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 [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité

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Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
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MessageSujet: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 31 Juil - 19:04

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“- Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous demande de réfléchir sur ce sujet pour le prochain cours et de me présenter vos théories, on en débattra ensuite et je vous donnerai la solution qui a été retenue. Bonne journée à tous.”

Les pupilles de ses collègues se levèrent avec empressement en rangeant leurs affaires, probablement soulager de pouvoir délier leurs jambes. Seul un courageux vint lui poser une question, heureusement facile de réponse. Et enfin, Ophélia pu ranger ses propres notes, remettre de l’ordre dans la salle qu’elle avait emprunté pour initier ces jeunes à l’étude des mammifères. Si la jeune femme aimait son travail comme érudite, chercheuse, depuis qu’elle avait commencé à proposer ses services comme enseignante, elle sentait grandir l’impatience d’avoir son propre pupille. Enfin peu importait, à présent, elle allait pouvoir s’adonner à une de ses activités favorites : l’exploration de la bibliothèque d’Albatra. Elle espérait trouver d’autres ouvrages qui lui permettraient d’avancer sur la prochaine thèse qu’elle préparait et qu’elle tenait pour le moment jalousement secrète. Hors de question qu’on lui vole son sujet et par là même ses financements ! Cela c’était déjà vu par le passé, son égo ne supporterait pas que cela soit son cas.

Avec empressement, l’érudite traversa les couloirs d’un pas décidé qui attirait l’attention. Elle ne prêta aucune attention aux salutations de ses compères ou de leurs messes-basses, déjà trop absorbée par ses pensées et réflexions. De toute façon, pour ceux qui l’avaient déjà rencontrés, ils avaient pour la plupart appris à leurs dépens qu’on arrêtait pas une O’ en marche vers la connaissance. De plus, elle était du genre à ne pas aimer les simples civilités sans stimulation intellectuelle. Elle s’était faite une sacré réputation à ce sujet ayant pour conséquence qu’on avait tendance à se tenir assez écarté d’elle - ce qui n’était pas pour lui déplaire, bien au contraire, c’était moins de temps de perdu - sauf si on avait besoin de ses lumières ou d’un service (rémunéré, cela va de soi).

Quelques minutes plus tard, Ophélia avait déjà le nez plongé dans un livre dont le titre “Transmission du savoir chez les oiseaux” l’avait interpellé, assise à une table, des feuilles éparpillées partout autour d’elle dans une organisation chaotique pour qui n’était pas habitué. Elle en tournait les pages rapidement, survolant les lignes rapidement pour ne se focaliser que sur des passages intéressants, fronçant régulièrement les sourcils lorsqu’elle n’était pas d’accord avec certains points soulevés, et relevant la tête parfois pour griffonner quelques notes ou recopier quelques passages de son écriture fluide et gracile. Il lui fallut que deux petites heures pour arriver à la dernière page de l’ouvrage. Deux heures pendant lesquelles elle s’était coupée du monde extérieur pour ne se focaliser que sur les pattes de mouches de l’auteur. C’est donc avec un soulagement non-feint qu’elle s’accorda une pause pour s’étirer tel un chat après un somme et laissa son regard glisser sur les différents allés afin de leur offrir à eux aussi un répit bien mérité.

O’ adorait cet endroit. Sa quiétude, mêlée à cette odeur de papier et d’encre la rassurait. Cette sensation que toutes les réponses se trouvaient au détour d’une colonne. De plus ici, il n’y avait rien qui risquait de la dévorer, l’empoisonner, ou pire. Même si l’appel de l’aventure, de la découverte l’appelait au plus profond de son être, l’expérience issue du passé l’empêchait pour le moment d’y répondre. Pourtant, elle sentait qu’il était bientôt tant de partir vers l’inconnu, aussi savourait-elle encore un peu la sécurité des lieux.

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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 31 Juil - 23:41

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La nuit s'était tue, le jour venait bailler, le soleil faisait son éveil et la lune retournait dans son lit indicible aux mortels. Il n'y avait plus de couverture d'étoiles pour surveiller les agissements des basses-terres, en lieu et place se tenait un ciel bleu, presque dénué des nuances grises qu'incarneraient d'hypothétiques nuages. Toutefois, il n'en subsistait aucun. C'était une journée à chants, une journée à promenades entre les rues ornées des draperies marchandes ou à jouer de la courtoisie. Ou bien, pour les Marlois qui tenaient le plus à leur réputation de rigoureux étudiants et savants, c'était également un jour où ils n'auraient pas besoin de lampe à huile pour traverser les lignes de leurs ouvrages interminables. Leurs livres ... ah ... des recelât à parjures, des recueils de mensonges en la gloire du faux dieu ... Skadi n'en savait que trop de cette fausse religion pour en connaître toutes les teneurs. Des substances les plus douces aux nuances les plus amères ... il n'y avait rien à tirer de cette croyance.

Elle tenait sous son bras, un ensemble d'oeuvres couvertes, éditées et même illustrées, qu'elle avait piqué du sanctuaire peuplé d'incompétentes âmes qu'elle n'avait que trop accompagné. L'exil était de rigueur, trop de temps avait servi aux vaines tentatives de rachat de ces ... inqualifiables attardés qui peuplaient ce lieu de culte. En bref, ce n'était qu'un ras-de-bol passager à rester enfermée qui avait guidé la dévote à voyager un peu plus vers l'Ouest. Mais aussi l'étincelle d'une idée qui pourrait bien faire un peu de grabuge si les choses tournaient en sa faveur. Les populaces étaient souvent choquées par les vérités, et celles que contenaient ces ouvrages écrits par la plume d'auteurs maâlistes, aurait certainement un arrière-goût des plus désagréables ...

Le sillage du trajet de Skadi traversait lieux de paix, de silence et d'étude, une perte de temps massive et généralisée en somme. Le progrès que les humains pensaient idéaliser n'était rien d'autre qu'une utopie, un palais aux formes parfaites, mais dont les fondations s'effritaient et commençaient à tomber en ruine. Le rôle de la jeune femme était clair ; accélérer la chute pour voir le monde renaître sous un brasier plus étincelant, une bannière plus uniforme et une survie d'entraide. Mais, comme pour certaines cultures, il n'y avait pas de plante qui puisse repousser ... à moins que l'on ajoute un peu de cendres par-delà la terre.

Un sourire leste se dévoila dans le coin droit de sa bouche, matérialisant en une expression l'image même "d'avoir une idée en tête". Elle la remballa toutefois bien vite, cette risette, car ses pas se positionnèrent enfin devant la grande bibliothèque. Beau bâtiment, il fallait dire, mais dont les briques n'étaient qu'artifice et impureté. Quelle tristesse que les humains ne se soient fatigués pour quelque chose de si ... superficiel. Le sourcil arqué, Skadi se contenta simplement d'entrer dans l'édifice. Il fallait dire qu'elle faisait fière mine avec ses ouvrages et ses jeunes airs. Pour l'occasion, elle avait même arrangé ses cheveux pour qu'on ne la confonde pas dans ses origines d'extrême-nord. Ils se courbaient en une volute concave, pointés vers le dos de leur propriétaire, se laissant ainsi couler jusque dans le creux de ses omoplates. Ses dreadlocks habituelles lui manquaient presque, mais au moins, ce style accentuait son air de studieuse jeune femme.

Elle parcourut ainsi les rangées, tirant du doigt les diverses tranches de livres qui seraient susceptibles de faire un bon remplacement. "Analogie de Naâme, quels yeux nous regardent ?", "Par-delà la bénédiction de notre gardien." et ... de la plus étonnante manière qui soit ; "Récits et idéologies Maâlistes". Skadi en regagna espoir en voyant l'illustration de sa divinité, sans même savoir que le sous-titre affichait "quelles monstruosités sont-ils prêts à accomplir pour une entité déchue ?" en sous-titre. Inutile de dire que son travail commencerait par cet ouvrage-ci.

Susurrant un air de son foyer, la jeune femme mit tout son coeur à remplacer la demi-douzaine d'oeuvres qu'elle avait sorti de sa besace. Choisissant méticuleusement quels livres remplacer, elle pavanait avec un regard distrait entre les étagères, laissant parfois des fredonnements hésitants briser en une furtive mélodie le silence ambiant. Et lorsqu'enfin elle trouvait que supplanter avec ses propres écrits choisis avec la plus grande attention, elle s'exclamait en un petit "ah !" satisfait. Et ainsi, "Préceptes Naâmistes et traditions" fut remplacé par "Un avenir construit sur des ruines", une oeuvre narrant pourquoi la société ne sera jamais aboutie si le passé est à remettre en cause.

Toutefois, Skadi ne profitait pas d'un seul de ces titres,  sa connaissance de la lecture étant sous-évoluée. C'était les illustrations qui la mettaient sur la voix, elle ouvrait les pages et regardait si le dessous de couverture était à l'effigie de Kamaâl, ou bien de l'usurpateur. Le travail était fastidieux et elle devait se débrouiller seule ... malheureusement, c'était le devoir imposé par Kamaâl et elle ne comptait sûrement pas y déroger. Après tout, si la volonté incarnée du Seigneur véritable n'osait pas faire ce qui était nécessaire ... qui le ferait ? Et ainsi, la jeune dévote continuait sa chasse aux livres.




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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mer 1 Aoû - 18:50

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Mais son sentiment de quiétude s’envola rapidement alors que son regard capta un remue ménage dans une allée. Religion et Histoire. C’était la section qui attirait actuellement son attention. Ho bien sur, de l’activité dans une bibliothèque - surtout celle de l’Académie - il y en avait à toute heure. Les livres étaient pris, étudier puis reposer. Au début, O’ n’avait rien vu d’alertant. De loin, elle entrevoyait une silhouette féminine, les bras chargés de livres et qui semblaient les remettre délicatement à leur place, avec presque déférence. Quoi de plus banal ? Aussi ne s’en était-elle pas formalisée mais elle profita quand même de cette distraction, poussée par sa seconde nature : la curiosité.

Au fur et à mesure, ce qui lui avait paru être une scène quelconque se revêtit d’un tout autre intérêt. En effet, l’oeil aguerri à la recherche d’infimes détails d’Ophélia remarqua que la silhouette prenait des livres, les feuilletaient mais plutôt que de les remettre à leur place, ou juste de les consulter, elle remettait à la place d’autres volumes. Comment l’érudite le savait ? La taille des ouvrages ne correspondait pas, les teintes n’étaient pas les mêmes et puis l’attitude même de celle qu’elle prenait encore pour une jeune collègue, avait quelque chose d’étrange et anormale mais elle n’arrivait pas à encore savoir pourquoi.

Aussi, sa décision d’en découvrir d’avantage fut vite prise. L’odeur du mystère aiguisait ses sens et la rendait aussi dangereuse qu’une griffière sur la piste de sa proie. Le besoin de résoudre cette affaire était bien plus pressante que de suivre le sens commun et de tout bonnement ignorer les agissements de la jeune femme. Ophélia se leva silencieusement, d’un air dégagé au cas où son mouvement attirait l’attention de l’étrange silhouette et pris la direction de l’anthropologie comme si elle avait besoin de consulter un autre livre, évitant ainsi tout soupçon. Dès qu’elle fut hors de vu - et elle en était certaine, connaissant comme le fond de sa poche cet endroit -, elle reprit une allée pour se rapprocher à pas de velours de la-dîte personne. Elle pouvait à présent l’observer à loisir à travers les vieilles oeuvres.

Son intuition ainsi que son observation ne l’avaient une fois de plus pas tromper. Les ouvrages que tenaient la jeune femme étaient un mélange entre oeuvres maâlistes et naâmistes. Etonnamment, la pile naâmiste grandissait à vu d’oeil dans ses bras, tandis que leur antagoniste diminuait tout aussi rapidement. Ophélia continua son analyse méticuleuse, s’attachant à présent au physique de l’intruse, car à présent, elle avait la vive conviction de ne jamais l’avoir croisé à l’Académie, et que pour le moment, elle avait plus l’air d’une voleuse à ses yeux que d’une étudiante modèle. L’habit ne faisait pas l’élève, ou le professeur. Celui-ci était d’ailleurs parfaitement raccord avec les autres étudiants modèles, elle ne dénotait pas pour un sou. Cependant, son attitude quand à elle ne cessait de faire tiquer O’. En effet, elle semblait plus observer les images que les mots. Quelle sacrilège ! Les deux fonctionnent ensemble. Prendre quelques cours ne pourraient que lui faire du bien à cette petiote.

Décidant que son observation avait assez duré, Ophélia s’approcha encore plus prudemment, se glissant au bout du couloir d’étagères et attendit patiemment que la jeune femme la heurte presque pour se manifester, profitant de sa taille pour la surplomber totalement tout en dégageant une puissante aura de confiance en elle-même :

“ - Vous savez, si vous teniez tant à partager votre culture, il suffit de nous laisser ces oeuvres qui je suis sur, sont une grande source de réflexion. Mais je vous prierais de remettre ces livres là …”
elle désigna d’un mouvement du menton les ouvrages subtilisés  “à leur place, jeune fille.” finit-elle avec un sourire avenant mais avec un ton ferme.


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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mer 1 Aoû - 22:24

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Les tranches de ses livres impies venaient remplacer les originelles avec une efficacité plutôt prompte, et Skadi n'en était pas mécontente. Elle continuait à fredonner du fond de sa gorge un air qu'elle seule connaissait, comme si elle ne faisait que ranger ici, comme travail à mi-temps, ou bien comme une jeune fille aimable qui rendait simplement service. La tête convenait au rôle et le style à la culture, seules manquaient les connaissances véritables ... ou du moins, c'est ce qu'un Marlois aurait dit d'elle, mais la concernée savait parfaitement qui d'elle ou d'autrui avait étudié les savoirs véritables.

Elle déposa un livre, en pris un autre dans sa main, en déposa un autre et en ramassa un second. Enfin, elle se retourna pour voir s'il y avait des ouvrages similaires dans l'étagère en face, car il lui restait bien un dernier exemplaire à fournir. Mais son visage vint se confronter à celui d'une étrangère, et non sans surprise. Par ailleurs, Skadi tomba en arrière en un sursaut exprimé de vive-voix.

- Wah !

Les livres se renversèrent au sol alors que l'étrangère commençait à lui parler ... apparemment elle n'avait pas été si discrète. Enfin, chaque porte ouverte par l'avenir est une opportunité à prendre et si cette ... curieuse à outrance souhaitait jouer avec les ficelles du destin, Skadi serait preneuse. Commençant à ramasser les livres, elle se releva doucement et sa tête redevint haute avant que l'autre ne finisse de terminer sa leçon du jour. Quel ennui ... les marlois étaient-ils tous ainsi ? Des phrases longues pour pas dire grand chose, hum. Cet air hautain, ce ton suffisant ... ou du moins ce que les paroles laissaient entrevoir. Sans même daigner bouger les mains, l'étrangère lui avait escompté l'ordre de renvoyer ces livres d'où ils venaient.

Mais elle ne comptait aucunement y obéir.

Se gratter le menton en un geste de l'épaule gauche, elle vint offrir un regard interrogateur à son interlocutrice, inclinant le visage d'une incompréhension lisible. Hésitante, elle entrouvrit ses lèvres en closant ses paupières à la moitié de ses pupilles, formant une frontière qui fit se resserrer ses iris. Finalement, en un ton aussi délibérément confus que ce qu'offrait l'expression qu'elle arborait, elle s'empressa de répondre.

- Mais de quelle culture vous parlez, bon sang ? Je ne sais même pas lire et ces livres ne sont pas à moi.

Elle secoua la pile qui contenait les livres dédiés à l'histoire de Naâme, haussant les cils en accompagnant son ton radieux d'un sourire tout aussi charmant, presque courtois.

- Je voulais me faire la main, ici, pour apprendre et un vieux monsieur m'a dit qu'il m'enseignerait avec plaisir si je lui faisais cette faveur. Alors vous pensez bien que je me fiche de ce qu'ils contiennent ces trucs. Sauf les images, les images sont belles.

Son regard se réfugia dans le bas de ses yeux, comme une profonde réflexion qui ne s'adressait qu'à elle-même, et en attestation de ce fait, elle murmura simplement.

- Ce qui m'étonne c'est qu'il devrait être là depuis le temps ... c'est pas comme si j'avais mis deux minutes à les trouver, moi, ses bouquins ... elle releva les yeux vers l'inconnue. Vous travaillez ici ? Vous connaîtriez pas un vieux avec des rides plein le front, des yeux gris et une barbe bien taillée ?

Inconsciemment, elle avait faite la description tant en gestes que vocalement de son tuteur qu'elle avait vu s'incinérer deux semaines auparavant. Doux souvenirs ...



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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Jeu 2 Aoû - 23:44

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Quand l’air fredonné par l’inconnue cessa, O’ se rendit compte à quel point celui-ci l’avait mis mal à l’aise pour une raison qui lui échappait. Pourtant cela ne sonnait même pas faux, elle ne saisissait pas les paroles mais ses poils se dressaient dans une chaire de poule incontrôlable. Enfin bref, son effet de surprise fut une parfaite réussite. Un peu trop d’ailleurs car la demoiselle eut un tel sursaut de frayeur qu’elle se retrouva sur l’arrière train, ses livres tout autour d’elle. L’érudite retient une grimace, pas tant pour la chute de la jeune femme que pour les précieux livres qui venaient eux aussi de rencontrer le sol. Même des oeuvres maâlistes ne méritaient pas un tel traitement. Ophélia s’accroupit donc et entreprit de l’aider à ramasser tout cet étalage de savoir. Ha. Voilà autre chose. La petite utilisait la tête du chien qui comprend pas. Si, si, vous savez la tête de côté avec un air innocent style pas vu, pas pris. Tient donc. On envoyait des analphabètes dans les bibliothèques maintenant ? Mais qui ferait cela ici ?! Il faudrait qu’elle lui en toucha deux mots. Tss, et après on s’étonnait de retrouver des recettes culinaires dans les étagères réservées à l’architecture . Elle leva les yeux au plafond, exaspérée. Quelle idée avait-elle eu de s’en mêler ? Elle sentait qu’elle allait perdre de son temps, ainsi que sa patience dans cette histoire.

O’ crut qu’elle allait faire un malaise ou une crise d’hystérie quand l’inconnue prit la peine de préciser “qu’elle s’en fichait de ses trucs” enfin mis à part les images. Non mais qui avait pu vouloir prendre cette enfant, qui d’ailleurs, d’après la perte de ses rondeurs au visage et ceux qu’elle devinait se dessiner derrière la tenue, n’était plus en âge pour vraiment rentrer à l’Académie. Elle ne doutait pas de son histoire, c’était pas son genre, et surtout elle s’en fichait pas mal du pourquoi du comment, mais non de non, tout ça ne tournait pas rond. Hors, O’ aimait les choses carrées, les choses claires, les choses qui ont du sens.

“Alors, si je résume, un vieux - comme y en a des dizaines ici et dont tu ne connais même pas le nom - a accepté de t’enseigner, à toi, une adulte qui ne sait pas lire, qui n’a que faire des connaissances contenues dans ses livres contre le fait de troquer des livres naâlistes pour des livres maâlistes.”



Elle haussa un sourcil mi-interrogateur, mi-dubitatif.

“Je ne sais pas qu’est ce qui tient le moins la route dans ton histoire, petite, mais ça ne fait pas sens. Je t’invite à me donner ton nom, que je puisse au moins essayer de retrouver qui t’envoie. En tout cas, les livres que tu as mis sur cette étagère ne vont pas ici, la section maâliste est un peu plus loin, je peux t’y conduire si tu le souhaites. Par contre, tu ne peux emprunter ceux-ci comme ça, et surtout pas autant. D’ailleurs, les livres que tu as déposé, tu les as signalés au documentaliste à l’entrée ?”

La Valoriel avait envie de soupirer mais elle avait assez de tenue pour s’en empêcher. Vraiment, sa patience était entrain de s’envoler loin, loin. Son travail lui manquait et voilà qu’elle aidait une fille qui n’avait pas l’air d’avoir grand chose dans la tête. Comment cela pouvait-il encore exister au Marvier avec toutes les dispositions prises pour l’accès à l’éducation. Elle ramassa un dernier livre et se redressa, s’adoucissant quelque peu et demanda sur le ton de la conversation :

“Bon et tu viens d’où sinon ? Ca fait combien de temps que tu es à l’Académie ? Ton visage ne me dit rien.”

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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Ven 3 Aoû - 19:44

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Ce n'avait été qu'une question de secondes, rien qu'une question de quelques mots et des phrases bien insolentes pour que Skadi mette une croix sur la valeur de la vie de son interlocutrice. Il y avait bien des choses qu'elle haïssait, les impies évidemment, mais aussi les gens de culture entre autres, les bonnes âmes qui divulguent des parjures à leurs semblables seront parmi les premiers à brûler lorsque l'ère de Kamaâl surgira de nouveau. En attendant, son élue la regardait avec un air dubitatif, qui cachait une pensée profonde qu'elle mourrait d'envie d'exprimer. De quel droit est-ce qu'elle la regardait avec ce ton impérieux, cette pouffiasse ? Certes ça voulait dire que son numéro d'imbécile avait marché, mais quand même, elle sentait sa dignité se faire empaler par le poignard du jugement. Pour un peuple qui se dit doté d'une profondeur d'âme insondable, les Marlois étaient bien prétentieux en plus d'être superficiels. Passons ...

Coincée dans son rôle d'abrutie irrattrapable, mais s'y complaisant, Skadi la regardait avec les yeux de la maline prise en flagrant délit. Son regard émeraude aux nuances ardentes allait se réfugier dans les coins inférieurs droits de ses yeux, alors qu'on lui faisait la morale. Lorsque ... l'autre imbécile, pour rester dans le domaine de la courtoisie, finit de vanter par l'acte ses mérites invraisemblables de ô à quel point elle était fine observatrice, la jeune femme laissa s'échapper un rire nerveux, laissant ses ongles gratter sa nuque en une expression béate.

- Héhéhé ... grillée ...

... "tu le seras bientôt", voulut-elle rajouter, mais c'était pour un autre jour. L'étrangère devrait remercier les autres abrutis de rats de bibliothèques d'être là, sans eux, cela fait pas mal de temps qu'elle aurait rejoint son cher gardien ... ou pas. Skadi était capricieuse après tout, et une brisure d'advictame est si vite arrivée ... pas le bon moment pour y penser ça, mais certainement le meilleur pour l'envisager. Soit. Elle se conformerait pour le moment. La punition de son arrogance serait remise à plus tard.

Sa tête s'étendit, à un moment d'ailleurs inespéré où la jeune femme commençait à peser le pour et le contre de mener un rituel de brisure contre cette imbécile. Une section maâliste ... hum, certains auteurs avaient certainement bon goût, avec un peu de chance, peut-être qu'ils avaient réussi à convaincre quelques lecteurs dans les alentours. Après tout, les idées sont des graines, il ne suffit que d'un peu d'eau pour qu'elles ne deviennent des pousses et que les racines s'enfoncent profondément dans la terre. Il ne suffit que d'une étincelle pour faire s'embraser des bâtiments, surtout lorsque les fondations sont fébriles. Aaah ... cette société était décidément on ne peut plus stupide. Quoi qu'il en fut !

- Normal qu'il ne vous dise rien, je ne suis pas une élève. elle sourit avec une assurance ferme. Je suis de Gravorn, vous pouvez m'appeler Lucie. Et surtout ne vous avisez pas de vous moquer de moi à cause de mes racines, je suis peut-être pas née avec la science infuse dans les veines, mais j'ai quand même une fierté à conserver !

Ses doigts vinrent chercher le creux de son cou, alors que, en orientant son visage vers sa gauche, elle grattait l'espace qui scindait sa clavicule gauche, le regard perdu dans une des étagères.

- ... et vous l'avez déjà d'ailleurs bien égratignée cette fierté.

Elle déposa à nouveau ses iris dans ceux de son interlocutrice. Enfin, elle reprit avec un sourire, car son dernier s'était effacé avec cette remarque aux tons acerbes.

- Enfin, bref ! Vous avez compris qu'il ne viendrait pas le vieux, nan ? Là où j'ai menti, il y a aussi de la vérité, je ne sais toujours pas lire et le contenu m'est quand même bien égal. Car votre logique infaillible n'a pas pris en compte l'éventualité que je ne lise que pour m'exercer ? Tu parles d'une région savante ...

Skadi reprit ses livres, les redressant entre ses avants-bras pour verrouiller son emprise sur eux. Se retournant, elle jeta un regard par-dessus son épaule, cherchant la Marloise de ses émeraudes incandescentes.

- Vous m'avez dit qu'elle était où la section maâliste ? Et vous m'avez dit que vous vous appeliez comment, déjà ? Est-ce que vous me l'avez seulement dit ? Quelle impolitesse ...



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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Dim 5 Aoû - 18:32

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Et bien, et bien, cette histoire prenait une étrange direction qui commençait à taper gentiment sur les nerfs de l’érudite. Cette effrontée avait elle vraiment cru tromper une femme de sciences - ou même qui que ce soit d’autres d’ailleurs - avec un récit aussi peu crédible ? Et en plus, celle qui avait largement dépassé l’âge de raconter de tels mensonges ne semblait en éprouver aucune culpabilité. Enfin, cela ne devrait pas l’étonner car l’impudente venait de Gravorn, et il n’était pas connu pour leur intelligence. Voilà qu’elle lui parlait de fierté. O’ se retient de lever les yeux au ciel. Si elle tenait tant à cette fierté, alors il aurait fallu commencer par ne pas s’abaisser à inventer de telles sottises. Bref, au moins avait-elle trouvé un point commun. Conserver sa fierté, c’était une chose que la jeune femme pouvait comprendre. Elle arriverait presque à lui faire éprouver des remords dis donc. Mais ce n’était pas elle qui s’était introduite comme une voleuse, ici ! Hors de question de culpabiliser pour ses paroles.

“ Si tu ne fais pas partie de l’Académie, tu n’as aucune raison de te trouver ici, et encore moins avec ce genre de livre. Si vraiment apprendre à lire t’intéresse, ce n’est pas par ici que tu devrais commencer, et encore moins sans quelqu’un pour te former. Je te prierai également de baisser d’un ton avec moi, d’une part car je suis ton ainée, d’une autre car tu t’adresses à une éminente érudite. Tu peux m’appeler Ophélia. Je pourrais t’enseigner deux trois bases pour que tu puisses t’exercer à la lecture, et te montrer des livres de ton niveau. De même, si tu tient tant à ta fierté, alors cesse tes comportements puériles. Donne moi ces livres, je les remettrai à leur place. ”

Elle tendit sa main dans un geste impérieux pour récupérer les ouvrages, nullement impressionnée par le regard de la demoiselle même si elle devait bien avouer que leurs éclats avaient quelque chose qui la mettait mal à l’aise. Elle n’aurait su dire pourquoi mais elle sentait que quelque chose clochait, autant chez l’individu que de son histoire. Faut dire qu’elle ne lui avait pas fait la meilleure des impressions. Oui, cela devait probablement venir de là. Et pourtant, O’ restait patiente avec la jeune femme, elle lui proposait même son aide, par Naâme ! Rien qu’à cette pensée, elle poussa un soupir lasse. Et dire qu’on la trouvait détestable à l’Académie. C’était mal la connaître, voilà tout.

"Bon, qu'est ce qui t'attire autant chez Kamaâl ? Et cesse donc de me prendre pour une idiote, pour une raison ou pour une autre, c'est ce qui t'amène ici. Je veux bien te montrer la session en question, voir même te lire des extraits mais répond à ma question."


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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mer 8 Aoû - 19:03

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Skadi n'en pouvait plus d'avoir relancé la ... comment seulement la qualifier sans perdre sa contenance ? Car une fois encore, "l'aînée" était repartie pour une charmante pique de morale assénée avec le revers de la main de la droiture Marloise sur la plus lasse des joues que pouvait tendre la jeune rouquine. Toutefois, celle-ci n'eut pas le temps de l'écouter jusqu'au bout, car à peine commencée, une teinte de mots vint la piquer. Relevant la tête, elle fixa les yeux de son interlocutrice avec une confusion palpable, et qui, cette fois, n'avait rien d'une comédie.

- Académie ? C'est pas la grande bibliothèque, ici ?

Bien des choses s'éclaircissaient à présent et pendant une bonne dizaine de secondes, Skadi se sentit bien stupide. C'était la faute à ces bâtiments qui étaient tous semblables, ces moucherons d'ancêtres n'avaient pas eu assez d'imagination pour innover au fil des âges. Plus encore, si c'était un corps universitaire, il était plus que logique et à peine nécessaire d'expliquer la présence d'au moins une vingtaine de personnes de son âge entre les couloirs de lignes et de plumes. Avec un râle plaintif, la dévote baissa la tête, déprimée de devoir réitérer le processus plus tard encore à l'endroit initialement escompté, et tendant les livres avec un certain dégoût à la savante, elle affichait sa moue la plus bougonne.

Son numéro de fille ignorante de Gravorn subsistait, et pourtant, c'était bien la Creux-Lacquaise perfectionniste qui tirait la tête longue, et pas seulement la façade. Croisant les bras, l'insolente attendait que la Marloise n'en finisse avec ses livres empruntés, se répétant intérieurement que cette académie devrait brûler, tôt ou tard, peu importait la manière. Son regard latéral vint frapper l'érudite avec une noirceur lasse au dire de sa question sur Kamaâl. Un sujet sur lequel elle ne savait que trop de choses pour jouer l'ignorance avec perfection, mais elle savait que ne pas assumer sa croyance était la meilleure manière d'avoir l'air suspecte. Pour l'instant, elle n'avait pas grand-chose à cacher ... exception faite de plusieurs sacrifices humains à la gloire du dieu véritable, mais l'hérétique qu'elle avait en face d'elle n'aurait jamais su comprendre leur portée.

- Humpf ... rechigna-t-elle. Naâme est simplement un opportuniste hypocrite ... j'ai du mal à croire qu'une civilisation entière ait pu s'en remettre aux présents d'un arriviste qui n'a fait qu'attendre le bon moment.

Gardant ses bras croisés, Skadi fit balancer son regard sur le côté gauche de ses yeux, enfouie dans des pensées personnelles et des idéologies auxquelles elle croyait dur comme fer. Sans même daigner reposer ses pupilles sur son interlocutrice, elle poursuivit simplement sur un ton monotone, infailliblement calme.

- J'ai juste l'impression qu'on a choisi la facilité en se soumettant à Naâme et qu'il profite de notre crédulité de mortels ignares pour s'enivrer de sa gloire peu méritée ... s'il était aussi opposé aux "horreurs" que l'on associe à Kamaâl, pourquoi n'a-t-il pas agi avant que l'on ne brûle tous un par un ?

Intérieurement, elle se maudissait pour certains mots qu'elle blasphémait dans ces phrases, mais le couvert de sa façade était plus important que la vérité absolue. Des oreilles impies n'auraient jamais supporté la véracité de ses pensées véritables.

- Sachant cela, je préfère largement réfléchir à qui je devrais vraiment porter ma dévotion, plutôt que suivre aveuglément une idéologie commune à tous et redirigée vers un arriviste de la plus haute lâcheté ...

Et elle secoua la tête, lentement, outrée par cette absurdité humaine qui guidait ce monde à chaque seconde de son existence ... Kamaâl avait tout créé, Kamaâl avait tout construit et c'est Naâme qui recevait la gloire de ses durs travaux construits sur des décennies, des siècles même.

- Si vous aussi vous avez un minimum de fierté, alors vous comprendrez ... enfin, c'est pas dit, vous les Marlois, vous êtes quand même tordus même si je ne doute pas que vous devez penser la même chose de moi ... conclut-elle avec un rire singulier et fade.



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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Ven 10 Aoû - 23:51

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“ - Et bien, oui, c’est la grande bibliothèque mais de l’Académie.”

Ophélia était un peu perdue pour le coup. Cette femme était vraiment peu étrange, et encore le terme était gentil. Elle commençait vraiment à remettre en question son quotient intellectuel. Comment pouvait-on se tromper à ce point ? N’avait-elle vraiment pas fait attention à son entourage ? Si les élèves ne lui avaient pas mis la puce à l’oreille, au moins l’architecture plus raffinée, plus aboutie, illustrant toute la richesse et la connaissance de ce lieu aurait du très clairement indiqué où elle se trouvait. Elle détailla Lucie de haut en bas sans même faire vraiment preuve de discrétion, ne sachant pas trop quoi penser de tout ça. Plus elle en découvrait sur cette petite, et plus elle était déroutée. Ce n’était vraiment pas dans son habitude de parler avec ce genre de … personne. Ce nouvel exercice lui plaisait fort peu d’ailleurs.

Elle entreprit donc de reprendre avec délicatesse les livres aux couvertures colorés et aux titres élogieux sur le Dieu légitime sans prêter attention à la mine défaite de son interlocutrice. D’un geste adroit et précis, dicté par des années d’entraînement, elle écarta les précieux ouvrages pour replacer ceux empruntés à leur juste place après avoir vérifié auteur et titre. Au passage, elle reprenait les livres que la jeune femme avait mis là. O’ était d’ailleurs bien plus absorbée par sa nouvelle tâche que sur la vornoise. Elle n’était pas spécialement intéressée par la religion, voir pas du tout à vrai dire. Si elle avait bien sûr eu les oreilles rabattues par les récits sur Naâme, elle n’avait pour lui que quelques pensées éparses. A ces yeux, la science et ses recherches occupaient une place et une foi bien plus importante. En comparaison, le Dieu n’était qu’un moucheron dans son esprit. Cependant, c’était de la valeur des écrits dont elle était consciente, aussi portée sur la religion soit-il, influenceur ou non. Cette raison était on ne peut plus valable pour qu’elle se montra aussi soigneuse.

Quand enfin Lucie prit la peine de réponse à sa question, l’érudite l’écouta attentivement.
Finalement, ce n’était pas si mal pensée, au contraire, elle y trouvait une certaine logique et clairvoyance. Par contre, son rire provoqua une chaire de poule incontrôlable chez Ophélia qui préféra enchaîner.

“ - Je suis plutôt d’accord avec toi. Mais quitte à choisir entre un “arriviste” comme tu dis et un Dieu cruel, je pense que le mieux encore est de ne pas glorifier de divinité tout court. Et je préfère un Dieu qui n’influence pas ma façon de vivre. Mais ton argumentation est logique et vaut la peine d’être entendue.”

Elle lui tendit les ouvrages qu’elle avait récupéré et, une fois les mains libres, les frotta l’une contre l’autre pour en faire partir la fine couche de poussière.

“Alors, que comptes-tu faire à présent ? Souhaites-tu que je te dessine rapidement un plan pour la bibliothèque que tu cherchais ?”


En fait, elle aurait bien aimé s’en débarrasser rapidement mais le minimum de courtoisie et de politesse qu’on lui avait enseigné l’obligeait à se montrer un tant soit peu aimable. O’ eut un geste circulaire de la tête, cherchant désespérément quelqu’un qui aurait pu lui ôter du pied cette épine, en conduisant Lucie là où elle le souhaiterait.


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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 14 Aoû - 18:11

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- La cruauté est souvent le seul remède à l'idiotie des Hommes.

La jeune rouquine avait répondu cette phrase comme un réflexe, déviant son regard vers la gauche en une oeillade profonde, et surtout extrêmement sévère. Elle fixait deux imbéciles qui n'en pouvaient plus de rire en feuilletant un bouquin qui, de l'extérieur, paraissait absolument brodé de conneries. Sifflant entre ses dents, Skadi retourna la tête de l'autre côté avec une expression désobligeante. Secouant le visage, elle ne fit que relever ses yeux vers celle qu'elle présumait être une institutrice, désormais, sans les délester de leur noirceur.

La dévote était assez physionomiste pour attester de son âge plus avancé que les autres âmes qui vagabondaient les halls. Cela expliquait d'abord pourquoi on l'avait prise de haut, certainement qu'elle avait été confondue avec une élève. Voilà au moins une chose de laquelle se réjouir. Après tout, elle était bien jeune pour appartenir au culte, mais même ce détail insolite ne venait pas entamer une seule miette de sa foi envers le Seigneur véritable. Inébranlable comme le plus fortifié des castels, éternelle comme la bêtise des mortels et ardente comme le feu de Kamaâl. Sa fidélité resterait intacte, même au moment où sa peau se percerait des flammes de la malédiction et que son idole ne vienne la ramener à son côté. Et à ce moment-ci, elle vivra pour le servir, lui seul. Et ce, jusqu'à ce que les cendres ne reviennent voler sur le monde pour le reconstruire comme il aurait toujours dû être.

Quant à ... l'institutrice, elle ne s'en tirerait sûrement pas à si bon compte. Elle avait beau avoir la sagesse de ne pas vénérer l'usurpateur, d'après ce qu'avait compris Skadi. Mais les indécis qui ne savent pas quel camp choisir n'avaient pas plus leur place dans le royaume nouveau que construirait le Vrai Dieu. Ils n'étaient que larves passives et oisives, attendant avec leur prétendu "neutralité" que les divinités ne s'éteignent pour que l'humanité règne en maître. Une pensée bien hautaine, vraiment, mais si hors d'atteinte ... imbéciles.

La croyante fixa d'ailleurs avec une courte insistance la chevelure de son interlocutrice, mais elle tût bien vite cette clairvoyance de ses intentions potentielles. Il y avait encore des âmes qui n'étaient pas condamnées et, si perdue était-elle dans ses connaissances et sa science, il serait encore possible de la sauver. Ou était-ce vraiment le cas ? Une institutrice. Une femme qui vit pour apprendre. Mais la seule pédagogie qu'elle pouvait offrir n'étaient que brumes et miroirs et engendraient de parfaits imbéciles ... peut-être méritait-elle de mourir, au final.

Mais Kamaâl en serait seul juge, et si jamais cette dame devait périr, alors elle rejoindrait son seigneur ... ou l'autre, bien assez tôt. Toutefois ... ne serait-il pas préférable de vérifier sa valeur soi-même ?

- Hum ... vous pensez que quelqu'un là-bas m'apprendrait à lire ? Je crois bien que ce n'est pas leur rôle, au final ... ce serait plutôt celui de, oh je ne sais pas, une Académie, peut-être ? Tenez, ne voulez-vous pas m'impressionner ? Prouver que la culture Marloise est supérieure à celle des Vornois devrait vous tenter, pas vrai ?

Sans même attendre de réponse, Skadi vint déposer cinq des livres et en prit un seul dans sa main, feuilletant les pages comme si elle cherchait au hasard ... mais la vérité était toute autre. Elle les connaissait par coeur ces livres, page par page, ligne par ligne, tant on les lui avait contées. Jamais Medegdekh n'avait toutefois prit la peine de lui apprendre simplement à lire, pour une raison encore floue pour la jeune femme.

- Lisez-moi ça, pour voir ?

Elle lui indiqua une ligne, prise sur une page choisie, mais désignée au hasard parmi les paragraphes. Quant à ce qu'ils contenaient ... eh bien l'institutrice constaterait d'elle-même.

- ... qu'un sang hérétique abreuve les champs de villes impies ne devrait pas être une aberration, mais une évidence. Le monde est un arbre, une pousse qui n'atteindra jamais le ciel. Il tombera avant, car ses racines sont faibles, sans profondeur et que personne ne les entretient. Sur le champ, des cendres doivent tomber, et sur l'herbe à nouveau fertilisée, un arbre plus grand encore s'élèvera, sans que rien ne l'empêche jamais de percer les nuages ... alors, nous saurons que notre monde est enfin épanoui.



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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Ven 17 Aoû - 18:57

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Ophélia haussa un sourcil surpris et jugeant à cette réflexion qui eut le même effet qu’un pavé jeté dans une marre. La cruauté ne sauvera pas les hommes de la bêtise. Seul l’instruction le pouvait. La cruauté n'entraîne que le chaos, la destruction, le néant. Par la cruauté, on oblige, on contraint mais on ne comble pas la sottise par la peur et l’obéissance. De plus la cruauté impliquait une forme de plaisir à faire souffrir et à voir la souffrance. Comment pouvait-on penser que cela pouvait avoir un quelconque bénéfice ?

La marloise se fit violence pour ne pas avoir un mouvement de recul lorsque le regard de son interlocutrice transperça le sien. Ce qu’elle y lisait ne lui plaisait guère et si depuis le début, elle se sentait mal à l’aise avec cette personne, elle en commençait à percevoir les raisons. Il y avait quelque chose de brûlant dans les pupilles rétrécies de la jeune femme. Folie ? Fureur ? Haine pure ? Quoi que ce fut, O’ ne tenait pas à être présente quand les chaînes d’argents se briseraient et que les codes civiles ne la retiendraient plus. Et si depuis le début, l’érudite avait envie de couper court à cette conversation, maintenant c’était son instinct de survie qui lui soufflait de prendre ses jambes à son cou, d’autant plus quand l’intruse détailla ses cheveux pour une raison inconnue. Par un réflexe défensif, elle se passa une main dans ses cheveux, replaçant dans un geste maladroit quelques mèches dans son chignon pour faire paraître celui-ci plus naturel.

Ophélia se prit à la détailler d’avantage, plus avec hauteur, ni même avec curiosité. C’était quelque chose de plus profond qui lui dictait d’enregistrer ce visage, de l’imprimer dans les tréfonds de son âme pour qu’à l’avenir, elle n’ait pas à la recroiser ou si quelque chose de bizarre se passait, elle puisse en faire un portrait détaillé. Cette fille avait définitivement quelque chose de malsain en elle, et cela rajouté au fait de son histoire peu crédible … Non, O’ se refusait à poursuivre sa pensée. De toute façon, Lucie reprit la parole. Lui apprendre à lire, quelle mauvaise idée avait-elle encore eu …

“ - L’Académie ne fonctionne pas ainsi … Et je suis sûr que tu trouveras bien quelqu’un qui saura t’apprendre là bas, tu es assez débrouillarde pour cela.”

Elle n’aima pas les sous-entendus que comportait le reste des questions. De toute façon, les gens du duché du Marvier était bien mieux instruit que ceux de Gravorn, c’était un fait indéniable. De tout façon, la jeune fille lui refourgua un livre entre les mains en lui intimant de lire un passage. Le regard d’Ophélia passa un instant du passage à Lucie, et inversement, hésitante. Pas que cela la dérangeait intrinsèquement, plus qu’elle avait l’intime conviction qu’il y avait quelque chose de plus derrière cette demande qu’elle ne saisissait pas. Elle prit le livre a une main et le porta à une hauteur convenable pour le lire sans difficulté, et après s’être éclairci la voix, elle le lut sans la moindre hésitation. Sa voix était fluide, tout comme la lecture, sans émotion particulière. Elle y mettait juste le ton et les accentuations nécessaires. Mais au fond d’elle, une pièce du puzzle venait de se mettre en place. La révélation était comme une évidence. Elle s’était fourvoyée depuis le début.  Ce qu’elle prenait pour une petite élève égarée, puis comme simplement une étrangère cherchant la sagesse, n’était probablement qu’une Maâliste qui cherchait à répandre ses oeuvres pour trouver de nouveaux fidèles. O’ referma sèchement le livre et ce faisant, s'aperçut que des regards s’étaient tournés vers l’étrange duo alors que des commentaires s’échangeaient en sourdine. Ha. Que c’était regrettable. Elle n’avait aucune envie d’être associée à un culte, quel qu'il soit. Voilà qu’elle fera l’objet de commérages pour encore quelques temps. Cela l’agaça. En plus, il lui était totalement égal que son interlocutrice eut ce genre de penchant, tant qu’elle le garda pour elle et surtout loin d’Ophélia.

“ - Je te le rends.”

Lâcha-t-elle sèchement, son agacement commençait à percer.

“ - Je pense avoir assez perdu de temps. Acceptes-tu ma proposition de te raccompagner jusqu’à la sortie et de te laisser un plan pour la bibliothèque ou dois je prendre d’autres dispositions ?” Puis baisant d'un ton, elle ajouta "Je me fiche de vers qui vont tes prières mais cela n'a pas sa place ici, pas sous cette forme du moins."


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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 21 Aoû - 17:27

Entre les lignes se cache parfois une vérité - Bibliothèque de l'Académie Information hors-RP :
Concernant la fin (attention spoiler) tu peux décider de suivre Skadi, si tu veux, ou bien alors on peut arrêter le rp ici o/ Auquel cas je te remercie pour l'écriture ! =D
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Skadi avait laissé filtrer son jeu, d'une manière bien maladroite pour qui aurait jugé sa manoeuvre sur le plan de la subtilité. Mais, aussi perdue qu'elle s'était faite dans son plan originel, une seconde manipulation lui venait à l'esprit. Oh, elle avait abandonné le projet de déposer ces livres dans les étagères depuis qu'on l'avait vue prendre l'initiative. Désormais, c'était une autre idée qui bourgeonnait, plus intrinsèque, propre aux méthodes habituelles de la dévote. A Kamaâl cette mégère et à Kamaâl cette Académie, bien qu'elle n'en ait pas tout a fait fini avec cette dernière, et par extension, avec la première.

Ainsi, le sourire de Skadi s'élargit en une charmante risette moqueuse, alors qu'elle reprit tout simplement le livre tendu par la professeure. Glissant sa couverture sous son bras, au côté des autres, la dévouée se contenta d'écouter avec un air ravi ce que lui disait son interlocutrice. Elle laissa d'ailleurs s'esquisser un petit rire, tendant selon sa manie un index courbé devant ses lèvres. Un regard désabusé vint percer celui de son interlocutrice, une goutte de sarcasme nuançant les pointes émeraudes de ses pupilles.

- Prenez donc d'autres dispositions, Ophélia. Rien de ce que vous pourrez mettre en place ne retient les idées. Son regard se redirigea vers l'étagère à sa droite. Encore moins les mensonges que vous enseignez ici.

Son visage se rabattit sur la tutrice, la fixant pendant quelques secondes avec son éternelle expression suffisante. D'un coin de l'oeil, elle crut percevoir quelques regards distraits qui se fichaient sur elle. Des étudiants aux oreilles fines commençaient à s'intéresser au dialogue que menait leur professeure avec une étrangère fort intrigante. Celle-ci eut tôt fait de baisser la tête, les pommettes toutes roses, comme si l'on venait de lui faire le plus beau compliment de son existence. En réalité, ce n'était que le signe d'une immense satisfaction que la situation lui déléguait.

- Vous n'aurez pas besoin de me raccompagner, je connais le chemin.

Ses mains vinrent se joindre devant sa taille et son dos se tint droit, prenant une position humble, comme une élève attentive aux conseils de sa professeure. Mais ce petit jeu cachait bien plus que de la courtoisie formelle. Pourtant, Skadi lui adressa une révérence polie, presque digne d'une servante, avant de lui chuchoter une dernière fois.

- Choisissez-bien vite vers qui rediriger vos prières. Son regard balaya l'horizon de tables occupées par des étudiants. Qui sait ce que des esprits si affûtés peuvent imaginer. Voir leur professeure converser avec une fille qui transporte des oeuvres ... peu conventionnelles, n'est-ce pas source de rumeurs farfelues ? Quoi qu'il en soit ...

Les murmures s'arrêtèrent pour laisser place à une voix au ton normal, mais qui, elle, résonna bien assez jusqu'aux groupes de petites oreilles indiscrètes.

- Merci pour votre temps et vos conseils, madame ! Ce fut un plaisir.

Et sans demander son reste, Skadi se contenta de couler le long des couloirs, se redirigeant vers la porte de la sortie, les livres entre ses bras et serrés contre sa poitrine. Les tranchées ressortaient sur le côté, laissant apparaître les illustrations du visage de Kamaâl sur le haut des ouvrages. Finalement, elle avait trouvé une meilleure manière de troubler quelques esprits et d'une manière ... il fallait le dire, plutôt théâtrale.

Skadi n'en avait cependant pas tout à fait terminé ... car elle avait cru voir quelques jeunes gens sur le côté du bâtiment, qui préféraient vraisemblablement les rayons du soleil au silence d'une bibliothèque pour s'instruire. A croire qu'elle avait tout gagné en entrant dans cette Académie.





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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Ven 24 Aoû - 23:19

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Vraiment, la patience d’Ophélia s’effilochait à vu d’oeil. Faut dire que son orgueil avait été quelque peu égratiné de n’avoir pas su découvrir la vérité plus tôt. Elle s’était faite bernée, et cela, elle ne le supportait pas. Comme si ça ne suffisait pas, la fidèle de Kamaâl gardait une mine moqueuse qui accrue grandement l’agacement de l’érudite, à tel point que celle-ci s’imagina mettre le feu aux ouvrages qu’elle tenait rien que pour lui effacer toute envie de rire. Bien évidemment, ce n’était qu’une idée soufflée par la colère qu’elle ne mettrait pas en action. Aucun livre, aussi impie soit-il, ne méritait un tel traitement.

Les paroles de Lucie finirent d’éclabousser la dignité de la Marloise dont l’aura devint aussi flamboyante que sa tignasse rousse. Vraiment, cette gamine dépassait toutes les limites. Si seulement elle pouvait la faire sortir à coup de bottines dans le derrière ! Certains enfants mériteraient qu’on leur rappelle les limites à ne pas franchir. Bien sûr que rien ne retient un esprit libre, par contre, y avait des moyens d’éviter que l’esprit libre ne vienne trop contaminer ceux de ses élèves. Hors de question de laisser cette petite peste foutre le bordel dans ce remarquable lieu. S’il fallait pour cela en arriver aux mains, et bien soit, O’ irait chercher une excuse minable ou pas d’excuse du tout pour que la garde vienne chercher cette renarde.

Les dents de la jeune femme crisèrent sous la colère qu’elle ressentait. Des menaces en plus ? Comme si de simples rumeurs allaient l’affecter. Elle ne se sentait nullement menacée. Ce serait sa parole contre celle d’une inconnue. Elle avait beaucoup travaillé pour s’élever jusqu’à ce rang, ce n’était pas des rumeurs infondés qui allaient la faire chuter de son pied d’estale. Par contre, osez aussi éhontemment proférer de tels paroles à son encontre, seules ses bonnes manières l’empêchaient de sauter à la gorge de Lucie. Bon et puis elle n’avait pas envie de finir sa carrière dans une prison seulement pour avoir agressé un citoyen, aussi pénible soit-il. Si seulement elle pouvait donner une bonne leçon à cette gamine, quel remette plus jamais les pieds dans le coin à l’avenir ! Ophélia se força à redescendre en pression alors que la maâliste reprenait ses airs de fille modèle. Elle garda un regard glacial sur la silhouette qui s’éloignait déjà. Ca aurait du la calmer définitivement mais elle n’en ressentait qu’une frustration encore plus grande. Tout ce temps gâché. Un bel esprit corrompu. Et un doute.

Ophélia retourna à sa table d’étude, non sans avoir envoyé un coup d’oeil aux étudiants qui s’étaient désintéressés de leurs leçons pour suivre leurs conversations en assenant sans pitié :

“ - Vous n’avez rien de mieux à faire que d’écouter les conversations des autres ?! Peut être que vous devriez arrêter de remplir vos têtes avec de l’air et y mettre un peu de bon sens.”

C’était injuste, totalement, et elle s’en fichait. Elle rangea rapidement ses affaires avant de se rendre au bureau du bibliothéquaire, lui faire une rapide description de la jeune fille et la source de problèmes qu’elle représentait et lui enjoignant de faire passer le mot à ses confrères afin de s’assurer qu’elle ne remette plus un pied ici. Il s’empressa de hocher la tête et de noter les éléments rapportés par Ophélia. Une fois son devoir rempli, l’érudite entreprit d’interroger les gens qu’elle croisait pour retrouver la piste de Lucie. Elle mit un certain temps à retrouver celle-ci car la jeune fille savait se faire aussi discrète qu’une ombre quand elle le souhaitait. Sa colère se ralluma d’un coup. Sèchement, elle ordonna aux étudiants :

“ - Vous devriez être entrain d’étudier, pas lézarder. On ne vous prends pas ici pour flâner. Disparaissez de ma vue. Immédiatement.”

Ses paroles eurent l’effet d’une douche froide car déjà les élèves se levaient, tête baissée. Mais sa cible, une fois ses esprits mis à l’abri, était encore et toujours cette Vornoise.

“ - Je vous serais gré de ne pas déconcentrer plus ces élèves. Vous aviez de la route à faire, je vous enjoins donc de partir, et rapidement.”


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Mais restez tout de même prudents ! Skadi est une fille assez radicale dans ses idées et elle n'aime pas du tout que l'on aille pas dans son sens. Etant Mâaliste jusqu'à la moelle, elle trouvera toujours une bonne excuse pour vous renvoyer aux flammes de Khamaâl, si besoin se fait Razz

Mais dorlotez là quand même ! =D

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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 28 Aoû - 18:29

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Il n'y avait eu nul besoin d'éterniser les recherches pour trouver d'autres pôles d'influences potentielles. Les étudiants abondaient dans les environs et les jardins dans lesquels Skadi avait cru voir certains d'entre eux étaient encore remplis de jeunes gens à l'esprit ouvert. Tout ce qu'il fallait désormais, c'était une approche habile et ... à leur niveau. Prenant simplement les chemins entre les maigres troncs, la dévote trouva finalement son bonheur en l'incarnation d'un petit groupe d'une demi-douzaine d'élèves rassemblés à l'ombre d'un arbre à la touffe généreuse.

La rouquine prit donc la route qui avoisinait de plus près le petit coin de paradis que s'était trouvé la fine assemblée. Prenant ses lourds livres sur ses deux poignets, encerclant leur tranche de ses doigts, elle avait désormais bien du mal à distinguer le chemin sous ses pas. Sa botte s'emmêla alors contre le sol, la faisant choir à plat ventre et renversant l'intégralité des six livres devant elle, éparpillés. Inutile de préciser que le tout lui avait fait mal, malgré l'intentionnalité du geste. Au final, il en résulta d'une écorchure au genou, dissimulée par sa robe désormais teintée de poussière.

Plissant ses paupières sous la maigre douleur, toutefois inconvenante, elle ne vit pas immédiatement s'approcher la main galante d'un jeune homme du groupe qui était venu lui porter son aide. Remerciant intérieurement Kamaâl pour les traits avantageux qu'il avait fourni à son visage, elle prit doucement la main, titubant et soufflant quelques remerciements entre ses lèvres. Le jeune homme en face lui sourit simplement, se courbant pour ramasser les ouvrages qu'elle avait laissé tomber. Elle entama donc la conversation de la plus conventionnelle manière qui soit.

- Lucie ... dit-elle, faussement béate et vous ? Comment vous app...

Un sursaut vint saisir son interlocuteur, qui dévia son visage en choeur avec celui de Skadi vers sa gauche à lui. La voix criarde dont la dévote craignait qu'elle ne devienne familière fit apparition dans la cour, gelant sur place le groupe avant qu'il ne se débande. Même le jeune homme, dont la volonté se faisait galante ne fit que tendre deux des six livres tombés à la rouquine. Le faciès sombre dissimulé par ses cheveux ne fit qu'esquisser une moue compréhensive. Mais ce maquillage cachait une frustration qui allait bientôt déborder.

Silencieusement, Skadi courba le dos, pliant son genou égratigné pour ramasser le quatuor d'ouvrages qu'il lui restait à emporter. En son for intérieur, elle fulminait, fumait et bouillait d'énervement, toutefois, elle se voulait calme. Mais le ton horripilant de la professeure eut raison de sa patience. En un éclair de rage, la dévote jeta ses livres au sol et fit s'envoler le revers de sa main dans la joue de la chienne de Marloise. Le mutisme des étudiants derrière s'accentua, alors que le visage de la Vornoise prétendue se décorait de sourcils sévères comme les tempêtes du Nord.

Ses lèvres s'entrouvrirent, comme souhaitant dire quelque chose, avant qu'elles ne se rétractent aussi vite, une larme coulant de son oeil droit. Oh cette goutte avait les airs du pleur versé après une éventuelle rencontre romantique gâchée par l'intervention d'une mégère. Mais ce n'était qu'une complainte de frustration de l'incapacité de remplir sa tâche envers son dieu. Finalement, rétractant son visage par dessus son épaule gauche, Skadi laissa simplement un sifflement filtrer dans le creux de ses dents.

- Allez donc brûler dans les Terres Ardentes.

Et elle fit volte-face, boitant légèrement avec la ferme intention de s'en aller en abandonnant les livres sur le sol poussiéreux. Ils n'étaient pas uniques de toute manière.



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- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Dim 2 Sep - 15:59

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C’est avec satisfaction que l’érudite observa sévèrement les élèves prendre la poudre d’escampette sans rechigner, la tête basse en signe de soumission. Au moins, son autorité était encore d’actualité. Tous savaient qu’Ophélia aimait l’ordre et la discipline. Quiconque osait sortir des rangs sans avoir bien préparé son argumentation se faisait bien vite remettre à sa place. Il était déjà arrivé que des étudiants sortent en larmes de ses cours, mortifié dans leur égo, ou tout simplement renvoyé chez leurs parents. On ne s’élevait pas contre O’ sans en payer le prix fort mais si ses étudiants la respectent et font preuve d’esprit, ils y gagnent une tutrice investie dans leur éducation et qui les soutiennent dans tous ce qu'ils entreprennent. Elle n’était pas avare de compliments, tout comme elle était capable de servir quelques piques bien senties.

Une fois le groupe éparpillé, son attention se porta sur la fameuse Lucie affairée à rassembler ses livres. Elle avait de plus en plus envie de les brûler, ces livres. Peut être se montrait-elle trop dure avec cette jeune fille mais elle devait comprendre qu’il y avait une différence entre aimé son dieu, et l’imposer aux autres. Les jeunes étaient influençables, un terreau dont chaque graine bien planté fera fleurir une plante qui grandira et s’enracinera. Même si O’ s’évertuait à les faire raisonner, à critiquer, à comparer, la jeunesse avait cette tendance à se laisser impressionner. Ils aiment les sensations fortes. Quoi de mieux pour les convaincre que les pratiques Maâlistes. Mais quand on rentre dans un tel culte, on ne fait pas marche arrière aussi facilement. La preuve devant ses yeux. La colère s’essoufla pour laisser place à de la pitié alors qu’elle regardait cette fille prête à tout pour sa foi. Peut être se trompait-elle, mais la Marloise doutait sincèrement que Lucie est reçue une éducation adéquate. Probablement ne lui avait-on parlé que de ce Dieu, sans lui laisser voir autre chose, penser autrement. Son monde tournait autour de Kamaâl. C’était triste.

Le reste se passa trop vite, même pour l’esprit vif de l’érudite. Elle avait amorcé un mouvement de recul mais ses reflexes n’avaient pas été suffisants pour éviter la gifle. Le sang lui sifflait aux oreilles, pas vraiment sonné, mais trop surprise pour réagir. Avait-elle été trop loin ? Ce geste de violence était-il mérité ? Son regard se promena sur les livres jetés à terre avec rage, le visage de Lucie marqué par un sillon humide, puis vers les curieux qui regardaient en retenant leur souffle, s’attendant probablement à la voir réagir en retour avec la même violence. Il est vrai que l’envie de répondre se faisait durement ressentir. Son père avait déjà su ce qu’il en coutait de s’en prendre physiquement à elle. Elle inspira longuement pour se calmer et reprendre ses esprits. La Vornoise en avait profité pour prendre la fuite, claudiquante.

Ophélia soupira, préférant ignoré sa joue qui lui chauffait, et ramassa rapidement les ouvrages laissées. Elle rattrapa prestement Lucie en lui tendant les livres une fois de plus :

“ - Je m’excuse si tu as eu l’impression que je m’acharnais sur toi en raison de ta foi. Je ne souhaitais pas remettre en cause tes convictions, elles t’appartiennent bien que je trouve dommage le fait que tu ne profites pas du monde qui t’entoure, que tu ne puisses pas en voir la beauté derrière la laideur que tu penses voir. Je craignais simplement que tu influences mes disciples. Ils doivent encore apprendre à penser par eux-même, à critiquer, à réfléchir à leurs actes. Croire est important, je te le concède, mais il faut rester les deux pieds dans la réalité …” Elle pointa le genou de la jeune fille et demanda “ Je peux voir ? Je ne suis certes pas soigneuse mais j’ai quelques connaissances sur les coups et dois avoir de quoi soulager ton genou.”


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