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 [7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.

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MessageSujet: [7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.   Jeu 12 Juil - 0:22

Crescendo qui sonne faux, Le 7 Allune 1100

Tout avait commencé par une lettre, si l'on peut ainsi dire. Une enveloppe cachetée, frappée au sceau d'une famille associée au marché du textile, dont les Narcisse comptaient parmi les plus illustres ambassadeurs. Les écrits furent transmis au paternel, sans que la cire rouge ne soit violée. Sécant finement l'emprise qu'apposait ce dépôt sur la lettre avec un coupe-papier, les vieux yeux pochés et grisonnant se mirent à parcourir les lignes qui étaient certes adressées à lui, mais également au reste de sa lignée. Comme deux lunes fatiguées par leur ô si longue existence, ses iris venaient déchiffrer chacun des mots qui sonnaient comme une ravissante et mélodieuse invitation. Un bal allait avoir lieu, une réception bondée qui, si l'on en croyait l'enthousiasme de l'expéditeur, promettait d'être pour le moins impressionnant. C'était ainsi dans les grandes familles, on jouait à qui avait la plus grosse fortune, qui pouvait rassembler le plus de convives et qui pouvait se vanter de les avoir mieux accueillis. La petite provocation implicite vint piquer le patriarche, qui n'avait trouvé aucune raison valable pour justifier son absence. De toute manière, il ne comptait sûrement pas rester sourd à la pique.

La veille, lors du déjeuner, rare moment où les cinq membres de la famille étaient réunis, la voix sage qu'incarnait ce père pourtant si despote prit parole. Les mots furent bref, mais l'ordre était clair, Dorian, comme sa mère et ses soeurs, étaient dans l'obligation de venir. Ce n'était pas qu'une question de présence, mais d'orgueil. Par convention, il était important de faire se déplacer les descendants, bien que Felix, car tel était le nom du ridé, se serait avec joie passé de la compagnie de son aîné. La honte qu'il lui procurait était proportionnel à l'horreur de sa personne, selon ses propres dires. Mais l'humiliation serait plus forte encore s'il devait cacher son propre fils aux yeux de l'assistance, alors le jeune homme viendrait, mais il lui était formellement proscrit de se comporter en frivole artiste incompris.

Dorian avait reçu les instructions susdites comme un serf reçoit l'ordre de son seigneur, l'habitude avait ses défauts, toutefois, elle avait façonné l'héritier de manière à ce qu'il supporte cette relation infecte. Si faire le déshonneur de son géniteur n'était en aucun cas une inconvenance pour lui, provoquer celui de sa mère était absolument hors de question. Alors il viendrait, mais seulement pour que l'on voie son visage, c'était la seule chose que l'on voulait de lui, de toute façon. Il se munirait d'un minimum de courtoisie, aussi, mais il ne se sentait pas capable de côtoyer de manière amicale qui que ce soit du milieu commercial. L'expérience lui avait appris qu'il n'y avait que peu de gens de confiance dans le secteur, et qu'il n'y a meilleur allié autre que soi-même.

Le départ se fit donc dans le début de l'après-midi, après que les calèches ne soient attelées et que les conducteurs ne fassent s'avancer leurs mules. A son habitude, Felix avait choisi de monter avec son aîné, en tête à tête. Ce genre de soirées étaient ce qui faisait la la réputation d'une personne, et par extension de sa famille et le patriarche ne comptait sûrement pas laisser quoi que ce soit au hasard.

Assis sur la banquette, fixant le cyan des iris de Dorian, qui lui, regardait déjà au-dehors de la fenêtre. Il avait pris en coutume ces petits entretiens avant les événements importants, et il avait également appris à ne plus s'en soucier. C'était donc son oreille gauche qui était la plus encline à écouter son père, sa jumelle opposée comme ses yeux étaient occupés à sonder le paysage qui commençait à défiler, cherchant l'inspiration dans le fond des ruelles et dans la démarche des passants. La voix craquante et enrouée du vieil homme vint briser son élan bucolique, annonçant le début du sempiternel sermon.

- Dorian. J'ai toujours été convaincu que chaque personne recèle en elle du bon, comme du mauvais. Générosité, ou bien avarice, cruauté ou magnanimité ... imagination, ou austérité. Son ton se rabaissa, fixant son fils, cette dernière partie lui étant adressée. Considérons donc la famille Narcisse comme une personne, sais-tu où est le mauvais ?

- En face de moi et à quelques années de la tombe ? l'insolent ne fixa pas un oeil sur son géniteur.

- Sois attentif, mon garçon, autant pour ta langue que pour ton avenir. Si l'envie m'en prenait, je te délesterais de tes droits sur ma compagnie et en tant que membre de famille.

- Je suis plus surpris par le fait que ce ne soit pas déjà le cas que par votre logorrhée.

Prenant une inspiration se voulant digne, le paternel toisa son enfant, se pinçant la lèvre du regret de l'avoir mis au monde. Peu inquiet des répercussions, Dorian empoigna son ouvrage qu'il avait intitulé bien brièvement "Etude Anthropologique", dans lequel il s'essayer à coder les différentes réactions à certaines situations bien précises auxquelles serait confronté un individu lambda. Il en était rendu à la cent-cinquante-quatrième page et avait l'impression de ne pas avoir même abordé le cinquième de tout ce qu'il y avait à décrire. La seule certitude qu'il avait cependant, c'était que plus il avançait dans cette oeuvre, plus il trouvait les humains prévisibles. Clairement, il lui fallait de l'air frais, des inspirations nouvelles ... son talent s'effritait à rester étouffé sous le joug d'un père tyrannique.  

Finalement arrivés au manoir, la famille entière fut accueillie par des servants habillés comme tels. La bâtisse était immense, un recelât de nobles, bourgeois et proxénètes, baignés dans une ambiance guidée à main de maître par les quelques ménestrels attelés aux estrades. La location était en campagne, on pouvait voir les plus hauts bâtiments d'Alabatra, en regard vers le Nord. A l'Est, c'était une forêt qui s'élevait, et aussi le chemin vers l'Arche que Dorian aimait emprunter pour se vider la tête. Il avait déjà en appréhension le déroulement de cette soirée, devoir parler avec des représentants pourvus d'un charisme inégalable, c'était aussi lassant que dénué d'intérêt. Ce genre de personnes comblait bien souvent le néant qui servait de fond à leur personnalité par une couche superficielle, qui, peu importait sa beauté, restait toujours aussi détestable.

Mais un regard de sa mère vint pousser Dorian à l'obédience. Remuant ses lèvres pour trouver la bonne position, il arbora enfin un sourire passif qui se voulait aussi peu hypocrite que possible. L'important n'était pas le fond, après tout, mais simplement la forme. Si de tels imbéciles pouvait le faire, pourquoi lui ne saurait-il pas s'y essayer ?

Et avec son air ravi, il posa le premier pas dans l'enceinte du bal.
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Les possibilités pour jouer avec Léandria sont [je pense] assez nombreuses ! C'est une Ménestrel Creux-Lacquoise qui voyage un peu partout dans le but de faire entendre sa mélodieuse voix et de faire bouger son corps afin d'éblouir les yeux.

Le temps d'une rencontre sur les routes ? L'engager pour animer ton futur mariage ou distraire des gens pendant que tu leurs fait les poches ? L'héberger l'instant d'une soirée ? Recevoir de l'aide d'une altruiste voyageuse qui passait par là ? Curieux de discuter avec une transcendante ?

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MessageSujet: Re: [7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.   Jeu 12 Juil - 1:52

Crescendo qui sonne faux - Le 7 Allune 1100. à Alabatra


Un tourbillon de servants s’afféraient dans l’imposant manoir afin que tous sois prêt pour la fête de ce soir qui était organisée par Sieur et Damoiselle Deladorée. Qu’il était pénible de devoir refaire cent fois les mêmes mouvements pour que le spectacle des invités soit parfait et calculer avec une stratégie presque militaire ! Qu’il était frustrant de tuer l’imagination, l’improvisation et les sentiments, les émotions et le talent qu’impliquaient notre noble métier de Ménestrels.

Hier encore j’étais perdue avec nonchalance dans la pénombre de la nuit, la peau délicatement éclairée par la lune. Je voyageais avec une caravane marchande pleine de nourritures qui se dirigeait vers un manoir pour une soi-disant grande fête. Jamais je n’aurai plus belle révélation lorsque j’eu décidé de choisir ce convoi pour m’accompagner un bout de chemin vers la capitale Marloise. Une fois de plus ma voix fut écoutée et une fois de plus elle toucha le cœur et l’esprit comme une flèche perceraient sa cible avec précision. Je n’étais pas mauvaise pour décrire mes cibles et les imités grossièrement pour tourner une situation sérieuse au ridicule.

« Oh ! Ne vous ai-je pas encore raconté l’instant où j’ai rencontré pour la première fois le... baissement de ton chien de garde ? »

Commençais-je en visant le chef de la garde de la caravane de mes grands yeux verts.

« Je lui ai demandé si je pouvais venir contre quelques pièces et il m’a demandée si j’étais dangereuse ! Moi j’ai répondu que seule une danseuse pouvait me trouver dangereuse vu comment je suis chétive ! Hahaha...haha...ha... »

Concluais-je en feignant d’abord un sourire puis un rire forcé. Mon regard se tournait vers mon publique qui ne semblait pas vouloir daigner lâcher le moindre éclat de bonne foi pour au moins faire semblant de trouver ma blague marrante... Bon, peut-être que finalement cette fois ma voix n’eut guère l’effet escompté et que la flèche rata la cible, cela arrive même aux meilleurs après tout.

« Bref, je vous l’accorde la Ménestralisation des jeunes femmes Vornoise de mon genre peut être un procédé long et périlleux, que voulez-vous, c’est ainsi que Naâme me façonna. Mais un jour ! Retenez ce nom ! Léandria Meilys sera la plus renommée des danseuses, chanteuses et comédiennes des trois Duchés ! Tenez-le-vous pour dit ! »

***

Finalement...Hier soir n’était peut-être pas un souvenir plus heureux que cet instant de pur ignominie envers tous ce qui compose l’art. Vêtue de collants orangés qui me donnaient l’envie de les arrachés pour gratter ma peau qui me chatouillait horriblement sous ces monstres d’étoffes, vêtue d’une tenue de troubadour ample, la même tenue portée par ceux qui répétaient le spectacle avec moi, je ne pouvais qu’essayer encore et encore de reproduire les mouvements de mon voisin en adoptant le même rythme que celui-ci.

« Non et non et encore non ! LE-AN-DRIA ! Tu n’es pas en rythme ! PLUS DE RYTHME ! »

Toute essoufflée, mon corps bougeait presque sans que je ne m’en rende plus compte, comme si j’étais devenue une marionnette dont un chef d’orchestre tirait les ficelles.

« Oui chef ! »

Les joues rougies par l’effort, le cœur battant la chamade à l’idée de ne pas être sélectionnée, je faisais de mon mieux pour correspondre aux exigences de Sire Deladorée. Malheureusement j’étais encore jeune et inexpérimentée, ce n’était vraiment pas suffisant pour me hisser en haut avec les élites. Repoussée par le marionnettiste, dépitée par cette défaite, je tentai le tous pour le tous avant d’être virée du manoir.

« S’il vous plait ! Je peux faire la servante si vous voulez, je suis plutôt jolie et j’ai un beau nombril... »

Abasourdi, le majordome personnel de Sire Deladorée me regardait comme si j’étais une revenante. « Mais que viens faire votre nombril là-dedans... »

- Du tac au tac –

« Mais on s’en fiche ! »

Continuais-je en m’accrochant à ses vêtements.

« Je ne vous lâcherai pas ! Je veux être une servante et je travaillerai gratuitement ! »

L’homme réfléchit puis soupira.

« Très bien, allez vous habillez pour ce soir et ne faites pas de bêtises Léandria ! »

Je sursautai de joie et lâcha enfin les vêtements de l’homme dégarni.

« Merci ! »

Et c’est ainsi que début d’après-midi je me retrouvais en tenue de servante pour accueillir les nombreux invités de mon nouveau maître d’une soirée. Arborant mon plus beau sourire, je faisais mon travail avec motivation et enthousiasme.

« Bienvenu monsieur Ratler ! » - « Bienvenu Mademoiselle Ratler ! » - « Bienvenu monsieur Narcisse ! »

Ainsi de suite jusqu’à ce que tous les invités aient répondus présents, pour que je puisse enfin quitter mon premier poste attribuer pour veiller au bon fonctionnement du bal. Second objectif – m’infiltrée dans la troupe pour mener moi-même mon propre spectacle et éblouir tout le monde ! Néanmoins, il me restait deux choses à faire avant cela, me nourrir afin de ne pas être une lumière au ventre vide et faire passer le temps jusqu’au grand final !

« Merci d’être venu jeune homme...hum.. » Léger regard indiscret sur ma liste des invités. « Dorian Narcisse, c’est cela ? Enchantée de vous rencontrer. Puis-je vous proposer notre délicieux buffet composer de divers gibiers et légumes de saisons ? Nous avons aussi des boissons et des divertissements ! Amusez-vous bien et si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à me le demander ! »
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MessageSujet: Re: [7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.   Jeu 12 Juil - 10:47

Crescendo qui sonne faux, le 7 Allune 1100

Le pas apposé se vit surpris par une voix mélodieuse, dans l'angle mort gauche du regard de Dorian, il n'avait pas remarqué qu'on faisait l'accueil, pas plus que son père apparemment. Ce dernier ne semblait pas même avoir prêté attention aux domestiques qui lui avaient souhaité la bienvenue, ce qui lui valu un regard noir de son enfant, dont il ne devait de toute manière pas accorder d'intérêt. L'aîné des Narcisse se retourna donc, après avoir laissé traîner son oeillade sur le crâne dégarni de son géniteur pendant bien assez longtemps. Son expression fit s'effacer le mécontentement pour ne dégager qu'un air courtois qui, pour un expert en matière de manipulation, aurait été aisément fiché comme étant faux. Si Dorian mettait tous les humains sur un pied d'égalité, il ne les en détestait tous pas moins. Au moins, la jeune femme qui faisait l'accueil pouvait se vanter de sa beauté, l'héritier avait pour habitude de ne plus apprécier un seul visage de ses congénères. Il était bon de voir quelques exceptions se manifester dans une vie.

- Tout le plaisir est pour moi, je n'hésiterai pas à vous solliciter si besoin est. Bon courage.

Ses lèvres dessinèrent un fin sourire qui se voulait évasif, preuve en était de son repli immédiat de l'entrée pour s'enfoncer dans la salle. Enfin, il longeait plutôt les murs, cherchant l'abri de l'ombre de l'étage supérieur. Il n'avait aucune envie de se joindre à la danse, ni même de se plier aux conventions et faire la parlote. Son père parlait pour cinq de toute manière, il exposait tout ce qu'il y avait à savoir sur sa famille, le bon ... comme le mauvais. Dorian se doutait bien vers qui se redirigerait cette dernière notion, le sang Narcisse ne comptait qu'une seule bête noire après tout. Une silhouette féminine bien familière vint le rejoindre, dans un coin de la salle. Vêtue d'une longue robe de soie pourpre, l'on pouvait reconnaître sensiblement le même violet qui teintait la chevelure de l'héritier dans les boucles arrangées qui lui retombaient sur les tempes. Lyne avait souvent cette admiration envers son frère, bien que nuancée par de l'inquiétude, tous deux causées par son détachement avec leur père.

- Tu sais ... si tu parlais un peu plus avec les autres, peut-être qu'ils pourraient t'apprécier ...

- Ils ont peur de moi, Lyne. Crois bien que si je fais un pas vers le centre de cette salle, la piste de danse deviendra aussi austère que l'esprit de père.

- Comment tu pourrais le savoir ?! Tu n'as jamais fait l'effort de t'y risquer. Les gens ne sont pas to...

- Je sais bien que ce ne sont pas les autres qui sont à remettre en cause, Lyne.

Il lui adressa une oeillade de côté, se voulant aussi complice que persuasive. Dorian ne se faisait pas d'illusions, si tous pouvaient s'entendre et que lui était seul à ne pouvoir supporter le reste, alors il n'y avait qu'une personne qui avait un problème dans l'assemblée. Mais lui, il ne le prenait mal en aucun cas. Il voyait ses pensées comme un point de vue trop divergent pour qu'il puisse être partagé et il avait abandonné il y a bien longtemps toute idée de transmettre ses idées à qui que ce soit d'autre. Un sourire détendu et rassurant vint accompagner le calme qui luisait au fond de ses pupilles.

- Tu devrais aller te montrer. Les espoirs que père ne place pas en moi, c'est en toi et May qu'il les voit. N'as-tu donc jamais pensé à m'utiliser comme appui pour te faire ressortir du lot ?

- Même si j'y avais pensé, je ne l'aurais jamais fait.

- Ah, eh bien tu devrais. Tu aurais la moitié de cette salle à tes pieds si tu rejoignais leurs points de vue et me traitait de monstre devant eux.

- Mais mon frère n'est pas un monstre. Et surtout, je déteste mentir.

- C'est rassurant de savoir que tu ne tiens pas de père.

Sa petite soeur secoua la tête, désabusée par cette remarque qui pourtant l'avait faite tirer un sourire radieux comme les lueurs de l'aube. C'était une jeune fille bien, et à à peine vingt ans, elle savait déjà comment négocier, effectuer des transactions et coudre de la soie de qualité. Soulevant son regard une dernière fois vers son aîné, Lyne s'en revint au centre de la salle pour jouer au jeu du théâtre social. Dorian, lui, passait déjà une soirée un peu plus égayée, les mots de sa cadette valant le plus poli des lingots. Appuyé sur un pilier de marbre, il avait en vue l'intégralité du manoir, ainsi qu'une portion de l'extérieur, l'entrée étant toujours grande ouverte.

Ses coups d'oeil se faisaient fréquents et la musique, comme l'attitude des convives commençaient à faire s'embraser le flambeau de son inspiration. De deux choses l'une, pensait-il, le rassemblement fait la personne, l'individu sera donc sous l'influence du groupe lorsqu'il choisira le comportement qu'il devra adopter, ce serait par conséquent un phénomène d'adaptation. A l'inverse, si la personne fait le groupe, alors, c'est l'individu qui se prépare à choisir le caractère qui définira sa personne, et ainsi, on assisterait à un processus d'anticipation. Passé ou présent ? L'un des deux était correct, ou peut-être les deux même ? C'était une thèse qu'il fallait élaborer, qu'il devait élaborer avant que l'idée ne lui sorte de tête !

Jetant des regards à droite à gauche, cherchant la vision creuse d'un père aux rides appuyées, Dorian sortit un livret de son manteau et une mine de charbon de sa poche. Il commença à griffonner sa problématique, groupe ou individu ? Et à peine au septième mot qu'il fit s'esquisser, une main vint fermer son carnet. Les iris grises familières vinrent le fixer avec un ton si froid que l'héritier en devinait déjà le reproche.

- Ca n'aura donc été qu'une question de minutes. Suis-moi.

Tous deux s'approchèrent de l'entrée, loin des oreilles distraites qui s'égarerait sur leur conversation, ou du moins, de toute ouïe d'importance, car les servants étaient bel et bien toujours au coin du mur. Mais Felix n'en avait cure, il comptait bien rendre les choses on ne peut plus claires, ce soir-ci.

- Je sais que j'ai mis au monde une immondice insociable, mais est-ce que tu es obligé de te comporter comme tel ? A rester dans ton coin et à dessiner des brouillons sans valeur tu fais de notre famille une risée !

En un geste sec, il jeta le carnet sur le sol tapissé, amortissant le bruit qu'aurait fait la couverture si elle avait claquée contre le carrelage.

- Si tu as si honte de moi, pourquoi m'as-tu forcé à venir ?

- Mais parce que tu es mon fils ! Même si j'aurais voulu qu'il en soit autrement, tu es et resteras mon enfant ! Je ne compte pas subir l'affront de l'absence de mon aîné, et je n'aurai jamais à la supporter, c'est bien clair ?!

La sensation de quelques regards curieux vinrent frapper la nuque du patriarche, qui, se retournant, croisa le regard de quelques domestiques intrusifs. Il ne comptait cependant pas en rester là.
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Surtout, n'hésite pas à prendre le contrôle des autres membres de la famille si besoin est Razz

Felix parle en 666633
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et pour les autres, tu es libre de les choisir si tu les fais intervenir ^^


Dorian parle en #006666
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MessageSujet: Re: [7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.   Jeu 12 Juil - 17:41

Crescendo qui sonne faux - Le 7 Allune 1100. à Alabatra


De larges et longues tables nappées étaient disposées de part et d’autre de l’allée qui séparait un grand jardin en deux dont le centre était représenté par une fontaine dont l’écoulement se faisait sourd à cause des chants et des instruments des ménestrels qui avaient pour but d’égayer la soirée. Sur les tablées étaient disposés beaucoup de petits amuses bouches grappillés ci et là par les quelques mains curieuses des invités.

L’eau à la bouche, Aria et moi-même observions les bourgeois se ravir les papilles pendant que nous étions assises sur un banc de marbre tout près de l’entrée du manoir. Les invités étaient au complet et tous les petits noms qui étaient inscrits sur mon petit carnet avaient étés barrés, mais Madame Deladorée tenait à ce que les portes restes ouvertes pour que ces messieurs et ces mesdemoiselles se sentent plus libres.

« Aria...J’en peux plus...Mon ventre m’ordonne de me lever pour prendre un petit chou fourré à la crème et au caramel...Il me le faut ! Il me faut ce petit chou tu entends ! »

Mes petites mains aux ongles abimés à cause du travail avaient puissamment agrippés l’épaule de l’autre jeune fille qui accueillait les invités avec moi, je la secouais comme un prunier avec pour espoir de la réveiller de son professionnalisme exacerbé. Pas très contente du traitement qu’elle recevait, celle-ci grimaça pour me grondée, comme à son habitude Aria était des plus sérieuses.

« Tu sais bien qu’on ne peut pas Léandria ! »

Heureusement que j’avais une arme secrète pour casser le bouclier qui entourait le cœur des gens qui freinaient leurs émotions. J’ai relâché mon étreinte sur la jeune fille et j’ai alors poussé quelques larmes à sortir de mes yeux émeraude, quand je dis que je suis une comédienne hors pair !

« S’il teuuuuh plaaaaait Aria ! J’ai faim et je n’ai jamais pu goûter une pâtisserie de toooooouuuuteeee ma vieeeeee... »

Le jeune fille se ravisa et soupira, toutefois bien exaspérée par mon comportement hautement puéril et irresponsable.

« Fais comme tu veux... »

« Merci Ariaaaaa !!! »

« Arrête d’insister comme ça sur les voyelles, on dirait une enfant... »

« Noooooooon, j’ai paaaaas envieuuuuuh ! »

Répliquais-je en frottant rapidement les larmes qui coulaient sur mes joues, avant de sourire pleinement et de me lever de mon banc pour me diriger vers les petits choux à la crème. Me faufilant furtivement au travers la cohorte d’invités, il ne fallait absolument pas que l’on me voit chiper la pitance des riches. J’atteins la tablée et le coin des petits choux qui étaient disposés en pyramide pour faire joli. Je pris l’un des petits choux vers le sommet de la pyramide et sans m’attarder sur son odeur, je l’ai avalé tous rond avant que quelqu’un me voit.

La bouche pleine de crème et de pâte à chou, je me suis essuyée les lèvres, pleinement heureuse de pouvoir déguster cette succulente pâtisserie. Baissant radicalement le visage pour que l’on ne me voie pas mâchée, je marchais encore une fois à travers la foule pour retourner à ma place lorsque je percutai un homme qui s’était déplacé quelque peu en dehors du lieu de rassemblement, celui autour de la fontaine.

Ne pouvant sourire à cause de mes dents occupées à mâcher, je levais ma bouille vers l’homme que j’avais cogné. La bouche pleine, je le regardais intensément dans les yeux quelques secondes, secondes qui semblaient durées très longtemps tant ce moment était gênant pour moi. Je me suis ensuite léchée les lèvres et j’ai avalé le petit chou dans un grand « gloups » bien audible.

« M-Mon-monsieur Narcisse ? Heu...Félix Narcisse... Heu veuillez m’excusez. Et.. »

La voix chevrotante je peinais à trouver mes mots pour m’expliquer.

« Et...J’avoue j’ai pris un petit chou, mais j’avais vraiment faim, vous ne le direz pas ? S’il vous plait. »

Tout aussi subitement que j’avais cogné l’imposant vieil homme, une main se posa sur mon épaule, ce qui me fit sursauter. Crispée et tendue, je me tournai vers la main pour découvrir la silhouette d’Aria, ce qui était assez rassurant pour le monde. « Veuillez l’excusée monsieur Narcisse, c’est une nouvelle servante... »

Nouvelle servante...C’est bien vite dit ça ! En l’instant, je savais qu’il fallait que je ferme ma petite bouche pour ne pas aggraver mon cas et pourtant, ce fut plus fort que moi... « Je ne suis pas une servante ! Je suis une ménestrel itinérant en quête de gloire et de grandeur ! Léandria Meilys pour vous servir ! »

Et c’est là que j’ai vu le regard désolé d’Aria. La jeune fille lâcha mon épaule et recula, ses yeux prit d’une soudaine pitié pour moi...Pour l'une des premières fois de ma vie, je n'étais pas à l'aise en étant le centre de l'attention, j'avais juste envie de disparaître loin et de ne plus venir ici. Tête baissée, la main droite jouant avec le cristal bleu que je portais autour du cou et les pieds en éventails, l'on aurait dit une petite qui attendait d'être grondée pour sa bêtise.
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MessageSujet: Re: [7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.   Ven 13 Juil - 0:11

Crescendo qui sonne faux, le 7 Allune 1100

Felix n'attendit pas que la conversation ne prenne fin pour tourner le dos à son engeance disgracieuse. Il n'avait rien à ajouter, le point qu'il avait voulu soulever s'était révélé être très clair, mais Dorian, lui, n'en avait pas tout à fait fini. Le jeune homme commençait à en avoir marre de l'attitude si puérile de son père à son égard, et ce soir-ci, réception ou non, il comptait bien à ce que sa voix se fasse entendre. Laissé un instant immobile et planté sur place par son géniteur, l'aîné ne revint à la charge que quelques secondes après, suivant à larges enjambées le sillage indicible que laissait son père derrière lui, sans doute tracé par son odeur moite et poussiéreuse. Mais ses pas lourds se freinèrent aussi vite qu'ils s'étaient introduits, lorsqu'il vit un visage vaguement familier se heurter à l'épaule sèche de son père.

C'était très mauvais, Felix n'aimait pas du tout qu'on ignore sa présence, même par inattention. Il avait le caractère d'un homme d'audience, une figure autoritaire dont la seule stature devait inspirer admiration et jalousie. Mais les rides n'aidaient vraiment pas, et Dorian remarquait que plus les années passaient, plus l'air qui autrefois le terrorisait s'était ramolli en l'expression du vieux con imbu de lui-même. Lâchant un soupir, le jeune homme aux yeux couleurs du ciel d'aurore sentait que ça allait désormais être un fardeau que de gérer le tempérament de son père. Le concerné partait déjà au galop, regardant avec fermeté et à tour de rôle les deux domestiques.

- Ha ! Voir la pègre en train de rêver, c'est toujours aussi pathétique. Apprenez déjà à vous discipliner avant de penser à la gloire, jeune fille et aussi à retenir quel est votre rôle ici. Il ne marqua qu'une pause brève. C'est le service, béate ! Et non pas ... vous empiffrer des pâtisseries que vous êtes censée servir. Si vous ne savez déjà pas faire la différence entre devoir et envie, ni sacrifier l'un pour l'autre, alors vous resterez longtemps à votre place de gueu...

Dorian l'avait vue venir, et il ne comptait sûrement pas que quelqu'un d'autre n'ait à supporter les divagations de son paternel qui commençait à en faire trop. Une main posée sur l'épaule de Felix vint lui faire incliner le buste vers la gauche, faisant pencher son oreille vers la bouche de son aîné.

- Vous en avez assez dit, père. Bien assez.

- Penses-tu, Dorian ? Pourtant j'ai encore assez d'imagination pour pouvoir donner une leçon mémorable à cette jeune femme ... et crois-moi, ça lui sera utile.

Une profonde inspiration vint soulever le buste du jeune homme, dont le regard, qu'il tenait d'ailleurs de son propre géniteur, vint fouler le sol des pupilles pourtant si craintes du concerné.

- Je vous invite à vous y essayer, croyez-moi, ça m'amusera bien plus que vous de voir la réputation de notre famille s'envoler en fumée, si les choses devaient déborder entre nous.

Felix n'était pas idiot, mais il n'était pas fou, au fond de lui, il savait pertinemment que son fils n'avait aucune visée sur son héritage, et que par conséquent, il n'y avait rien qui retiendrait ses actes s'il devait trop forcer. Sage homme qu'il fut, il conclut donc.

- Très bien ! Acoquine-toi avec la pègre si tu sens que c'est parmi eux qu'est ta place. Tes soeurs espéreront sans doute que tu n'oublieras pas la famille que tu as laissée derrière, mais sache que je ne te ferai pas cet honneur.

Et du venin de ses paroles, plus une goutte ne se déversa. L'incident avait été observé de quelques coins d'oeil distraits et Dorian s'en satisfaisait grandement. Que des gens voient le véritable visage de son géniteur représentait toujours une petite victoire pour l'aîné des Narcisse, c'était un pas de plus vers la hâte collective de voir un jour Lyne arriver à la tête de la lignée, et son grand frère lui-même attendait avec impatience ce moment-ci. Avec un sourire en coin, il regardait la pathétique démarche de Felix, avant de se retourner vers les deux domestiques avec la même expression.

Jusqu'à ce qu'il ne soit contraint de baisser la tête, sous la pulsion d'un rire presque silencieux, sans même que son torse ne se courbe, il gardait l'échine droite. Une expiration vint lui faire relever le visage, écarquillant les yeux pour faire passer le ridicule de son faciès avant de reprendre la parole. C'était absolument fantastique, cette sensation d'avoir eu le dernier mot, comme si pendant des années Dorian avait essayé de briser un mur, et qu'enfin il faisait s'effriter la dernière brique. Reprenant de son sang-froid, il reposa un regard calmé, bien qu'enjoué sur la source de son amusement. Le jeune homme hésitait quant à ce qui caractérisait mieux le comique de la scène, le fait de voir son père battre en retraite, ou bien la maladresse de la jeune femme qui fut au final instigatrice de tout cet acte.

- Je ne crois pas avoir déjà vécu de soirée plus plaisante, soyez remerciée, mademoiselle, du fond du coeur.

Il se pencha pour ramasser le carnet que son père avait balancé plus tôt, vérifiant de ne pas avoir perdu la page où il avait commencé sa thèse. Dorian n'était pas ingrat et il avait certainement déjà son idée pour dédommager la jeune femme du tort causé par le représentant de sa famille. C'est ainsi que le plat entier de choux à la crème se retrouva entre les mains de l'héritier, qui, passant au côté des deux domestiques, s'adressa à la plus mature du duo d'un ton à peine voulu silencieux.

- Pardon, madame, mais je vais réquisitionner ceci et j'aurai sans doute besoin d'aide pour pouvoir vous rendre ce plateau flambant neuf, vous permettez que je ne vous emprunte votre amie ?

Et il se dirigea avec nonchalance vers l'un des coins du jardin, portant l'un des choux à sa bouche ... son avis était définitif, les sucreries, c'était vraiment pas pour lui.
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Informations sur le personnage :
Les possibilités pour jouer avec Léandria sont [je pense] assez nombreuses ! C'est une Ménestrel Creux-Lacquoise qui voyage un peu partout dans le but de faire entendre sa mélodieuse voix et de faire bouger son corps afin d'éblouir les yeux.

Le temps d'une rencontre sur les routes ? L'engager pour animer ton futur mariage ou distraire des gens pendant que tu leurs fait les poches ? L'héberger l'instant d'une soirée ? Recevoir de l'aide d'une altruiste voyageuse qui passait par là ? Curieux de discuter avec une transcendante ?

N'hésite plus et vient te faire mordre =3

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MessageSujet: Re: [7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.   Lun 1 Oct - 19:40

Crescendo qui sonne faux - Le 7 Allune 1100. à Alabatra


Cet homme qui trônait fièrement au-dessus de Léandria la dépassait d’une bonne tête, il instillait en elle une sensation de froideur hivernale dérangeante qui faisait frémir la fine peau de la servante. Félix était plus proche du soleil qu’elle, et pourtant il n’en était devenait guère plus chaleureux pour la cause. Elle ne savait comment réagir, non pas que la danseuse ressentait de la peur, mais le paternel semblait si pragmatique et si impénétrable que la maladroite ne savait plus si elle devait simplement dire oui ou s’excuser. Pantoise aux mots du marchand bourgeois, Léandria se contentait d’écouter l’altercation entre les deux hommes sans piper la moindre sonorité qui aurait pu encore aggraver la chose. Elle s’en voulait de voir père et fils se disputer à cause d’elle, sachant très bien à quel point un père pouvait être précieux, après avoir subi la perte du sien.

« Te voilà sauvée Léa, c’est grâce à lui »l’autre domestique en remerciant d’une légère révérence Dorian, sourire aux lèvres. « Si j’ai bien compris votre nom est Dorian n’est-ce pas ? Elle, c’est Léandria et moi c’est Aria ! » Quant à Léandria, elle se faisait plus petite, se recroquevillant sur elle-même dans une nouvelle carapace qui n’apparaissait pas souvent, sentiment de culpabilité qui étreignait puissamment ses sensations positives pour en faire de la bouillie. « Je vous remercie, et je m’excuse pour avoir causé des soucis avec Monsieur Narcisse, j’espère que vous vous réconcilierez bientôt. » Marmonnait la petite danseuse, elle chipotait avec ses doigts dans sa longue tresse noire qui tombait jusque sur sa poitrine gauche.

Interloquée par les mimiques de l’ainé, Léandria se penchait doucement vers lui en vaillant de toujours marquer une distance de bienséance, elle n’était qu’une servante habillée comme un sac à patates et lui un riche du textile délicatement paré des plus belles étoffes. Qu’il en avait de la chance de ne pas être né dans la boue, et pour ça il pouvait probablement bien remercier son père, pensait l’artiste en devenir. « Quelque chose ne va pas ? »

La beauté cachée par la pauvreté se trouvait bien surprise aux remerciements de l’héritier. Elle qui pensait avoir fait quelque chose de mal, recevait des félicitions qu’elle ne comprenait pas. Ce n’était pas comme si elle avait pu deviner le contexte familial des Narcisses après tout. « Je... Je n’ai rien fait de particulier si ce n’est provoquer une dispute entre vous et votre père... Je ne mérite absolument pas tout cela. » Rétorquait-elle en arquant un sourcil, suspicieuse de voir venir un mauvais coup qui serait prétexter par la vengeance. D’un autre côté, elle n’avait demandé de l’aide à personne, alors il était assez illogique qu’il lui en veuille, mais de l’autre côté Léandria n’arrivait tout simplement pas à saisir la futilité de cette dispute aux yeux de l’ainé.

Tandis qu’Aria, bien plus futée que sa comparse, venait de comprendre le petit manège de l’héritier en le voyant revenir avec le plat de petits choux. La servante s’inclina de sa plus belle révérence puis hochait positivement la tête. « De toute façon, il me faut reprendre mon poste. » Peu à peu, Aria s’éloignait du Duo afin de reprendre sa place devant la grille d’entrée du Domaine. Puis Léandria, elle n’était pas non plus si idiote que ça et elle avait parfaitement compris que Dorian souhaitait manger en son unique présence. Comment refuser ? Puis de toute façon, elle ne ressentait pas l’envie de refuser une telle invitation. La ménestrel suivait le garçon de sa démarche chaloupée, avant de s’asseoir près de lui sans toucher son genou, pas très à l’aise avec les hautes gens d’un statut plus élevé qu’elle. Elle prit un petit chou qu’elle mâchouilla doucement, la crème faisant alors grossir ses joues qui devenait bien plus joufflues. Elle avala et brisa le silence qui s’était instauré entre eux. « Pourquoi faire ça ? Ne devriez-vous pas plutôt aller voir le spectacle ? Il bat son plein et je suis certaine que les acteurs sauront vous divertir mieux que moi, sinon je n’aurai pas été refusée aux auditions. »

Léandria guida doucement ses deux pupilles qui brillaient comme des émeraudes, lorgna une seconde sur l’étrange carnet que l’homme avait ramassé au sol, puis elle pointa l’instrument de notes de son index droit. « C’est pour quoi faire ça ? Vous lisez un auteur ? » Peut-être que la vagabonde avait perdue en humeur, mais sa curiosité n’avait pas été touchée, sans l’ombre d’un doute. « Tant qu’à faire. » La main droite de la Vornoise était posée à plat sur le banc de marbre d’un blanc presque immaculé, doucement, elle faisait virevolter ses pieds sous le siège en tripotant son cristal bleu qui prouvait sa transcendance. « Pour passer le temps, vous pourriez peut-être me parler un peu de vous ou plus amplement de ce carnet ? »

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[7 Allune 1100] Crescendo qui sonne faux.
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