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 [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique

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Cosmos

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Cosmos c'est le second de Zhilla. Au début Zhilla l'a crée parce qu'il se faisait chier et qu'il voulait de la compagnie (le solitaire c'est bien mais la bataille c'est mieux !) Et puis Cosmos a pris de plus en plus de place. Maintenant c'est un super assistant. Lui aussi veille à ce que tout se passe bien ici. Même si secrètement il rêve de prendre la place Zhilla... Chuuut ça doit rester entre nous ! En attendant il lui lèche les bottes et Zhilla n'y voit que du feu.

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MessageSujet: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyDim 31 Mar - 15:24

Un trafic exotique - 2 Cellune 1100, dans les bas fonds de Borderoc Information hors-RP :
Rien à signaler
Information lancers de dés : Rien à signaler  


S’il y a bien un endroit dans les Trois-Lieux où tout s’achète tant qu’on y met le prix, c’est bien à Borderoc : suffit de savoir à qui s’adresser. Mais l’ombre de la ville n’est pas assez grande pour dissimuler tous ses crimes.. Quelque part, dans un entrepôt ayant l’air désaffecté, se trouve une douzaine de cages recouvertes de draps aux couleurs douteuses. Elles émanent une odeur répugnante, et des cris de panique en sortent à toutes les heures. N’importe qui pourrait les entendre, mais cela importe peu au cerveau de l’affaire. Dans les bas fond de cette ville les gens font souvent le choix de ne pas voir ce qui se passe sous leur nez. Et si d’ordinaire les menaces de mort sont à prendre très au sérieux, elle le sont ici plus encore au vu du palmarès du dit-bandit. Pour le reste, le silence s’achète à prix d’or.

Ce soir, quand les plus honnêtes gens dormiraient, ses potentiels acheteurs s’empresseraient de le rejoindre. Il retrouverait alors sa richesse et son influence passé. L’homme s’approcha d’une des cages et révéla son contenu un court instant. L’animal effrayé poussa un nouveau cri et chercha à s’éloigner le plus possible du visage inconnu tout en lui crachant dessus. Son pelage était parcouru de diverses zébrures, dont certaines n’étaient pas belle à voir. Des excréments maculaient la cage et l’odeur nauséabonde fit reculer le truand un instant :

“- Vous allez me rendre riche mes petits ! Très riche.”


Que ce soit pour leur peau ou pour leur compagnie, il était certain de trouver acheteur. Un nouveau trafic florissant s’offrait à lui. La demande était grande, merci à la mode ! Il rabattit la bâche et aboya quelques ordres :

“- Que personne n’entre ! J’ai encore deux ou trois choses à préparer .. et faite les taire ! Je ne veux pas qu’ils attirent trop l’attention.”


Les hommes de main, trois au total, hochèrent la tête et se mirent à leur poste tandis que leur chef se rendait dans les auberges les plus huppés de la ville pour répandre le message : leur livraison spéciale était arrivée et elle n’attendait plus qu’eux ....

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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyDim 31 Mar - 23:43

Un trafic exotique.
- dans la nuit du 2 au 3 Cellune 1100, à Borderoc -


Cela faisait presque quinze de jours que Rehan était à Borderoc. Cette ville qui lui avait parue d'un premier abord sale et dangereuse – en tout cas à l'opposée de la truculente Lackness – recelait finalement de plus de trésors que n'avait bien voulu se l'avouer le cordonnier. Premièrement – et non des moindres – un travail bien fait était toujours reconnu et bien mieux payé que n'importe où ailleurs, et Rehan en avait parcouru des routes... En quelques jours il avait déjà refait sa bourse délesté par Opaline – bien qu'il l'avait vidé le jour d'après pour acheter des peaux à tanner et des cuirs de qualité pour continuer à travailler – et s'était même offert un vrai bain dans les quartiers un peu plus huppés. D'autre part, l'effervescence de cette cité avait quelque chose d'enivrant, et de stimulant pour le jeune homme qui s'était découvert une nouvelle liberté.

Il avait prit le temps de s'occuper de lui – notamment refaire sa teinture d'indigo – et s'était empiffré de toutes les choses alléchantes croisées sur la route. Il se sentait bien, apaisé, joyeux. Ni exalté, ni angoissé. Il se levait tous les jours à l'aube et allait déjeuné sur le marché avant d'installer son atelier de cordonnier. Le soir venu, il choisissait une taverne au hasard et profitait de sa soirée avant de rentrer à son auberge, se rouler un joint d'orkann et s'endormir comme un bien-heureux.

Ce soir là, il s'était aventuré dans le tout premier quartier qu'il avait traversé lorsqu'il était arrivé à Borderoc. Il n'eut aucun mal à retrouver l'auberge de La Pie Écarlate et s'installa à une table avec un plateau de charcuteries-fromages, un quart de miche de pain et une choppe de bière. Il ne mit pas longtemps avant de se fondre parmi les autres clients, discutant avec facilité, sa nature avenante et sociable prenant totalement le dessus. C'était vraiment agréable de se sentir ainsi, grain de sable parmi d'autre. Ni le plus important ni insignifiant. Juste vivre et profiter.

Il avait frôlé la mort de si près...

La nuit était déjà bien avancée et il était en train de se dire qu'il était peut-être temps de rentrer à son auberge s'il voulait se lever en forme pour travailler demain mais alors qu'il allait prendre congé de la personne avec qui il jouait aux cartes depuis un moment, un homme débarqua, le coupant net. Il ne lui adressa pas un regard mais parla à son compatriote de jeu d'une simple phrase qui n'attendait aucune réponse.

- Ils sont arrivés, j'ouvre les festivités dans une demie-heure, rejoins-nous, tu sais où.

Et il état parti comme il était venu.

Un peu surpris de cette intervention, Rehan regardait son comparse sans rien dire, le flot de ses pensées ayant été interrompu.

- … T'aimes les bêtes...? fit l'homme
- Pardon ? répondit Rehan encore perturbé
- Je te demande si tu aimes les animaux.
- Heu... Oui... On peut dire ça, j'en bouffe et j'utilise leur peau dans mon travail... ! il était légèrement ivre et éclata d'un rire, fier de sa connerie, l'homme lui sourit en retour
- Alors viens avec moi.

Il ramassa les cartes et ses gains et se leva, arquant un sourcil en regardant de nouveau Rehan qui n'avait pas bougé. Mais le jeune cordonnier réamorça son esprit normalement vif et mit ses propres gains dans sa bourse avant d’emboîter le pas à son comparse.

Le chemin se fit dans le silence le plus total – autant que faire ce peu dans une ville comme Borderoc – et au bout d'une vingtaine de minutes il s'arrêtèrent aux abords d'une rangée d'entrepôts en bois. Une vingtaine de personnes étaient déjà présentes, en groupe espacés mais tous semblaient attendre pour la même chose.

- On a encore un peu de temps. dit l’acolyte avant de ficher une cigarette entre ses lèvres

S'adossant au mur d'un des entrepôts, il fit de même – sortant blague et feuilles – et regarda autour de lui tout en recrachant la fumée du tabac. Il ne se baladait jamais avec son orkann sur lui mais, au vue de la situation il fut soudainement prit d'un léger pic d'angoisse. Il aurait été bienvenu de s'en rouler un petit...

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→ La Louve est son surnom d'enfance à l'orphelinat, mais aussi le nom du vide qu'elle ressent constamment et qui la dévore
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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyLun 1 Avr - 6:02

2 Cellune 1100 - Une ruelle de Borderoc Information hors-RP :
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Une semaine qu'Alera avait quitté la splendide Albatra pour arpenter de nouveaux horizons, et s'orienter vers le Gravorn. Le voyage, contre tout-attente, s'était fait sans mal et sans événements majeurs potentiellement dangereux. Se rappelant tant bien que mal des conseils que Marcus lui avait prodigués, elle s'en était sortie sans encombre, et non sans une franche fierté.

Arrivée aux portes de Borderoc au soleil couchant, elle découvrait pour la toute première fois les hauts remparts de pierre de cette ville de caractère. Le tout maintenant, était de trouver rapidement un lieu pour dormir car ses pieds, bien que nouvellement enfermés dans des chaussures confortables, avaient bien besoin de repos.

Sans tarder et sans réfléchir, elle s'élança au hasard sur une rue pavée, quasi déserte à cette heure, avec l'enthousiasme indéfectible d'un pinson. Elle passa devant de nombreuses échoppes, évidemment fermées, et trouva même le quartier des forgerons où elle était certaine de pouvoir trouver ce qu'elle cherchait.

Mais après une heure de tourisme improvisé, en cause la fatigue ou son incroyable potentiel à se perdre facilement, Alera ne vit pas la moindre auberge sur son passage. L'un ou l'autre citadin rencontré l'eut bien aiguillé maladroitement, elle n'était pas du coin et surtout, peinait à trouver les repères indiqués ... Après le troisième renseignement qui n'avait mené, encore une fois, qu'à un cul-de-sac, elle décida d'abandonner toute rationalité, et s'élança au hasard dans des petites ruelles. De toutes façons, comme aimait à le dire Ebelline, sa mère d'adoption, « toutes les voies mènent bien quelque part, et avec un peu de chance, ta destination ».
Elle-même avait toujours détesté cette expression car elle ne se trouvait pas particulièrement chanceuse, et surtout, à l'époque, elle lui rappelait sans cesse que peu lui importait les voies, elle n'irait jamais nulle part. C'était bien entendu avant de décider de prendre la route.

Le soleil s'était définitivement couché depuis, et le ciel orangé s'était assombri pour laisser parader les milliers de scintillements célestes au-dessus de sa tête. Si elle y connait quoi que ce soit dans l'art de se repérer grâce aux étoiles, peut-être auraient-elles pu l'aider à s'orienter, mais se connaissant, elle n'aurait pas obtenu davantage de résultats ...
Tournant une fois à gauche, une fois à droite, elle traversait de plus en plus de ruelles étroites, et parfois, à l'ambiance très lugubre. Seule et dans l'obscurité, elle n'était pas à l'aise. Quand enfin elle aperçu un attroupement, elle se ragaillardit  : il y avait bien quelqu'un parmi tout ce beau monde qui allait pouvoir lui indiquer clairement où elle pouvait se loger ... Non, cette fois, elle demanderait carrément à ce qu'on l'y accompagne, quitte à payer la bonne âme d'un lieuton ou deux. Redressant son tout nouveau sac à dos de cuir, elle veilla à ce que sa sacoche en bandoulière était toujours là, et ses doigts se crispèrent sur son bâton de marche. Puis, elle marcha d'un pas décidé vers le rassemblement.

Plus elle se rapprochait d'eux, plus elle pouvait se permettre de les détailler. D'abord, la crainte de n'y voir que des hommes l'avait saisie - il aurait été de bon ton de ne pas renouveler l'incident de la taverne où Marcus s'était porté à son secours - mais Alera pu s'apaiser en découvrant quelques femmes, la plupart plus richement parée que nécessaire, qui étaient présentes, accompagnées de leur époux, et quelques fois, de sorte de valets.

Devant elle, la lumière de la lune éclairait le visage d'un jeune homme adossé contre ce qui semblait être un entrepôt. Les cheveux d'une couleur bleutée, il fumait paisiblement, semblant attendre quelque chose. De tous, c'était probablement celui qui lui inspirait le plus confiance, et probablement était-ce sur lui qu'Alera allait jeter son dévolu pour qu'il l'accompagne serviablement jusqu'à une taverne la plus proche ... Elle accéléra l'allure, non sans sautiller une première fois d'excitation : une nouvelle ville, de nouvelles choses à découvrir, de nouvelles personnes à rencontrer. Peut-être ce guide de fortune allait-il devenir un nouvel ami ? Elle l'espérait en tout cas ...

Arborant son plus beau sourire, elle ralentit à son approche, et, timidement, s'adressa à lui.

« Bonsoir ! Excusez-moi monsieur, mais ... je suis un peu perdue. Pourriez-vous m'aider ? »

Son ton était presque plus aigu et adorable que prévu, mais l'habitude lui avait fait comprendre qu'un peu de convivialité et de politesse, saupoudré d'un peu de chaleur, faisait des miracles ...
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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyMar 2 Avr - 16:45

Un trafic exotique.
- dans la nuit du 2 au 3 Cellune 1100, à Borderoc -


Il sursauta brusquement lorsqu'une jeune fille apparu soudainement dans son champs de vision, apportant une brutale vison de fraîcheur candide dans cette obscure et pesante nuit de printemps. Il fallait dire qu'elle détonnait un peu – enfin, dans l'attitude tout du moins, ses guenilles n'avaient rien d'extravagant – parmi les autres personnes autour d'eux. Toutes plus secrètes et mystérieuses les une que les autres...

Posant un regard éberlué sur la jeune fille, il mit plusieurs secondes avant de retrouver ses esprits.

- Heu, oui, j-j-en serais ravis... ! commença-t-il, son naturel avenant s'exprimant Mais heu, là tout de suite.. ? poursuivit-il C'est que je suis un peu occupé là et

Mais il fut coupé par son comparse qui venait de lui donner un coup de coude dans les côtes pour lui signaler l'ouverture de l'un des entrepôts. Le type qu'il avait vu à l'auberge se tenait à l'embrasure des portes et accueillait ses visiteurs les bras grands ouverts.

Rehan dont la curiosité était un – vilain – défaut ne voulait pas quitter les lieux – même pour une demoiselle en détresse – aussi lui lança-t-il un dernier mot.

- Venez avec moi, je vous accompagnerais où vous voulez après. un sourire, un signe de tête vers l'entrepôt, il n'attend même pas la réponse de la jeune femme et emboîte le pas de l'homme avec qui il jouait aux cartes à peine une demie-heure auparavant

L'entrepôt n'est ni immense ni minuscule ce qui permet aux différents petits groupes de personnes de rester de même assez éloigné les un des autres. Tous font cercle autour de quelques caisses placées au centre du bâtiment et recouvertes de couvertures. Rehan en profite pour détailler un peu plus ces gens – à la lueur des torches, bougies et lampes à huile éparses – et se rend compte que chaque groupe semble appartenir à des classes sociales bien différentes... Là, une gente dame et son valet, plus loin, quelques bourgeois engraissés, ici ce qui semble être une petite bande de voyous et autres truands de la pire espèce. Inconsciemment Rehan se retourne pour s'assurer que la jeune femme est là et se rapproche un peu plus d'elle dans une attitude protectrice.

Le pic d'angoisse remonte soudainement et il se demande ce qu'il fiche là, culpabilisant déjà d'y avoir embarqué une demoiselle dont l’innocence transpire par tous les pores.

- Bienvenues mesdames et damoiselles! tonne la voix du maître de cérémonie Messieurs et damoiseaux, soyez assurés de ma joie à vous recevoir ici ce soir... ! continuait-il d'un ton qui se voulait rassurant mais qui ne fit qu’accroître l'anxiété de Rehan

Instinctivement les yeux bleus font le tour de l'édifice, repérant toutes les potentielles sorties mais aussi le nombre de personnes. Les « visiteurs » étaient vingt-et-un et le marchand avait trois hommes à sa charge.

- Si je vous ai convié ce soir c'est parce que vous n'êtes pas de simples bougres empêtrés dans une vie insipide... Non, vous êtes tous des rois et des reines ! reprit l'homme qui s'était mit à marcher dans le cercle formé entre les spectateur et les caisses Et quoi de plus naturel pour une personne de cette stature que de posséder les plus belles choses du royaume...?

Rehan comprit alors : cet homme était un marchand et ce qu'il avait l'intention de leur proposer n'avait sans aucun doute rien de légal... Mais le suspense ne dura pas plus avant alors que deux de ses acolytes soulevaient les couvertures, révélant des animaux que le cordonnier n'avait jamais vu auparavant.

Une cacophonie de cris indistincts les uns des autres avaient provoqué l’effroi de pas mal de personnes. Rehan dont l'esprit vif avait senti venir la chose n'avait fait que reculer d'un pas sous la surprise – il était d'ailleurs rentré dans la jeune femme qu'il faillit prendre par les épaules dans un réflexe de protection – et avait écarquillé tous grands ses pupilles azurées. Les bêtes qui hurlaient de terreur dans les cinq cages mises à nues ressemblaient à s'y méprendre à des chats. Mais elles avaient quelques chose du singe qui fit palpiter le cœur de l'ex-enfant du savoir de curiosité.

- Chers invités, avait reprit le marchand ce que vous voyez là ne doit en aucun cas vous effrayer... ! Ma chère madame... il s'était approché de l'aristocrate qui s'éventait, le visage rouge, et avait prit sa main ostentatoirement baguée Ces animaux ne vous feront pas le moindre mal, ils sont la douceur incarné... ! De très calmes bêtes d'apparat, ou de jouet pour enfant... il avait fait un clin d’œil à la dame avant de s'éloigner et s'adresser de nouveau à la foule entière Mesdames et messieurs, je vous présente les tilikop ! Nouvellement arrivés en ces Terres de Trois-Lieux, mi-chat, mi-singe, ils vous raviront par leur ingénuité et leur facéties... ! Regardez comme ils sont beaux ! Et cette fourrure... ! Ne ferait-elle pas une belle pelisse, pour votre épouse? il s'adressait à l'un des bourgeois Approchez, approchez ! N'ayez crainte ! Ils ne sont aucunement agressif envers les humains...!

Là s'arrêta le chant de la fripouille et les gens commencèrent à s'approcher – un peu craintivement tout de même – des cages où s'agitaient frénétiquement les tilikop prisonniers.

Le cœur du jeune cordonnier battait à tout rompre mais ça n'était ni de peur, ni d'angoisse. Une nouvelle sensation nouait son estomac et il ne sut véritablement y mettre un mot.

Se tournant vers la jeune femme, il ancra ses prunelles ahuries dans les iris étrangement mordorées.

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Alera Vaelken

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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyMer 3 Avr - 1:06

2 Cellune 1100 - Dans un entrepôt - Borderoc


La jeune femme leva vers son interlocuteur de grands yeux éveillés et luisants d'espoir dans lesquels se reflétaient la lumière des flambeaux proches que certains membres du groupe avaient amené. Sans doute venait-elle de le couper à d'intenses réflexions car il parut surpris, avant de la jauger brièvement de la tête aux pieds, comme s'il peinait à croire qu'une personne de son genre - même si elle ignorait de quel genre elle pouvait faire partie - se baladait seule et si tardivement dans ce coin de la ville. Mais il reprit contenance très rapidement, et proposa bien vite ses services, ou du moins, avait-il commencé lorsqu'on l’interrompit. Son comparse attira son attention sur un événement proche d'eux, auquel Alera n'entendait rien.

Se mordant la lèvre brièvement de frustration à l'idée que la seule personne qui lui faisait bonne figure et qui lui inspirait suffisamment confiance que pour l'accompagner jusqu'à l'auberge la plus proche lui faisait faux-bond faute d'être occupé, elle chercha à se saisir de la manche du bleu-dinet en tout désespoir de cause, geste qu'elle refréna, tandis qu'il l'invita à le suivre dans l'entrepôt dans lequel s'engouffraient déjà les autres personnes présentes.

Même s'il lui promettait de l'accompagner « après », elle hésita un instant en le voyant tourner les talons sans qu'elle puisse acquiescer. La Louve demeurait étrangement calme, aussi, elle se persuada qu'elle ne s'élançait pas à nouveau à l'aveugle dans une situation inextricable .. du moins, elle l'espérait. Jetant un dernier regard en arrière, sans doute pour trouver une échappatoire ou un autre badaud qui passerait éventuellement dans le coin, elle comprit qu'elle n'avait d'autre choix que de le suivre. Après tout, il avait ponctué sa promesse d'un sourire final qui ne lui inspirait que de bonnes choses, elle pouvait s'y fier.

Ce n'est qu'une fois qu'elle lui emboita le pas et pénétra à son tour dans l'entrepôt qu'elle s'interrogea. Mais après « quoi » exactement, allait-il l'escorter ?

Timidement, Alera pressa le pas jusqu'à rattraper son potentiel samaritain, peu rassurée par l'ambiance austère que dégageait l'endroit. Son regard se perdit au plafond, qu'elle découvrit plus haut qu'on ne pouvait le deviner depuis l'extérieur, puis, les lumières dansantes suspendues ci et là attirèrent son attention. Un léger courant d'air les rendaient fragiles et à la fois furieuses, et cette image l'amusa jusqu'à ce que son samaritain se retourne vers elle et vint se ficher tout proche. Cette attitude étonna un peu la jeune fille, mais ne lui déplu pas. Oui, elle le sentait : elle pouvait lui faire confiance.

Ses rêveries à présent terminées, la réalité de ce qui se présentait sous ses yeux la laissa silencieuse. A l'image des autres personnes présentes, regroupées et placées de manière circulaire autour de ce qu'elle devina être des caisses sous des couvertures en centre de la salle, elle attendit, et demeura observatrice. Il y avait véritablement de tous les genres, et de tous les milieux, de tous les âges. Et à la vue de certains, elle n'était pas franchement rassurée ...

Elle n'eut pas plus de temps pour s'inquiéter ou prendre peur, qu'un homme au large sourire malaisant s'avança. Tel un paon, il parada autour de la forme cachée sous les couvertures, écartant ses bras afin de tous les accueillir dans ce lieu.
Il empruntait un ton similaire aux vendeurs de poisson de Lackness, mais avec le sourire faux des pires receleurs.

De sa langue fourchue, il fit monter un suspense qu'Alera ne comprenait pas. Il était évident que tous ici étaient présents pour une raison, raison qui était cachée sous les couvertures.
Elle l'écoutait patiemment, en cherchant à comprendre où il voulait en venir, jusqu'à ce que deux hommes à sa botte s'approchent pour en ôter le cache et dévoiler aux yeux de tous ce qui se trouvait dessous.

Des créatures insolites étaient enfermées dans ces cages, hurlant, piaillant de frayeur. Alera n'avait jamais rien vu de pareil, et, en découvrant ces animaux à leur triste sort, coincés dans une saleté odorante et visiblement maltraitées, elle porta ses mains à sa bouche pour se la couvrir, et étouffer un cri d'horreur. Son coeur s'était soulevé instantanément à la découverte de leur condition, et de leur captivité. Si craintives, si fragiles, si malheureuses ... Elle en restait tétanisée d'horreur. Même la Louve grognait intensément en son bas-ventre, menaçant de s'élancer sur le maitre des lieux pour lui arracher la trachée à mains nues.

Même son samaritain en avait été choqué en les découvrant, la poussant en reculant, sous la surprise de l'effet probablement voulu par le revendeur.

Mais le pire restait encore à venir. L'homme poursuivit son laïus, poussant ses « invités » à s'approcher, dans le but d'envisager de les acheter. Compagnons, bêtes de foire, nourriture à des veilleurs, ou à des morggs, manteaux de fourrure, sacs ... La liste des « possibilités » était encore longue, et à chaque nouvel ajout, Alera retenait un haut-le-coeur.

Ses ongles s'enfonçaient dans sa paume, tant elle serrait les poings de rage. D'ordinaire, rien ne parvenait à faire sortir hors de ses gonds la frêle et innocente lacquoise, mais cette situation plus que scandaleuse allait à l'encontre du sens de la justice et de l'honneur qu'elle avait hérité de son défunt père. Elle priait pour que ce rat, cette engeance viciée, ce résidu d'excréments de mange-corps ne s'amène pas près d'elle au risque de mettre sa fragile sérénité en péril. La Louve réclamait du sang comme jamais elle ne l'avait senti encore, et une fois pris conscience de cet état de fait, la reprise de son corps fut totale tant l'étonnement de son envie meurtrière était grand.

Entre l'activation tardive de son Advictâme, et cette violence exagérée au fond de son être ... que lui arrivait-il, bon sang ?

Etait-ce la panique qui se lisait très explicitement sur son visage pour que le samaritain se tourne vers elle et la fixe intensément comme jamais encore on ne l'avait fait ? Elle y vit quelque chose de similaire à son ressenti, mêlé à un hébétement plus que compréhensif. Il l'avait amenée jusqu'ici, c'est donc qu'il était au courant de ce qu'il se tramait en ces lieux. Alors pourquoi semblait-il avoir été assommé à coup de bouteille du meilleur vin de la grosse Josiane, la tenancière de la dernière taverne dont elle avait passé les portes avant son arrivée à Borderoc ? Non, il était trop choqué, et en un sens ... « gentil » que pour être mêlé à tout ça. Peut-être encore se trompait-elle à accorder aussi vite sa confiance envers de parfaits étrangers, mais elle avait envie de lui donner le bénéfice du doute.

Tandis qu'elle continuait de sonder le coeur de son bienfaiteur d'un soir, l'un des acolytes du contrebandier pris une cage, la secoua vivement avant d'en extraire le contenu d'une main ferme au-dessus de sa tête pour que tout le monde puisse apprécier l'animal apeuré.

- Un très beau specimen que voilà, et une occasion à saisir de suite ! continua de clamer le vendeur. Plutôt petit comparé à ses congénères, probablement un tout jeune. Comme vous le voyez, son poil est très commun, c'est pourquoi il n'est qu'à 500 lieutons  !

Alera s'étrangla presque en entendant la somme rondelette que l'homme espérait revendre la pauvre créature martyrisée.

« Pauvre petit ... il va finir en chausson pour nourrisson pour une somme astronomique. Monstrueux ! » ne put-elle s'empêcher de vociférer entre ses dents, sans forcément destiner son message à autrui.

Une dame directement en face se risqua à approcher pour mieux détailler le tillikop, non sans avoir posé quelques questions sur la dangerosité et l'entretien de la bête. Après quelques instants seulement, la vente était bouclée.
Le second acolyte se saisit d'une autre cage, et en extirpa à nouveau un des captifs, dévoilant un pelage vert.

- Aaah ! Celui-ci est beaucoup plus rare ... 1500 lieutons, mesdames, messieurs, oui ! Et cela reste une occasion unique, je vous le précise encore ! Le poil soyeux, l'oeil vif, l'âge adulte très certainement atteint. Sa queue est longue et touffue, de quoi faire une écharpe très douce et chaleureuse pour les nuits fraiches, ou les journées venteuses de l'hiver. Ne soyez pas timides, allons ! Un chromotare vert ! , insista-t-il en fixant tour à tour les invités présents.

Alera n'en pouvait tout simplement plus. Peu importait l'avenir qu'elle imaginait pour ces tillikops arrachés à leur lieu de vie natal, aucun de ceux qu'elle envisageait n'était joyeux, au vu des sourires carnassiers de ces êtres viles et cruels dont elle était obligée de respirer le même air. Elle le voyait dans leurs regards avides, ces bêtes n'étaient que des accessoires d'une grande valeur et d'une trop belle rareté. Des objets, rien de plus.

Sa vision se brouilla d'eau, qui ruissela instantanément le long de ses joues, avant qu'elle n'interrompe sa course à grand coup d'avant-bras. Elle ne pouvait se permettre de montrer une telle faiblesse. Après tout, à aucun moment elle n'avait été conviée, et sans doute n'était-elle pas très intelligente, mais elle l'était assez pour avoir compris que cette vente était autant éthiquement criminelle qu'illégale. De plus, parmi les convives, certains n'avaient pas le profil du personnage en odeur de sainteté, et elle n'avait pas très envie qu'on décide la faire taire, de peur de ce qu'elle pourrait dire. Ou à qui elle pourrait le dire. Continuer à se fondre dans la masse, c'était la clé.

Mais ne pas se faire repérer était une chose, mais jamais elle n'aurait la force pour affronter une vente de plus. Ayant repris un peu de contenance, elle leva à nouveau ses grands yeux humides vers le samaritain, et murmura d'un ton autant plaintif que désespéré.

« Je ne supporte plus de rester ici sans rien faire, et je ne peux tourner les talons. Par pitié, aidez-moi à les sortir de là ... »

La jeune rousse pouvait très bien, par cette seule phrase, avoir signé son arrêt de mort si elle s'était trompée sur les intentions du jeune homme envers qui elle avait peut-être placé prématurément sa confiance, autant que ses espoirs. Mais en l'état actuel des choses, elle s'en fichait car seul lui importait le bienêtre des tillikops, bien plus que sa propre vie, devait-elle la perdre pour les sauver d'un triste sort.
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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyVen 5 Avr - 17:47

Un trafic exotique.
- dans la nuit du 2 au 3 Cellune 1100, à Borderoc -


L'esprit rapide de Rehan se demanda un instant si la jeune femme n'était pas une croquemite. Alors que leurs regards s'étaient happés, il leur trouva une étrange couleur dorée qui lui rappela les iris jaune de la Blanche-Faucon qu'il avait croisé quelques semaines auparavant. Mais non, ces pupilles là n'était pas cerclées de rouge et sa tendance à la curiosité s'arrêta là. L'échange sans paroles qui s'étaient produit entre eux venait de sceller une sorte de pacte. Rehan en était sûr : ils pensaient tout deux la même chose de l’événement malsain qui était en train de se dérouler autour d'eux.

Reportant finalement ses yeux sur le revendeur et ses acolytes, il revînt bien vite sur la jeune femme dont l'intervention rhétorique ne put l'empêcher de rire intérieurement. Des chaussons pour nourrissons... l'image était cruellement drôle. Mais il resta coi et reporta son attention sur la vente. Entre ses deux oreilles, sont esprit turbinait à vive allure, n'ayant plus qu'une idée en tête : s'extirper de ce bourbier en emportant avec lui – ou eux, selon ce que sa nouvelle compagne voudra faire – un maximum de ses petites bêtes rares et en péril.

Mieux qu'une demoiselle en détresse des tilikop à secourir... ! pensa-t-il, son esprit rationnel ayant toujours eut besoin de cynisme et de sarcasme pour faire passer les pilules un peu trop grosses Deux pour le prix d'un... ! ajouta-t-il en pensée avant de lâcher un « oh putain... » pour lui-même

Regardant autour de lui, il jaugea le comportement des potentiels acquéreurs. Il remarqua que le petits groupe qu'il avait étiqueté de « crapules » étaient au plus près des cages, évaluant les « marchandises ». Il repéra en suivant un autre attroupement de personnes qui semblaient s'être rassemblé alors qu'elles étaient plus séparées à leur arrivée.

Cette petite dizaine d'individus se tenaient plus à l'écart que le premier groupe. Il étaient composé de quatre adultes et de cinq jeune gens, entre quinze et vingt ans environ qui étaient en train de s'agiter. Rehan n'entendait ce qu'ils disaient car la voix du revendeur surplombait le tout mais il semblait que les jeunes soient en désaccord au vu de leurs mimiques et leurs gestes. Peut-être allait-il pouvoir trouver main fort avec certains d'entre eux... ? Mais avant qu'il ne puisse amorcer un pas son attention se reporta sur sa jeune acolyte qui verbalisait tout haut ce qu'ils pensaient tout bas.

- Je suis en train de réfléchir au moyen d'y parvenir avec le moins de dommages collatéral possible... murmura-t-il à la rouquine avant de reporter son attention sur le groupe de jeunes personnes

Bon, le revendeur avait trois gros bras avec lui. Les trois vauriens près des cages ne leur seraient d'aucune aide et sans doute seraient-ils du côté du négociant. L’aristocrate et son valet était près de la cage du tilikop rose, sans doute allait-elle aussi l'acquérir mais même si il était possible qu'elle ne leur veuille aucun mal, elle serait plutôt du genre à s'évanouir ou sniffer des sels si jamais la situation s'envenimait... Restait les deux petits groupes de bourgeois qui semblaient plutôt vouloir s'extirper de ce bourbier que d'acheter ou aider à libérer les tilikop... Outre l'entrée principale Rehan avait repéré une petite porte, un peu cachée par deux rangées de caisses. Après tout, ils étaient dans un entrepôt... Et tout au fond une verrière assez grande pour laisser passer un homme adulte et assez large pour y glisser une caisse. Le verre ne serait sans doute pas très épais et sera facilement cassable mais il fallait escalader d'autres caisses pour y accéder.

- Il va falloir faire diversion... murmura-t-il à la jeune femme Je me charge de ça, quand le marchand et au moins de de ses sbires seront focalisé sur ce que je vais faire, vous en profiterez pour ouvrir au moins une cage pour que les tilikops s'échappent dans l'entrepôt.

La porte principale avait été refermée et si elle arrivait à ouvrir deux cages le revendeur et ses hommes seront occupés à récupérer les six bestioles pendant un petit moment. Ça serait leur chance.

- Il faut agir vite, ne perdons pas de temps. dit-il en a regardant de nouveau Au fait moi c'est Azurin, enchanté. il fit un sourire étrangement grimaçant et rompit l'échange pour se diriger vers les adolescents dont le ton commençaient à sacrément monter

C'était sa chance.

- Besoin d'aide ? il s'adressa à celle qui semblait la plus vieille et plus leader de la bande
- Ces abrutis veulent les écarteler et les dépecer vivants! s'insurgea-t-elle
- Oh mais c'était pour rire Gladys! répondit en riant un garçon à peine plus jeune
- Calmez vous les enfants ! Nous allons partir de toute façon! tenta de calmer un des adultes, sans doute l'un des pères, mais aucun des adolescents ne l'écoutaient

Gladys semblait ne pas du tout croire à la plaisanterie du garçon et Rehan pouvait voir une veine pulser à sa tempe.

- Tu ne devrais pas le laisser être aussi insolant avec toi, Gladys... murmura Rehan, tout proche de la jeune femme

Rehan avait toujours été un pacifiste. Mais il avait aussi un côté impétueux et il savait que la manipulation pouvait parfois servir à ses fins... Aux grands maux les grands remèdes, il venait d'allumer la mèche et Gladys était la dynamite.

Il ne fallut pas plus longtemps pour que la jeune fille et son juvénile sang vornois se précipite sur l'autre garçon le saisissant à la gorge. Aussitôt, les trois autres adolescents choisirent leur camps –  l'un avec Gladys et les deux autres voulant aider le garçon – et les trois adultes se précipitèrent pour tenter de les séparer.

Les cris tapageurs attirèrent aussitôt l'attention du négociant qui accourut vers la bagarre pour prêter main forte aux adultes. Rehan s'écarta alors de plusieurs pas en arrière et jeta un regard vers sa comparse, lui faisant un subtil signe de la tête pour lui signifier que c'était à son tour d'agir.

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Hors Jeu : j'ai fais un lancé de dés ! Il a déterminé que ma baston improvisée n'avait attiré que le revendeur è.é J'ai pas eut beaucoup de chance, à ton tout copine !!
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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptySam 6 Avr - 9:56

2 Cellune 1100 - Dans un entrepôt - Borderoc


La boule au ventre, la lacquoise attendit en silence, se mordant la lèvre inférieure, que l'homme sur qui elle avait placé tous ses espoirs lui réponde. Ce laps de temps lui semblait durer une éternité, et elle voyait déjà sa réponse tomber tel le couperet du bourreau qu'il pouvait représenter.

Lorsqu'il chassa toutes ses inquiétudes, elle se ragaillardit et pu se détendre un court moment. Pour l'heure, elle était sauve, elle venait de se trouver un allié de taille. L'imitant, elle observa également la scène d'une vue d'ensemble, en tâchant de faire fi de la poursuite odieuse de la vente. A peine cela fait qu'il lui chargea de profiter d'une diversion pour agir, et une angoisse nouvelle naquit au creux de ses entrailles.

Ouvrir au moins une cage pour faire évader les tillikops ... Cela semblait si facile, sur le papier. Elle n'avait pas la moindre idée de comment s'y prendre, et Azurin, s'était-il présenté, la pressait par le temps. Réfléchir à la va-vite n'était pas son fort, et les plus mauvaises langues ajouteraient que réfléchir tout court n'était pas un exercice où elle excellait, mais comme elle l'avait ressenti quelques instants plus tôt : elle se sacrifierait volontiers ne fut-ce que pour une seule de ces pauvres créatures.

Elle n'eut pas le temps de donner son prénom que son comparse d'un soir entama sa procédure de diversion, et de toutes façons, elle-même devait se concentrer et agir avec vivacité. Les trois acolytes du vendeur étaient intimidants, et surtout, n'auraient aucun mal à la soulever du sol, si par malheur, elle se faisait prendre.  Ses yeux s'agitèrent dans leur orbite, à la recherche de la manière la plus simple de s'avancer des cages sans être vue, ou entendue. Entendue ne serait pas un problème, sans regarder sur sa gauche, elle entendit une dispute ou une bagarre éclater, et elle vit le vendeur s'éloigner d'elle. Ses hommes de main, eux, ne bougèrent pas et restèrent plantés là où ils étaient, même si leur attention quittèrent les captifs.

Elle profita de cette occasion et ne réfléchit plus du tout. S'accroupissant au sol, elle déposa son bâton au sol, dans un silence religieux. Puis, avec le peu de grâce qu'on lui connaissait, abaissa son buste et leva ses fesses en l'air. Se sentant particulièrement ridicule dans cette position, elle chassa vite de sa tête l'image qu'elle pouvait renvoyer, et rampa maladroitement vers une cage.

Au plus elle s'approchait, plus elle levait régulièrement les yeux vers les hommes de main, afin de vérifier qu'elle passait inaperçue. Mais la diversion d'Azurin - allez savoir comment il s'y était pris - faisait parfaitement l'affaire : leur attention était focalisée droit devant eux, et ne prêtèrent plus du tout attention aux bêtes emprisonnées. Revenant sur sa mission première, et gardant le même rythme, elle arrivait au moment le plus périlleux : l'instant où les deux tillikops restant dont elle projetait d'ouvrir la cage se rendraient compte qu'un individu s'approche d'eux. Avec toute sa chance légendaire, un cri apeuré de l'animal suffirait à exciter l'autre, et même ceux des autres caisses, et à attirer à elle l'attention des trois hommes ...

Elle stoppa net lorsque les deux créatures visées remarquèrent sa présence. Leurs pupilles se dilatèrent de peur instantanément, et Alera se figea, planta son regard dans le leur.

Je ne vous veux pas de mal, pitié, ne hurlez pas. Je ne vous veux pas de mal mes cocos, par pitiééé, ne hurlez pas ! , se répéta-t-elle inlassablement, espérant que peut-être, ses pensées s'afficheraient dans son regard.

Maintenant qu'elle se tenait à quelques centimètres tout au plus de la cage, elle pouvait mieux apprécier les horribles conditions dans lesquelles ces pauvres bêtes étaient forcées de rester. Et ces signes de maltraitance ... cela lui déchirait le coeur.

Tout va bien, mes trésors. Vous serez bientôt libres. Vous et vos amis pourrez bientôt sortir de là ...

Les tillikops au pelage brun demeuraient tout aussi immobiles que la jeune fille, leur respiration accélérée comme jamais, tout reclus qu'ils étaient dans le coin de la cage. Mais elle ne pouvait plus se permettre de perdre du temps à amadouer les créatures, la diversion d'Azurin se terminerait bientôt, et si elle ne se pressait pas, elle ne sauverait rien ni personne.

Avec douceur, elle porta une main vers le verrou de la cage, le regard fixé sur celui-ci. Son coeur battait à tout rompre à ses oreilles, si bien qu'elle n'entendit rien d'autre. Elle y alla franchement, jusqu'au clic distinct, et ouvrit la porte. Une fraction de seconde elle attendit une réaction éventuelle au-dessus d'elle de la part des hommes de main du vendeur, mais rien. Concentrée comme jamais, elle retint une nouvelle fois sa respiration et bougea à peine sur la droite pour étirer son bras et atteindre une seconde cage.

La première avait été, somme toute, plus facile qu'attendue, mais allait-ce durer? Maintenant, elle visait la cage des tillikops chromotares, soit la cage la plus proche des hommes de main. Les deux boules de poils rose et verte étaient recroquevillées sur elles-mêmes et lui tournaient le dos. La chance allait-elle vraiment être de son côté ?
A nouveau, elle se concentra sur le verrou qu'elle déverrouilla avec un peu plus de difficulté cette fois : ses doigts commencèrent à trembler lorsqu'elle entendit que le calme revenait peu à peu dans l'entrepôt.

Le tout pour le tout, elle usa de sa seconde main plus éloignée, et de ce fait, tira à elle la cage, la trainant au sol de quelques centimètres. Alertés et effrayés, les chromotares s'agitèrent et hurlèrent au moment même où elle parvint à ouvrir la porte.

- Hey !, entendit-elle sévèrement au-dessus de sa tête, Qu'est-ce que ... OH !

Alera se releva tel un ressort, comprenant avoir été démasquée, et, dans un dernier coup d'oeil aux cages ouvertes, elle constata avec horreur que les animaux n'en étaient pas sortis, terrorisés. Par réflexe, et surtout, par crainte que les hommes se jettent sur les portes pour les verrouiller de nouveau, elle jeta deux rapides coups de pied aux boites, faisant remuer et sortir les tillikops.

- Sale petite ... , grogna un des hommes en s'avançant vers elle.

Les bêtes, délivrées, hurlèrent et coururent se cacher ci-et là, où elles le pouvaient dans l'entrepôt. Même si les deux autres sbires tentèrent de leur forte corpulence d'en attraper deux ou trois, les 4 tillikops leur échappèrent.

- Noooon ! Mon gagne-pain !! hurla le vendeur, alerté. Rattrapez-les, tas de bons à rien !

Le troisième homme de bras s'avança vers Alera, figée d'effroi, attendant sa sentence de bonne grâce, maintenant qu'elle était au pied du mur, et à priori, sans échappatoire.

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Dé de hasard effectué pour la réussite de la discrétion, et de l'ouverture des cages ici
Rien à signaler sur le hors-RP
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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyDim 7 Avr - 16:30

Un trafic exotique.
- dans la nuit du 2 au 3 Cellune 1100, à Borderoc -


La juvénile bagarre à coup de tirage de cheveux et de griffures était lancée. Rehan ne put s'empêcher de regarder l'émeute qu'il avait lui même provoquée pendant quelques secondes avant de finalement reporter son attention sur sa comparse. Il ne la vit pas tout de suite et peina à la discerner dans la pénombre, tapie près des cages dont elle en avait ouvert une porte. Se reculant alors dans la partie la moins éclairée du bâtiment, il fit un grand tour afin d'éviter de croiser le regard de quiconque.

Mais il croisa deux des quatre tilikops qui s'étaient échappés et le rose lui sauta dessus comme l'animal en furie qu'il était. Ayant le réflexe de se cacher le visage avec les bras, Rehan senti les petites griffes acérées se planter dans sa chair mais elles n'y restèrent qu'une fraction de seconde. Ayant était littéralement escaladé comme un rocher, il senti la bestiole lui passer par dessus et aller se nicher tout au fond de la longue capuche de sa houppelande. Légèrement déstabilisé, Rehan fit un pas de côté.

- Mais, sors de là toi... ! pesta-t-il par réflexe, essayant de plonger ses mains dans sa capuche

Mais il se reçut un coup de patte plus instinctif que réellement véhément aussi ne chercha-t-il pas à le tirer de là. Après tout, il était plus léger que son sac-à-dos-atelier et s'il voulait sortir il le fera de lui-même. Lâchant un petit rire – amusé – il se reporta son attention sur les cages et se rendit alors compte que la « gamine » était en très mauvaise posture.

Grâce à l'obscurité qui régnait dans les parties mal éclairées, Rehan réussi en quelques pas à débarquer derrière l'homme – un des acolytes du revendeur – qui menaçait la jeune femme.

- Salut... ! murmura-t-il à l'oreille du type qui se retourna vers lui en sursautant de surprise

Mue d'un intrinsèque réflexe qu'il ne se connaissait pas du tout, Rehan brandit puis assena son poing de toute ses forces en plein milieu du visage de l'homme. Un léger crac sous ses articulations serrées l'informa que le nez du gars avait cassé – ou alors était-ce ses propres os. Mais le fait que l'homme tombe en arrière, du sang s'écoulant de son nez qui avait pris une forme bizarre et ne se relève pas ne laissa pas le doute planer plus longtemps.

Secouant la main dans un « aïe aïe aïe » réflexe, Rehan se recula et posa son regard bleuté sur la jeune femme.

- Ça va ? dit-il tout en se rapprochant d'elle

Mais il n'eut pas le temps de s’appesantir sur la question que déjà un deuxième homme de main du revendeur apparaissait dans son champs de vision. Et le regard de taureau en rut – ou en colère – qu'il lui lançait tout en lui fonçant dessus réveilla ses instincts les plus primitifs.

Dans une milliseconde il avait poussé fortement la jeune femme pour la sortir de la trajectoire de l'homme et s'était lui-même écarté d'un bon en arrière. Le type alla s'écraser contre les cages – faisant sauter le verrou de l'une d'elle et s'enfuir trois tilikops de plus – et Rehan lui perdit l'équilibre, se retrouvant sur les fesses – le tilikop toujours dans sa capuche semblait y avoir planté ses griffes et lâché un nouveau bruit de frayeur mais n'en était pas sorti. Mais l'homme de main et sa carrure d’athlète de lutte était déjà debout et le cherchait du regard. Le jeune cordonnier ne réfléchissait plus vraiment mais il savait qu'il était en très mauvaise posture ainsi au sol et qu'il fallait qu'il se relève très vite.

C'est en prenant appuie au sol qu'il trouva le bâton que la jeune fille avait sans doute laissé tombé. S'en saisissant sans vraiment s'en rendre compte, il le braqua devant lui et arrêta ainsi la course de l'homme qui se le prit en plein ventre, lui coupant alors le souffle et le faisant choir sur les fesses. Rehan n'hésita pas une seconde de plus et lui assena un puissant coup du dit-bâton sur le crâne. A l'instar du nez probablement cassé du premier acolyte, se fut au tour du bâton de se casser en deux. Mais le type lui ne se releva pas.

- Oops... lâcha Rehan, se demandant un instant si le bâton était précieux pour la jeune femme

Malheureusement dans ce genre de moment, il ne fallait pas trop réfléchir... D'ailleurs, il n'était pas encore à l'abri, la jeune femme non plus du reste...

Relevant ses yeux emprunt d'une certaine fièvre et infusé d'adrénaline, il jaugea de la situation.

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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyDim 7 Avr - 20:39

2 Cellune 1100 - Dans un entrepôt - Borderoc


Fermant les yeux et raidissant son corps, Alera s'attendait à être amenée de force, ou enchainée, ou ... pire. Elle ne souhaitait pas voir ça, comme si l'obscurité derrière ses paupières était plus supportable que la réalité. Ce n'était plus qu'une question de temps maintenant ... et pourtant, le moment ne vint jamais. A la place, un bruit sourd se fit entendre devant elle. Se risquant à ouvrir un seul oeil timide, elle put découvrir que son assaillant était allongé au sol, le nez en sang, Azurin sautillant presque sur place en secouant sa main.

« J-j-je crois ... », lui répondit-elle tremblante, sous le choc. « Mais ... mais comment avez-vous ... je veux dire ... loin de moi l'idée de déprécier vos talents de pugiliste mais, n'importe qui vous aurait parié perdant face à ce colosse ! »

Un très court instant, elle crut que sa réflexion laissée en suspend l'avait froissé car il la poussa violemment sur le côté. Ce n'est que lorsqu'elle tomba sur les genoux et qu'elle fit volte-face qu'elle comprit qu'il l'avait empêché de se faire attraper par un second sbire qui chargeait droit sur eux. Dans le mouvement, il s'étala de tout son long sur les cages restantes, libérant d'autres tillikops. Une nouvelle victoire, si l'en était.

Malgré cela, l'homme de main demandait un second tour car il s'était de nouveau relevé. Tout s'enchaina alors très vite. Azurin ramassa le bâton de la lacquoise et s'en servit comme arme de fortune. Contre toute attente, il se débrouilla plutôt bien, enchainant des mouvements efficaces jusqu'à ce qu'un crac retentit : désormais, le samaritain avait brisé le morceau bois, multipliant son arme par deux. Mais son n'adversaire n'eut pas besoin d'autres coups, il ne s'en releva pas.

Alera, dont la nervosité et le stress avaient pris entièrement possession de son corps pour la clouer au sol, se releva peu à peu, profitant de cet instant de répit. A l'air désolé de son allié quant au bâton brisé, elle secoua sa tête de gauche à droite pour lui signifier que ce n'était rien.

C'était un bien beau merdier qu'ils avaient semé là. La cueilleuse se tint près d'Azurin, dont il était certain qu'elle n'allait plus lâcher tant il l'avait surprise par ses talents cachés de lutteur et ô combien il faisait un protecteur assuré, et elle apprécia l'entrepôt d'un regard circulaire.

Tout d'abord, elle découvrit que les têtes de criminels, comme elle se l'était entendu penser au premier abord quand elle était arrivée dans ce hangar, étaient tous médusés devant les cages, à les fixer tous les deux. Non, ce n'était pas tout à fait exact. C'était davantage son compagnon qu'ils regardaient bouche bée. Selon toute vraisemblance, il n'y avait pas qu'auprès de la rouquine qu'Azurin avait fait forte impression. Et il suffit d'un coup d'oeil sévère de ce dernier pour que les trois pleutres s'enfuient sans demander leur reste.

Un peu plus loin restaient les aristocrates, les fameux « invités » du vendeur. Dans la cohue et l'incompréhension la plus totale, pas un n'avait osé bouger, pas même pour se mettre à la poursuite des tillikops évadés, et c'était une bonne chose. Alera leur lança un regard qu'elle voulait intimidant, mais aucun d'eux ne daigna remuer le petit orteil. Ragaillardie et rassurée par la présence de son protecteur, elle se découvrait une audace nouvelle.

Elle fit quelques pas en leur direction, et éleva la voix.

« Mesdames et messieurs, je pense que le spectacle est terminé ! Vous devriez vous en retourner à vos pénates, avant que nous avertissions les autorités concernant ce trafic illégal. Nous vous laissons une chance de partir dignement, sans quoi, mon ami vous fera passer le message ! »

Quelques nobliaux se regardèrent, probablement se demandant si ces quelques boules de poils valaient autant d'ennuis. Décidés, ils s'éloignèrent vers la sortie. Cependant, un homme gras, richement paré, accompagné d'un grand majordome à la peau sombre restèrent sur place.

- Je ne me suis pas déplacé dans cette partie malfamée de la ville pour repartir bredouille, jeune fille ! clama le bourgeois. On m'a promis des raretés à afficher à mon mur, et j'entends bien m'en offrir une !

Courroucée autant qu'écoeurée, Alera se surpris à vociférer plus vite qu'elle ne prit le temps de réfléchir à sa réponse.

« On vous en empêchera, espèce de gros sac !»

- Vraiment ? ricana-t-il. Et qui donc va s'opposer à ma volonté ? Une frêle jeune fille et un ... blanc-bec qui a eu de la chance jusqu'ici ? Se tournant à sa droite pour parler à son majordome, il ordonna: Occupe-t-en.

L'homme à la peau sombre s'avança après un hochement de tête, et Alera déglutit avec difficulté en découvrant à quel point cet homme était probablement plus effrayant que les deux sbires du vendeur réunis. Ne pouvait-elle pas tenir sa langue ?

Elle leva des yeux désolés vers Azurin, tout en le poussant doucement vers le nouvel adversaire qui s'approchait, en guise d'encouragement.
Quant au maitre, il se dirigeait vers la dernière cage encore emplie de tillikops. De fait, ses intentions étaient manifestes : maintenant que le vendeur et son dernier homme de main étaient occupés à tenter de récupérer les marchandises évadées, le fourbe seigneur escomptait chaparder ceux laissés sans surveillance, et s'en aller comme si de rien n'était. Pour l'homme, d'ailleurs, c'était une affaire entendue : son majordome allait sans nul doute remporter la victoire.

Azurin allait être fort occupé avec le titan qui s'approchait de plus en plus, et elle ne pouvait décemment pas laisser l'aristocrate s'en tirer à si bon compte. Hélas, elle n'avait plus d'arme sur laquelle compter. Rassemblant toutes ses forces et n'écoutant que son courage, elle se précipita sur le seigneur qu'elle empêcha d'ouvrir la cage visée. Griffant, mordant et crachant presque telle une véritable griffière, elle s'acharna sur sa proie pour le décourager.

Évidemment, désarmée et face à un homme d'une telle masse graisseuse, même s'il était certain que ce dernier n'ait pas eu beaucoup à combattre dans sa vie, Alera ne put rien face à cette énorme main, aussi grande qu'un volet de fenêtre, lorsqu'elle vint exploser sa joue avec violence, dans un geste défensif. Sonnée, l'obscurité se fit tout autour d'elle, tandis que son corps tomba lourdement au sol.

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Résultat de la "bagarre" d'Alera et du noble joué aux dés de hasard ici
Pas de bol ... le dé d'affection sera pour plus tard xD
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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyLun 8 Avr - 15:47

Un trafic exotique.
- dans la nuit du 2 au 3 Cellune 1100, à Borderoc -


Il semblerait que les deux affrontements avaient eut le mérite de calmer l’ambiance environnante. Tandis que la jeune fille se rapprochait de lui, Rehan tenait fermement les deux bouts de bois en main – ces derniers s'étant transformés en véritable arme blanche au vu de la cassure qui formait une multitude d'échardes sur les deux bouts – tout en regardant autour de lui.

Le revendeur et son dernier sbire ne semblaient s'être rendu compte de rien, cherchant à attraper les tilikops enfuits. Les trois voyous étaient eux encore là, mais les regard médusé qu'ils posèrent sur Rehan l'informa qu'il n'avait qu'à hausser un sourcil pour qu'ils décampent. Et c'est ce qu'il firent alors que le bleuté se redressa dans une attitude clairement belliqueuse, levant de même ses deux armes de fortune.

C'était bien la première fois que Rehan suggérait une telle crainte chez autrui. Généralement, c'était plutôt lui qui prenait peur mais ce soir le jeune cordonnier était ragaillardit par il ne savait quoi exactement... Peut-être parce qu'il traînait dans cette ville depuis assez longtemps pour s'être imprégné de l'attitude de ses habitants, ou peut-être parce qu'il n'avait jamais été aussi bien depuis un moment... L'orkann semblait avoir définitivement chassé la dépression et faisait de Rehan un homme dont le sang avait simplement la fougue de la jeunesse... Et quand on est jeune, on a tendance à se croire invincible.

Mais ça n'était pourtant pas la pensée du cordonnier qui en faite ne réfléchissait carrément plus, laissant ses bas instincts réagir pour lui. Ça n'était clairement pas son attitude habituelle mais, pour dire la vérité, depuis cette nuit passée avec le forgeron – et cette cigarette d'orkann – Rehan sentait qu'il était en train d'évoluer. Le vol de sa pierre y avait certes concourut mais ça n'avait pas tout fait... Et en cet instant, il découvrait une nouvelle facette de lui qui lui plaisait étrangement... Peut-être qu'il n'était pas si pacifiste que ça.

Il revînt cependant rapidement à la réalité. L'intervention de la jeune fille l'avait rappelé à l'ici et maintenant et il ouvrit tout grand ses yeux, se tournant d'un coup vers la rouquine, totalement stupéfait de ses paroles.

- Mais ça va pas de dire ça... ?! murmura-t-il d'un ton presque affolé

Il aurait voulu ajouter qu'il avait simplement eut de la chance et qu'il était loin d'être un surhomme mais il n'en eut pas l'occasion, un de bourgeois s'était avancé et les toisait avec autant de mépris qu'en suintait ses paroles. Déglutissant à la vue du gigantesque homme noir, Rehan raffermit ses doigts autour des bout de bois. Et quand il senti la petite main le pousser vers le mastodonte, il ne put s'empêcher de jeter un regard en arrière, mi surpris mi irrévérencieux, le mot « petite garce » tonna dans sa tête avant qu'il ne remette tout son attention sur le majordome.

Le cœur battant la chamade et commençant à s'affoler, le jeune cordonnier frémit d'une certaine terreur en voyant l'homme faire craquer ses doigts puis son puissant cou. Mais il ne fallait surtout pas qu'il perde ses moyens et la pensée qu'il avait déjà terrassé deux ennemis lui permit de reprendre rapidement contenance. Tout alla alors très vite.

Il ne fallait surtout pas que Rehan lui laisse ne serait-ce qu'un seul coup d'avance et qu'il ne perde pas non plus le seul petit avantage qu'il pensait avoir : ses deux bouts de bois dont il pouvait se servir d'arme. Plus petit et plus léger que le mastodonte, Rehan usa sans se rendre compte de son deuxième avantage : son agilité. Esquivant ou parant les coups de son adversaire, il réussit – déjà à conserver ses bâtons car le gonz cherchait clairement à les lui arracher – à passer derrière l'homme au bout de plusieurs minutes à tourner l'un autour de l'autre. Il en profita alors pour lui assener un coup sur le crâne. Mais ce type là était d'une autre trempe que celui qu'il avait assommé et la lutte dura encore un bon moment – l'homme avait plusieurs fois atteint Rehan, notamment au visage mais sans le mettre au tapis – avant que le jeune homme ne le transperce dans une stupeur non feinte et une chance inouïe.

Totalement estomaqué, Rehan ne bougeait plus alors que l'homme face à lui tombait à genoux, l'un des bâtons planté dans son aine, un râle rauque au fond de la gorge et un « je me rend ! » au bout des lèvres.

Se fut sans attendre son reste que Rehan détala dans l'autre sens. L'Advictâme de l'homme ne manquerait sans doute pas à s'activer et il fallait décamper avant qu'il ne soit de nouveau apte au combat. Revenant vers les cages, il s’aperçut que l'une d'en elle avait disparue – les tilikops qu'elle contenait et le bourgeois grassouillet avec, laissant là son valet – laissant à sa place le jeune fille étalée de tout son long, inconsciente.

- Merde, hey... HEY ! tonna la voix de nouveau angoissée du jeune homme qui avait retourné la jeune femme vers lui alors qu'il s'était agenouillé à ses cotés C'est pas le moment de piquer un roupillon, réveillez-vous ! poursuivit-il avec tout le cynisme dont il faisait toujours preuve en situation anxiogène

Mais il n'eut gère le temps de savoir si elle reprenait conscience, une grande main venait de l’attraper par le col et le remettre debout.

- Sale petit merdeux ! Tout est de ta faute ! tonnait la voix du revendeur qui le saisit alors au cou à deux mains et se mit à serrer fortement

Les yeux écarquillés, le souffle coupé, Rehan eut l'inutile réflexe de porter ses mains aux épais poignets de l'homme qui n'avait rien à envier à l'homme que le jeune cordonnier avec eut l’invraisemblable chance de mettre au tapis. Le souffle vînt rapidement à lui manquer et il se sentait partir... Mais l'incroyable se produisit encore et alors qu'il allait sombrer, un mouvement dans son dos lui rapella que le tilikop rose était toujours planqué dans sa houppelande.

C'est dans un indescriptible cri que l'animal avait bondit – doit sur le visage du revendeur – et s'était mit à le griffer comme une mère poule en furie.

Lâchant alors Rehan, l'homme fit un pas en arrière, hurlant sous la douleur et saisit la bête par la peau du cou pour s'en débarrasser. La pauvre bête fit alors un vol plané, atterrissant inerte quelques mètres plus loin. Il n'en fallut pas plus à Rehan qui n'avait pas encore retrouvé son souffle mais qui prit d'un puissant sentiment d'injustice et d'une fulgurante montée d'adrénaline se rua sur l'homme qu'il frappa de toute ses forces au visage, lui donna un coup de pied dans le ventre et pour finir un coup de genou dans les parties.

Alors que l'homme tombait à genoux, des larmes de douleur perlant au coin des yeux – dont les paupières était ensanglantées des griffes du tilikop – Rehan lui avait déjà fait demi-tour. Se précipitant vers le boule de poils rose, il fut soulagé de voir que l'animal était déjà en train de se redresser.

S'accroupissant rapidement, il eut le réflexe de poser les mains sur la toison rose. Dans la milliseconde qui suivit il crut qu'il allait le regretter mais l'animal – qui avait brusquement tourné la tête vers lui – posa ses grand yeux sur lui sans chercher à se dérober des mains humaines. La seconde d'après, il était de nouveau blotti dans sa capuche.

Cillant, Rehan mit quelques secondes avant de comprendre que le tilikop avait décidé de ne pas le quitter mais il se redressa finalement – revenant une fois encore à la réalité – et réalisa qu'il avait totalement oublié la jeune fille.

Il se précipita alors vers elle, le cœur affolé.

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Hors Jeu : plusieurs lancés de dés on été réalisés pour écrire ce texte !  Dont deux pour déterminer clairement si le tilikop rose resterait ou non avec Rehan... Ce qui s'est produit car j'ai vraiment une veine d'enfer aux dés xDDD * en profite car ça ne durera pas *
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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyLun 8 Avr - 20:47

2 Cellune 1100 - Dans un entrepôt - Borderoc


Des chatouillis humides se ressentirent sur la joue de la lacquoise, chatouillis qu'elle tenta désespérément de chasser. S'attendant à pourchasser un insecte quelconque, Alera fit danser vivement sa main de droite à gauche, jusqu'à ce qu'elle rencontre un obstacle chaud, mollasson et quelque peu piquant.

Au clac lui signalant une gifle involontaire, elle ouvrit aussitôt les yeux et se redressa d'un bond.

« Oh ! Pardon ! Pardon ! Pardon ! Pardon ! Mille pardons, Azurin ! Je n'ai pas fait exprès, je vous assure !! » se confondit-elle en plates excuses, couverte de honte.

Dans le doute, et surtout, parce qu'elle ignorait de quoi était capable son allié lorsqu'il était en colère, elle pencha sa tête sur le côté, dans un réflexe qui l'avait maintes fois sortie d'embarras. Levant de beaux yeux innocents, elle fixa ceux de son vis-à-vis dans l'espoir qu'il lui pardonne assez rapidement.

Ce n'est que lorsqu'elle sentit un poids sur son ventre glisser jusqu'au sol, qu'elle songea à y regarder de près. L'explication des chatouillis sur sa joue n'était pas un insecte, mais l'un des tillikops qu'ils avaient réussis à sauver, et qui plus est, celui-ci arborait un pelage vert. Deux grands yeux curieux, quoique encore légèrement effrayés, la fixaient intensément, tout en l'imitant et en penchant sa petite tête, semblable à celle d'un félin, sur le côté.

La cueilleuse en visite ne put que sourire en approchant délicatement sa main vers l'animal.

« Bonjour toi !, lança-t-elle d'une voix douce et apaisante, Alors, c'est toi qui m'a réveillée ? ».

Le tillikop chromotare vert ne bougea pas, et se laissa toucher du bout des doigts en roucoulant jusqu'à ce que ce contact se transforme en caresse franche et affectueuse.
Hélas, ce moment de tendresse ne parvenait pas à effacer la violente douleur que pouvait ressentir Alera en son crâne. Portant son autre main jusqu'à sa joue, qu'elle tâta précautionneusement, elle en jaugea le gonflement.

« Aie aie aie aie aie ! , ne put-elle s'empêcher de gémir, souffrant de l'éveil de nombreux muscles dont elle ignorait jusqu'alors l'existence, J'ai l'impression qu'on m'a explosé l'oeil ... est-ce si affreux que cela ? Il ne m'a pas ratée, ce gros porc ! »

Se rappelant aussitôt de la situation dans laquelle ils se trouvaient, elle tressaillit, tournant son buste dans tous les sens pour croiser du regard l'homme qui l'avait assommée d'une bonne claque, mais tout ce qu'elle put voir, c'est le corps inerte du mastodonte assommé plusieurs mètres plus loin, et le vendeur gémissant de douleur en se tenant les joyeuses. Alera en écarquilla les yeux : elle venait de rater un sacré épisode, et une bien belle lutte où Azurin avait probablement fait montre de ses talents au combat une nouvelle fois. Pantoise d'admiration, elle l'observa de ses yeux brillants avant de se rendre compte que la victoire avait été rude, au vu des coups qu'il s'était pris en plein visage. L'inquiétude prit sa place sur son faciès, mais après une rapide inspection, elle estima qu'il y avait bien plus de peur que de mal.

En découvrant ainsi leur pitoyable aspect, elle ne put que rire avec l'innocence d'un enfant.

« Quelle piètre mine nous avons là ! Bien ! Je suppose que nous n'avons plus rien à faire ici. Qu'en est-il pour les autres tillikops enfuits ? Nous ne pouvons pas les laisser errer dans l'entrepôt, ou en extérieur ... Et pour ceux-là ? » rajouta-t-elle en désignant tout ce beau monde inconscient.

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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyMar 9 Avr - 15:46

Un trafic exotique.
- dans la nuit du 2 au 3 Cellune 1100, à Borderoc -


S'agenouillant auprès de la jeune femme il allait pour la secouer alors qu'elle semblait encore dans les vapes mais se retînt alors qu'une boule de poils verte lui était grimpé dessus et léchait sa figure rougie par le coup qu'elle avait reçut. Un sourire se peignit sur ses lèvres et il se pencha juste.

- Dis donc la boule de poils, tu me voles le rôle de chevalier servant, OH ! commença-t-il avant de se redresser d'un bond, lâchant un cri de stupeur

Portant la main à sa joue endolorie, il jeta un regard courroucé à la jeune fille qui se confondait déjà en excuses.

- Vous ne pensez pas que j'ai assez reçut de coups pour ce soir... ? grommela-t-il, mi-coléreux mi-amusé, surtout devant le minois de chien battu qu'elle lui montra dans la seconde qui suivit

Il ne put s'empêcher de lâcher un rire. Encore plus lorsqu'elle se mit à causer à la bestiole toujours sur elle.

- Non ça va. répondit-il lorsqu'elle lui demanda l’étendue des dégâts Vous êtes aussi fraîche qu'un poivrot ayant passé la nuit dans un caniveau... ! ironisa-t-il alors qu'elle avait juste l’œil et la joue rougis

Il rit de re-chef avec elle et lui tendit la main pour l'aider à se relever tout en regardant autour de lui. Il se rendit alors compte que toutes les personnes valides – le troisième acolyte du revendeur entre autre – avaient déguerpis de l'entrepôt dont les portes étaient grandes ouvertes.

- Se sont des animaux, ils se débrouilleront, ne vous en faite pas pour ça... il se releva en l’entraînant Quant à eux, désignant à son tour ses adversaires éparses ils ont bien mérité de passer cette nuit dans leur fange, ne pensez-vous pas ? il lui sourit Nous devrions y aller, si des Lames ont entendu le grabuge il ne faudrait pas que nous soyons dans les parages. il mit son bras dans le dos de la jeune femme pour l'inciter à avancer Allons à mon auberge, vous en cherchiez une pour la nuit non ?

Le tilikop vert fit alors un bond pour se poster sur l'épaule de sa désormais maîtresse et celui dans sa capuche – sentant sans doute son compatriote – en fit de même sur la sienne. Il tourna alors la tête vers la boule rose et tendit instinctivement un doigt amical auquel l'animal frotta son museau.

- Il va falloir penser à te trouver un nom si tu restes avec moi... ria-t-il pour lui-même

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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique EmptyMar 9 Avr - 16:44

2 Cellune 1100 - Dans un entrepôt - Borderoc


Se relevant péniblement tout en se massant les fesses, Alera n'écoutait déjà plus Azurin. Quelle nuit ! Il y avait encore quelques mois, assoiffée d'aventure, elle avait enfin décidé de passer la frontière du Creux-Lac pour voir de nouveaux horizons, de nouveaux panoramas, ou encore pour découvrir de nouvelles cultures. Jusqu'ici, elle pouvait s'estimer chanceuse tandis qu'elle passait pour la petite paysanne tirée de sa cambrousse, en pleine visite touristique. Elle s'était toujours dit qu'elle souhaitait vivre des « aventures », comme son père d'adoption pouvait les lui raconter avec passion lorsqu'il rentrait à la maison, mais finalement, les vivre était une toute autre paire de manche. Et là encore, Naâme veillait sur elle à la faire rencontrer des personnes qui la tiraient inexorablement des ennuis qu'elle s'attirait.

Marcus avait été le premier, puis Skadi si l'on pouvait dire, et enfin Azurin. Elle ne pouvait que le remercier, même si elle ignorait encore comment.

« Oui ... Je vous en serais grée », répondit-elle distraitement en marchant.

Il lui avait été d'une aide très précieuse, et pouvait-on dire, lui avait sauvé la mise quelques fois en une seule nuit - et il s'apprêtait encore à remettre le couvert d'ailleurs. Une ombre passa rapidement dans ses yeux : pour une fois, elle aurait aimé être celle sur qui l'on peut compter, et non plus devoir dépendre d'une tierce personne. Elle avait encore beaucoup à apprendre, et le chemin vers l'indépendance serait encore long, mais elle ne doutait pas qu'un jour, elle y parviendrait.

Elle fixa curieusement Azurin, de ses grands yeux dorés, un sourire vrai et joyeux aux lèvres. Il avait été un vaillant protecteur pour elle ce soir, et il lui tenait à coeur de le lui faire comprendre.

« Je vous suis redevable, Azurin, pour cette nuit. Pour de multiples raisons, et je doute pouvoir un jour m'acquitter de cette dette. Mais sachez que je m'y emploierai avec acharnement ! » Son ton était des plus sérieux, et tout son corps montrait sa détermination. « Et avec toute cette effervescence, j'en ai oublié de me présenter : Alera. Alera Vaelken. »

Elle n'attendit aucune réponse de sa part car tout était dit. Le baume au coeur, elle se tourna vers la nuit noire du dehors, avec la sensation d'avoir accompli de bonnes actions ce soir, et se sentant en sécurité aux côtés de son samaritain, et définitivement moins seule maintenant qu'elle venait d'y gagner un petit compagnon qui allait dorénavant avoir besoin de toute son attention, autant que de son amour.


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MessageSujet: Re: [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique   [2 Cellune 1100] Quête : Un trafic exotique Empty

 
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