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 [25 Kallune 1093] Fleurs des villes

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Je suis : Ashena Duval, soigneuse/Sang-Visage, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
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→ Originaire de Creux-Lac, habite actuellement à Albatra mais songe à rentrer chez elle
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→ Souvent accompagnée d’une griffolette nommée Mélodie
→ Grande connaissance des plantes de leurs usages, que ce soit pour soigner ou tout le contraire…

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MessageSujet: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Sam 28 Juil - 19:43

Rappel du premier message :

Ruelles de Lackness, Duché de Creux-Lac — 25 Kallune 1093


  Même s’ils n’en disent rien, elle sent bien que les Duval s’inquiètent. Elle n’a pas à proprement parler d’amour envers eux, ne les a jamais considéré comme ses parents, mais elle les apprécie néanmoins ; ils se sont toujours bien occupée d’elle. Pourtant cette fois, il n’y a pas grand-chose qu’ils puissent faire pour elle. Même dans son état, elle reste la plus à même de s’occuper de ses propres blessures — bien que l’aide de Rosalyne soit la bienvenue, surtout lorsqu’il s’agit de changer les bandages pour ses côtes — et pour le reste…

  Elle laisse échapper un soupir en lançant un regard à son sac de voyage, au fond duquel une poche secrète dissimule un masque immaculé, cause de son état. Non, si elle est honnête, elle est la seule coupable à blâmer. Elle n’a pas réfléchi aux conséquences de ses actions et a agi stupidement. Elle ne refera plus cette erreur. Croc d’Acier s’en est assuré. Sa punition a au moins l’avantage de lui avoir fourni l’excuse parfaite pour rentrer à Lackness. Elle n’aurait pas supporté de rester au Marvier après cette histoire, au milieu de tous ces intolérants bouffis d’orgueil qui pensent tout savoir mieux que les autres et se croient en droit de diriger la vie des autres !

  Une bouffée de colère, plus qu’inhabituelle chez elle, lui fait saisir le premier bibelot venu sur sa table de chevet, qui part à vive allure se fracasser contre le mur opposé. Puis, aussi rapidement qu’elle est arrivée, la rage disparaît, remplacée par un immense vide. Un nouveau soupir. Il faut qu’elle sorte d’ici. Elle n’en peut plus de tourner en rond à penser à Jolène et à ses monstres de parents, de répondre aux questions inquiètes d’Hubert et de Rosalyne qui ne comprennent rien, d’imaginer la déception sous le masque de Croc d’Acier quand il est venu la chercher… Elle a besoin d’air, et de se changer les idées.

  De toute façon elle a besoin de se réapprovisionner ; elle va bientôt arriver à court de bandages, et la tisane qu’elle se prépare pour atténuer ses douleurs fond comme neige au soleil. D’ailleurs elle ferait bien de ralentir un peu avec maintenant que ses côtes commencent à aller mieux, elle sait à quelle vitesse l’accoutumance voire la dépendance peuvent s’installer…

  Étant donné ses difficultés à s’habiller, elle fait l’impasse sur le corset, mais choisit une de ses tenues colorées dont elle a le secret, qui lui attirent souvent des regards en biais à Albatra mais qui ici ont plus tendance à amener des sourires sur le visage des passants. Elle opte pour son manteau préféré, en fourrure pour lutter contre le froid de l’hiver, le col orné de plumes. Munie de la canne que lui a prêtée son apothicaire préféré pour l’aider à se déplacer avec son attelle, elle se met en route.

  L’air froid lui rougit les joues et lui rafraîchit les idées. Malgré la température, le soleil brille agréablement, illuminant la ville d’une douce lumière d’hiver. Les rues sont pleines de vie et, comme à chaque fois qu’elle revient chez elle, elle se rappelle combien elle est plus à l’aise ici. Les lacquois lui sourient, ceux du quartier qui la connaissent de vue la saluent, et plusieurs personnes, remarquant sa canne, lui proposent leur aide qu’elle refuse poliment. Rapidement, son habituel chaleureux a repris place sur ses lèvres. Rien de tel qu’être à la maison.

  Elle prend son temps pour ménager sa jambe blessée, et le trajet jusqu’à la boutique de l’apothicaire lui prend deux fois plus de temps que d’ordinaire, mais elle apprécie cette flânerie calme, savourant le plaisir de retrouver ces rues familières. Arrivée à destination, il ne faut que quelques instants après que le carillon annonçant son entrée a retenti pour qu’elle soit accueillie par une voix amicale.

« Ça alors, Ashena ! Quel plaisir de te voir, ça faisait drôlement longtemps ! Mais tu es venue jusqu’ici dans cet état ‽ Tu aurais dû m’envoyer quelqu’un plutôt !
Bonjour Monsieur Belronde. Ne vous inquiétez pas, la promenade m’a fait du bien, et je fais attention. »

  Ils commencent à discuter, et la visite de la jeune femme se prolonge plus que prévu sans que ça la dérange. Ses emplettes se rassemblent petit à petit tandis qu’ils parlent, se complétant de quelques onguents « au cas où » et de la dernière trouvaille de l’apothicaire « tu vas voir, c’est stupéfiant ! ». Ce n’est qu’au moment de payer qu’elle réalise qu’elle a totalement oublié de prendre un panier pour rapporter ses achats… L’apothicaire lui propose gentiment de lui livrer le tout chez elle après la fermeture de la boutique, mais elle sait que c’est à l’opposé de son trajet et ne veut pas le déranger pour si peu. Il n’y a pas tant que ça, même avec sa canne elle devrait pouvoir se débrouiller seule. Elle rassemble tant bien que mal son butin, avec l’aide du commerçant, le remercie chaleureusement et prend le chemin du retour.

  Quand elle sort, le soleil commence à décliner vers l’horizon. Elle prend son temps pour rentrer, encore plus précautionneuse qu’à l’aller, mais son fardeau en équilibre périlleux l’empêche de voir assez tôt le mercenaire pressé marchant d’un pas vif dans la direction opposée dans la ruelle étroite qu’elle vient de prendre. En temps normal elle l’aurait évité aisément, mais son état la prive de son agilité habituelle. Le concerné semble pour sa part ne pas se soucier le moins du monde de sa présence, et la bouscule sans ménagement en la croisant. Cherchant à retenir son précieux chargement qui tangue dangereusement, elle laisse échapper sa canne, perd l’équilibre et se retrouve le nez sur le pavé, son cri de surprise et de douleur se mêlant au bruit sinistre du verre brisé tandis que le malotru continue son chemin sans même se retourner.

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Rien à signaler sur mes lancers de dés

Notons que je n’ai aucune imagination pour les titres…

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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Sam 4 Aoû - 18:55

25 Kallune 1093, Demeure Duval, Creux-Lac Information hors-RP :
Rien à signaler.
Information lancers de dés : Aucun lancer effectué pour l'instant.


A l'instant même où Alera débita toutes ses allusions au Marvier, et où elle posa LA question redoutée, elle comprit aussitôt qu'elle avait mis les pieds de le plat. Et avec des éclaboussures. Sans doute Ash' essayait-elle de le cacher, mais son visage l'avait parfaitement exprimé : une sorte de mélancolie, de tristesse profonde qui l'atteint et déteint sur la rouquine. Pourtant, avec tout le courage du monde, elle tente de prendre un masque amusé et préfère, le temps de quelques instants, se concentrer sur la traduction de l'opinion de Giraut vis-à-vis des Marlois.

Même si Alera en a été touchée, elle n'est pas idiote au point d'ignorer toute la force de caractère qu'elle a pu noter tout du long de cette conversation, de la part de sa cadette, et elle n'en fut que plus admirative encore. Aussi, comme pour lui faire honneur, elle se tut, feignant n'avoir rien remarqué pour ne pas ajouter un malaise à sa gêne manifeste.

Elle l'écouta lui parler de cette ville du savoir, de ses bibliothèques, ses livres, ses habitants. Elle sourit même en imaginant ces habitants se retourner, outrés, par l'accoutrement et les cheveux étranges de la jeune fille.

Comme ils contrastaient avec les Lacquois ! Là où ses voisins préféraient la compagnie des "bons vivants", les cousins du nord privilégiaient une tête bien faite, comme le disait finalement Ash'. Alera n'était pas certaine, dans le fond, de vouloir côtoyer ce genre de personne mais, comme partout, il ne fallait pas pour autant mettre tout le monde dans le même sac. Il devait bien y avoir ne fut-ce qu'un Marvois pour comprendre qu'il y avait d'autres valeurs plus importantes que les connaissances. Ou peut-être pas ...

...Ils ont une certaine idée du mérite, et si tu ne rentres pas dedans, alors tu ne vaux rien. Ils se sont fixé des règles tout à fait arbitraire sur ce qui est acceptable ou pas, et si jamais tu n’y corresponds pas il faut te corriger »

Un grand frisson parcourut l'échine d'Alera, lui hérissant les poils de ses avant-bras sous sa tunique. Elle connaissait parfois ce sentiment de ne rien valoir, la Louve était toujours là pour le lui rappeler d'ailleurs. L'horreur lui glaça d'effroi, avant d'être aussi remplacée par une douce colère qui s'insinuait en elle. Qui étaient donc ces gens pour se croire "meilleurs" ?

Alera serrait si fort ses dents qu'elles s'apprêtaient presque à grincer quand la conclusion de Ash' la calma aussitôt. "Je ne suis pas sûre de vouloir y retourner ". Les Marlois en étaient à ce point si néfastes ?
Son regard balaya à nouveau la pièce, passant du monticule de livres ouverts sur le bureau, au tas de paquets fraichement achetés de chez l'apothicaire. Ses yeux s'assombrirent, avant de s'embrumer de larmes.

Il arrivait bien à la jeune femme d'être émue pour des raisons diverses et variées. Il lui arrivait également, dans l'intimité de sa maison, que les larmes lui montent, sous l'effet de la colère. Mais il était beaucoup plus rare qu'elle s'attriste à ce point pour quelqu'un. Bien évidemment, Lore était la seule exception à cette affirmation. Elle était parfaitement incapable de l'expliquer, peut-être était-ce cette aura qu'Ash' dégageait, cette force qu'elle n'avait peut-être pas conscience de posséder. Mais de bien des manières, elle l'ébranlait complètement.

Avec tendresse, elle se rapprocha d'elle, lui saisissant cette fois les avant-bras et plongeant un regard déterminé - mais toujours humide - dans le sien.

- Tu ne peux pas abandonner, lança-t-elle sur un ton empli de défi. Regarde attentivement cette pièce. Regarde mon bandage. J'ignore les raisons qui t'ont motivée, en définitive, à t'orienter dans cette voie de la guérison, mais ce que je sais, c'est que tu t'es donné les moyens d'obtenir ce que tu voulais. Tu es allée jusqu'à Albatra, tu as eu cette audace que je n'ai pas, pour bousculer ta vie, et te forger un propre avenir. Et maintenant que tu touches au but, tu doutes et envisages de renoncer ?

Alera lâcha ensuite prise et passa sa main devant son visage pour en écraser une gouttelette qui s'était lancée à la découverte de sa joue gauche. Sans doute n'avait-elle jamais été aussi franche qu'en cet instant, et tout autant sincère, et il lui importait peu d'avoir franchi les limites de l'espace personnel de la jolie tête violette. Elle avait accompli, si jeune, un exploit à ses yeux : elle avait quitté Lackness, et même le Creux-Lac, pour se rendre utile. Pour devenir quelqu'un.

Et de quoi parlait-on ? De combien d'années d'effort allait-elle laisser de côté sans jamais pouvoir les rattraper ? Avait-elle réellement conscience de ce que cela impliquait ?

- Et où étudierais-tu pour parachever tes études si ce n'est là-bas ? ajouta-t-elle à mi-mot. Entre les tavernes qui ne ferment que très tard et sont aussi bruyantes qu'un boeuf en rut, et les multiples tentations des voisins qui t'appelleront pour passer du bon temps avec eux - ce disant, elle accentua l'allusion avec un sourire mystérieux - , tu ne parviendras jamais à te concentrer, voyons ! Et puis, n'y a-t-il personne à Albatra qui se languit de ton retour ?

Puis, sur un ton qu'elle voulait un peu plus humoristique, elle compléta, les mains posées sur ses hanches comme le ferait une mère qui désapprouverait le geste de son enfant.

- De toutes façons, jeune fille, je ne te laisserai pas gâcher ainsi cette opportunité !
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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Dim 5 Aoû - 13:12

Demeure Duval, Lackness, Duché de Creux-Lac — 25 Kallune 1093


  Même à travers le brouillard de ses propres émotions, Ash’ n’a aucune difficulté à percevoir celles d’Alera qui, contrairement à elle, ne semble rien vouloir en dissimuler. Sa colère, puis sa tristesse, ont quelque chose de réconfortant — non pas qu’elle se réjouisse de l’avoir attristée, mais simplement parce qu’elle se sent comprise, écoutée. Un type de soutien particulier peu habituel pour la jeune fille qui s’autorise rarement à ressentir, et plus encore à le montrer…

  Elle ne détourne pas le regard quand la jeune femme y plonge le sien, et s’étonne de la détermination qu’elle y lit, comme du ton de sa voix quand elle prend la parole. Elle qui lui avait semblé si douce et joyeuse, elle aurait presque pu la croire incapable de se montrer aussi véhémente — surtout pour quelqu’un qu’elle vient à peine de rencontrer, et dont elle ignore à peu près tout. Mais bien sûr, les gens sont pleins de surprises, et souvent bien plus que ce qu’ils paraissent. Elle est bien placée pour le savoir…

  Alera a raison, même si elle ignore évidemment un certain nombre de paramètres. En ce qui concerne le soin en lui-même, Ash’ a déjà des bases plus que solides, et pourrait apprendre le peu qui lui manque à peu près n’importe où — et probablement mieux au Creux-Lac, où l’entraide est une valeur fondamentale, qu’au Marvier — mais les connaissances particulières qu’elle souhaite acquérir, les mystères des plantes qu’elle souhaite percer, il n’y a qu’à Albatra qu’elle pourra en trouver les clefs.

  À quoi pensait-elle ? Elle s’est fixé un but, elle ne va pas y renoncer facilement. Ce n’est pas elle. Et ce n’est pas ce qu’on lui a appris. Elle est plus forte que ça. Il faut juste qu’elle arrête de se comporter comme une adolescente capricieuse et qu’elle se reprenne en main. Même si elle n’est effectivement encore qu’une adolescente, bien qu’elle ait trop facilement tendance à l’oublier.

  Quand son interlocutrice lui demande si elle ne manque à personne à Albatra, pourtant, sa gorge se serre et elle baisse à nouveau les yeux, brièvement, tout juste le temps de lâcher dans un souffle à peine audible : « Plus maintenant… ». C’est très exagéré évidemment. Elle a toujours là-bas des amis, au moins quelques-uns, des professeurs appréciant son intérêt et sa motivation. Et son mentor, bien sûr, qui a tout quitté ici pour la suivre là-bas et lui permettre de suivre son rêve, et qui l’attend sûrement pour reprendre son entraînement. Même si elle n’a reçu aucune nouvelle de lui depuis sa punition et son départ, détail auquel elle préfère ne pas penser. Mais à cet instant, tout ce qui lui vient à l’esprit c’est ce regard sombre dans lequel elle ne plongera plus le sien, des cheveux couleurs de nuit dans lesquels elle ne glissera plus ses doigts, une peau satinée qu’elle n’effleurera plus, une main blanche et fine qu’elle ne prendra plus dans la sienne.

  Mais si cette idée lui brise toujours le cœur, la détermination qu’Alera a réussi à raviver chez elle demeure intacte, et c’est avec un sourire certes un peu vacillant mais résolu qu’elle rétorque à sa dernière réplique, d’une voix amusée bien qu’encore un peu rauque d’émotion :

« Oh eh bien dans ce cas je n’ai vraiment pas le choix, clairement je ne peux pas lutter. »

  C’est d’autant plus amusant, pour elle, qu’elle est certaine que même dans son état elle aurait le dessus sur la jeune femme si les choses devaient en arriver là —  ce qui, bien sûr, ne risque absolument pas d’être le cas. Mais sous la plaisanterie, Ash est réellement reconnaissante envers Alera de l’avoir remise dans le droit chemin. Elle prend quelques secondes pour se recomposer avant d’enchérir, d’une voix plus sûre :

« Et puis je ne peux quand même pas leur laisser croire qu’ils ont raison et les laisser gagner. Je vais leur montrer de quoi les Lacquois sont capable ! »

  Il y a une férocité soigneusement dissimulée sous l’air de défi qu’elle affiche. Elle fait bien sûr référence à ce qu’elle disait un peu plus tôt sur les mépris des Marlois envers les autres duchés, mais ce n’est pas seulement ça qu’elle a réellement en tête. Elle pense aussi à deux Marlois en particulier, et à tout ce qu’il lui ont pris. Elle s’en est vengée bien sûr — doux souvenir au milieu de toute la douleur que cette histoire lui a causé — mais si elle abandonne, si elle les laisse lui ôter son but aussi, alors ils auront vraiment gagné. Et ça il est hors de question qu’elle le leur accorde. Même s’ils ne peuvent plus vraiment en profiter dans tous les cas.

  Après un instant de silence elle ajoute, d’une voix plus douce, et avec un sourire plus sincère :

« Et je voulais te dire… Merci. Pour tout ce que tu as fait pour moi ce soir. On se connaît à peine mais tu m’as vraiment beaucoup aidé. Peut-être plus que tu ne l’imagines. Je suis contente de t’avoir rencontrée. »

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Aucun lancer effectuéJe me rends compte qu’il y a beaucoup de réflexions « intérieures » qui ne vont pas vraiment pouvoir te servir pour la suite, mais j’espère te donner tout de même assez de matière pour avancer ! Si jamais il y a le moindre souci, n’hésite pas à me le signaler Smile
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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Dim 5 Aoû - 22:03

25 Kallune 1093, Demeure Duval, Creux-Lac Information hors-RP :
Liberté prise sur la réaction de Ash' confirmée par l'intéressée ^^'
Information lancers de dés : Aucun lancer effectué pour l'instant.


Victoire ! Ou presque : un sourire de sa cadette, et même, de l'ironie ! Même si c'est peu convaincant, au moins, la tentative est là, ce qui suffit amplement à Alera. Avant cela, même si c'était très discret, elle avait perçu quelques mots étouffés entre ses dents, à la mention d'éventuels amis qui lui resteraient à Albatra, et qui se languissaient d'elle mais, le ton employé et le visage fermé d'Ash' lui indiquaient qu'il n'était pas bon de le souligner. Et dans tous les cas, elle n'en eut pas le temps.

Ashena ne mit pas longtemps avant de retrouver de sa superbe et de déclarer une sorte de guerre verbale (et temporaire, elle l'avait bien compris) entre le Marvier et le Creux-Lac. Pour toute réponse, elle hocha de la tête en pouffant de rire. Elle se serait laisser à surenchérir également, suggérant qu'une bonne pinte - voire plusieurs - les décoincerait forcément, mais elle préféra garder cette pensée pour elle. Elle n'était pas du genre à critiquer, ou même attaquer sans raison, un peuple dont elle ne connaissait rien. Et surtout pas gratuitement.

L'instant passé, elle fut saisie par les propos qu'elle entendit. Ils lui semblaient être d'une telle sincérité, qu'elle en fut émue, touchée. Même, un certain embarras l'emporta. Elle la remerciait. De quoi, elle l'ignorait totalement. Alera n'avait été que sincère, comme elle en avait l'habitude, et avait laissé parler ses émotions sans le moindre filtre. Cependant, elle fut ravie de constater que d'une manière ou d'une autre, elle avait pu apporter un peu de réconfort, ou se montrer utile à quelque chose, sans vraiment chercher à l'être. Et le sourire gravé sur les lèvres d'Ash' était très certainement, à ses yeux, la plus belle des récompenses.

Sans qu'elle n'y réfléchisse à deux fois, son corps parla pour elle. Elle ouvrit les bras et accueillit la jeune fille qu'elle serra contre elle en la remuant frénétiquement de droite à gauche, dans un bercement maladroit. Ce n'est que lorsqu'elle entendit Ash' souffler et grincer des dents qu'elle comprit avoir été trop loin. Prenant ses distances très rapidement, Alera se frappa le front en réalisant que la malheureuse était toujours blessée ...

- Oh ! Pardon ! Pardon, Ash' ! Je ... je suis navrée ! J'avais complètement oublié ! Je ne t'ai pas fait trop mal ?

Maintenant qu'elle y songeait, depuis qu'elle était tombée sur elle dans la rue, pas une fois elle n'avait véritablement détaillé l'ensemble de ses blessures. Évidemment, elle avait bien remarqué qu'elle peinait à se déplacer, de par sa marche mal assurée et de son bâton de support, mais ce n'était que réellement maintenant qu'elle se rendait compte à quel point cela semblait sérieux.

- Par Naâme ! Es-tu donc maladroite à ce point ? s'étonna-t-elle, arquant un sourcil. Que t'est-il arrivé, ma pauvre ? Tu n'as pas pu t'infliger cela seule, c'est certain ...

Tout à coup, son murmure de tout à l'heure lui revint en tête. « Plus maintenant… », avait-elle répondu discrètement à sa question, en parlant de ses amis. Un doute affreux l'assaillit ... qu'elle manifesta en plaquant subitement ses mains sur ses lèvres, marquée par la stupeur et la crainte de voir les visions qu'elle s'imaginait devenir réalité.
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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Mar 7 Aoû - 11:18

Demeure Duval, Lackness, Duché de Creux-Lac — 25 Kallune 1093


  Quand elle s’est laissée aller à sa déclaration de gratitude, Ashena n’avait pas imaginé engendrer une réaction aussi… démonstrative. Sans doute aurait-elle dû, à la réflexion, tant ça semble totalement dans le caractère de la jeune femme. Et elle pourrait apprécier cette affection aussi fougueuse que subite, sincèrement, si seulement elle n’était pas en train de lui rappeler vivement et douloureusement l’état de ses côtes…

  C’est autant la surprise que la douleur qui font que, malgré son entraînement et sa tendance naturelle, elle laisse échapper un souffle rauque qui n’échappe pas à Alera, qui a la bonté de la lâcher immédiatement. Occupée à reprendre son souffle, la jeune fille hoche simplement la tête pour signifier qu’elle accepte volontiers les excuses de son invitée, avant de retrouver assez d’air pour répondre d’une voix maîtrisée mais malgré tout légèrement hachée :

« Ça va aller, t’en fais pas. Tu m’as juste… surprise. »

  De fait, après avoir fait quelques mouvements prudents, elle commence déjà à reprendre des couleurs et affiche un sourire rassurant à l’intention d’Alera. Sourire qui se mue rapidement en une espèce de rictus ironique aux dernières paroles de la jeune femme, auxquelles elle ne peut s’empêcher de répliquer avec une pointe d’amertume.

« D’une certaine façon, si… »

  Son sourire disparaît et elle pose sur Alera un regard sérieux, évaluateur, semblant se demander si elle peut, si elle doit, lui raconter. Et elle se rend compte qu’à sa propre surprise, elle en a envie. Si secrète qu’elle soit d’ordinaire, pour une fois, elle ressent l’envie, le besoin, de livrer ce bout de son histoire à quelqu’un. Peut-être que ça l’aidera à évacuer cette tornade d’émotions qui l’a envahie et dont elle a si peu l’habitude. Peut-être, simplement, parce que certaines choses sont trop énormes pour être gardées pour soi. Et qu’elle n’a pas eu l’occasion d’en parler à qui que ce soit jusque-là.

  Croc d’Acier, bien sûr, connaît déjà tout l’histoire, mais il n’y a justement pas eu cet aspect libérateur qu’apporte la parole. Aussi gentils qu’ils soient, elle ne se sent pas capable de parler librement aux Duval. Quant à ses amis d’Albatra… eh bien si jamais il lui en reste, il est plus que certain qu’ils veuillent éviter le sujet à tout prix. Alera, pour sa part, est quasiment une inconnue, mais ça rendrait presque les choses plus faciles. Et elle n’a cessé de se montrer bienveillante à son égard depuis leur rencontre. À croire qu’il n’y a pas une once de méchanceté dans cette fille. Mais peut-être que c’est exactement ce dont elle a besoin à cet instant…

  Avec un soupir si gros qu’il pourrait soulever les Infranchies, elle se laisse tomber sur le lit — en évitant plus ou moins les fournitures qui l’encombrent toujours — et fixe le plafond. Elle n’est pas sûre de pouvoir raconter si elle la regarde. Elle prend un instant pour trouver par quel bout prendre les choses, et puis, d’une voix presque détachée, elle entame son histoire :

« Il y avait une fille-là bas. Maxine. Elle suivait certains cours avec moi et on faisait partie du même groupe d’amis. Jolie, intelligente, drôle. Gentille. Je crois que c’est la seule là-bas à ne m’avoir jamais jugée, à ne pas m’avoir lancé un seul regard en coin ou de remarque sarcastique “pour rigoler”. Un léger sourire nostalgique flotte sur ses lèvres tandis qu’elle évoque ces souvenirs. Je suis tombée amoureuse, bien sûr. Et de façon plus étonnante… elle aussi. On ne l’a dit à personne, évidemment. Ils n’auraient pas compris. Surtout ses parents… Mais on se retrouvait, juste nous deux, et c’était… magique. Une légère pause. Jusqu’à ce que son frère nous surprenne ensemble et décide de le raconter à tout le monde. Ses parents n’ont… pas été ravis. En fait, je crois que je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi furieux de toute ma vie. Ils ont hurlé, fort et longtemps. Et puis ils l’ont emmenée, loin. Dans une espèce de… d’internat, pour la “guérir” de “ce que je lui avais fait”… Deux semaines plus tard elle… Sa voix s’étrangle, les mots meurent dans sa gorge. Elle les force à sortir, d’une seule traite, en un souffle. Elle a brisé sa pierre de vie. »

  Elle s’interrompt brusquement, les mains sur le visage, ce dernier toujours tourné vers le plafond. Elle ne se sent pas mieux, elle n’est pas soulagée. Au contraire, elle ressent à nouveau vivement les émotions qu’elle avait fait de son mieux pour repousser. Mais en même temps, quelque part au fond, quelque chose a l’air de s’être débloqué, infime et mystérieux. Ça ne fait pas partir la douleur, ça ne fait pas oublier, mais elle a l’impression que maintenant, peut-être, elle va pouvoir commencer à guérir.

  Le silence s’installe, lourd et pesant, brisé seulement par ses longues inspirations, et elle se rend compte que, là où elle l’a laissée, son histoire n’apporte pas de réponse à la question qui l’a motivée. *Alors je me suis vengée sur ses parents mettant en jeu l’image de l’organisation secrète d’assassins qui m’entraîne depuis mes 6 ans, alors bien sûr mon mentor a dû me punir de ne pas avoir respecté les règles et c’est pour ça que je suis dans cet état maintenant.* Évidemment, elle ne peut pas lui raconter ça. Mais elle peut tout de même terminer son histoire. Elle se redresse enfin, fixant son regard humide et désabusé dans celui d’Alera.

« Bien sûr, après ça on a dit que c’était ma faute. Que c’était moi qui l’avait pervertie. Alors… »

  Elle hausse les épaules sans finir sa phrase, laissant la jeune femme tirer ses propres conclusions. Erronées, sans doute, mais peut-être pas tant qu’elles pourraient le sembler. Car si ses anciens “amis” ne l’ont certes pas battue physiquement, elle souffre davantage de la façon dont ils l’ont traitée et se sont détournés d’elle que de la punition effectivement infligée par Croc d’Acier…

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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Mer 8 Aoû - 8:54

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Alera regardait avec attention, et culpabilité, Ash' reprendre tant bien que mal son souffle. Ses blessures semblaient être véritablement douloureuses, peut-être même encore très récentes. Inquiète, elle n'osait plus bouger, ni respirer, tant qu'elle n'était pas certaine que la malheureuse accolade n'avait pas aggravé l'état de la jeune fille.

Malgré que cette dernière lui eut assuré que "cela allait aller" et qu'elle avait été davantage surprise qu'autre chose, Alera craignait qu'il s'agisse bien plus de politesse que de sincérité, pensée qu'elle chassa aussitôt dès que Ash' s'allongea sur le lit et se lança dans le récit de ses aventures albatresques.

Toujours immobile, elle l'écoutait avec attention, buvant ses paroles comme si elle était assoiffée. Elle ne réagit absolument pas lorsqu'elle lui confessa son orientation : la rouquine était lacquoise, par Naâme ! La tolérance était le maitre mot que le Creux-Lac avait porté en devise. Même si en réalité, elle avait sa propre opinion sur le sujet.

A la toute fin de son récit, et à cette ultime phrase laissée en suspend, Alera laissa s'écouler plusieurs longues minutes, s'assurant que c'était là le point final à toute l'explication à son état lamentable. C'est durant cet espace qu'elle réalisa avoir gardé ses mains plaquées contre sa bouche tout du long, sans jamais avoir pris d'autres expressions que l'horreur qui l'avait peinte à la fin de son élan affectueux. Et il valait mieux que ses mains restent à cette place, car au vu de la tornade émotionnelle qui faisait rage en elle, elles empêchaient toutes paroles irréfléchies d'être prononcées.

Mais le temps se faisait long. Le silence qui s'en était suivi devenait de plus en plus pesant, et gênant. Alera savait qu'elle aurait du répondre quelque chose, mais elle ne savait quoi. Cela n'avait rien d'une histoire joyeuse, mais elle avait suscité un torrent de réactions qui la faisait bouillir pour de multiples raisons. Laissant, après un moment, retomber ses mains lourdement sur ses genoux, elle se releva en silence, et glissa vers la fenêtre pour en admirer la vue. La soleil était bel et bien couché maintenant, et tout était plongé dans l'obscurité dans ce coin de la ville.

Elle aurait voulu faire les cent pas, expulsant sa colère qu'elle estimait justifiée. Elle aurait voulu incendier, non, insulter ces gens, qui faisaient honte à leur duché, qui faisaient même honte au pays en lui-même !  Elle aurait voulu également prendre dans ses bras la pauvre petite encore si jeune, comme elle, mais qui avait déjà un passé bien trop lourd à porter - et sans doute se l'aurait-elle autorisé si Ash' n'était pas blessée. Elle aurait voulu extérioriser cette tempête, mais elle se maitrisa. Ses yeux, en revanche, libérèrent une quantité d'eau qu'elle préféra cacher en gardant son dos tourné à son hôtesse, et ce n'est que quelques instants plus tard qu'elle passa grossièrement une manche sur son visage pour s'essuyer.

Après quoi, face à cette fenêtre, sa voix quelque peu nasillarde exprima la vérité.

- Je suis fière d'être Lacquoise.

Simple et percutant, son affirmation ne pouvait être plus claire et d'autant plus sincère. Elle était fière de son duché, même si parfois, elle avait rêvé voir d'autres contrées. Le Creux-Lac avait nombre de défauts, et probablement était-il considéré comme inférieur par rapport au Marvier, ou même au Gravorn, mais au moins, il pouvait offrir un refuge, un havre de paix aux âmes torturées par la stupidité que pouvaient montrer les esprits soit-disant plus éclairés.

La Louve avait grogné, et hérissait son poil à vouloir tenter de protéger Ash' qu'elle considérait presque sous sa protection, d'une façon étrange et inattendue, mais Alera était parvenue à la calmer et à l'apaiser. Elle fit face à Ash', à nouveau, les yeux rougis et ses petits poings serrés par la détermination.

- Je suis fière de faire partie d'un peuple où la tolérance est, visiblement, si rare mais que nous sommes les seuls à posséder en nous ce trésor caché, découpa-t-elle avec une articulation parfaite, les dents serrées. Je comprends pourquoi tu n'as guère envie d'y retourner, soupire-t-elle finalement, moi non plus je ne voudrais pas confronter à nouveau ces parents, ni ces imbéciles qui te prennent pour responsable d'une infection, d'une maladie. Elle leva les yeux vers le plafond devant l'ineptie de cette dernière phrase.

Alera se laissa tomber sur le lit, lourdement, projetant un paquet qui roula jusqu'au mur. Cette histoire l'avait ébranlée, il n'y avait aucun doute là-dessus, et à tel point qu'elle s'autorisa à penser que finalement, la vie à Lackness n'était pas si mal, et même l'amour débordant et étouffant d'Ebelline était un moindre mal comparé aux peuples qui vivaient munis d'oeillères ...Abattue, elle ne savait plus quoi penser, ni si elle devait, ou non, poursuivre son projet.

Mais ce n'était pas son principal souci. Actuellement, elle regrettait les paroles encourageantes qu'elle lui avait gratifiées, ce tantôt, pour la pousser à y retourner et à y terminer ses études. Était-ce réellement une bonne idée ? N'était-il pas possible d'y retourner seulement quand toute cette histoire se sera tassée ? Quand Ash' aura fait son deuil, ou quand les gens d'Albatra seront passés à un autre scandale ? Elle hocha négativement la tête à cette pensée. Non, elle ne devait pas se cacher ici, c'était la meilleure façon de leur donner raison. Mais, est-ce que cela allait véritablement aller pour elle ?

- Tu veux que je t'accompagne jusque là bas, le temps que tu termines ton apprentissage ? Ses mots avaient été prononcés sans qu'elle prenne vraiment le temps d'y réfléchir, mais qui traduisaient une sincère volonté de l'aider. Elle ne voulait pas la laisser seule, et au moins, un visage amical continuerait à la regarder avec bienveillance ... Elle se doutait bien de sa réponse: elles ne connaissaient que depuis quelques heures tout au plus, ce n'était que folie que de tout plaquer pour une simple connaissance, mais quelque chose lui disait que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.

C'était une honnête proposition, quoi que le ton qui la portait sonnait un peu trop léger à son gout, et c'est avec une franche détermination qu'elle regardait Ash', attendant sa réaction.
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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Sam 11 Aoû - 18:22

Demeure Duval, Lackness, Duché de Creux-Lac — 25 Kallune 1093


  Le silence s’installe et prend possession de la pièce, plus longuement que celui qu’Ash a laissé planer quelques instants plus tôt, sans qu’elle cherche cette fois à le briser. Pour l’instant, elle a dit tout ce qu’elle avait à dire, et elle laisse à Alera le temps d’intégrer tout ce qu’elle vient de lui dire, et d’y réagir quand et comme elle le voudra. Son regard la suit quand elle se lève pour venir se poster devant la fenêtre, mais elle ne la regarde pas réellement, son attention principalement occupée par son agitation intérieure qui s’efface petit à petit, presque imperceptiblement.

  Elle est presque étonnée d’entendre la voix de la jeune femme finalement briser la chappe de silence d’une simple phrase. Si elle en comprend le sens absolu, elle n’est pas sûre de saisir la signification que son interlocutrice y apporte. Sans s’en rendre compte, elle cligne des yeux plusieurs fois à la manière d’un oiseau et penche la tête de côté comme pour considérer la chose sous un autre angle.

  Ce n’est qu’en voyant Alera se retourner qu’elle revient à elle et prend conscience de sa posture et, se morigénant intérieurement, reprend une attitude plus normale. La suite de ses paroles, en plus d’apporter une réponse à son questionnement intérieur, lui tire un mince sourire. La colère manifeste de sa nouvelle amie a quelque chose de réconfortant. Bien qu’elles se connaissent si peu, elle prend son histoire très à cœur, elle se met clairement de son côté, et fait preuve de beaucoup de compréhension. D’une certaine façon, ça lui fait du bien de sentir ses malheurs tellement pris au sérieux.

  La question suivante, en revanche, la prend tout à fait à contrepied, et elle éclate de rire sans pouvoir s’en empêcher. Ça n’a rien de drôle, pourtant, et son rire n’est en rien moqueur non plus, il a quelque chose de frénétique, et peut-être d’un peu désespéré. C’est simplement la seule réponse que trouve son corps à ce surplus d’émotions. “Les nerfs qui lâchent”, comme dirait Hubert.

  Quand elle parvient à retrouver son calme, c’est son regard qui parle pour elle. Elle est touchée, très sincèrement, et pour une fois le laisse volontairement voir, que cette fille qu’elle a rencontré tout juste aujourd’hui soit prête à tout quitter du monde qu’elle connaît — car elle ne doute pas une seule seconde que la proposition soit parfaitement sincère — pour la suivre là où elle ne connaît personne et la protéger. L’ironie de ce dernier point ne lui échappe d’ailleurs pas, mais n’a aucune importance à cet instant. Ça n’en rend pas l’intention moins belle.

  Sans réfléchir ni hésiter, et sans la moindre arrière-pensée, elle effleure un baiser sur la joue d’Alera avant de lui répondre enfin à mi-voix, d’une voix tendre.

« Albatra ne mérite pas quelqu’un comme toi. Et tu ne mérites pas de subir ça non plus. »

  Elle prend encore quelques instants pour finir de reprendre son souffle, constatant que le fou-rire n’a fait aucun bien à ses côtes, mais a étonnamment bien désembrumé sa tête. Ayant retrouvé son sourire, elle ajoute d’un ton rassurant et plus serein :

« Et j’ai un peu dramatisé tout à l’heure, quand j’ai dit que personne ne m’attendait. Étant donné les circonstances, elle est sûre qu’elle comprendra et ne lui en voudra pas de cette petite exagération. Mon parrain est là-bas, il s’occupera de moi. Étrange manière de désigner son mentor, mais c’est la première qui lui est venue, et elle lui semble parfaitement naturelle. Et il y aura bien un ou deux de mes amis qui voudront encore bien me parler. Puis je m’en ferai d’autres. Des mieux. Même si je suis sûre qu’aucun ne t’arrivera à la cheville. »

  Sa dernière phrase se veut une manière de plaisanterie, mais seulement à moitié. En toute sincérité, elle doute qu’il y ait dans ce monde beaucoup de personnes qui soient capable de faire preuve d’autant de compassion et d’écoute envers ce qui est quasiment une parfaite inconnue. À son tour, elle se prend d’une envie subite de la protéger, comme un bijou précieux et fragile, trop rare pour laisser la dureté du monde l’érafler.

  Ces observations affectueuses sont interrompues par quelques coups frappés doucement à la porte, précédent de peu la voix de Rosalyne.

« Les filles, le dîner va bientôt être prêt.
D’accord, on arrive dans quelques minutes ! lance-t-elle assez fort pour être entendue à travers la porte, d’une voix qui ne laisse rien entendre de l’intensité de la conversation précédente. »

  Après avoir entendu les pas de Rosalyne s’éloigner, elle ramène son attention sur Alera, lui adressant un petit sourire à mi-chemin entre la timidité et la gêne.

« J’espère que toutes mes histoires ne t’ont pas coupé l’appétit ? »

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Aucun lancer effectuéJe me suis dit que comme elles ont pas mal discuté, l’heure du repas devait approcher, mais si tu préfères qu’on leur laisse plus de temps pour parler n’hésite pas à me dire et j’éditerai !
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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Dim 12 Aoû - 7:13

25 Kallune 1093, Demeure Duval, Creux-Lac Information hors-RP :
Voilà, je pense, mon post de clôture - que j'espère ne pas avoir bâclé. Je te le redirai de vive-voix mais merci pour cet échange que j'ai grand hâte de renouveler quand l'occasion se présentera amour
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Un fou rire cristallin rendit perplexe un court instant Alera qui détailla Ash' d'un regard écarquillé. Sa proposition avait tout de sérieux, et n'avait rien d'une blague. Ce n'est qu'après qu'elle se rendit compte de toute la nervosité libérée par la jeune fille et la rouquine attendit patiemment qu'elle se ressaisisse, espérant en son for intérieur qu'elle accepte malgré tout. Même si cette idée lui était venue sur le coup, après une rapide réflexion, l'idée de quitter le Creux-Lac n'était pas mauvaise: elle pourrait envisager ce voyage comme des sortes de vacances de sa vie bien rangée. Un bref moment, elle osa s'imaginer une vie à Albatra avec Ash'. Suivre l'étudiante en herbe - si elle pouvait s'autoriser le jeu de mot - dans ses découvertes de plantes pouvait se révéler extrêmement intéressant, et même, pouvait-elle profiter de ce voyage dans la ville du savoir pour prendre ce nouveau départ et s'orienter dans cette voie professionnelle.

Le baiser effleuré sur sa joue et le regard presque étoilé de sa nouvelle amie lui donne confiance, mais ce n'est qu'après l'avoir entendue refuser très diplomatiquement que Alera découvre à quel point cette fantaisie improvisée lui avait donné de l'espoir, et que fuir Lackness lui avait semblé résoudre tous ses problèmes. L'air déçu, elle l'écouta vaguement mentionner et détailler les personnes qui sont toujours présentes dans sa vie, et dont elle doutait, précédemment, de leur soutien une fois qu'elle aura remis les pieds là-bas.

Quelque part, elle s'y attendait, et même si la déception semblait plus grande qu'elle ne l'avait estimé, elle ne put que retrouver son sourire face à Ash', dont la bonne humeur éclatait de nouveau, emplie d'un courage vaillant. Au moins, même si elle ne l'accompagnait pas, elle avait le baume au coeur et c'était bien là l'important.

Calées toutes les deux dans une sorte de bulle rose où Alera était particulièrement fière et heureuse d'avoir fait cette agréable rencontre qui lui avait permis de comprendre bien des choses, elles sursautèrent lorsqu'elles furent interrompues et que cette bulle éclata brutalement. L'appel du dîner. Pour un peu, la rouquine aurait presque oublié qu'il se faisait tard, et qu'elle avait promis de rester pour le repas.

« J’espère que toutes mes histoires ne t’ont pas coupé l’appétit ? », avait-elle lancé.

Elle l'ignorait encore, mais il n'existait rien à la connaissance de Alera qui ait la capacité de l'empêcher de manger ... Lui adressant un sincère sourire amusé, elle bondit sur ses pieds, prête à la suivre.

- J'ai une faim de Louve ! s'exprima-t-elle en bombant le torse pour dévoiler son ventre bien trop plat.

L'heure supplémentaire chez ses hôtes lui permit de découvrir les Duval. Les conversations étaient banales bien qu'enjouées, et après avoir aidé au rangement de la vaisselle, elle s'enveloppa de nouveau dans son manteau, prête à reprendre la route de nuit et par ce froid mordant. Heureusement, elle n'avait pas trop loin à aller, et connaissait les chemins les plus sûrs pour éviter toute mauvaise rencontre - bien qu'à Lackness à cette heure-ci, elle était persuadée que rien ne pouvait lui arriver.

Sur le pas de la porte, il était l'heure des adieux. Probablement aurait-elle encore l'occasion de voir ses cheveux violacés à travers la foule dans la capitale la prochaine fois qu'elle reviendrait chez elle, mais elle savait que d'ici peu, la jeune Ash' referait route vers le nord pour retrouver ses études. Rabattant son capuchon de fourrure, elle fit alors un constat qui semblait parfaitement résumer son état d'esprit du moment, et qu'elle se voulait pur compliment.

- Je suis presque contente que cet énergumène grossier nous ait bousculées, toutes les deux, ce tantôt, sans quoi ne nous serions jamais rencontrées. Et cela aurait été bien dommage, ajoute-t-elle dans un sourire radieux. J'espère de tout coeur que tout se passera bien pour toi, à Albatra.

Cette pensée lui souleva tout de même certaines inquiétudes, qu'elle réprima en lui saisissant les mains.

- Promets de m'écrire ! Je veux m'assurer que tout va bien ! lance-t-elle, sans appel. Et puis, de cette façon, je saurai quand je pourrai te revoir à ton retour à Lackness !

Il n'y avait plus grand chose à en dire, Naâme l'avait gratifié d'une merveilleuse rencontre et probablement l'avait-elle débloquée sur le chemin qu'elle allait prendre prochainement. Et il n'y avait pas de mots assez équivoques pour la remercier. Se tournant vers l'obscurité de la nuit, elle s'apprêta à entreprendre le trajet de retour, non sans appréhender la fureur d'Ebelline qui devait certainement l'attendre, éveillée à la lueur d'une lampe à huile.
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MessageSujet: Re: [25 Kallune 1093] Fleurs des villes   Lun 13 Aoû - 13:02

Demeure Duval, Lackness, Duché de Creux-Lac — 25 Kallune 1093


  L’intense déception qu’affiche Alera au refus de sa proposition surprendrait presque Ash, jusqu’à ce qu’elle se rappelle l’air rêveur avec lequel elle a évoqué un peu plus tôt l’idée de parcourir le pays et de “vivre des aventures”. Peut-être cette offre était-elle aussi pour elle une excuse pour partir ? Il est vrai qu’elle ne sait toujours presque rien d’elle, en fin de compte, bien qu’elle vienne de lui raconter ses malheurs comme si elles se connaissaient depuis toujours.

  La guérisseuse n’a guère le temps de s’appesantir sur ces réflexions, puisque la matriarche Duval arrive bientôt interrompre les deux filles pour leur annoncer l’imminence du dîner. Rassurée quant à l’appétit de son invitée après tout ce qu’elle lui a raconté, Ash laisse échapper un petit rire avant de la guider jusqu’à la salle à manger.

  Le dîner se passe agréablement ; Ashena n’a aucune difficulté à faire bonne figure devant ses parents adoptifs, et Alera se montre adorable avec eux — mais peut-elle seulement ne pas l’être avec qui que ce soit ? —, la nourriture est bonne, la conversation reste cette fois sur des sujets légers. C’est presque à regret que la jeune fille voit arriver la fin de la soirée, mais il faut bien que sa nouvelle amie rentre chez elle ; elle n’a déjà que trop abusé de son temps.

« Oui, il faudra penser à le remercier si jamais on le recroise ! »

  À la requête de lui écrire, Ash affiche une petite grimace boudeuse, qui se mue rapidement en sourire taquin.

« D’accord, mais je ne promets pas que ce sera joli à voir… »

  Si Croc d’Acier a jugé que c’était un apprentissage nécessaire à sa formation, au même titre que la lecture, ce n’est pas un exercice dont elle raffole, et encore moins dans lequel elle excelle. Mais elle le maîtrise suffisamment bien pour se fendre de rédiger une lettre de temps en temps, si c’est pour faire plaisir à Alera. Elle en profite d’ailleurs pour lui tendre un morceau de papier, griffonné mais lisible.

« En parlant d’écrire, je t’ai noté l’adresse de la cueilleuse dont je te parlais. Dis-lui que tu viens de ma part. »

  Après quoi elle la prend dans ses bras — cette fois en veillant à ne pas se faire mal — avant d’ajouter en guise d’au revoir :

« Je suis vraiment très contente d’avoir fait ta connaissance. J’espère avoir de tes nouvelles bientôt. Prends bien soin de toi d’ici là. »

  Alors qu’Alera est sur le pas de la porte, prête à partir, Hubert lui emboîte le pas, manteau sur le dos. Devant son regard interrogateur, il explique :

« Je te raccompagne. Il se fait tard, les rues peuvent être dangereuses pour une jeune femme à cette heure. On ne sait jamais le genre d’individus qui peut rôder dans le noir… »

  Naâme sait s’il est bien placé pour en savoir quelque chose, derrière ses airs de père de famille honnête et dévoué.

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Aucun lancer effectuéC’est moi qui te remercie pour ce RP qui a été un Plaisir tout du long ! J’espère avoir l’occasion de remettre ça bientôt ^_^ D’ici là, j’attends que tu me confirmes si tout te va avant de demander la clôture de celui-ci Smile



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