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 [4 Allune 1100] Le diable au corps

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Je suis : Théa Morte-Branche, cueilleuse, herboriste, résidente du village de Sombre-bois Voir le profil de l'utilisateur
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État éveillé

Informations sur le personnage :
➔ Théa est une croquemite. Elle a des yeux jaunes, des dents effilées et des membres filiformes.
À noter : les croquemites ne sont pas appréciés par la population
➔ Âgée de 27 ans, mais fait plus jeune que son âge.
➔ Accompagnée par sa chienne, un grand berger.
➔ Réside à Sombre-Bois, entre Albatra et les marais sinistres.
➔ 3e don : Prémonition
➔ Elle est la princesse Sélène Hautiare, mais personne ne le sait sauf la Reine. Elle ressemble à son frère, le Prince Valérian.

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➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 3 [6 max]
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MessageSujet: [4 Allune 1100] Le diable au corps   Jeu 8 Nov - 19:16

Le diable au corps - 4e jour d'Allune 1100 - Au croisement des 3 duchés


Aïka se retourna vivement, les oreilles plaquées vers l'arrière, et lança un regard perplexe à sa maîtresse. La chienne détestait le bruit provoqué par un éternuement. Et ce n'était pas un un, ni deux, mais trois éternuements que venait de lâcher Théa. La petite croquemite soupira, puis renifla bruyamment. Elle enfonça sa main dans sa poche pour en extirper un carré de tissu et se moucha sans la moindre discrétion. Dans ce coin reculé des Trois lieux, quelque part au croisement entre la chaîne des Alles et celle de la Fourche, personne ne s'offusquerait des bruits sonores qu'elle pouvait émettre.

La petite cueilleuse n'était pas en veine ces derniers jours. Il ne manquait plus qu'un mauvais coup de froid pour compléter la liste de ces déconvenues. Résignée à se passer d'un cheval pour rejoindre le Marvier, pour économiser quelques lieutons après s'être fait dérober sa bourse à Lotte, elle avait été surprise par une brusque chute des températures et par une pluie battante qui avait transformé sa nuit précédente en naufrage. Sans mauvais jeu de mot. Aujourd'hui, elle était obligée de marcher à travers une forêt humide et glaciale, les chaussettes encore trempées et les os congelés. Pourtant, elle suait comme un goret, tiraillée entre des frissons polaires et des bouffés caniculaires. Elle grelottait et claquait des dents, épuisée par la fièvre.

– On va s'arrêter là, mon chien.

Elle déposa ses affaires contre un arbre et commença à monter son bivouac. Elle réunit quelques grosses pierres en cercle, dans l'espoir d'y allumer un feu, mais l'humidité ambiante ne lui permit pas de créer la moindre étincelle avec son briquet. Mais meeerde, hein ! hurla-t-elle, submergée de colère et de frustration. Son regard, déjà larmoyant à cause du rhume, déborda en torrents de larmes. Théa grinça des dents, s'essuya nerveusement les yeux, le nez et les joues avec sa manche. Elle n'aimait pas se laisser aller à sa colère. Malade ou pas, dans une situation merdique ou pas, elle devait se contrôler ! Ne jamais devenir un monstre ! se martela-t-elle en tête, comme une litanie.

Après une énième tentative, elle jeta nerveusement son silex au loin. Regretta aussitôt son geste, car elle devait maintenant aller le récupérer. Elle se traîna sur quelques dizaines de mètres, comme une âme en peine, sous le regard de sa chienne assise sur son arrière train. Le reste se passa très vite. Théa trébucha sur une grosse racine, fut précipitée dans un petit fossé en contrebas et tomba la tête la première, se cognant le front contre un gros rocher saillant. Et puis, le noir absolu.

La jeune femme eut l'impression d'émerger d'un sommeil agité plusieurs fois, comme bringuebalée par quelque chose. L'épaule d'un homme ? La croupe d'un cheval ? Elle avait terriblement mal à la tête et elle ne parvenait pas à ouvrir les yeux. Elle se sentit partir plusieurs fois, retombant dans l'inconscience à chaque fois qu'elle commençait à reprendre ses esprits. Et à chaque fois, elle commençait à revenir à elle en entendant les aboiements furieux de sa chienne.   

Théa se réveilla alors qu'elle était allongée sur une surface dure, très peu confortable. Elle grommela, percluse de douleur, les tempes vrillées par une migraine affreuse et les yeux encore mi-clos. Et puis soudain, elle fut pleinement consciente, le regard grand ouvert et s'habituant à l'obscurité relative. La panique et la terreur lui coupèrent le souffle. Elle était dans une grotte sombre, qu'elle devinait en coude puisqu'elle ne voyait pas directement son entrée, ni la lumière du jour qui parvenait encore à éclairer l'endroit. Elle émit des sons plaintifs et répétitifs, entre le hoquet, l'hyperventilation et les pleurs, tandis qu'elle découvrait le macabre contenu de l'antre : un tas d'ossements disparates. Elle remarqua également une carcasse indistincte, ainsi que le cadavre encore fumant d'une biche éventrée. Et c'est alors qu'elle le vit, de dos, rongeant quelque chose qui ressemblait à... une patte ? Non, une jambe ?! Théa tourna de l’œil et s'évanouit de nouveau.

Devant l'entrée de la grotte du mange-corps, Aïka hurlait à la mort.  

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Rien à signaler sur mes lancers de dés
On va pouvoir ajouter "poissarde" aux défauts de ma petite Théa  dég!
Je suis : Ilclaste Sang-blanc, chasseur, résident à Lackness Voir le profil de l'utilisateur
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Crédits avatar :
Agron by nikitajuice

État d'Advictâme :
État éveillé

Informations sur le personnage :
➔Né le 10 Allune 1063 (37 ans)
➔Natif du Gravorn
➔Résident du Creux-lac
➔Souffre de stress post-traumatique après son séjour à Vissomort

Présentation
Chronologie

Inventaire de dés :
➔Bonus d'éveillé : 4 [6 max]
➔Passage à la Transcendance : 4 [6 max]
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443


MessageSujet: Re: [4 Allune 1100] Le diable au corps   Jeu 8 Nov - 22:37

Il était une fois un 4 Allune 1100 dans la cité de Lackness Information hors-RP :
Information lancers de dés : RAS

Ilclaste patrouillait dans la forêt. Il était d'une bien forte mauvaise humeur, car bientôt il devrait se rendre au Gravorn et la perspective de ce voyage ne l'enchantait pas du tout... Alors, pour oublier sa grise humeur et éviter à ses camardes d'en subir l'amertume, Ilclaste était parti vers le nord, prétextant vouloir partir avec de l'avance pour ce fameux voyage. En réalité, il avait besoin de solitude et d'éviter les questions qu'on pouvait lui poser sur l’origine de son humeur. Peu de gens ici connaissaient son histoire et le chasseur préférait que cela reste comme tel...

Voilà ce qui expliquait qu'il se trouvait dans ces bois... Il avait contourné le lac Prospère par l’ouest, désireux d'allonger son voyage pour éviter d'arriver trop vite à la frontière. Trainant, délibérément, la patte il s'était donné comme objectif de chasser le renard et d'obtenir une ou deux belles peaux à vendre sur le marché. Il avait entendu que c'était une mode, chez les plus riches, d'avoir un colle en fourrure de renard. Il espérait s'en faire un bon prix.

Ce fut une plainte longue et macabre qui l'arracha à son pistage. Il identifia rapidement le hurlement d'un chien. Rien de très alarmant, mais la continuité du cri était gênante. Avec un tel boucan, impossible d'envisager chasser quoi que ce soit... Aussi intrigué qu'irrité par le bruit, il décida d'en chercher la source. Lorsqu'il tomba sur le chien, sa mauvaise humeur s'envola pour laisser place à un épieux d'angoisse.

Le chien, assis, était devant la grotte d'un mange-corps.

Il se dégageait de l'antre, une odeur infecte de mort et de décomposition qui lui fit froncer le nez, puis remonter son colle sur son visage pour tenter, vainement, de se prémunir de cette agression olfactive... Tout d'abord, il siffla la bête et si cela eut pour effet de stopper son hurlement ininterrompu, celle-ci refusa de s'approcher de lui. Elle rodait, obstinément, devant l'entrée...

Et merde ! Grogna Ilclaste, comprenant très bien ce que cela voulait dire...

Là dedans : dans ce boyau noir et nauséabond se trouver le maitre de la bête. Potentiellement blessé ou peut-être déjà mort...

Le chasseur se mordit la lèvre, en proie à un dilemme. S'il y avait la moindre de chance que le maitre soit vivant il devait l'aider... Mais... si le maitre était mort, alors, il s’apprêtait à affronter, seul, un mange-corps, juste pour aller récupérer un cadavre.

Reviens ici ! Si ton maitre est là dedans il est sûrement déjà mort ! Lança-t-il au chien qui venait de reprendre sa plainte... Et alors que mentalement il alignait les arguments pour passer son chemin, une phrase lui traversa l'esprit. "Vous n’êtes pas payé pour ramasser les ordures, Chasseur."

Cette phrase, c'était @Vitala Rochefer qui lui avait jeté, alors qu'il s'était obstiné à porter le cadavre de l'homme qui avait essayé de le tuer. S'il avait tout fait pour effacer cet épisode désagréable de sa vie, son esprit, lui, en avait gardé quelques séquelles...

Il avait l'impression qu'elle se trouvait là, à côté de lui, à le juger... Il voyait presque ses yeux glaciales et son air hautain et, dans sa retraite, le chasseur se figea. Merde ! C'était vrai, il ne pouvait plus passer son chemin si facilement devant la détresse d'autrui. Seuls les Vornois faisaient ça. Et les Vornois, Ilclaste les emmerdait, copieusement.

Sa décision était prise : il irait chercher ce malade. Parce que Vitala Rochefer lui aurait sûrement dit que ce n'était pas son travail, que c'était stupide et inutile... Alors si Vitala Rocherfer lui aurait interdit de le faire, il le ferait.

Je te préviens sale cabot ! Ton maitre a pas intérêt à être crevé ! Lança-t-il au chien, histoire de passer sa mauvaise humeur sur quelqu'un, alors que déjà, il déchargeait ses affaires pour les poser contre un arbre et qu'il s'emparait de son arc.

Il ignorait totalement comment aborder la bête qui vivait là dedans... Mais Naâme devait être bienveillant, car, quand le chasseur remarqua du mouvement dans la grotte et qu'il se dissimula derrière un buisson, il vit la bête passer placidement devant le chien qui aboyait toujours comme un fou, et s'enfoncer dans la forêt.

Son coeur battait comme un tambour. Si la chance voulait que la créature se soit éloignée, il ignorait pour combien de temps... Le chien, qui devait pas être si con pensa Ilclaste, accourra vers sa cachette, aboya deux fois et retourna vers sa l'entrée de la grotte.

-Oui, bha ça va j'ai compris ! Bougonna Ilclaste en se rapprochant à pas de loup de l'entrée... L'odeur qui flottait de l'antre lui mit le coeur aux bords des lèvres... Mais, là où il sentit son esprit commencer à défaillir pour de bon, c'est quand il remarqua la noirceur de la grotte... L'antre s'ouvrait, comme la gueule béante d'une créature gigantesque à l'haleine fétide... C'était noir... Si noir...

Le chasseur de figea à l'entrée, fébrile, alors qu'aux abord de son esprit, il sentait sa raison commencer à se disloquer.

*C'est rien. c'est juste une grotte. Une simple grotte...*

Se répétait-il, sans pour autant oser faire un pas de plus vers la noirceur qui lui rappelait bien trop facilement celle qui régnait à Vissomort. Le chien continuait à la harceler pour qu'il entre dans cette foutue antre, et le chasseur, irrité, du se retenir de ne pas lui filer un bon coup de pied pour le faire taire...

-HEY ! LA DEDANS !! Y'A QUELQU'UN ? J'SUIS AVEC VOTRE CHIEN ! Beugla-t-il sans quitter la rassurante clarté de l'entrée, espérait secrètement ne pas avoir de réponse pour avoir une bonne raison de ne pas s'imposer cette épreuve...

 
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