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 [24 Allune 1100] Tiare d'argent et souliers de cuir

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MessageSujet: [24 Allune 1100] Tiare d'argent et souliers de cuir   Jeu 26 Juil - 14:19

Rappel du premier message :

24 allune 1100
Village du Crâne d'Argent, à quelques lieux de la prison de Vissomort

Le premier mois du printemps touchait bientôt à sa fin et les vents de pollen traversaient les trois duchés sans se préoccuper des chaînes montagneuses qui ne les arrêtaient nullement. Rehan avait ainsi subit déjà trois tempêtes de poudre jaune et en était recouvert de la tête aux pieds. Ses cheveux paraissaient ainsi plus vert que bleu et ses vêtements en était tout autant tachés. Pourtant, rien, pas même la quinte de toux qui l'avait prit depuis quelques heures ne pouvait entacher son humeur qui était des plus joyeuses.

- Semelles et clous ! Lanières neuves ! Travail du cuir pour bottes, bottines et souliers ! Réparations de trous en tout genre ! Même dans vos sacoches équestre ! Venez gentes dames et messieurs ! De bons prix pour vous ! criait-il à l'envolée alors qu'il marchait entre les passants de la place du marché, agitant sous leur nez des semelles neuves dont l'odeur du cuir embaumait autour de lui

Cela faisait déjà deux jours qu'il était arrivé au village du Crâne d'Argent et il avait déjà fait un assez bon chiffre d'affaire la veille, en a peine quelques heures. Il fallait dire que sa fougue était des plus avenantes et que son travail de qualité avait vite fait de faire du bouche à oreille. Et c'était d'ailleurs le bouche à oreille qui avait amené les pas de Rehan jusqu'ici, lui qui ne s'aventurait que très rarement aussi loin après les montagnes des Alles qui séparaient le Gavorn du Creux-Lac, sa patrie de cœur.

Le village du Crâne d'Argent avait ce de particulier qu'il était, en premier lieu, l'un des rares villages à s'être établit aussi proche de la réputée si effrayante prison de Vissomort. Mais c'était surtout sa légende qui était parvenue aux oreilles curieuses de l'enfant du savoir.

La petite bourgade tenait en effet son nom des ossements humains qui avaient été retrouvés quelques mois avant que les premières bicoques ne se dressent aux alentours. Bien loin d'être en argent pur, comme le démontrèrent les expériences menées par des érudits du Marvier qui avaient fait le déplacement à cette époque, les dits ossements avaient été trempés dans un alliage qui semblait fait d'argent et d'étain, une fois, appriori, avoir été débarrassés de toute la chair qui les en recouvrait.

Évidemment, le mystère restait à ce jour encore entier et rien de plus n'avait été retrouvé avec ces ossements, qui puisse donner une indication sur les raisons de cet acte, la période où il avait été fait et encore moins qui avait été la personne à qui appartenait le squelette. Des recherches étaient à ce jour toujours en cours mais rien n'avait été encore élucidé.

Ou bien les secrets découverts sont bien gardés du commun des petites gens... avait pensé Rehan alors qu'il était allé admirer les ossements exposés dans une dépendance extrêmement bien gardée de la maison du maire du village

Toujours était-il que le jeune cordonnier avait entendu parler de ce village au détour d'une conversation quelques jours auparavant, alors qu'il était côté Creux-Lac, dans une petite bourgade sans histoire. Et son changement d'humeur aidant, il s'était harnaché, avait fait provisions et était passé de l'autre côté des montagnes...

L'euphorie que ressentait le jeune homme depuis ces quelques jours était plutôt la bienvenue au vu des événements qu'il avait vécu récemment. Sa maladie avait beau être des plus pénibles lors des phases d'intense déprime, elle avait toujours ce revers de la médaille que Rehan accueillait toujours avec autant de joie que d'appréhension... Autant la joie qui se distillait en lui ravissait son cœur, son corps et son esprit, autant une légère angoisse subsistait toujours tout au fond de lui, alors qu'il savait pertinemment qu'il lui arrivait de prendre des risques, relativement inconsidérés, et qu'il lui était arrivé de se mettre en réel danger.

Bah, que peut-il m'arriver dans un si mignon petit hameau ? Ça n'est pas comme si j'étais aux abord de Vissomort ! Oooooh mais oui ! Voilà où j'irais demain !!! Il faut à TOUT PRIX que je la vois de mes yeux ! Après tout ce que j'ai entendu, se serait trop idiot de repartir sans y être passé ! Ça va être une virée des plus passionnante ! J'espère rencontrer un détenu tout juste relâché ! Oh oui, ça serait merveilleux...!! pensa-t-il tout en continuant d'arpenter la place du marché en gueulant ses annonces, sans se rendre compte le moins du monde du danger que pouvait représenter une telle expédition

Informations hors-RP : comme dit par MP, attend d'avoir la confirmation de Zhilla pour répondre Wink

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- Devenue duchesse du Gravorn il y a peu.

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- Peau brune, yeux marron, longue chevelure noire. 1m76, 80 kilos, large d'épaules et de hanches, carrure plutôt imposante couplée à une musculature moyenne.

- Froide, solitaire, hautaine, inaccessible, effrayante. Déterminée, patiente, réfléchie, fidèle. Dégage une aura de puissance qui impressionne et force le respect.

- Troisième don : le pouvoir de la voix, une capacité qui lui permet de plonger dans un état de peur viscérale ses vis-à-vis d'un simple éclat de sa voix.

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MessageSujet: Re: [24 Allune 1100] Tiare d'argent et souliers de cuir   Jeu 4 Oct - 2:37

Un 24 Allune 1100 dans le village de Crâne d'Argent, à quelques lieues de la prison de Vissomort


Pourquoi cet homme regardait-il Orlion ainsi? Que lui voulait-il? Espérait-il trouver du soutien auprès de lui? (Ce n’était pas forcément un mauvais plan, remarquez.) Cette insistance aussi malvenue qu’impolie - bon sang, elle faisait tout de même l’effort de s’adresser à ce moins que rien, qui ne semblait connaître aucune retenue! – l’agaça au plus haut point et elle ne se gêna pas de le signifier en soupirant sans aucune subtilité. Le cordonnier daigna alors lui répondre, signalant qu’il avait effectivement terminé son travail, non sans oser une petite boutade mettant en vedette son sujet de prédilection, c’est-à-dire Vissomort. L’exaspération gagna Vitala, qui se demanda si quelqu’un en ce bas monde possédait un troisième don - ou un don de transcendance, au choix - assez puissant pour maîtriser le flot incessant de paroles mal placées qui sortait de la bouche de cet Azurin.

« Que Naâme me donne la force »
,
laissa-t-elle échapper dans un souffle en levant les yeux au ciel tandis qu’Orlion, pour sa part, souriait avec un brin d’amusement.

Elle fit quelques pas pour tester les bottes, puis, après quelques secondes, elle reposa son regard sur le cordonnier et sortit une petite bourse des plis de ses vêtements. Dans un silence pesant, elle calcula les lieutons dus à Azurin.

« Votre travail semble satisfaisant,
admit-elle sans mauvaise foi, alors. même si l'idée est plus que tentante, je ne vais guère vous envoyer à Vissomort, à votre plus grand désespoir, sans doute. »

Elle avait ponctué ses dernières paroles d’une pointe d’ironie, peut-être d’un peu d’humour caustique. Si elle ne souriait pas, elle semblait préférer cette blague stupide aux discours interminables sur la souffrance des détenus de la prison. C’était déjà un début.

D’un geste, Vitala fit signe au cordonnier de se relever – pourquoi était-il encore agenouillé?... – et lui tendit les lieutons sans davantage de cérémonie. Même si elle avait menacé de réduire le montant octroyé pour la réparation de ses bottes s’il parlait, elle lui remettait, en fait, bien plus de lieutons que ce qu’il avait demandé – et sans doute lui en aurait-elle donné davantage s’il s’était effectivement tu. Cela fit assurément sourire discrètement Orlion, qui savait que, sous ses airs austères, sa femme pouvait se montrer généreuse à sa manière. Le travail accompli était satisfaisant et elle payait en conséquence, même si celui qui l’avait effectué était un gueux insupportable au sourire niais.

« Voilà vos lieutons. Profitez-en pour vous acheter un peu de bon sens et de retenue. Cela ne vous fera pas de mal. »

Générosité et gentillesse n’étaient pas nécessairement synonymes, hein…

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MessageSujet: Re: [24 Allune 1100] Tiare d'argent et souliers de cuir   Ven 5 Oct - 15:21

24 allune 1100
Aux abords de la prison de Vissomort

Tiquant légèrement à l'entente du nom du dieu Naâme, Rehan secoua légèrement sa tête et se remit à ranger son attirail tandis que la duchesse testait les nouvelles semelles de ses bottes. Même lorsqu'il était en proie à ses maniaqueries il n'aimait pas plus entendre parler d'un ou des dieux. Sa rancœur à leur encontre était trop ancrée en lui et ses réactions intestinales...

Il ne releva la tête que lorsque la Dame de Borderoc s'adressa de nouveau à lui. Fermant la petite armoire qu'était formée son sac-à-dos-atelier, il se releva au signe de la dame. Avec ses nouveau talons ils faisaient quasiment la même taille mais le cordonnier ne se sentait nullement intimidé. En d'autre circonstances, peut-être... Tendant la main, il ne put empêcher un sourire franc de s'étirer jusqu'à ses oreilles. Il n'eut pas besoin de compter pour réaliser qu'elle l'avait payé bien plus que son dut et c'était chose bien aise... Peut-être n'était-elle pas si revêche qu'elle ne le laisser paraître...

S'agenouillant d'une jambe d'un seul tenant, il baissa son regard vers le sol tout en prenant la parole.

- Que votre grâce soit remerciée ! Et que ces bottes lui fasse parcourir mille lieux et plus encore ! Je me tiens à votre entière disposition si vous avez de nouveau besoin des services d'un cordonnier. lâcha-t-il de vive voix avec la sincérité d'un enfant Et ne vous souciez guère de mon désespoir, Ma Dame, je m'y suis fait depuis des années...

C'était un mensonge, bien évidemment, mais là n'était pas la question. Encore moins l'impertinence effrontée du jeune homme qui était toute aise comme avec une amie. Et ça n'était pas faute de « l'amie » que de lui conseiller de s'apaiser ou tout du moins réfléchir avant de parler... Enfin, nul n'étant besoin de s’appesantir sur le vaste et insoluble sujet, Rehan venait sans doute de mettre sa tête à prix, au bon vouloir de la duchesse mais en ces temps et lieux il était libre.

Ramassant son atelier, il le mit à son épaule puis, d'une dernière révérence à la duchesse puis à son époux, il prit congé. Se ne fut une fois qu'il fut à plusieurs pas de l'auberge qu'il conta enfin ses pièces.

- Quarante lieutons pour une si simple tache... Je devrais plus souvent faire affaire avec des nobles moi... ! siffla-t-il d'admiration mais aussi de fierté, souriant une fois encore jusqu'aux oreilles

Rangeant son précieux dut dans la bourse cachée dans un compartiment secret de son atelier, il retourna sur la marché et en fit le tour. Provisions faites, il regarda autour de lui, cherchant de potentiels nouveau clients. Mais se fut par des gardes que son regard fut attiré, des hommes et quelques femmes dont l'attirail semblait bien trop gros pour de simples protecteurs de village. S'approchant alors il réalisa bien vite qu'il était tombé sur le convois Rochefer qui n'était apparemment pas encore reparti.

S'arrêtant, il fixa ces gens, observant les chevaux et carrioles, étant fort étonné de ne pas voir de calèche ducale. Faisant le tour, il aperçut alors la duchesse et son époux, chacun d'eux juchés sur un cheval. Lâchant un rire, Rehan pensa qu'il aurait du se douter que la dame et son tempérament ne ferait le voyage autrement qu'en chevauchant...

Les yeux pétillants de malice, il ré-assura sa prise sur les lanières de son sac-à-dos avant d'abattre sa houppelande sur sa chevelure trop reconnaissable. S'écartant alors du convois, il fit un dernier achat, emplissant son outre de quelques litrons de cervoise et attendit patiemment que la troupe ducale se mette en route. Attendant encore quelques minutes, il emboîta le pas de la cohorte en prenant garde de rester à bonne distance. En même temps, la plus part se déplaçaient à cheval, et les gardes étaient entraîné à courir une certaine distance avant de reprendre leur souffle en marchant quelques lieux... Il était plutôt à Rehan de ne pas se laisser distancer, bien que la route parcourue depuis des années lui avait donné endurance, il n'avait pas non plus pour habitude de courir, encore moins avec son barda sur le dos...

Mais heureusement la marche fut de courte durée et les murs de Vissomort se profilèrent enfin à l'horizon. Rehan s'arrêta alors qu'il était en haut d'une bute. Arquant un sourcil, il fixait en contrebas le convois ducal qui était aux portes de la prison. Il fut étonné de se rendre compte que l’édifice était bien loin des hauts murs noirs et lugubre qu'il s'était imaginé. En cet instant la prison lui semblait en réalité minuscule et il s'interrogea fortement sur la véracité des rumeurs qu'elle faisait courir. Mais bien loin d'être déçut, l'homme y vit là un peu plus de mystère et reprit sa marche, augmentant même son allure alors qu'il voyait au loin les portes s'ouvrirent et la cohorte ducale y pénétrer.

S'il avait eut oreille plus attentive il aurait sut que la prison, loin d'un château fort faisait plutôt office d'un genre de douves. Creusée à plusieurs mètres de profondeur, les cachots fortifiés de pierres y étaient sans aucun doute les plus sécurisés du royaume. Sans issue possible, de là tirait-elle toute sa notoriété...

Rehan arriva bien vite aux portes, qui s'étaient refermées après le convois mais les gardes de la prison n'étaient pas en reste.

- Qui va là?! tonna l'un d'en eux
- Azurin Alissair, messire ! Je suis un des serviteurs de la duchesse Rochefer ! J'ai été distancé par le convois! lâchât-il sans aucune hésitation ni même réflexion
- Elle ne nous a rien dit de la sorte !
- C'est sans doute parce qu'elle ne s'en est pas rendue compte messire... ! S'il vous plaît, laisser moi entrer, si elle se rend compte de mon absence vous aurez à répondre d'elle...!


S'il n'était pas en phase exaltée, Rehan n'aurait sans doute ni eut cette assurance et encore moins l'esprit assez faste pour utiliser à son avantage les frasques connues et reconnues de la duchesse... Bien loin s'en faut, se fut suffisant aux gardes qui lui ouvrir alors les portes de la mystérieuse forteresse enterrée...

Informations hors-RP : j'espère que les libertés prises t'irons, n'hésite pas à me dire si quelque chose est à changer !
Sache aussi que j'ai fait une demande d'informations sur l'architecture exacte de la prison aux admins (dans la partie question sur l'univers ^w^), histoire qu'on n'invente pas trop lol Je serais sans doute amenée à modifier les descriptions de mon texte mais pas grave ! C'est aussi pour ça que j'ai coupé aussi "abruptement", je ne voulais pas aller trop loin en description... Libre à toi de voir comment la duchesse "retrouve" mon petit impertinent huhu

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MessageSujet: Re: [24 Allune 1100] Tiare d'argent et souliers de cuir   Jeu 11 Oct - 4:01

Un 24 Allune 1100 dans le village de Crâne d'Argent, à quelques lieues de la prison de Vissomort


Après avoir reçu son dû, le cordonnier mit un genou par terre et se laissa une nouvelle fois aller à un flot de paroles dont Vitala ne prit pas la peine de retenir la moitié. Se contentant de regarder Azurin, la duchesse n’ajouta pas un mot, signe qu’elle considérait l’entretien terminé et qu’il était temps pour le jeune homme de quitter la pièce.

« Merci, Monsieur Azurin »
, dit Orlion, plus aimable que sa femme.

Le cordonnier disparut finalement de la chambre et, dès que la porte fut refermée derrière lui, Vitala, le regard jetant des éclairs, donna une petite tape réprobatrice contre l’épaule de son époux.

« Nous avons pris trop de retard pour une discussion, mais tu ne perds rien pour attendre, Orlion Rochefer
, marmonna Vitala, peu heureuse que son mari ait nourri le stupide imaginaire de ce gueux de cordonnier.

- J’attends humblement mon châtiment, mon amour »
, répondit Orlion en ricanant, à la limite du suicidaire.

Il ne reçut pour réponse qu’une nouvelle tape, bien solide cette fois, avant de se faire planter là par sa douce femme, qui ne s’attarda plus longtemps dans cette auberge.

***

Après un brin de réorganisation, le convoi ducal s’élança de nouveau sur les chemins du Gravorn pour rejoindre la terrible prison de Vissomort. Fort heureusement, la route fut de courte durée. Si ses pieds étaient désormais au sec grâce au cordonnier, Vitala avait épuisé ses réserves de patience auprès de ce dernier et n’aspirait maintenant qu’à une chose : régler la question du potentiel agrandissement de la prison et rentrer à Borderoc.

En arrivant devant la forteresse, les gardes accompagnant le convoi ne purent s’empêcher de l’observer longuement, certains d’entre eux ne s’étant jamais autant approchés d’elle. Quelques murmures se firent entendre, murmures qui cessèrent bien rapidement dès que le regard de la duchesse se posa sur les hommes qui avaient osé émettre un commentaire à voix basse.

Vitala mit pied à terre et, de son habituel pas déterminé, s’avança jusqu’aux portes de la forteresse. En la voyant, le garde s’inclina bien pas, puis se dépêcha de lui donner accès au bâtiment et à demander à l’un de ses collègues de courir chercher le chef de la prison. Les portes se refermaient à peine derrière la duchesse et son entourage que celui-ci apparut.

« Madame la duchesse, Monsieur le duc, c’est un honneur de vous recevoir en ces lieux,
les accueillit-il après s’être incliné. Je vous en prie, ne restons pas ici et laissez-moi vous guider vers un endroit plus douillet pour discuter de ce qui vous amène ici.

- Merci de votre accueil. Et oui, je souhaite aller directement au but. Nous vous suivons. »

Le couple ducal et les soldats suivirent le garde en chef, qui les mena jusqu’au bureau qu’il occupait pour gérer les affaires de la prison.

Pendant ce temps, à l’insu de Vitala et du reste du convoi, le cordonnier, en se faisant passer pour l’un des domestiques de la maison Rochefer, entrait finalement dans la fameuse prison qui enflammait son imagination. Alors que le jeune homme pénétrait dans l’antre mystérieuse, l’un des gardes qui avaient pris la décision de le laisser entrer secoua la tête.

« Allez, suis-moi avant qu’elle se rende compte que t’es pas là »
, dit-il en attrapant le cordonnier par le bras et en l’entraînant dans les couloirs de la forteresse sans lui demander son avis.

Ils parcoururent quelques couloirs, passèrent devant différentes portes, croisèrent certaines personnes travaillant à la prison. À première vue, la partie visible du bâtiment avait surtout une fonction administrative et l’accès à la prison en tant que telle était, aux yeux d’un visiteur, dissimulé.

En chemin, le garde rencontra l’un de ses collègues, qui lui lança :

« T’as d’la chance d’être aux portes aujourd’hui! Y’a trois types de crevés en bas, faut vider la cellule.


- Eh bah, répondit le garde. Ça va faire de la place.

- C’est l’bain d’sang, j’te dis. Fait chier, j’avais la flemme aujourd’hui. Ils auraient pu s'entretuer demain, au moins. M’enfin. »

L’homme salua le garde, qui poursuivit sa route en tirant sur le bras du « domestique ». Ils arrivèrent finalement à la porte du garde en chef, où attendaient les soldats de la duchesse. L’un d’entre eux fronça les sourcils en regardant Rehan.

« Il fout quoi ici, ce type?
s’enquit-il.

- Ben… C’est le domestique de la duchesse, il s’est laissé distancer.

- C’est pas le domestique de dame Rochefer. J’ai vu ce mec dans le bled où on s’est arrêtés tout à l’heure. Tu fous quoi ici?? »

En posant la dernière question, le soldat avait dégainé son épée. C’est à ce moment précis que la porte du bureau s’ouvrit, laissant apparaître Vitala.

« Taisez-vous, vous… »

La duchesse ne termina jamais sa phrase, car ses yeux tombèrent sur Azurin. Et son regard ne disait rien de bon… Rien du tout.

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J’espère que ça te convient et que j’ai pas trop avancé/que j’ai assez avancé! J’ai pas fait réagir Vitala tout de suite pour laisser une chance à Rehan de réagir, mais fais-moi signe si tu aurais préféré que je continue et je vais éditer.
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