Partagez | 
 

 [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Jeu 2 Aoû - 21:35

Embuscade, dernier arrêt avant de franchir le passage du même nom vers le Marvier ou premier contact avec les terres et les habitants du Gravorn. Un village comme celui-ci pouvait abriter presque autant de voyageur que d'habitants, montures et chariots compris. En ce début de printemps cela n'était pas encore le cas, le rythme des voyages reprenait doucement, comme si tous avaient hiberné pendant l'hiver attendant que la neige fonde pour reprendre leurs routes. Le beau temps était revenu et, déjà, on commençait à ranger les lourds manteaux d'hiver pour se couvrir de frusques plus adaptées à l'intersaison.

C'est dans une taverne où les voyageurs s'arrêtaient pour prendre un verre avant de repartir que Maeg assistait d'un regard amusé à un curieux manège. Cela faisait plusieurs dizaines de minutes qu'elle observait un petit bout de femme, apparemment tout droit sorti d'une bibliothèque poussiéreuse d'Albatra, aller de table en table. À chaque fois elle s'approchait du ou des individus savourant leur boisson ou leur repas et semblait leur demander quelque chose. La grimace qui déformait immanquablement le visage des sollicités ne laissait aucun doute sur la réponse qu'ils lui apportaient. À chaque fois la jeune femme, qui ne semblait déjà pas bien à l'aise dans cet exercice, semblait se décomposer de plus en plus. Quelque soit ce dont elle avait besoin, cela semblait lui tenir terriblement à cœur. Maeg remarque que ma malheureuse ne que la peine d'interrompre les clients visiblement vêtu pour s'aventurer en dehors des routes et des chemins, les autres ne semblaient pas capter son attention. Avec les habits de saltimbanque aux couleurs criardes qu'elle n'avait pas prit la peine de retirer, Maeg était bien loin de correspondre visuellement à ses critères.

Abandonnant son verre de liqueur de pomme qu'elle venait de toutes façons de terminer, la rouquine se leva tranquillement et s'approcha de la table à laquelle l'érudite venait de s'adresser. Bien que n'entendant pas la question elle-même, quelques mots de la réponse achevèrent sa curiosité. Attendant que l'apprenti aventurière s'éloigne de nouveau, la mine encore plus dépitée, la montagnarde décida de l'aborder.

"J'ai cru comprendre que vous vouliez vous rendre des les Infranchies."

Maeg lui laissa le temps de confirmer ou non, bien que cela n'était pas une question qu'elle lui adressait. Il se pouvait aussi que la réponse soit plus désagréable, après tout elle n'avait pas l'acoutrement  adéquat pour ce genre de périple et l'étrangère n'aurait certainement pas envie de perdre davantage son temps, surtout après avoir essuyé autant de refus. Pourtant quelque soit la réponse, elle continuerait de la même manière.

"Je connais quelqu'un qui pourra vous y accompagner, quoi que vous cherchiez à y faire."

Elle parlait bien sûr d'elle-même. Après tout il n'y avait pas meilleur guide que quelqu'un ayant grandi dans ces montagnes et Maeg était capable de citer de mémoire le nom et les légendes entourant chacun de ces sommets, au moins du côté Vornois de la frontière. Pourtant, vu sa tenue, elle ne préférait pas annoncer clairement à la pauvre voyageuse de qui il était question : elle risquerait de croire à une mauvaise blague et sa patience devait être réduite à son strict minimum. D'autant qu'imaginer la tête qu'elle ferait le lendemain en découvrant son guide promettait d'être des plus amusant.
Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
carolinejiart

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
- 1m72 - 68 kg
- célibataire
- don : élasticité
- défauts : exigeante; directive; entêté; hautaine
- qualité : méticuleuse; ingénieuse; pédagogue; observatrice

Mon histoire

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 1 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
215


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Ven 3 Aoû - 21:18

Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits - une auberge à Embuscade Information hors-RP :
Rien à signaler sur le Hors hp
Information lancers de dés : Rien à signaler sur mes lancers.


Embuscade. Cette charmante bourgade - pour qui aime les coins miteux, à l’hygiène grossière et peuplé de rustres - portait étonnant bien son nom. Elle avait l’impression d’être tombée dans un traquenard stupide.

Elle aurait dû se douter de quelque chose quand Magnus avait agité cette bourse devant son nez, un grand sourire déformant son joli minois. Un service bien rémuné avait-il dit. Qu’elle n’aurait à s’occuper de rien sur place. Tout serait prêt. Elle n’aurait plus qu’à réaliser des croquis des différents comportements des membres d’une meute de loup. Ce Magnus avait beau être son cadet de quelques années, il avait l’appui financier de sa famille, chose dont ne pouvait se vanter Ophélia. Ce petit bourgeois prétentieux aimait lui exposer cette richesse par tous les moyens, à défaut de pouvoir lui étaler son intelligence pensa-t-elle cyniquement.

Si O’ n’était pas vénale, elle ne roulait pas non plus sur les lieutons. Cet argent, c’était aussi son moyen d’existence. Et puis elle avait vu dans cette “mission” un moyen de travailler sur sa propre théorie de l’apprentissage chez les mammifères, tout frais payé. Mais voilà, elle était là depuis le début de la matinée, après un voyage épouvantable dans le froid et l’inconfort - ça aurait tué Magnus de lui fournir en plus un convoi plus confortable - et aucun guide ne s’était présenté. Elle avait attendue dans l’auberge qu’il lui avait indiqué, devant une table collante de bière ou autre breuvage jusqu’à perdre patience. Elle s’était alors levée, mâchoire serrée pour demander à l’homme tenant les lieux où était son guide. Il avait haussé les épaules, lui assurant qu’il n’avait reçu de l’argent que pour la chambre, qu’aucun guide n’avait été demandé. O’ était furieuse, s’il y avait bien un truc qu’elle exécrait plus que le froid, c’était le manque d’organisation. Et bien devinez quoi ? Elle avait remporté le pactole.

C’était comme si une aura flamboyante entourait l’érudite qui prit sur elle pour pas littéralement laisser exploser sa colère. Quitte à faire tout ce chemin, autant qu’elle prenne les choses en main. C’est donc pour ça qu’elle s’évertuait à aller vers toutes personnes qui lui semblaient ressembler à un guide, c’est à dire dans son imagination : Homme ou femme d’un âge avancé, bien équipé pour le froid et qui avait la tête de la région. Entendez par là de potentiels bandits. Déjà qu’elle avait peu de patience en réserve mais chaque nouveau refus menaçait de la faire craquer. Elle aurait eut envie de hurler pour vider son sac. D’autant plus qu’elle détestait devoir demander de l’aide, ou d’interférer avec les gens, surtout aussi peu éduqués ! Faut dire qu’elle ne s’y prenait peut être pas de la bonne manière, la politesse, c’était pas son truc. Le ton employé devait également laisser à désirer mais c’était ainsi qu’elle était et son agacement grandissant l’empêchait de se modérer. Mais il ne connaissait pas encore Ophélia Valoriel ! Elle y passerait la journée et la nuit, elle hurlerait, frapperait, se ferait jeter de cet établissement, mais elle finirait par trouver un foutu guide.

Heureusement, elle n’allait pas devoir en arriver là car on venait de l’aborder. Probablement enfin quelqu’un de raisonnable qui allait pouvoir la guider. Quelle ne fut pas sa déception de découvrir une … quoi d’ailleurs ? Gamine de cabaret ? Quelles étaient ses horribles frusques aux couleurs criardes ? O’ ne put s’empêcher de froncer les sourcils, décontenancé par l’apparence de sa sauveteuse mais hocha simplement la tête à sa question. Et elle fit bien car l’enfant lui indiquait justement qu’elle avait une connaissance qui pourrait l’aider. Pourtant, le sens pratique d’Ophélia s’interposa :

“ - Pourquoi cette personne accepterait-elle là où tous ces gens ont refusé ? Quels sont ses tarifs pour me guider dans les Infranchies ?”

Ca pouvait être une arnaque, et l’érudite voulait s’en assurer dès maintenant.


Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Ven 3 Aoû - 22:19

Comme elle s'y attendait, la gratte-papier du Marvier avait été surprise en voyant sa tenue mais elle ne l'avait pas envoyée balader tout de suite. Mieux encore, elle ne lui était pas tombée dans les bras en lui hurlant des remerciements ridicules. Elle savait apparemment garder un minimum la tête froide et ne perdait pas le nord, une bonne chose.

Figurez-vous que, contrairement a tout ces frileux cachés sous leurs gros manteaux, mon contact est né dans ces montagnes. Si malgré tout vous préférez vous en remettre à un de ces types, en admettant que vous en trouviez un d'assez ivre ou désespéré pour accepter, autant vous trancher les veines tout se suite, ça vous fera gagner du temps et ça sera toujours moins douloureux..."

Maeg non plus ne pouvait pas être qualifiée de frileuse au vu de la légèreté de sa tenue pour la saison. Ses habits étaient prévus davantage pour lui permettre une grande liberté de mouvement, et au public masculin de se rincer l'œil, que pour la protéger du froid. Mais elle s'en moquait bien, même si elle avait détesté ces vêtements à ces débuts dans la troupe, pour elle ceux qui trouvait cette fin d'Allune froide n'étaient pas prêts pour un hiver dans les Infranchies. Une fois qu'elle jugea que sa future cliente avait eu suffisamment de temps pour digérer ce qu'elle venait de lui dire, elle daigna évoquer la question du tarif.

"Donnez-moi votre offre, j'essaierai de négocier pour vous."

Cette technique avait un gros avantage : la cliente allait être obligée de donner la fourchette haute de ses prix pour être autant assurée que possible d'intéresser son guide. Elle ne pourrait pas surenchérir selon la réaction de celui-ci. En plus, l'intéressée n'avait pas l'air de sortir souvent de sa bibliothèque, elle n'avait peut-être aucune idée des tarifs et pouvait faire une offre démesurée. Après tout, d'après ce que l'on racontait certains de ces prétendus savants étaient sacrément riches et avaient peu de sens des réalités. C'était sans doute exagéré, mais tous ces racontars cachaient un fond de vérité.
Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
carolinejiart

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
- 1m72 - 68 kg
- célibataire
- don : élasticité
- défauts : exigeante; directive; entêté; hautaine
- qualité : méticuleuse; ingénieuse; pédagogue; observatrice

Mon histoire

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 1 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
215


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Dim 5 Aoû - 23:08

Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits - une auberge à Embuscade Information hors-RP :
Rien à signaler sur le Hors hp
Information lancers de dés : Rien à signaler sur mes lancers.


Ha oui, logique. Ophélia s’était laissée à penser que seul des guides seraient aussi bien couverts, mais c’était sans compter les voyageurs - elle y comprise - frileux. En fait, maintenant qu’elle y réfléchissait, un homme habitué à ce genre de climat n’aurait probablement pas autant de couches sur lui. Si elle suivait cette logique, alors soit sa sauveuse était de la région, soit n’était vraiment pas frileuse. Elle préférait croire qu’elle y était habituée, déjà parce que cela la conduirait à un vrai guide, et puis parce qu’elle claquait des dents juste à la regarder.

Le reste de l’argumentation de l’enfant était cynique mais pragmatique. Effectivement, si aucun d’entre eux ne connaissait la région, elle avait plus de chance de finir la nuque brisée dans un ravin que de rentrer saine et sauve à Albatra. Par contre, O’ fronça les sourcils quand la jeune fille lui retourna sa question du tarif. L’érudite n’avait aucune connaissance de ce genre de marché, ce qui d’ailleurs la frustra énormément car elle détestait se savoir ignorante. Que valait-il mieux ? Lui retourner sa question une fois de plus ? Proposer un prix qui lui semblait plus qu’acceptable pour ce service, au risque de faire fuir son futur accompagnateur ou au contraire, de se faire avoir ? Elle ne pouvait même pas tâter le terrain. Grr, ça sentait l’arnaque à plein nez, non ? Sans parler que sa bourne n’était pas si remplie que cela. Dans sa propre naïveté, elle aurait cru n’avoir besoin que du strict nécessaire à acheter sur place, et surtout pour sa propre pomme, aussi n’avait-elle pris que le minimum. Faut dire que ce n’était pas si mal, au moins ne perdrait-elle pas tant que ça et puis, si en chemin un gredin l’avait dépouillé de ses richesses, il aurait été déçu du peu de lieutons qu’elle contenait. O’ laissa planer un silence et, après une longue réflexion, n’eut aucun remord à se servir de la gentillesse potentielle de son interlocutrice et avoua à demi-mot son ignorance :

“ - Et bien, qu’est ce qui te semble raisonnable toi ? Tu as l’air de t’y connaitre. Vois-tu, normalement cette expédition aurait déjà dû être entièrement financée et je n’avais pas prévu de faire beaucoup plus de dépenses. Tu dois bien savoir combien demande en moyenne ton contact, n’est ce pas ? Si le prix pose problème, il peut venir me trouver ici pour en discuter. D’ailleurs, puis-je t’offrir quelque chose à boire ou à manger en attendant de trouver un compromis ?”


Ajouta-t-elle avec un sourire charmant, dans l’espoir secret de faire meilleure impression et essayé d’amadouer son interlocutrice.

Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Mar 7 Aoû - 2:55

Pas si bête la belette. L'érudite essayait de louvoyer pour se sortir de cette situation mais la montagnarde n'était pas née de la dernière pluie et avait sûrement eu à côtoyer beaucoup plus d'escrocs qu'elle au cours de sa carrière. Néanmoins elle ne lui était pas spécialement antipathique et la perspective d'arpenter de nouveau ses montagnes natales lui plaisait bien, le froid et les dangers de la montagne étaient des choses qui ne lui faisaient pas peur. Néanmoins, même si elle décidait d'être gentille, beaucoup trop d'informations lui manquaient pour fixer un prix. Elle pris un peu de temps pour avoir l'air de réfléchir sérieusement à sa situation même si, à ses yeux, c'était déjà tout réfléchi.


"Ça dépend de beaucoup de choses, vous savez. Sans savoir combien de jours vous comptez partir et où vous voulez aller exactement, pour commencer, c'est impossible de définir quoi que ce soit. Ensuite, je viens de finir ma boisson et je n'ai pas très faim... par contre je vous trouve étonnamment généreuse pour quelqu'un qui "n'avait pas prévu faire beaucoup plus de dépenses".


Son sourire était plus sincère que moqueur même s'il y avait toujours quelque chose de satisfaisant à taquiner un "savant" marlois sur son sens logique. Même si, en l’occurrence ce n'était pas tellement un manque de logique mais plutôt un choix d'investissement. Elle commençait à bien l'apprécier cette jeune gratte-papier. Au fond, avec son air décidé et sa volonté de chercher à se sortir en rusant de situations délicates, les deux femmes avaient sûrement plus en commun que ce qu'elles ne voudraient bien l'avouer.
Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
carolinejiart

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
- 1m72 - 68 kg
- célibataire
- don : élasticité
- défauts : exigeante; directive; entêté; hautaine
- qualité : méticuleuse; ingénieuse; pédagogue; observatrice

Mon histoire

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 1 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
215


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Ven 10 Aoû - 13:58

Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits - une auberge à Embuscade Information hors-RP :
Rien à signaler sur le Hors hp
Information lancers de dés : Rien à signaler sur mes lancers.


O’ réfléchit à sa situation. Elle envisagea un instant de mentir, ne tenant pas spécialement à se retrouver sur la paille pour une expédition qui ne lui appartenait même pas. Mais elle se ravisa bien vite en observant les voyageurs autour d’elle. Ils étaient tous bien mieux vêtus, avec du matériels qui paraissaient de meilleurs qualités, et ils tiraient tous une tête qui n'augurait rien de bon. Sans parler qu’elle n’avait aucune connaissance du terrain, encore moins aussi loin du Marvier. Si elle décidait de se lancer dans cette aventure sans la moindre préparation, il y avait fort à parier qu’elle y laisse plus que quelques pièces. L’érudite adressa une prière muette à Naâme, espérant ne pas faire fuir la jeune fille et, après un léger soupire, entreprit de lui expliquer tous les détails de l’expédition :

“ - J’ai besoin d’un guide capable de me mener jusqu’à une meute de loups.”

Elle laissa glisser un silence, jaugeant la réaction de son interlocutrice qui ne broncha pas et enchaîna :

“ - Je suis chargée d’étudier leurs comportements nuit et jour durant une semaine au minimum. Cette expédition peut durer plus longtemps dans la mesure où je dois répertorier tous les éléments de communication et d’échange au sein de la meute, mais nous avons estimé qu’une semaine serait suffisante pour le moment. Je dois également te dire que mon travail consiste à réaliser des croquis ainsi que des commentaires, autant dire que je serais particulièrement exposée pendant ce laps de temps. Et de même, je n’ai que quelques rudiments de la vie en campement, donc je serai également très dépendante sur ce point. Quand à ma proposition de t’inviter, je dois avouer qu’elle était destinée à t’amadouer sur le prix, autant que pour me reposer.”

Avoua-t-elle avec un sourire penaud. Il fallait dire qu’elle n’avait rien avalé depuis la veille et avec toute l’agitation depuis son arrivée, elle ne s’était pas arrêtée un seul instant. Son ventre commençait à protester de plus en plus bruyamment, surtout depuis que son agacement retombe.

“ - Enfin voilà, je comprendrais que ton contact ne soit pas intéressé. Ce n’est pas le genre d’expédition que l’on prévoit la veille pour le lendemain.”

Décidément, elle aurait dû rester à Albatra, elle aurait perdu tellement moins de temps.


Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Ven 10 Aoû - 22:35

Elle écoute sans rien dire ni rien montrer de ce qu'elle pensait. Alors que la Marloise terminait son ultime tirade, ajoutant en même temps qu'elle comptait partir le lendemain, la saltimbanque désigna de la main la table où elle s'était installée un peu plus tôt, invitant la voyageuse fourbue à s'installer pour souffler un peu.

L'érudite avait donc en tête d'observer des loups dans leur habitat naturel. C'était culotté, pour avoir décidé cela il fallait ne pas beaucoup tenir à la.vie, d'autant plus si tôt dans l'année et sans rien connaître de l'endroit et pire, de la vie en extérieur. Quelque chose dans sa manière de parler, dans son expression et dans son évidente lassitude laissait penser que la Marloise n'était pas à l'initiative du projet qui ne semblait que peu l'enchanter. Qui que fut cette personne qui l'envoyait ainsi risquer sa vie, il ne devait pas la porter dans son cœur. Les Marlos étaient-ils si mesquins que pour se débarrasser d'un rival encombrant on lui offrait un voyage tout frais payés directement dans les Terres Ardentes ? Mis à part la température, cette expédition y ressemblait en tout point. Le guide originel, si tant es qu'il y en ait eu un, avait dû prendre son argent et partir à l'autre bout du pays.

Reportant son attention sur sa potentielle cliente, Maeg plongea son regard profondément dans le sien comme si elle essayait de sonder les fondements même de son âme. Elle n'avait toujours pas prononcé un mot depuis la longue tirade de la voyageuse et ce long, très long, silence devait sans doute la mettre mal à l'aise. Cela ne semblait faire ni chaud ni froid à son interlocutrice qui aurait probablement pris le temps de boire une.gorgée de boisson si son verre n'était pas déjà sec. Finalement, alors qu'elle ne l'avait toujours pas quittée des yeux, la saltimbanque daigna enfin répondre à l'érudite.

"Est-ce que vous voulez vraiment aller là-haut au point se risquer votre vie pour ces recherches ?"

La question était simple, directe, et posée avec le plus grand sérieux. Beaucoup l'auraient simplement traitée de folle avant de la laisser à son triste sort, d'autres auraient peut-être tenté de la dissuader ou, au moins, de reporter l'expédition, certains auraient fixé un prix tellement élevé que la pauvre Marloise aurait été forcée de refuser et en seraient donc sorti sans risquer de passer pour des pleutres, d'autres auraient simplement rit, soit en pensant à une blague, soit devant ce qu'ils auraient pris pour de la stupidité de la part de la voyageuse. Pourtant Maeg ne faisait rien de tout cela. Elle se contentait de jauger, d'évaluer, celle qu'elle accompagnerait peut-être dans ses montagnes et, plus important, de mesurer sa détermination. Il était hors de question de prendre de tels risques pour quelqu'un qui n'était pas capable de les assumer ou se laisserait mourir sans avoir épuisé jusqu'à ses dernières réserves, jusqu'à des forces qu'il ne soupçonnait pas de posséder. Car si les deux femmes s'engageaient sur les sentiers montagneux chacune pourrait avoir entre ses mains la vie de l'autre et il était impensable pour Maeg de confier sa vie à quelqu'un qu'elle n'en jugeait pas digne. Loin d'un entretien d'embauche classique où le client questionnait et jaugeait son potentiel employé, ici, c'était la guide qui testait sa cliente.
Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
carolinejiart

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
- 1m72 - 68 kg
- célibataire
- don : élasticité
- défauts : exigeante; directive; entêté; hautaine
- qualité : méticuleuse; ingénieuse; pédagogue; observatrice

Mon histoire

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 1 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
215


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Sam 11 Aoû - 22:57

Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits - une auberge à Embuscade Information hors-RP :
Rien à signaler sur le Hors hp
Information lancers de dés : Rien à signaler sur mes lancers.


O’ poussa un soupir de soulagement lorsqu’elle pu enfin reposer ses jambes douloureuses, acceptant avec délice l’invitation de la jeune fille même si cela avait quelque chose d’étrange. Enfin, peu importait tant qu’elle pouvait délasser un peu ses muscles. En fait, elle ne s’en apercevait que maintenant, mais  tout son corps était fourbu. Il fallait dire que pour faire le chemin d’Albatra à Embuscade, elle avait fait des pauses uniquement pour ménager les chevaux mais le reste du temps, elle avait chevauché jusqu’à l’épuisement. Une bonne nuit de sommeil, et tout serait oublié, voilà tout, songea-t-elle.

Son regard fut happé dans celui de la petiote. Quelle ardeur et profondeur pouvait-elle y lire ! Chez une personne de son âge, une telle maturité était rare. Bien sûr, elle s’en était déjà aperçu quand à sa façon de parler mais de plonger ses prunelles dans les siennes, elle prenait conscience d’à quel point cette jeune personne avait du apprendre à grandir vite et par elle-même. Etait ce le duché de Gravorn qui forçait à cela ? Le milieu ruste d’Embuscade ne devait vraiment pas y être non plus étranger. En tout cas, cela rendait Ophélia bien plus curieuse à son sujet, chose assez rare chez l’érudite pour être soulignée. Celle-ci était bien plus enthousiaste à l’idée de découvrir le dernier livre d’un confrère que d’en apprendre plus sur son prochain.

O’ pencha légèrement la tête, sans pour autant se soustraire au regard de la jeune fille comme pour l’inviter à prononcer à voix haute ses tourments. Le silence s’éternisa encore quelque instant avant d’être brisé par sa question, abrupte, nette, comme une lame bien aiguisée rentrerait dans une motte de beurre. La marloise faillit lui répondre du tact au tact, entrouvant ses lèvres sans prononcer un mot. La réponse semblait pour le moins évidente. Mais, tout compte fait, la question méritait réflexion. Il est vrai qu’elle n’avait pas pris la peine de réellement peser le pour et le contre. Quand cela concernait du travail, Ophélia avait la fâcheuse tendance à se jeter corps et âme dedans, oubliant parfois même sa santé, chose que ses frères lui avaient d’ailleurs vivement reprochés. Cependant, ce n’était pas dans une marée de phrases et d’images qu’elle allait s’élancer, mais bien dans une réalité tangible, faite de griffes, de froid, de fatigue, d’inconfort et bien d’autres choses. Elle avait déjà vu des confrères revenir fou de joie, des théories plein la tête et des étoiles plein les yeux tout comme elle en avait vu revenir le regard vide, le visage émacié comme s’il avait vu venir leur propre mort. Quoi qu’il se passerait, elle en sortirait changer mais elle se sentait prête. Il était temps qu’elle franchisse ce pas qu’elle avait depuis trop longtemps esquivé. Par lâcheté. Par peur. Si proche du but, elle n’avait pas envie de faire demi-tour. C’était peut être sa fierté qui parlait. Qu’importe. Tous saurait à son retour qu’Ophélia Valoriel n’était pas une pleutre, ni une enfant gâtée, qu’elle allait toujours au bout des choses, même si c’était peut être une façon de l’évincée.

“ - Ma décision était prise déjà depuis longtemps. Je sais que cela paraît totalement irraisonnable. Mais si quelqu’un est prêt à risquer cette aventure avec moi, alors j’irai et je ne rentrerai pas les mains vides. Il en va autant de ma fierté que de mes propres travaux. L’avancée de la science vaut bien que l’on mette sa vie et son confort en péril. C’est et cela a toujours été le prix de la connaissance. Je ne fais que mon devoir en tant qu’érudite. Je peux d’or et déjà jurée que je connais les risques et que rien ne sera reproché au guide. Je ne plaindrais pas et que j’obéirais à tout ce qu’il dira, tant que lui-même m’emmềne voir ces loups.”


Et dans le regard d’Ophélia, on pouvait voir briller une nouvelle flamme, bien plus déterminée.

Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Dim 12 Aoû - 0:47

Un sourire se dessina sur le visage aux tâches de rousseur de la montagnarde. Qui était-elle pour juger des motivations de celle qu'elle avait décidé d'accompagner ? Peu importe en quoi elle pouvait croire et ce qui pouvait lui donner la force d'aller de l'avant, l'essentiel était qu'elle y croit et que sa conviction lui donne l'énergie dont elle aurait besoin dans les moments les plus critiques. Maeg se leva et s'apprêta à quitter l'établissement.

"Décidément je vous aime bien, je vais voir ce que je peux faire pour vous. Soyez prête demain matin au lever du Soleil juste devant l'auberge. Assurez-vous juste d'avoir assez de provisions et tout le matériel dont vous pourriez avoir besoin."

Alors qu'elle partait, la guide se rappela qu'elle avait oublié de parler de ses tarifs. Peu importait, après tout elle ne faisait pas ça pour l'argent. Néanmoins elle se reprocha de s'être montrer distraite, il serait dommage qu'elle se ramollisse ou qu'elle ne devienne trop sentimentale...



Le lendemain matin, Maeg avait troqué sa tenue frivole pour un équipement bien plus adapté au programme des prochains jours. Un sac solide et bien remplis sur le dos  et un épais manteau doublé de fourrure sur les épaules, elle rejoignit sa cliente devant l'auberge où elles s'étaient rencontrées la veille. Bien évidemment, celle-ci ne savait pas encore que c'était bien la saltimbanque qui lui ferait office de guide dans sa dangereuse expédition. Et, alors qu'elles se saluaient dans la lumière du jour naissant, Maeg ne put réprimer le sourire presque enfantin qui lui barrait le visage à la vue de l'expression de l'érudite.

"Hé bien, vous en faites une tête ! Vous avez vu un ours en robe ?"

Bien que la situation était très amusante, la jeune femme ne perdait pas en tête le sérieux et l'importance de leur expédition. Autant elle se moquait bien des travaux de la scientifique Marloise, autant leur trajet et la semaine passée sur place la concernaient bien plus. Elle avait beaucoup réfléchi durant la soirée et la nuit à leur itinéraires, aux endroits où elles pourraient s'abriter, aux zones où elles auraient le plus de chance de trouver les loups et comment les observer sans trop attirer leur attention... Pépin n'avait pas dit grand chose mais il n'avait pas eu l'air de beaucoup apprécié de laisser sa fiancée partir ainsi dans une telle aventure. Elle était un peu folle et aimait trop le risque pour son propre bien. Mais ça, ça n'était pas une surprise pour lui, c'était même pour cela qu'il était tombé amoureux d'elle, il pouvait difficilement le lui reprocher et était bien contraint de faire avec.
Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
carolinejiart

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
- 1m72 - 68 kg
- célibataire
- don : élasticité
- défauts : exigeante; directive; entêté; hautaine
- qualité : méticuleuse; ingénieuse; pédagogue; observatrice

Mon histoire

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 1 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
215


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Ven 17 Aoû - 14:49

Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits - une auberge à Embuscade Information hors-RP :
Rien à signaler sur le Hors hp
Information lancers de dés : Rien à signaler sur mes lancers.


Au sourire que lui adressa son interlocutrice, il semblerait qu’O’ avait été assez convaincante. En tout cas, elle s’était auto-convaincue. Son arrogance la perdrait probablement un jour mais quelle importance ? Tant qu’elle avait l’impression - ou l’illusion - que son travail apportait un peu de vrai dans ce monde et le faisait avancer, cela valait bien tous les risques pris. Matériel et provisions, elle hocha la tête en signe d'acquiescement et la remercia avant de l’observer payer puis quitter l’auberge. Quelle étrange personne. D’ailleurs, elle ne lui avait même pas dit combien elle pouvait espérer devoir payer. Ophélia pria pour qu’elle sache bien marchander sinon sa bourse allait en pâtir. De plus, il lui fallait vérifier que son compère lui avait bien fourni du matériel en état de fonctionnement. Rien qu’à la pensée que cela ne puisse pas être le cas, ses sourcils se contractèrent et elle se mordilla la lèvre d’impatience, jusqu’à en percer la chair fragile, faisant ainsi perlée quelques gouttes écarlates. Même son regard se couvrit d’orages. Gare à celui qui oserait se mettre en travers de son chemin à cet instant.

Le reste de l’après-midi se passa sans encombre même si l’érudite ne se posa pas un seul instant. Elle avait d’abord vérifié ses encres, ses plumes et les différents supports qu’elle avait apporté. C’était une précaution plus que superflu, c’était son propre matériel. Elle ne supportait pas écrire ou dessiner avec des affaires de mauvaises qualités. Par contre, elle déchanta rapidement quand à ce qu’il lui avait été fourni pour camper en pleine nature. La tente était déchirée par endroit, les gamelles étaient dans un état déplorable, la gourde fuyait et elle en passait … Vraiment, son employeur n’avait aucune morale. Ophélia n’était pas furieuse, elle était la furie incarnée. Cela avait du bon, elle marchandait avec la férocité d’une Morgg. Troc, vente de certaines affaires, quelques achats et une séance de couture plus tard, elle s’en était sortie pour moins qu'escompté à la base. Son package était prêt. Certes ce ne serait ni le grand luxe, ni le grand confort mais chaque outil pourrait au moins exercer son rôle.

C’est avec soulagement et l’esprit beaucoup plus apaisé qu’Ophélia se laissa glisser dans les affres du sommeil, bien plus tardivement que prévu et que conseillé. Le réveil en fut bien plus difficile, malgré l’eau glaciale qu’elle se passa sur le visage pour en chasser les brumes restantes. Elle s’empressa d’enfiler des habits assez chauds pour affronter la marche de la journée, des bottines fourrées qu’elle avait eu la présence d’esprit d’acheter avec de légers crampons, s’attacha ses cheveux en une queue de cheval serrée, avala d’une traite le gruau qu’elle avait commandé pour tenir la matinée et enfin entreprit d’attacher son sac à dos et d’enfiler sa besace. Le poids de tout son attirail lui coupa un instant le souffle. Elle chercha un moment son équilibre, puis jugeant que celui ci était satisfaisant, entreprit de rejoindre le point de rendez-vous.

Ses pupilles s’écarquillèrent de surprise. Il fallait dire que dans son imagination, un guide, s’était plutôt un homme, de préférence assez bien charpenté pour vous défendre contre un ours, par exemple, qui a des allures et des attitudes rustres, ce qu’elle pouvait comprendre d’une personne coupée de la civilisation. C’était une toute autre chose qui l’attendait. Le petit bout de femme de la veille se tenait fièrement devant elle, avec ses propres affaires qui paraissaient démesurées par rapport à ce qu’elle pouvait soulever.  Elle était tellement amusée de la surprise de sa cliente qu’Ophélia s’en sentie mortellement outragée. Elle détestait être le dindon de la farce. Mais bon, ce n’était pas comme si elle allait reculer maintenant aussi soupira-t-elle et lui adressa un léger sourire contrit :

“ - Presque. Je dois bien admettre que je ne m’attendais pas à cela mais bon, je suppose que vous savez ce que vous faites. Je m’en remets entre vos mains. J’écoute vos recommandations et notre programme du jour.”

Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Sam 18 Aoû - 21:29

"Je suppose que vous savez ce que vous faîtes". Plus que ce que la prétendue savante n'étais prête à croire en tout cas. Était-ce si dur à imaginer que Maeg courrait déjà dans ces montagnes à un âge où les parents de la gratte-papier ne la laissait probablement pas sortir seule de chez elle.

Après la plaisanterie cependant, les traits de la jeune femme redevinrent aussi sérieux et froids que les montagnes elles-mêmes. Le contraste pouvait avoir de quoi surprendre mais savoir garder la tête sur les épaules en toutes circonstances était parfois ce qui différenciait un homme mort d'un autre bien vivant.

"Que les choses soient bien claires avant que nous ne partions, je n'accepte de vous guider qu'à une seule condition : quand je vous demande quelque chose vous le faites immédiatement, vous ne réfléchissez pas. Là-haut, la vie ou la mort peuvent se décider en quelques secondes, je ne sais pas pour vous mais moi je ne compte pas mourir aussi jeune. Si, à n'importe quel moment, vous n'êtes plus capable d'obéir sans poser de question je n'aurais aucun scrupule à vous abandonner sur place et à rentrer à Embuscade. Je ne fais ça ni pour vous faire plaisir, ni pour l'argent."

Elle en faisait beaucoup, mais c'était parfaitement volontaire de sa part. Une fois seules à plus d'une journée de marche du plus proche village, elles ne pourraient compter que sur elles-mêmes et une confiance aveugle serait indispensable. Maeg savait pouvoir se débrouiller seule et prendre soin d'elle-même, cela n'était pas le cas de la voyageuse, sinon elle n'aurait pas besoin des services d'un guide.

"Si vous êtes toujours partante ne perdons pas plus de temps, une longue et pénible ascension nous attend aujourd'hui, j'espère que vous avez bien profité de votre dernière nuit dans un lit..."

Sa phrase ne trouva jamais de fin, car Maeg était déjà partie. Elle se retourna pour voir si sa cliente s'était dégonflée et, voyant qu'elle était toujours là, la montagnarde décida qu'il était sans doute temps de faire les présentation.

"Je m'appelle Maeg. Maeg Hautecime. Et vous, comment vous appelle-t-on ?"

Elle avait précisé son nom de famille comme si ses racines étymologiques avaient pu lui donner une quelconque crédibilité aux yeux de l'érudite. Son ton de voix était redevenu jovial et sympathique, comme si elles étaient deux vieilles amies parties à la cueillette des champignons. Son avertissement donné, tout cela ne semblait plus avoir la moindre importance.
Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
carolinejiart

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
- 1m72 - 68 kg
- célibataire
- don : élasticité
- défauts : exigeante; directive; entêté; hautaine
- qualité : méticuleuse; ingénieuse; pédagogue; observatrice

Mon histoire

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 1 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
215


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Lun 20 Aoû - 19:06

Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits - Chemin escarpé Information hors-RP :
Rien à signaler sur le Hors hp
Information lancers de dés : Rien à signaler sur mes lancers.

Le sérieux dont faisait à nouveau preuve son … guide, elle pouvait l’appeler ainsi maintenant, rassura Ophélia. Hors de question de mettre sa vie entre les mains d’un plaisantin. D’ailleurs, les recommandations qu’on venait de lui faire allait de soi. L’érudite était parfaitement consciente de marcher en terrain inconnu. Bien qu’on la considérait comme hautaine, et de surcroît avec une redoutable fierté, la jeune femme savait aussi quand il fallait la ravaler pour obéir. Elle ne se ferait pas prier pour suivre à la lettre ce que lui dirait la Vornoise qu’elle respectait malgré leur différence d’éducation. Si Ophélia n’appréciait pas généralement les gens peu instruits, c’était plus généralement pour leur manque de conversation, mais elle admettait et respectait volontiers leur savoir-faire et les connaissances propres à leur métier ou leur milieu.

Sa guide venait à peine de laisser sa phrase en suspens qu’elle s’était détournée pour commencer la lente ascension qui les mènerait aux loups, plantant là O’. Celle-ci ne put s’empêcher d’observer le chemin qui bien vite disparaissait dans la blancheur et les rochers, retenant un soupir de désespoir et entreprit de la suivre sans plus penser à rien d’autres qu’à repasser ses connaissances dans sa tête. Cela lui permettait d’éviter de penser au froid qui lui glaçait le visage et qu’elle sentait se faufiler dans chaque ouverture de son manteau, ou encore son sac qui lui tirait sur les épaules et qui la destabilisait à chaque pas qu’elle réalisait. Elle mit d’ailleurs un temps avant de s’apercevoir que c’était à elle que s’adressait les paroles. Sans relever les yeux, bien trop occupés à fixer la moindre aspéritée du passage, elle s’entendit répondre :

“ - Maeg Hautecime, hum … Votre nom est fort à propos. Effectivement, je m'en excuse, je ne me suis pas présentée. Ophélia Valoriel.”

Elle sentait, au ton de voix utilisée, que la jeune femme cherchait à entreprendre la discussion. C’était un exercice dans lequel O’ n’excellait pas particulièrement, mais ne souhaitant pas paraître plus impolie qu’elle ne l’est vraiment, elle décida de s’intéresser à son tour un peu à celle qui avait sa vie entre les mains :

“- Vous disiez à l’instant que vous ne faisiez pas cela ni pour l’argent ni pour me rendre service, alors pourquoi donc risquer votre vie aussi ? Si je pu me permettre, cela n’a pas l’air non plus d’être votre métier premier au vu de vos habits de la veille. A moins que je me sois trompée et que vous faisiez réellement les deux ? Et d’ailleurs, en parlant d’argent, vous ne m’avez toujours pas dit combien coûteront vos services.”

Elle repoussa une mèche rousse qui lui chatouillait le message, observant avec envie l’aisance de Maeg, qui bien encombrée par son propre matériel, ne semblait pas être plus à sa place que dans ces montagnes. Elle-même se sentait déjà dégoulinante de transpiration alors que cela ne faisait que quelques minutes de grimpe. Ophélia se promit qu’en rentrant, elle se mettrait à endurcir son corps pour qu’à sa prochaine expédition, personne ne la vit dans un état aussi lamentable. D’ailleurs, d’avoir parlé en marchant, elle sentait un affreux point de côté lui chatouillait les côtes, aussi se fit-elle plus silencieuse, inspirant et expirant lentement pour maîtriser son souffle.

Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Mar 21 Aoû - 0:15

Elle l'avait déjà remarqué la veille mais chaque pas le vérifiais d'avantage : cette Ophélia n'avait aucune expérience des voyages. Pourtant Maeg avait volontairement prit un rythme de marche bien plus lent que ce à quoi elle était habituée pour lui permettre de la suivre sans trop de difficulté, mais même ainsi elle peinait à avancer. La jeune guide ne pouvait que redouter leurs prochaines marches plus en altitude, là où l'air se faisait un peu plus rare et où le froid était plus mordant et interdisait aux hommes le luxe de pouvoir transpirer à l'envie.

"Comme je vous l'ai dit hier, je suis née et j'ai grandi dans ces montagnes. Dites-vous que votre compagnie est en quelques sortes un prétexte à une petite promenade pleine de nostalgie."

C'était une façon bien légère de parler d'une virée en haute montagne dans le froid et la neige à la poursuite d'une meute de prédateur. Mais, après tout, Maeg en avait vu d'autres. Voyant au visage de sa cliente que celle-ci peinait vraiment à la suivre, la guide désigna quelques rochers devant eux. Cela faisait certes un peu moins d'une heure qu'elles marchaient et elles ne pourraient pas se permettre de pauses aussi fréquentes tout le long du trajet mais, pour le moment, il fallait qu'Ophélia s'habitue à la marche.

Posant son sac à côté des pierres, Maeg prit quelques courtes gorgées de son outre et entreprit d'inspecter son carquois, vérifiant que des frottement avec son paquetage n'avaient pas abîmé l'empennage de certaines flèches. Tandis que la Marloise se remettait de ses premiers efforts, la montagnarde scrutait le chemin devant eux. Pour l'instant le temps était au beau fixe et il n'y avait pas trop de vent, leur ascension en serait d'autant plus agréable. En revanche la pente commencerait à se faire davantage ressentir dès qu'elles auraient repris la route. Si elles avançaient bien elles pouvaient espérer déjeuner après la plus grande partie de l'ascension du jour et atteindre la grotte où elles passeraient la nuit avant le crépuscule. Si elles étaient plus lentes en revanche l'après-midi risquait de s'étirer un peu plus en longueur, au grand déplaisir de la citadine.

"Bien, je pense que l'on peu repartir. La partie la plus dure d'aujourd'hui sera derrière nous après manger, la marche de cette après-midi sera certes un peu longue mais il y aura moins de dénivelé."

Cela n'allait probablement pas beaucoup rassurer Ophélia, mais il était préférable qu'elle sache à quoi s'attendre. La journée d'aujourd'hui était loin d'être la plus difficile qu'elles auraient vivre côte à côte mais elle servirait de bonne mise en bouche. Ensuite, beaucoup de choses allait dépendre des loups et de leurs déplacements.
Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
carolinejiart

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
- Erudite/tutrice en zoologie ; connaissance en botanique
- née le 26 Cellune 1072 - 28 ans
- 1m72 - 68 kg
- célibataire
- don : élasticité
- défauts : exigeante; directive; entêté; hautaine
- qualité : méticuleuse; ingénieuse; pédagogue; observatrice

Mon histoire

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 1 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
215


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Mer 22 Aoû - 18:38

Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits - Chemin escarpé Information hors-RP :
Rien à signaler sur le Hors hp
Information lancers de dés : Rien à signaler sur mes lancers.


Le simple essoufflement de la savante s’était mué petit à petit, au fil des minutes d’ascensions, en un véritable défi pour respirer. Son visage enflammé en était la preuve. Elle cherchait l’air comme le ferait un noyé, aspirant avec force le plus possible de ce précieux gaz. Il était glacial. Cela rendait l’exercice tout aussi douloureux que de se priver d’air.. Ophélia avait l’impression que ses poumons allaient se déchirer de l’intérieur, comme si elle avalait des microcristaux aussi tranchants que des lames. Encore, n’y aurait-il que cela mais non ! Ses jambes étaient douloureuses. Chaque pas, chaque mouvement déclenchait une souffrance à la limite du supportable, et plus bas encore, ses bottes neuves qu’elle n’avait pas travaillé, avaient mis la peau de ses talons à vif. Elle essayait de suivre le rythme imposé par sa guide, sans les ralentir plus que ce n’était déjà le cas. Et encore, cela n’était que pour les douleurs qu’elle identifiait encore. Pour le reste, elle ne sentait plus ses doigts tellement ils étaient gelés, malgré les gants. Son visage la tiraillait et lui picotait, probablement pour les mêmes raisons. Elle avait à la fois beaucoup trop chaud et était gelée dès qu’un coup de vent s’infiltrait dans le moindre interstice de sa tenue. Son sac continuait à lui cisailler les épaules. Pourtant, aucune plainte ne franchissait ses lèvres scellées dans un pli crispé. Elle avait parfaitement conscience de l’image déplorable qu’elle transmettait, autant ne pas compléter ce tableau déjà fort décevant de jérémiades. On ne l’y reprendrait cependant plus à faire de grands discours sur sa force de conviction, celle-ci l’avait abandonné au moment où les premiers supplices de la grimpe s’était fait ressentir. Elle mesurerait mieux ses paroles à l’avenir. Elle enviait sa guide de considérer cette excursion comme une petite promenade de santé.

La Marloise avait perdu toute notion de temps, ou de distance parcourue. Si elle détestait cette sensation d’être une brebis suivant le troupeau, la comparaison restait très proche. Elle ne se concentrait à présent que sur les traces de Maeg, essayant de marcher exactement dans ses pas car elle s’était aperçue que cela rendait l’ascension légèrement moins pénible. Intérieurement pourtant, un conflit se jouait dans les bas fonds de son esprit et qui transparaissait par ses regards furtifs mais répétitifs vers chaque rocher, buisson, arbre, dénivelé qui pourraient cacher un animal sauvage. Un en particulier. Elle s’empêchait d’y songer trop longtemps, mais elle se souvenait parfaitement du bestiaire qu’elle avait lu et relu. Cette page qu’elle avait presque abîmé à tant de fois la consulter.

- Habitat :
Ils sont très présents dans le duché du Gravorn, on les retrouve plus rarement dans le duché du Marvier et du Creux-lac


Ces quelques mots étaient inscrits en lettre de feu dans sa mémoire. Mais, face à ce sentiment de peur, un autre s’opposait, la chatouillant agréablement, l’incitant à continuer. La sensation de liberté, de satisfaire sa curiosité autrement que par des mots et des reconstitutions de son imagination. Elle se découvrait une fébrilité qu’elle n’avait ressenti qu’à l’occasion de quelques rares lectures, quand elle mettait le doigt sur un élément important. Si la fatigue et la douleur ne contrebalançait pas son envie de regarder ailleurs que où se posait ses pieds, elle aurait été une véritable girouette. Pourtant, même si ses yeux bruns étaient fixés sur le bout de ses bottes, elle avait parfaitement conscience de la faune et la flore autour d’elle. L’odeur des pins, le détalage d’un lièvre dans la neige à leur passage, les croassements de corbeaux en haut des cimes, même le crissement de la poudreuse sous le cuir de ses chaussures. Cela l’enchantait, renfonçant sa détermination à s’enfoncer un peu plus dans ce monde inconnu plutôt que de retourner au confort et la tranquilité de l’Académie. Elle enviait à ce moment
Quand enfin, elle put faire une pause. Ophélia ne put retenir un soupir de soulagement alors qu’elle déposa précautionnement son fardeau sur le sol. Elle s’étira pour essayer de détendre ses muscles verrouillés et se massa un instant les épaules. Cette pause souveraine lui permit de reprendre un teint plus normal ainsi que son souffle. Elle en profita également pour imiter sa compagne, buvant quelques gorgées d’eau qui lui tirèrent une grimace. Même sa gorge était en feu. Cependant, elle s’était refroidie et à présent, elle sentait avec plus de vivacité encore les morsures du froid. Elle se frictionna avec vigueur les bras pour essayer de maintenir sa température mais déjà il était temps de répartir. Sans se plaindre, elle remit son sac à dos à sa place.

“ Très bien … Dîtes-moi, y a-t-il des morggs dans le coin ?”

La question avait fusé d’elle-même, sans qu’Ophélia ne parvienne à l’empêcher de franchir ses lèvres. Ce n’était pas les ours, pas les loups, pas les mange-corps qui l’intéressaient, ou lui faisait peur, et pourtant, chacun d’eux était redoutable à sa façon. Seulement le morggs. Elle reprit sa marche avec difficulté. Cet arrêt avait tétanisé les muscles de ses jambes et elle s’empêchait de grimacer au moindre pas. Mais au moins, son essoufflement avait en grande partie disparu. Mine de rien, elle était plus qu’attentive à la réponse de la jeune femme.

Je suis : Maeg Hautecime, saltimbanque itinérant Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits avatar :
Ygritte par Steamey

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
Fiche ici !

Membre d'un cirque itinérant, Maeg vit autant grâce à ses tours d'adresse et de dressage qui grâce à quelques menus larcins qu'elle pratique le plus souvent avec son compagnon et fiancé, Pépin (pour l'instant non joué mais ça ne durera pas ^^).

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 2 [6 max]
Acheter des lancers avec ses points

Reserve de point(s) :
109


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   Jeu 23 Aoû - 10:54

Les efforts d'Ophélia et son courage étaient louables et, sans cela, Maeg serait sans doute rentrée immédiatement à Embuscade tant il était compliqué de progresser à une telle lenteur. Maeg avait ralenti son rythme bien plus qu'il n'était raisonnable pour que la Marloise souffre moins. Vu sa transpiration, elle finirait gelée avant même qu'il ne commence à réellement faire froid et elles allaient devoir s'arrêter bien plus tôt que prévu. Pourtant, malgré ces considérations, Maeg ne paraissait pas inquiète. La dernière chose dont avait besoin sa cliente était de voir sa guide soucieuse. Tout en réfléchissant à un itinéraire alternatif et a un abri plus proche pour la nuit, Maeg répondit distraitement à la question de l'érudite.

"Plus nous grimpons et moins nous risquons d'en croiser. Ils n'aiment pas trop l'altitude, j'imagine qu'il sont trop puissants pour supporter le manque d'air. Les seuls animaux de leur gabarit à y arriver sont les ours, je pense que c'est parce que leurs mouvements sont moins brusques et qu'ils se fatiguent moins."

Loin d'être des connaissances académiques vérifiées et documentés, le savoir de Maeg venait de sa propre expérience, de ses observations et de celles des autres habitants des montagnes. Comprendre sont environnement a toujours été nécessaire pour y survivre. Qu'importe en, revanche que ses conclusions soient vraies, l'important était simplement qu'elles vous gardent en vie.

Leur marche se poursuivaient et, tandis que l'heure du déjeuner approchait les deux femmes n'étaient qu'à peine à la moitié de la distance que Maeg aurait voulu franchir avant de s'arrêter. Quoi qu'il en soit, elle avait annoncé à la Marloise qu'il y aurait moins de dénivelé après mangé et elle ne pouvait se permettre de lui mentir. Les efforts que la jeune femme produisaient se raccrochaient peut-être à cette promesse et il était impensable de la trahir. Passant tout les sentiers et chemins en revue dans sa mémoire, Maeg trouva finalement la solution. Cela irait pour aujourd'hui, mais Ophélia risquait de ne pas apprécier la matinée suivante... Tant pis, réfléchir une journée et un problème à la fois, il n'y avait pas d'autres méthodes possible pour arriver au bout de cette expédition. Leur abri pour la nuit déjà tout trouvé dans son esprit, leur parcours de l'après-midi se dessinait désormais clairement dans son esprit. Pour l'heure désireuse qu'Ophélia cesse de se concentrer sur ses douleurs et sa difficulté à progresser, la montagnarde décida de créer une petite diversion.

"C'est votre premier "projet" de cette ampleur pas vrai ? Sur quoi est-ce que vous avez travaillé dernièrement ?"

Elle se moquait bien de la réponse et ne l'écouterai que d'une oreille distraite mais l'important était que la Marloise parle, qu'elle soit concentrée sur autre chose que sa fatigue et les douleurs de son corps et Maeg n'avait rien trouvé de mieux pour cela que de la lancer sur un sujet qui semblait la passionner, tout du moins du peux qu'elle la connaissait : son travail.
Je suis : Contenu sponsorisé,


MessageSujet: Re: [24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits   

 
[24-? A 1100] Il n'y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais habits
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» 1100 à 2000: cartes historiques et politiques de l'Europe
» Quizz 1100 ans de la Normandie.
» echange ou vend 1100 GSXF
» N°368 Simca 1100 TI + Caravane St Tropez
» A chaque instant, il se passe quelque chose...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Advictâme-RPG :: Zone de jeu :: Le Gravorn : duché de l'Est :: Sujets en cours-
Sauter vers: