...

Le garde fut surpris de la question, mais il lui répondit avec patience :

- Le Morgg : tu l'as affronté. Il allait te bouffer. Dame Rochefer est intervenue, épaulée par la volonté de Nâame. Son troisième don a du t'affecter aussi... Mais le morgg est mort.

La mâchoire d'Ilclaste manqua de se décrocher :
- Dame Rochefer a quoi ?
 

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MessageSujet: Re: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Mar 4 Sep - 4:46

Un 6 Illune 1099 dans le nord du Creux-Lac


« Dame Rochefer, mon gars, répéta le roux. Elle s’est élancée vers toi et le morgg, épée en main, sans peur et sans reproche. Sa pierre s’est activée et le morgg s’est soumis à elle. Elle lui a tranché la tête. Elle a sauvé ta peau, mais comme elle n’a pas trop l’air de t’aimer, tu as été affecté par son troisième don.

- Elle est capable de provoquer chez les autres une peur viscérale avec sa voix,
expliqua la jeune garde, incertaine si le chasseur était au courant. Quand elle est en colère, mais quand elle a peur, aussi, je pense.

- Là, je crois que c’était un savant mélange des deux, mon gars... Un morgg qui attaque, ça fout les jetons aux guerriers les plus expérimentés, mais tout le monde ici sait ce qui est arrivé au frère de Dame Rochefer, et tout le monde sait qu’elle a tout vu, en plus... »


En prononçant les derniers mots, le garde roux avait considérablement baissé la voix, ne voulant pas risquer d’être entendu par l’héritière ou par son mari, le terrible sort qu’avait subi Fardil étant l’un des sujets à éviter absolument en présence de la future duchesse.

« Elle a la force et le courage d’une véritable Vornoise,
ajouta la garde avec une pointe d’admiration.

- Tu lui dois ta vie, chasseur. »

Le regard des deux gardes se porta sur Vitala, qui avait mis pied à terre et était maintenant accroupie auprès du cheval qui hurlait quelques minutes auparavant. Son épée encore plus ensanglantée qu’auparavant, il était aisé de deviner qu’elle avait elle-même achevé la pauvre bête.

Après avoir caressé le museau de la bête un moment, la jeune femme se releva, sous le regard attentif d’Orlion et des autres gardes, qui attendaient ses ordres pour savoir quoi faire avec les brigands. Elle ne leur accorda aucune attention et s’éloigna lentement.

« Trouvez de quoi les enchaîner,
indiqua Orlion. Elle voudra sans doute les remettre aux autorités du Creux-Lac. Quoiqu’il arrive, ils vont finir leurs jours à Vissomort. »

Orlion jeta un regard sombre aux brigands, puis entreprit de rejoindre sa femme. Les bras croisés, de sorte qu’elle était repliée sur elle-même, celle-ci faisait dos au reste du groupe. Son cœur battait encore la chamade dans sa poitrine et ses mains tremblaient légèrement, même si elle les accrochait à ses avant-bras pour le masquer. Mort. Le morgg était mort. C’était ce qu’elle se répétait, comme une litanie, tandis que les images de l’attaque sur son frère, gravées à jamais dans sa mémoire, revenaient la hanter encore une fois. Un long frisson lui parcourut l’échine.

Vitala quitta l’horizon du regard pour fermer les paupières un instant et tenter de se ressourcer. Elle ne pouvait pas rester ainsi vulnérable. Elle ne pouvait pas être faible. Elle détestait les gens faibles.

Elle sentit alors une main se poser sur la sienne, contre son avant-bras. Elle eut pour réflexe de vouloir se dérober immédiatement, mais Orlion raffermit sa prise, sans violence, uniquement pour la retenir. Ayant rouvert les paupières, Vitala posa son regard dans celui de son époux. S’ils n’échangèrent aucune parole, après une, deux minutes, l’héritière sentit les tremblements cesser petit à petit. Les battements de son cœur retrouvèrent un rythme régulier et son corps se détendit quelque peu.

« J’ai fait enchaîner ces malfrats,
l’informa Orlion après un instant de silence.

– Bien. Et le chasseur ?

- Non, lui, je ne l’ai pas fait enchaîner. »

Orlion servit un sourire moqueur à son épouse, qui, à son tour, esquissa l’ombre d’un sourire.

« Ses blessures sont guéries,
répondit-il plus sérieusement. Son orgueil, j’en doute. Il te doit une fière chandelle. »

Vitala lâcha un simple « hum », puis se dégagea doucement d’Orlion pour retourner vers le reste du groupe. Avisant d’un regard peu amène les brigands, qui allaient payer cher leur petite attaque, elle se rendit auprès du cheval du chasseur, qui n'arrivait plus à se tenir debout. S'accroupissant, elle étudia la blessure de la bête, puis se releva en soupirant longuement. Orlion la questionna du regard et, pour toute réponse, elle secoua la tête avant d'aller retrouver le chasseur et les deux gardes. Ceux-ci inclinèrent la tête avec respect, puis se reculèrent puisqu’elle semblait vouloir s’adresser au chasseur.

« Votre cheval souffre,
dit-elle froidement, sans préambule malgré toute la scène qui venait de se jouer. Il vaut mieux l'achever. Il ne se remettra pas d'une telle morsure. »

Elle paraissait certaine de ce qu'elle avançait, et elle l'était, ayant acquis certaines connaissances sur les chevaux à force de préférer leur compagnie à celle des humains. Elle savait reconnaître une bête qui ne se remettrait pas d'une blessure et, à son avis, il était évident que celle du chasseur ne souffrirait que pour ultimement succomber.

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MessageSujet: Re: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Lun 10 Sep - 20:16

Il était une fois un 6 Illune 1099 au Nord du Creux-lac Information hors-RP :

Information lancers de dés : * Je parle ici de la tradition de laisser une torche allumée après l'enterrement d'un défunt

Les mots du garde mirent un certain temps avant de faire sens dans l'esprit du chasseur. Une partie de lui se demandait simplement : Pourquoi. Pourquoi la fille du Duc avait fait une chose pareille ? Sauf erreur de sa part, elle le méprisait... Pourquoi donc le sauver. Est-ce parce qu'elle avait senti Naâme à ses côtés qu'elle avait lancé son assaut ?

Une réplique du garde, l’aiguilla sur une nouvelle piste...

"Elle a la force et le courage d’une véritable Vornoise"

A la phrase, le chasseur courba ses lèvres dans un sourire cynique.

-Ou de la chance que Naâme se soit manifesté. Sans ça, c'est sûrement deux torches* qu'il aurait fallut allumer. Fit-il remarquer, dérangé par l'admiration que le rouquin manifestait pour sa future duchesse. Il manqua presque de faire remarquer que s'il fallait commencé à idolâtrer les malades qui se jetaient sans réfléchir dans la bataille, alors c'était d'abord aux brigands qu'il fallait ériger une statut, car il en fallait un sacré cran, ou un putain de grain, pour s'en prendre à un convoi frappé des armoiries Rochefer. Se rappelant qu'il avait déjà frôlé la mort, il retint cependant la remarque et à temps, car la femme s'approchait à présent d'eux.

Alors qu'il relevait un visage las vers elle et qu'il rencontra la teinte d'écorce qui colorait ses yeux toujours aussi impénétrable, la remarque du garde lui revint :

"Tu lui dois ta vie, chasseur."  

La chose le rendait étrangement perplexe... Le fait de ressentir, très fugacement, de la reconnaissance pour cette femme le troubla le gêna et il détourna le regard. Il s'interrogea aussi : le pouvoir de la Duchesse l'avait-il vraiment touché ? Il essayait de se souvenir de ce qu'il avait ressenti... Il avait l'impression que la peur l'avait prise bien avant : lorsque le morgg lui avait sauté dessus, qu'il s'était senti plaqué au sol et que les griffes terreuses du molosse avaient arraché sa tunique pour s'enfoncer dans la peau de son torse. Comme revivant le souvenir, Ilclaste porta sa main entre les déchirures du tissu... Tâtonnant, il senti le contact rassurant de sa peau lissé par le soin de Naâme : le morgg n'avait pas eu le temps de lui arracher le coeur.

S'il elle capta son trouble, la futur duchesse n'en montra rien, se contentant de lui annoncer la souffrance de sa monture. Ilclaste avait soigneusement refusé d'y penser, mais la réalité ne s'esquive pas... Son cheval avait pris le premier assaut du morgg. La mâchoire musculeuse du prédateur s'était enfoncée dans l'encolure de l'animal, avant de lui arraché une belle pièce de chaire. Derrière la femme, le cheval, allongé sur le flanc se vidait lentement de son sang, déjà étourdie pas l’anémie. Portant son regard sur la bête, Ilclaste s'entendit répondre :

-Bien.

Il se redressa et marcha vers le cheval. Reconnaissant sûrement la cadence de sa démarche, la monture redressa la tête vers lui. Son regard agonisant s’accrocha à celui de son cavalier teinté d'une sorte de lueur d'espoir... Jusqu'à présent, l'Homme l'avait toujours soulagé à chacune de ses blessures. Dès que l'animal s'était laissé soigné, il en avait ressenti le bénéfice... Ilclaste se demanda alors... le cheval attendait-il de son maître, ce soin miraculeux, comme les Hommes attendaient avec espoir la grâce de Naâme ?

Le chasseur sentit son estomac se contracter violemment quand il s’agenouilla à coté de la bête. Sa main affermie sa prise sur le manche de sa dague et il réalisa qu'elle était moite.

La bête avait elle senti le trouble de son cavalier ? Sûrement, car elle s'agita brusquement, forçant Ilclaste à sortir de son mutisme :

-Holà... Tout doux. Tout doux Petit-Frère...

Pour toute réponse, Petit-Frère, poussa un soupir profond alors que son regard accrochait toujours celui d'Ilclaste. C'est mieux comme ça, songea le chasseur... Regarde moi dans les yeux, mon grand ... Ordonna-t-il silencieusement, alors qu'il plongeait d'un geste trop précis la lame dans le coeur de celui qui l'avait porté avec une loyauté sans faille.

Petit-frère n'eut qu'un seule soubresaut, rassurant Ilclaste sur l'efficacité de son exécution et tout fut terminé. Retirant la lame d'un geste bien plus lent, le chasseur réalisa que sa gorge était douloureusement nouée. Heureusement, malgré la tristesse qu'il ressentait, il parvint à retenir ses larmes...

Alors c'était ça ce qu'on ressentait lorsqu'on perdait un "Frère" sous la morsure d'un morgg ? Était-ce que ce la future duchesse avait ressenti, lorsque gamine, elle avait vu Fardil se faire dévorer...?

Nettoyant sa lame dans l'herbe d'un geste automatique, le chasseur tourna la tête vers la Rochefer. Face à la douleur d'avoir perdu Petit-frère, la meurtrissure de son orgueil était tout de suite bien plus supportable, et le remerciement fut bien plus facile à prononcer.

-Merci. De m'avoir sauvé.

Après un silence, il porta son regard sur les brigands... Et porté par un doute soudain, une curiosité douloureuse, le chasseur demanda :

-Que comptez-vous faire d'eux...

Au fond de lui, il pensait déjà le savoir, et il eut alors pitié pour eux.


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- 27 ans, mariée à Orlion Rochefer.

- Peau brune, yeux marron, longue chevelure noire. 1m76, 80 kilos, large d'épaules et de hanches, carrure plutôt imposante couplée à une musculature moyenne.

- Froide, solitaire, hautaine, inaccessible, effrayante. Déterminée, patiente, réfléchie, fidèle. Dégage une aura de puissance qui impressionne et force le respect.

- Troisième don : le pouvoir de la voix, une capacité qui lui permet de plonger dans un état de peur viscérale ses vis-à-vis d'un simple éclat de sa voix.

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MessageSujet: Re: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Mar 18 Sep - 3:00

Un 6 Illune 1099 dans le nord du Creux-Lac


Restant immobile, Vitala suivit des yeux le chasseur, qui se dirigeait vers sa monture agonisante. Si son visage demeurait impassible, une certaine émotion traversa fugacement son regard tandis qu'elle observait la scène entre le cheval et son maître. Certes, elle n'aimait pas cet homme, mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir quelque chose en le voyant ainsi sur le point d'achever cette bête qui était probablement, pour lui, bien plus une amie qu'une simple bête. Était-ce de la compassion? Vitala en frémit presque à l'idée. Rares étaient les personnes méritant sa compassion, et ce chasseur n'en faisait assurément pas partie.

L'héritière regarda l'homme mettre fin aux souffrances de son cheval sans ciller et fut soulagée de voir que la monture avait quitté ce monde en un seul soubresaut, qu'elle n'avait pas vécu une énième douleur. Après avoir nettoyé la lame de son arme dans l'herbe, le chasseur pivota vers elle. Vitala posa son regard sombre et froid dans le sien sans rien dire. « Merci. De m'avoir sauvé. » Que répondre à cela? « Ce n'est rien? » C'était une réponse stupide. Ce n'était pas rien, elle s'était jetée sur un morgg pour lui sauver la vie, et ce, sans aucune certitude que son troisième don s'activerait et qu'il aurait les effets escomptés. Si la logique même avait voulu que sa pierre s'illumine, elle n'y avait, à vrai dire, pas réellement songé dans le feu de l'action, mue par une force qu'elle ne comprenait pas ou, plutôt, qu'elle ne voulait pas comprendre, car comprendre signifie replonger dans la terreur de souvenirs douloureux. Mais alors que dire? Rien. Elle en avait déjà bien assez fait pour lui, nul besoin de se torturer l'esprit à essayer de trouver quelque parole inutile à répondre. Elle se contenta donc d'un hochement de tête, signalant ainsi qu'elle accusait réception de ces mots qui avaient dû lui coûter à lui offrir.

Le chasseur s'intéressa alors au sort de brigands. À leur mention, Vitala pivota lentement vers eux et les observa longuement, son regard reflétant un mélange de haine et de dégoût.

« Comme nous sommes en Creux-Lac, je dois les remettre aux autorités compétentes du duché, indiqua-t-elle sans pour autant se retourner vers Ilclaste. Mais si ces pourritures peuvent avoir une certitude dans leur misérable existence, c'est bien que je m'assurerai personnellement qu'elles ne puissent prendre aucun autre chemin que celui de Vissomort avant que nos routes ne se séparent. »

Les brigands réagirent à ces paroles, se débattant dans leurs liens et criant quelque chose d'incompréhensible avant d'être violemment ramenés à l'ordre par les gardes. Vitala se désintéressa alors d'eux pour reposer son attention sur le chasseur.

« Il faut reprendre la route. Nous avons bien assez perdu notre temps. »

Elle marqua une pause, puis ajouta :

« Êtes-vous en état de continuer? »

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MessageSujet: Re: [6 Illune 1099] Ouvrir la chasse   Dim 23 Sep - 20:07

Il était une fois un 6 Illune 1099 au Nord du Creux-lac Information hors-RP : * Finalement j'ai changé un peu d'idée. Je ne sais pas si tu souhaites que Vitala intervienne sur la question du cadavre, mais je préfère couper là au cas où. Sinon je te laisse poursuivre jusqu'à leur arrivé à Lackness.

Information lancers de dés :

Sans pouvoir réprimer un frisson, Ilclaste courba l'échine à l’évocation de Vissomort. Il aurait voulu protester en faveur des voleurs : ce châtiment n'était pas mérité, ils n'avaient tué personne. Ils avaient déjà essuyé une cuisante défaite pour leur audace et une prison classique pouvait très bien suffire pour les punir de leur crime... Mais, malgré son désaccord, Ilclaste ne pipa pas un mot et hocha simplement la tête.

Le poignard de la culpabilité lui piqua les entrailles douloureusement, mais il l'ignora. Il ne pouvait rien pour les brigands. Il fallait juste espérer que les Tendrion parviennent à garder la main sur la sentence... Et encore, Ilclaste n'était même pas sûr que ceux-ci ne se rangeraient pas à la demande des Rochefer, par simple soumission politique. Ce monde était injuste. Ilclaste le savait, mais la redécouverte n'en était pas agréable pour autant.

-Je peux suivre sans problèmes. Annonça-t-il, sans parvenir à masquer totalement son abattement.

Autour d'eux, le convoi reprenait son organisation. Il coula un regard vers l'endroit où le morgg l'avait agressé. Il y aperçu son arc et alla le chercher. Un peu plus loin, gisait encore l’homme qui lui avait transpercé le bras de sa dague de jet. Il s’approcha pour observer le cadavre... Son agresseur, baignant dans son sang, était mort avec une expression de surprise emprisonnant son visage quelconque. Ilclaste s'agenouilla et lui ferma les paupières. Il interpella un garde qui passait par là.    

-Il faut ramener le corps.

S'entendit-il commander, sous l'expression dédaigneuse du garde, qui visiblement n'avait pas prévu de se trinqueballer le cadavre.  

- Si on le laisse là, les mange-corps du coin vont l’emmener. Mais les saphirs voudront sûrement l'avoir sous la main. Pour l'identifier et prévenir la famille.

Visiblement, le garde, comme personne d'autres, n'avait penser à cela. Ilcaste le vit adopter une mine songeuse avant de lâcher :

-Pas moyen que je me porte ce sélérat jusqu'à Lackness. Ses petits copains sauront très bien dire aux Lames qui il était et qui faut prévenir.

-Certes. Mais la famille va réclamer le corps, pour l'enterrement. Contra-t-il.

L'autre homme lâcha une grimace avant de l'éloigner :
-Encore faudrait-il qu'il en ait une

Apparemment, cela devait conclure la discussion, car Ilclate resta planter là alors que le convoi commençait à reprendre sa route. Condamné à finir à pied, Ilclaste savait que les prochaines heures de marche seraient laborieuses. Il lui faudrait suivre le rythme des chevaux... Pourtant, malgré cette perspective, il s'agenouilla et chargea le cadavre sur ses épaules. Le poids du mort ne tarderait pas à se faire ressentir, mais dans la douleur qui pèserait sur son dos, Ilcaste trouverait une forme de rédemption. S'il ne pouvait empêcher le sort qui attendait les survivants, il pouvait au moins espérer traiter le mort avec dignité.

Fermant la marche, Ilclaste vit, après plusieurs minutes de marche, ré-apparaitre le garde qui arborait une mine contrariée.

-Chasseur. Ta tâche n'est pas terminée : les morggs sont toujours une menace. Tu m'expliques comment tu comptes les freiner s'ils attaquent ?

-Ma foi... Le cadavre fera peut-être une bonne diversion. Répliqua-t-il, d'une voix posée. Il apprécia l'expression de surprise du garde, face à sa répartie.

-Je croyais que tu te trinqueballais ce mort pour le ramener à sa famille ? Répondit l'autre avec scepticisme.

-C'est le cas. Mais si les morggs attaquent, de la viande reste de la viande. Contra-t-il. En réalité, Ilclaste n'était pas sûr du tout qu'une diversion de ce style suffise face à une meute de morggs. Cela serait presque trop beau. Mais il refusait d'abandonner le cadavre.

-De la viande reste de la viande ? C'est ton esprit de chasseur qui te fait dire ça ?

-Il y a quelque minutes, ça vous dérangez pas de le laisser aux Mange-corps. J'vois pas la différence. Souligna le chasseur, avec lassitude.  

-T'es pas net chasseur... Y'a vraiment un truc qui cloche chez toi. On en a encore pour deux bonnes heures de marche ! Tu veux vraiment te porter l'homme qui a voulu te tuer ?

-Que je sois pas net ? Ça se pourrait bien, oui . Mais y'a que moi que ça regarde ça... Du reste, la caverne d'un mange-corps n'est pas un lieu digne d'une sépulture.

*
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[6 Illune 1099] Ouvrir la chasse
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