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 [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes

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MessageSujet: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyJeu 16 Mai - 1:31

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- dans la nuit du 2 au 3 cellune 1100, dans les rues de Borderoc -

Alera Vaelken, un joli nom pour une jeune fille à l’œil pétillant de douceur. Mais lui ne pensait en rien qu'elle lui était redevable... Après tout, il avait aussi agit en son âme et conscience et non parce qu'elle le lui avait demandé.

Il lui sourit tout en secouant la tête et levant légèrement une main, seuls gestes pour lui faire comprendre qu'elle ne lui devait rien. Puis il se mit à marcher en direction de son auberge.

Petit à petit, son pas s’accéléra. L'air frais de la nuit printanière léchait ses blessures et semblait de plus en plus glacial. Loué était la bestiole rose qui s'était lovée autour de sa nuque comme un douce madras... Mais ça n'empêchait pas le vent de s'insinuer de plus en plus en lui, entrant par les failles de sa peau, lui glaçant de plus en plus le sang et les entrailles remontant jusqu'à son cerveau qui était en ébullition.

Ce qui venait de se passer, il ne le réalisait pas tout à fait. Ou plutôt il était en train de se refaire tout le déroulé de l'heure qui venait de se passer.

Tout avait commencé par une partie de cartes avec un inconnu et un homme qui les avait interrompu. Il avait alors suivi son acolyte et se demanda à cet instant où il avait bien pu passer... En tout cas, il ne s'était pas battu avec lui, il en était sûr et certain. Non, il s'était bagarré avec des hommes qu'il n'aurait jamais titillé pour aucune raison que ce soit dans un autre contexte... Et il en était sorti vainqueur.

Kamaâl semble avoir été de son côté ce soir... Ou bien était-ce une facétie de Naâme... ? Ou alors les deux frères s'étaient réunis pour se gausser de lui, une nouvelle fois... Ils lui avaient donné la force de vaincre des hommes qui auraient normalement dut le mettre au tapis. Mais il avait eut une chance inouïe. Une chance divine...

Rehan en état sûr, les dieux s'étaient mêlés de sa vie ce soir encore. Et il avait réussi à se sortir d'une piètre situation à coup de poings et de bouts de bois brisés...

Un flash brouilla sa vue et le fit se stopper net.

Son visage était devenu livide et il n'eut que le temps de se tourner vers le mur le plus proche avant de rendre le mélange de bière et de charcuterie qu'il avait ingurgité quelques heures plus tôt.

Les frère démiurges lui avaient donné la force d'empaler un homme. D'enfoncer en lui un bâton, de percer ses entrailles, d'embrocher ses organes... Sa dernière vision était celle de cet homme, baignant dans son sang. Aucune autre lueur rouge n'était apparue. Non, Rehan ne se souvenait absolument pas avoir vu l'Advictâme de l'homme rougeoyer et guérir sa blessure.

Il avait sans doute tué un homme.

C'est cette pensée qui lui avait donné la nausée, trembler tout son corps et dégueulé tout ce qu'il avait dans l'estomac...

Pantelant, la bile au coin des lèvres, il avait appuyé ses mains contre le mur de la bâtisse où il avait dégobillé. Le tilikop qui était toujours lové contre sa nuque s'était redressé et avait finalement sauté de son épaule. Son regard bleu rivé sur la flaque de vomi, il vit apparaître une tache rose et de longs doigts griffus venir tâter la chose gluante et visqueuse au sol...

- Ne touche pas à ça... ! gronda-t-il d'une voix rauque

Mais il était incapable de faire quoi que se soit pour empêcher l'animal. Une boule d'angoisse terrifiante venait de se loger aux creux de ses entrailles et le clouait sur place.

Cela faisait des jours qu'il n'avait pas était angoissé, merci prodigieux orkann... Mais, il n'avait rien fumé ce soir, et ce qu'il venait de se passer avait toutes les raisons de faire revenir ses affres...

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyJeu 16 Mai - 23:11

Nuit du 2 ou 3 Cellune, Borderoc


La jeune cueilleuse, ragaillardie, trottinait joyeusement aux côtés d'Azurin qui demeurait étrangement calme depuis qu'ils avaient déguerpi de l'entrepôt.

Le petit tillikop vert semblait véritablement s'être lié d'affection pour la jeune rouquine, sautillant et la suivant comme un chiot abandonné. Elle ne pouvait qu'être contente : lorsqu'elle reprendrait la route en solitaire, cela lui ferait de la compagnie. Même si en vérité, elle ignorait tout de cette petite créature, y compris comment la nourrir. Elle supposait qu'il lui faudrait faire preuve de patience et tester diverses choses avant de pouvoir prétendre être une bonne maitresse pour lui.
Par ailleurs, il y avait également un autre point auquel il lui faudrait bientôt réfléchir. Si le tillikop l'accompagnait, et devenait en quelque sorte son animal de compagnie, il aurait aussitôt besoin d'un nom par lequel elle pourrait l'appeler, et lui, de se reconnaitre. Malheureusement, elle n'avait pas la moindre idée originale ...

Elle se souvenait, d'ailleurs, de l'unique animal de compagnie que les Vaelken avaient accepté qu'elle adopte, par caprice d'enfant, et cette réminiscence était des plus inquiétantes pour cette boule de poils nouvellement acquise ... En effet, il est presque de notoriété publique qu'Alera ne savait absolument pas prendre soin d'autres êtres vivants. Pour preuve, le pauvre Gaspard, le poisson rouge, qui avait malencontreusement été cuit pour cause de bocal laissé en extérieur en pleine canicule ... Mais c'était il y avait bien longtemps ! Elle était adulte désormais, et qui plus est, avait démontré qu'elle était parfaitement capable de prendre soin d'elle toute seule. S'occuper d'un tillikop sauvage n'était rien à côté de ça ...

Tout à coup, Azurin s'appuya contre un mur et régurgita le contenu de son estomac au sol, non sans susciter la curiosité de la peluche rose qui fourrait déjà ses pattes dans le magma grumeleux. Il tonna une engueulade envers la bestiole, d'une voix forte que la lacquoise ne lui connaissait pas encore. Hésitante, elle s'approcha de lui et posa une main réconfortante dans son dos.

« Hé ...est-ce ... est-ce que ça va ? »

Elle savait sa question parfaitement stupide. Il était EVIDENT que non, non ça n'allait pas. Pourtant, c'était tout ce qu'elle avait trouvé de mieux, en cet instant. Son nouveau compagnon rejoignit son copain rose, et à deux, reprirent l'observation intensive du contenu stomacal d'Alissair.

« Rhaa ça suffit, vous deux ! Ouste ! » lança-t-elle aux tillikops qui n'en démordaient pas, quand bien même elle agitait ses mains pour les faire reculer, ou les poussait gentiment du pied pour les éloigner de la zone sinistrée.

Mais des bruits de pas résonnèrent derrière eux, et aussitôt, Alera songea aux éventuels Lames que cherchait à éviter Alissair. Peut-être même pouvait-il s'agir des contrebandiers qui se seraient lancés à leur poursuite, même si elle en doutait.

Désolée, mais nous devrions poursuivre notre route ... ce n'est pas sûr de rester ici. Parviendrez-vous à marcher jusqu'à l'auberge ? Vous pouvez vous appuyer sur mon épaule si vous le souhaitez ...   »

Alors même que son bon sauveur semblait mal en point, malade comme un soir de picole pendant la fête du lac, et alors même qu'elle aurait du s'inquiéter à la fois de son état, des potentiels poursuivants et de la route à parcourir avant d'arriver en lieu sûr, elle ne pouvait s'empêcher d'être ravie de se montrer enfin réellement utile à quelqu'un.

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyVen 17 Mai - 16:10

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- dans la nuit du 2 au 3 cellune 1100, dans les rues de Borderoc -

Une petite voix douce et une main rassurante, elles n'eurent pour seul effet que d'envoyer une forte décharge électrique désagréable dans tout le corps du cordonnier.

Il crispa ses muscles, ferma les yeux, serra les dents sur ses lèvres jusqu'à en percer la fine pulpe devenue blafarde.

- Éloigne-toi de moi... lâcha-t-il dans un murmure rauque à peine perceptible, utilisant le tutoiement sans vraiment s'en rendre compte

Seul lui importait l'angoisse qui le submergeait et ce qu'elle engendrerait si son Advictâme décidait de s'en mêler. Comme en réponse à ses pensées son cristal glissa de sa chemise et se mit à se balancer sous ses yeux, collé au bracelet de cuivre doré passé sur le même filin de cuir qu'il avait constamment autour du cou.

Ça ne faisait que quelques jours que Rehan avait finalement décidé de passer sa pierre à son cou, craignant de la perdre à nouveau, juste le temps de faire fabriquer la boite à attacher à sa ceinture.

Il détestait la sensation du cristal de vie contre son torse mais était à la fois rassuré de sa fraîcheur, preuve qu'il était toujours là.

- Éloigne-toi ! réitéra-t-il plus fort alors que la jeune femme lui proposait son aide afin de poursuivre leur route

Oh oui, il fallait qu'elle déguerpisse d'ici... Qu'elle mette le plus de distance possible entre eux.

L'angoisse qui le tenaillait aux tripes ne faisait que s'accentuer de secondes en secondes. A delà de la possibilité qu'il ai tué un homme, c'était à présent la peur que son Advictâme puisse faire du mal à Alera qui le submergeait.

Et il n'avait pas plus grande peur que celle-ci, même être nez à nez avec un serpent ne lui provoquait pas pareille terreur.

Il était tétanisé, complètement bloqué, comme pieds et poings liés contre le mur qui lui servait de tuteur. Il se serait sans doute écroulé au sol s'il n'y avait pas appuyé ses mains... Son regard bleu fixait la pierre rouge qui se balançait toujours sous ses yeux, mêlant ses éclats rubis aux dorés du bracelet. Et quand elle se mit à rougeoyer plus fort encore, Rehan sut que la terrible lueur allait faire son œuvre.

Il ferma les yeux, quand bien même il était face à un mur, il ne voulait pas être témoin de ce qui allait suivre...

Il entendait les battements affolés de son cœur bourdonner à ses oreilles, le bruit sourd d'une personne qui s'écroule au sol, les pas tenus et les rires du groupe de personne qu'Alera avait mentionné qui s'éloignaient... Il serra encore plus ses paupières et bloqua sa respiration quelques instant.

Déjà, une légère vague d'eau pure soufflait sur le nœud au cœur de ses entrailles.

Lorsqu'il reprit une grande goulée d'air cela suffit à le desserrer suffisamment pour qu'il reprenne le contrôle de son corps. Il savait alors que son Advictâme allait assez vite faire effet et suffisamment pour lui permettre de rentrer assez vite à l'auberge où il savait qu'il serait en sécurité... « Qu'ils » serait plus juste alors qu'en se retournant il vit la jeune femme prostrée au sol, sans doute plus tétanisée qu'il l'avait été quelques secondes auparavant.

- Maudit sois-tu Naâme ! vociféra-t-il tandis qu'il se penchait sur le jeune femme et passait ses bras sous les siens afin de la redresser Je t'emmène Alera, n'ai pas peur, je te jure que ça va s'arrêter, je te le promet... murmura-t-il à son oreille tandis qu'il la hissait sur son épaule

C'était bien la première fois qu'il aidait ainsi une victime de son don mais il ne pouvait sciemment pas laisser une jeune fille ainsi démunie seule en plein milieu d'une des villes les plus dangereuses du Royaume.

Un dernier regard autour de lui et il se mit en marche. Son cœur battait toujours fortement à ses oreilles et son angoisse était toujours présente au creux de sa gorge mais ça ne l'empêchait plus de bouger. Il accéléra le pas.

Au bout de quelques minutes de marche des formes verte et rose apparurent dans son champs de vision et il se souvint soudainement des tilikops qu'il avait laissé près de sa flaque de vomi. Mais les bestioles semblaient s'être déjà bien acoquinées des deux humains et avaient finalement suivi le jeune homme et son précieux fardeau.

Un fin sourire se dessina sur ses lèvres tandis que les deux boules de poils chahutaient et jouaient à se poursuivre sans trop s'éloigner de lui, suivant sa course à travers les ruelles sombres de Borderoc...

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Lancé de dé : j'ai obtenu une réussite pour l'activation du don d'éveillé de Rehan mit en scène dans cette réponse =)
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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptySam 18 Mai - 13:44

Nuit du 2 ou 3 Cellune, Borderoc


Alera fut saisie alors que Alissair lui ordonnait de s'éloigner. Elle ne comprenait pas pourquoi, soudainement, il se montrait désagréable alors qu'elle n'était pas dénuée de bonnes intentions à son égard, mais son optimisme habituel lui rétorqua que son malêtre devait parler pour lui, et que dans un souci de ne pas l'inquiéter davantage, il préférait la tenir à l'écart. Une réaction somme toute cohérente au vu de ses actes protecteurs plus tôt dans la soirée, pour peu qu'elle avait vu juste.

Cependant, malgré le fait qu'il semblait ne pas vouloir de son aide, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir trouver une solution pour le remettre d’aplomb et qu'ils s'en aillent d'ici. Évidemment, elle n'était pas guérisseuse, mais à force d'entretenir quelques contacts avec des apothicaires auxquels elle revendait ses fleurs et plantes fraichement cueillies, il devait bien en y avoir quelques unes dans sa besace susceptibles de l'apaiser.

Fourrant une main dans son sac, elle s'empressa d'ajouter :

« Peut-être ai-je ici quelque chose qui pourrait ... »

Mais son geste fut interrompu brutalement. Elle crut voir dans sa vue périphérique un éclair rougeoyant, et puis ... plus rien.
Une douleur lancinante lui enflamma les genoux, alors qu'elle vit son propre corps tomber au sol. Elle était comme parcourue de tremblements incontrôlables, ainsi que de puissants frissons. Le silence se fit autour d'elle tandis que ses réflexions se perdirent dans un chaos lugubre.

Que fichait-elle ici ? Si loin de son Creux-Lac adoré ? Non. Si loin de sa maison ? Quelle obscure raison l'avait-elle poussée à quitter le cocon familial ? Ce n'était que folie, elle le savait très bien. Un bref instant, sans doute, s'était-elle convaincue qu'elle était capable, et qu'elle recelait un courage particulièrement bien enfoui, susceptible de rendre fier son défunt père d'adoption, mais ... il fallait se rendre à l'évidence : ce n'était pas le cas. Qu'avait-elle réellement accompli ? Absolument rien, elle crapahutait à travers les trois duchés à la recherche de misérables herbes et se faisait payer pour cela. Elle était trop frêle, trop fragile, trop impotente pour faire quoi que ce soit de bien, la preuve en était dans ses expériences.

S'il n'y avait eu l'intervention de Marcus, elle serait déjà morte, soit des mains des ignobles hommes avinés, soit d'inanition dans les bois. S'il n'y avait eu son Advictâme, elle était convaincue que Skadi, sa compatriote, allait lui planter sa lance dans le corps pour une obscure raison. Et pas plus tard que ce soir, s'il n'y avait eu Alissair ...

De nouveaux tremblements la saisirent d'effroi. Jusqu'où allait-elle pousser sa chance ? Ne pouvait-elle pas voir que seule la chance l'avait maintenue en vie jusqu'ici ? Que croyait-elle ? Elle n'était douée en rien, ne pouvait se défendre. Elle allait forcément mourir. Seule. Dans les montagnes. Où personne ne retrouverait son corps. Ou trop tard. Et Ebelline. Qu'adviendrait-il d'elle ? C'était cruel de prendre la route de cette façon, laissant la pauvre femme seule à Lackness, livrée à elle-même, et entourée de sa solitude. Et pour quoi, en fin de compte ? Ce n'était qu'une question de temps avant que la chance ne tourne, et qu'elle ne succombe.

Cette seule pensée de mourir à chaque tournant de rue était suffisamment angoissante que pour la clouer sur place. Écraser ses poumons sous une pression qui l'empêchait de reprendre son souffle, de respirer et de trouver apaisement. Faire couler ses yeux dorés.

« Je ... je ne veux pas mourir ... je ne veux pas mourir ... », murmura-t-elle, les yeux dans le vide, repliée sur elle-même.

Aussi forte était sa volonté de retrouver son père après que son âme ait quitté son corps, elle se refusait tout net à laisser ses proches. Elle ne pouvait l'accepter. Elle était trop jeune, avec encore trop de choses à vivre. Connaitre l'amour, se marier, avoir des enfants. N'était-ce pas suffisant ?

Elle ne sentit pas son corps être relevé, elle n'entendit rien, d'ailleurs, des mots de Alissair à son oreille. L'obscurité, la peur, l'angoisse que son insignifiante vie s'arrête ici, sans conclusion digne de ce nom, l'enfermait dans une bulle étanche où elle n'avait pour seule compagne que sa solitude.  

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyMer 22 Mai - 15:02

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- dans la nuit du 2 au 3 cellune 1100, dans les rues de Borderoc -

- Tu ne va pas mourir, je te le promet... répondit-il instinctivement à la plainte brumeuse de la jeune femme

Sans le poids qu'il portait sur une seule épaule, il aurait pu aller beaucoup plus vite. Mais Alera était malheureusement plus lourde que son habituel sac-à-dos-atelier et s'il avait commencé sa route avec ferveur, il s’essouffla bien assez tôt. Il fallait ajouter à ça le poids de la culpabilité d'avoir infligé cette torpeur à la jeune fille mais aussi le reste de l'angoisse qui lui tenaillait encore les tripes.

Chemin faisant, il accrochait régulièrement son regard sur les tilikops qui allaient et venaient autour d'eux. Il  avait quelque chose de rafraîchissant dans la présence de ces facétieuses boules de poils... Cela lui donnait la force de continuer à avancer bien qu'il dut se rendre à une évidence...

Au bout de plusieurs minutes il fini par s'arrêter, posant précautionneusement au sol la jeune femme toujours en proie à ses affres. Il l'assit contre un tonneau dans une ruelle et se redressa. Bien trop vite malheureusement alors qu'il fut saisit d'une puissante douleur aux côtes.

Lâchant un juron, il porta la main à son torse. Relevant lentement sa chemise il vit alors apparaître une large contusion qui prenait presque toute la partie gauche de son thorax. Elle était violacée au pourtour et presque rouge en son centre. Il avait appriori une voir deux côtes cassées et la douleur qui se réveillait tout juste lui coupa le souffle.

Scié en deux, il se prostra en avant, sifflant de douleur, les mains tenant toujours son torse, appuyant  inutilement sur sa blessure.

- Putain de pierre ! vociféra-t-il, les larmes aux yeux Tu ne pouvais pas plutôt t'activer pour soigner mes blessures ?! sa vieille rancune flamboyait dans ses yeux

Comme pour le narguer, son cristal qui pendouillait toujours hors de sa chemise refléta l'éclat d'une torche non loin.

Jurant une nouvelle fois, Rehan détourna son regard vers la jeune femme toujours assise au sol.

- Alera... appela-t-il le souffle court Alera, il faut que tu reviennes à toi maintenant... Je ne peux pas continuer...

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyMer 22 Mai - 20:42

Nuit du 2 ou 3 Cellune, Borderoc


Le temps semblait durer une éternité, et Alera était toujours en état catatonique, les yeux dans le vide, contemplant des images qu'elle seule pouvait voir. Elle n'entendit, ni ne sentit véritablement les derniers événements, et ce n'est qu'après un moment inerte, où on lui tirait ostensiblement l'oreille qu'elle revint peu à peu à elle, ressentant une sensation douce et chaude à travers le corps.

Elle découvrit le tillikop vert qui s'était noué d'affection pour elle, suspendu à son cou et qui semblait terriblement paniqué. Non loin, Azurin Alissair était comme plié en deux.

« Azurin ? », appela-t-elle tout en se relevant péniblement, prenant appui sur le tonneau, « Qu'est-ce qu...qu'est-ce qui s'est passé ? »

Elle n'eut pas l'occasion d'en savoir davantage : à l'autre bout de la ruelle, des lumières dansaient sur les murs. Elle se rappela brutalement qu'ils étaient poursuivis. Tout du moins, elle l'avait supposé : si elle était une braconnière de grande réputation et que sa dernière magouille de se faire des lieutons en masses avait été réduite à néant par deux gosses trop fouineurs, et qui plus est, qui avaient mis KO ses hommes et possiblement tué un autre, elle aussi essayerait à tout prix de les retrouver pour leur donner une bonne correction.

L'impossibilité immédiate de trouver quoi faire sur l'instant la tétanisa devant ces lueurs de torche, immobilité interrompue par une démangeaison à sa joue, qu'elle gratta d'un revers de manche.
Par réflexe, elle poussa Azurin contre un mur de manière à ce qu'ils soient cachés des éventuels opportuns, appelant les tillikops à les suivre. Il n'y avait aucune chance qu'ils puissent continuer à progresser et aller à l'auberge en un temps record, au moins, s'il y avait une petite chance d'échapper à ces hommes, il n'y avait pas à hésiter.

Alera se pressa de tout son long contre Azurin, le plaquant contre la roche froide du mur du bâtiment adjacent. Ses grands yeux dorés se plongèrent rapidement dans les azurés. Elle ignorait pourquoi il semblait si mal, mais ce n'était qu'une question de temps - elle l'espérait - avant qu'ils ne soient à nouveau en sécurité à l'auberge, où elle aurait tout le loisir de le lui demander. En y regardant bien, parfaitement collé contre son torse, elle réalisait pour la première fois la différence de taille qu'il y avait entre eux : il semblait être plus grand qu'elle d'une bonne tête.

Il respirait avec difficulté, et bruyamment, faisant vibrer ses mèches rousses qui lui chatouillaient le visage. Le bruit des pas se rapprochant de plus en plus, la jeune lacquoise craignait que son sauveur ne les fasse repérer, aussi, délicatement, elle déposa sa main froide contre ses lèvres pour étouffer ses expirations sonores.
Elle attendit un moment, retenant elle aussi son souffle, une pointe de crainte au creux de l'estomac. Et si ces braconniers leur tombaient dessus ? Serait-elle seulement capable de s'en occuper à elle seule ? Très certainement que non ...

- Rappelle-moi pourquoi on passe par ici ?
- Hm ? J'en sais rien moi, je ne fais que te suivre !
- Quoi ?! Mais ...mais c'est moi qui te suit !
- ... t'es vraiment con quand tu t'y mets ... Bon, c'est par où la taverne la plus proche là, il commence à s'faire soif ...

Et le bruit de pas s'éloignèrent aussitôt. Alera soupira longuement, comprenant qu'en définitive, il ne s'agissait que de deux badauds de Borderoc qui, comme eux, s'étaient quelque peu perdu dans la capitale. Curieuse coïncidence, mais fort heureusement, ce n'était que cela : une coïncidence.

Aussitôt la voie dégagée, elle interpella Azurin.

« Pfiouu nous allons pouvoir continuer ... », dit-elle avant de rire avec retenue, « cette frayeur n'était pas nécessaire en fin de compte, hi hi. »

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyVen 24 Mai - 15:58

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- dans la nuit du 2 au 3 cellune 1100, dans les rues de Borderoc -

Toujours scié en deux, la douleur se répandant peu à peu dans tout son corps – mêlée de l'angoisse qui siégeait toujours dans son estomac – le jeune cordonnier regardait la jeune femme revenir à elle. Le tilkop vert avait fini par lui grimper dessus et semblait la secouer. Elle se redressa, se demandant ce qu'il s'était passé.

- Mon troisième don n'est qu'un connard retors et captieux... siffla-t-il entre ses dents

Ou peut-être parlait-il du dieu qui le lui avait affublé... ?

Mais Alera ne l'entendit pas, ou plutôt elle était en proie à autre chose tandis qu'elle le plaquait sans crier gare contre le mur. Rehan siffla de nouveau, de douleur cette fois, alors qu'elle l'avait brutalement fait se redresser. Leurs regards se croisèrent et on pouvait lire une interrogation non feinte dans celui du cordonnier. – ainsi qu'un peu d'irritabilité liée à la douleur –

Il allait parler, demander ce qu'elle foutait mais la main blanche et froide se glissa sur ses lèvres. Le visage de Rehan se figea de surprise, encore plus interrogateur. Puis il entendit les badauds et Alera défit son étreinte, lâchant un rire nasillard et une excuse que Rehan qualifierait d’inappropriée.

- Tu aurais juste pu me dire « cache toi » ou « tais toi », putain... ! lâcha-t-il d'une voix grave et emprunte de douleur

Son torse adopta instinctivement une posture courbée et la douleur de dissipa très légèrement. Il siffla une fois de plus et jeta un regard presque colérique à la jeune femme qui s'était affolée pour rien et avait clairement intensifié sa douleur. Mais bon, après ce que venait de lui faire subir le troisième don de Rehan, ça n'était qu'un juste retour des choses... Et puis ça n'était pas sa faute s'il avait une côté cassée.

Quoique, c'était elle qui l'avait lancé dans la bagarre après tout...

Les sourcils froncées et le regard courroucé, Rehan ne pouvait pas faire partir la colère qui montait peu à peu en lui. Tout comme il ne pourrait pas regagner l'auberge sans l'aide de la jeune femme. Alors il ravala sa bile et passa un bras autour des épaules d'Alera, s'y appuyant.

- Aide moi à marcher. dit-il sur un ton qui avait tout d'une sommation L'auberge n'est qu'à dix minutes par là. il montra la rue à suivre

Beaucoup d'émotions se mêlaient en lui en cet instant et il avait à présent quelques minutes pour arriver à les faire taire. Il ne pouvait décemment pas exploser et rembarrer la seule personne en capacité de l'aider... Tout du moins jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul et ça ne sera sans doute pas avec juste une nuit de repos... !

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyVen 21 Juin - 17:33

Nuit du 2 ou 3 Cellune, Borderoc


La joie d'Alera d'avoir échappé à de pseudos poursuivants s'interrompit net à la mauvaise humeur soudaine de Azurin, qui tonna un reproche ponctué d'une vulgarité qu'elle n'aurait jamais cru entendre de sa bouche. Saisie un instant, elle baissa finalement et instinctivement la tête, penaude.

Oui, il avait raison : elle aurait pu. Elle aurait du, même, mais son corps avait bougé pour elle. Elle n'avait pas réalisé ce qu'elle faisait, d'ailleurs. Elle qui pourtant était d'un ordinaire calme et posé, cela l'avait autant surprise que lui. Si elle devait s'aventurer sur le plan des hypothèses, elle aurait bien volontiers répliqué que l'intensité du moment l'avait fait réagir de manière disproportionnée. Ou peut-être voulait-elle tout simplement lui sauver la mise, comme il l'avait fait pour elle, plus tôt en soirée. Dans tous les cas, elle ne répondit plus rien, et préféra hocher de la tête lorsqu'il passa un bras sur ses épaules et lui commanda de l'aider à marcher jusqu'à l'auberge, dont il pointait la direction.

Ce silence pesant fraichement installé était également l'occasion parfaite pour ses maigres réflexions de s'orienter et de se concentrer sur cet étrange état dans lequel elle s'était retrouvée bien malgré elle. La lacquoise était d'un naturel très positif, parfois même un peu de trop selon ses proches, mais ce qui lui était arrivé n'était pas normal. Ce n'était pas elle, d'être aussi déprimée, d'être si négative, d'être si ... paralysée par la simple peur de mourir. Lorsqu'elle avait posé la question, il lui avait semblé entendre Azurin mentionner un troisième don ? Était-ce lui l'origine de son mal être temporaire ?

Effectivement, Azurin avait bien estimé la chose, ils arrivèrent en moins de dix minutes à la porte de l'établissement. Au vu de l'heure tardive, ils n'entendirent pas le tumulte habituel parfois audible depuis la rue. Probablement même, que la plupart des clients et habitués s'en étaient tous allés dormir.
Épuisée, Alera souleva comme elle put son sauveur afin de retrouver une position plus confortable où elle se sentirait plus en force, de même qu'elle pouvait brièvement retrouver l'usage d'une de ses mains qui s'en alla une fois de plus gratter sa joue qui lui démangeait.
Puis, avec tout le peu de forces qui lui restaient, elle gravit du mieux qu'elle put les quelques marches qui menaient à la porte de l'auberge, qu'elle poussa du pied.

Le tenancier remarqua à peine, semblait-il, leur triste état, il ne réagit qu'en voyant la monnaie clinquante et sonnante, tout en désignant d'un coup de menton les escaliers montants donnant accès à l'étage, et aux chambres. Un obstacle de plus qu'Alera ne se souvenait pas vraiment d'avoir surmonté avec Azurin, l'un de ses derniers souvenirs était qu'elle était parvenue à trainer son compagnon d'infortune jusqu'à une couche moelleuse, qu'elle lui avait laissé avant de succomber elle-même au sommeil.

*
**

Le réveil fut particulièrement sonore, et brutal. Alera ouvrit ses yeux, déclenchant un début de migraine atroce. La pièce était toujours plongée dans le noir, même si quelque pâle lueur transperçait au travers les interstices des volets de bois vieilli. Les cheveux en pagaille, quelques mèches lui venant directement dans le visage, la rouquine peinait à se rappeler où elle était, ou encore quel était le bruit tonitruant qui l'avait réveillée en sursaut. Son dos était douloureux et craqua de manière inquiétante lorsqu'elle se leva de la chaise où elle avait préféré rester. Sa joue la démangeait encore, en plus de lui brûler. Elle gratta longuement pour se soulager temporairement jusqu'à ce qu'une coupe roule à quelques mètres d'elle, au sol, pas loin de la table en chêne au coeur de la chambre. Essayant de s'y repérer dans la pénombre, elle préféra ouvrir les volets et laisser entrer le peu de lumière de l'extérieur.

Un véritable champ de guerre s'étalait sous ses yeux. L'entièreté du contenu de leur sac à Azurin et à elle était étalé partout, près de l'entrée. Des miettes de pain se retrouvaient absolument partout, y compris sur les draps du lit où reposait encore Azurin. Leurs vivres avaient été totalement mangés, ou mâchouillés et laissés à l'abandon dans un coin. Les quelques ustensiles d'usage étaient renversés, et les décorations murales étaient inévitablement comme tout le reste : au sol. En suivant la piste, Alera croisa le regard des deux tillikops qui s'en étaient donné à coeur joie, et qui maintenant étaient immobiles, pris sur le fait accompli.

« C'est ... c'est pas possible ... », murmura-t-elle, tétanisée devant la scène. « Bande de sales boules de poils, c'est une sacrée fête que vous avez fait là ! Et qui va nettoyer, hein ?? »

Le ton semi-amusé, semi-fâché d'Alera eut raison des deux créatures qui s'enfuirent se cacher sous le lit, tels des enfants qu'on venait de gronder.
Ses ongles vinrent à nouveau rencontrer la peau de son visage, pour apaiser sa démangeaison de courte durée. A la réflexion faite, depuis hier, elle se grattait au même endroit. Ce n'était pas normal.
Effectuant quelques pas en avant, elle ramassa un bout de verre - un miroir cassé, sans doute - et y mirait son reflet.

« HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !! », hurla-t-elle franchement, « MAIS QUELLE HORREUUUUUUUR !! »

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyMar 2 Juil - 23:46

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- dans la nuit du 2 au 3 cellune 1100, dans les rues de Borderoc -

Une main plaquée sur son thorax douloureux, l'autre sur l'épaule d'Alera, Rehan se concentrait sur sa respiration. Il avait conscience de mettre pas mal de poids sur les frêles épaules de la rouquine mais le fait était qu'il ne pouvait pas faire autrement. Être ainsi un peu courbé atténuait l'insidieuse douleur qui lui vrillait les côtes et lui coupait la respiration. Fermant les yeux, il s'en remettait totalement à la jeune femme qui ne disait plus rien.

Tant mieux, Rehan était bien trop irritable pour badiner ou entendre des justifications vaseuses...

Les quelques minutes de marche jusqu'à l'auberge lui parurent des heures. Finalement, la légère position antalgique qu'il avait trouvé en s'appuyant sur la rouquine n'était pas si efficace que ça... Plus ça allait et plus il traînait des pieds. Mais heureusement la frêle ne l'était pas tant que ça et le soutint bon gré mal gré jusqu'au porche de la taverne. Elle continua de lui servir de béquille dans les escaliers qui menait à la chambre et il se défit enfin d'elle pour s'allonger sur le matelas de paille dans un soupir – ou plutôt un grognement – mêlé d'aise et de douleur.

Bougeant précautionneusement sur le matelas, il se tenait toujours les côtes tout en cherchant une position agréable.

Apparemment c'était le coup qu'il avait reçut dans le dos qui avait dut lui fêler la cage thoracique car quelque soit la position qu'il prenait, il avait toujours mal...

- Pourquoi je vais toujours me fourrer dans ce genre d'embuscade... ?! dit-il à voix haute plus pour lui-même mais il avait tout de même tourné la tête vers la jeune femme

Mais c'était inutile, elle s'était comme écroulée sur la chaise dans le coin de la pièce et s'était apparemment endormie dans la seconde.

Un bruit inhabituel le fit sursauter, se crisper de douleur – émettre un couinement aussi, heureusement qu'Alera dormait – et tourner la tête. Les tilikops qui avaient été assez discrets – étonnamment – pour passer devant le tenancier étaient en train de prendre leurs aises. Ils étaient montés sur la petite commode et tentaient de se lover tous deux dans l'auge vide qui servait à se débarbouiller. Rehan ne put s'empêcher de sourire – puis de siffler et grimacer car un début de rire l'avait insidieusement piqué là où il avait déjà mal – avant de recommencer à gigoter sur le matelas, pestant et jurant intérieurement. Puis il eut une une pensée éclair.

Se tournant précautionneusement il ouvrit le tiroir de sa table de chevet et sorti la boite en ferraille martelée qu'il avait acheté quelques jours auparavant. Devant il y avait tout ce qu'il lui fallait pour rouler ses joints d'orkann. Il avait à présent acquis tout la dextérité requise et sa roulée fut prête en moins d'une minute. Il craqua une allumette et savoura cet instant de répit bien mérité.

La drogue infusa bientôt ses veines et son cerveau et eut le mérite d'endormir un peu sa douleur. Fermant les yeux, il se dit que le sommeil viendra bien assez vite. Mais il pesta et jura de nouveau alors qu'en réalité c'était l'immobilité qui contribuait à sa douleur - enfin, dans le sens ou ses côtes fêlées étaient appuyée contre le matelas loin d'être moelleux –

Intérieurement certes, comme une prière, surtout pas ! Pourtant Naâme avait dut l'entendre car sa pierre de vie se mit à luire pour la deuxième fois de la soirée. Et cette fois-ci, au lieu de faire s'évanouir l'angoisse, elle fit s'évanouir la douleur.

- Bordel, encore toi... T'aurais pas pu intervenir quand on se traînait dans la ruelle..? ne put-il s'empêcher de blasphémer T'as de la chance que ça soit pour une véritable bonne cause cette-fois... ajouta-t-il en guise de remerciement

Rehan s'enfonça pour de bon dans le matelas et ferma les yeux. Il s'endormit aussi vite que la jeune femme avant lui et ne fit que se tourner sur le côté – dans un grognement rauque – lorsque le soleil vînt lui titiller les paupières. Le bordel sonnant et trébuchant des deux tilikops ne le fit que s'enfoncer un peu plus dans l'oreiller. Mais quant Alera hurla, se fut une autre histoire...

- Oh ! Il t'arrive quoi là ?! grogna-t-il plus qu'il aboya On a passé une sale nuit, une grasse matinée serait la bienvenue quand même... !

Irritable de bon matin... Il fallait dire qu'il n'était pas vraiment habitué à avoir de la compagnie... Et puis il était exténué, il ne lui en fallait parfois pas beaucoup pour sortir de ses gongs à ces moments là...

Il s'était redressé, pieds au sol, mains frottant sa figure pour se réveiller – de toute façon il n'aurait pas put se rendormir – et darda ses prunelles azures vers la jeune femme.

Il arqua un sourcil – et se retint de rire – en voyant la joue rougie et exzémateuse.

- Qu'est-ce qui est arrivé à ta figure ? il se leva instinctivement pour s'approcher d'elle Fais voir. d'une poussée de main il avait ouvert les volets et de l'autre il levait le menton d'Alera

Consciencieux, plus aucune émotion négative ne traversait son corps. Des souvenirs lointains revenaient à lui. Pourtant il n'avait jamais vraiment aimé les cours de médecine élémentaire...

- On dirait de l'urticaire, comme si tu étais tombée dans des orties. dit-il Tu devrais mettre quelque chose dessus, peut-être la camomille... Ou du plantain je ne sais plus.

Il avait totalement occulté le fait que les tilikop avait mis sans dessus dessous toutes leurs affaires...

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Lancé de dé
: z'ai eut une réussite pour la capacité de soin  gneuu
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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyJeu 4 Juil - 22:21

Nuit du 2 ou 3 Cellune, Borderoc


La jeune cueilleuse était dans tous ses états. En soit, il était vrai qu'elle ne s'attendait pas à retrouver un visage frais et fringuant en se regardant dans le bout de verre, après tout, cela faisait un bout de temps qu'elle ne s'était pas posée quelque part pour prendre soin de son corps - et de son hygiène, et il était également vrai qu'elle n'accordait que peu d'importance à son physique. Sa seule coquetterie était un bracelet dont elle ne se séparait jamais. Mais là ... les valises sous ses yeux lui ajoutaient facilement dix ans, ses cheveux sales reflétaient un chaos indescriptible et sa joue ... grand naâme, sa joue ... C'est bien simple, elle ne s'était pas reconnue.  

Grognon, Alissair se redressa avant de l'observer attentivement, dans un sourire qu'elle perçut comme moqueur. Alera sentit les larmes lui monter, tandis que l'homme - qui semblait être bien rétabli de la veille - se leva et vint dans sa direction, ouvrant un volet et capturant son menton entre ses doigts afin qu'il en scrute de plus près les rougeurs.
Troublée, la rouquine pria instamment que l'odieuse plaque épaisse puisse être utile et cacher ce feu qui aurait du teindre ses joues sous l'embarras. Cependant, elle se laissa faire de bonne grâce, plongeant intuitivement ses yeux dorés larmoyants dans les prunelles azures de son compagnon d'aventure.

De l'urticaire, disait-il, très sérieux. Évidemment ... d'où ses démangeaisons. Ni camomille, ni plantain dans sa besace mais une mauvaise herbe très utile, avait-elle appris rapidement après avoir quitté le cocon familial.

« J'ai ... j'ai ce qu'il faut dans mon sac ... », répondit-elle, le souffle court et le regard fuyant.
De mémoire, jamais elle n'avait été si proche d'un homme. La veille en soir, elle ne l'avait pas réalisé de suite, et puis, c'était dans le feu de l'action qu'elle s'était plaquée contre lui pour leur éviter d'être vus. Mais ici ... c'était différent.
Les entrailles bouillantes et frémissantes, elle se dégagea maladroitement, perdant l'équilibre comme ces soûlards qu'on voyait s'extirper en rampant, presque, des tavernes au petit matin.

Nerveusement, elle coinça une mèche de cheveux derrière son oreille droite et s'accroupit au sol, en face de sa besace renversée et farfouilla dedans, espérant que les tillikops curieux n'avaient pas extraits ses quelques plantes et herbes recueillies dernièrement.

« Je pense avoir quelques pissenlits là dedans. Depuis le temps, ils doivent être séchés, et réduits en poudre, je pourrais les consommer avec un peu d'eau, » énonça-t-elle davantage pour elle-même.

En quelques minutes, elle retrouva au moins une de ces mauvaises herbes et se précipita jusqu'à la porte.

« Je ... je vais descendre prendre une chambre ... Je ... nous ne pouvons ;.. enfin ... je ne peux décemment pas abuser de votre hospitalité, et je m'excuse de m'être imposée cette nuit ... Ce sera plus pratique, je pense ... », bégaya-t-elle sans la moindre structure dans ses pensées.

Ses oreilles bourdonnaient au rythme des battements affolés de son coeur qui s'emballait sans la moindre raison apparente. Il lui semblait que son sang dans ses veines était en ébullition, et que l'air venait à lui manquer. Quitter cette pièce devenait une question de survie si elle ne voulait pas tomber là, et se couvrir davantage de ridicule ...

« Il me ... de l'eau ... il me faut de l'eau pour ça », ajouta-t-elle pour couvrir le silence qui s'installait.

Ses pensées se perdaient dans un océan de néant, mais où pourtant chacune d'elle réclamait le droit de vivre. Elle voulait mettre de la distance, et en même temps, espérait qu'il la retienne, alors même que c'était insensé, et qu'il n'avait pas la moindre raison de le lui demander. Et en même temps, elle ne le connaissait ni de Naâme, ni de Kamaâl ... et rien n'était sûr qu'il soit la cause de son trouble. Peut-être était-ce l'étrange urticaire ?

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~ Keira Daravn & Zhilla
MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyVen 19 Juil - 16:41

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- 3 cellune 1100, dans une auberge de Borderoc -

Tandis que la jeune femme fouillait dans son sac, le jeune homme lui s'était rassit sur son lit. Attrapant la boite en ferraille qu'il avait laissé sur sa table de nuit, il commença à rouler son devenu quotidien du matin.

Cette drogue avait sur lui de véritables vertus, elle calmait ses sempiternelles angoisses et semblait faire reculer ses accès dépressifs. En tout cas, depuis qu'il en consommait régulièrement, il n'avait toujours pas été sujet aux idées noires, sombres et relativement suicidaires aux quelles il était « habitué »... L'orkann semblait aussi apaiser ses accès d'euphorie, ce qui n'était pas sans lui plaire aussi... !

Tandis qu'il fabriquait sa cigarette, le tilikop rose grimpa sur le lit et se lova contre lui. Tout d’abord tranquille, il ne tarda pourtant pas à darder une petite main rosée vers le petit papier rempli de tabac et d'orkann.

- Tsss, ne touche pas à ça le Rose ! grogna-t-il avec tout de même un sourire amusé avant de relever la tête vers Alera qui avait repris la parole

Elle bredouillait et semblait soudainement très gênée. Rehan haussa un sourcil tout en craquant une allumette.

- Si tu t'excuse toi même alors pourquoi t'enfuir ? commença-t-il un brin moqueur Y'a de l'eau là. ajouta-t-il tout en montrant le broc sur la commode à côté de la porte

Il tira une nouvelle taffe sur son joint et s'adossa contre son oreiller de paille. Le tilikop vînt se jucher sur son ventre et il passa instinctivement sa main dans la fourre rose.

- Tu a l'air tendue, c'est à cause de hier soir... ? Va falloir prendre tes responsabilités parce que c'est quand même toi qui m'a demandé de l'aide en premier... fit-il avec une étrange placidité tout en tirant sur sa roulée Même si j'avoue que je serais intervenu sans ta demande, pour le coup tu te tortures pour rien... Après si tu as peur des conséquences, je pense sincèrement qu'on ne risque rien. Après tout, c'était un rendez-vous illégal, pour une vente illégale, nous n'avons fait que nous défendre et sauver ces pauvres bêtes.

Alors que le tilikop vert se rapprochait d'Alera, le rose toujours sur son ventre s'était mis à lui lécher les doigts alors qu'il faisait sa toilette et que la main de l'homme était dans ses poils. Pourtant, ce moment de quiétude ne dura pas alors que les images de la veille lui revint en mémoire en même temps que l'atroce peur qui l'avait cloué sur place dans la ruelle.

Il avait peut-être tué un homme.

Il s'était défendu, certes, même il avait potentiellement pris la vie d'une homme. Et ça, il ne pourrait jamais se le pardonner.

Se redressant d'un coup, il mit pied à terre, restant assit sur le bord du lit et tira avec vigueur sur son joint. Le tilikop rose feula un peu – mécontent d'être dérangé – et alla se lover au pied du lit.

Non, non et non ! Il était hors de question que cette pensée lui pourrisse la vie... Elle était déjà bien assez terrible ainsi sans qu'il en ajoute une couche... Et puis, Naâme était intervenu pour lui par deux fois la nuit dernière – sans doute pour se moquer de lui mais peut importe – alors il n'y avait aucune raison qu'il ne l'ait pas aussi fait pour l'homme que Rehan avait accidentellement embroché... !

Oui c'est ça, c'était un accident.... !

Il avait presque terminé son joint et la fumée âcre emplissait la pièce.

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyVen 26 Juil - 9:34

3 Cellune, Borderoc


La main sur la poignée de porte, Alera entendit sa dernière excuse être mise à mal : Y'a de l'eau là. Dans un sourire plus qu'embarrassé, elle ne préféra rien ajouter et se versa un godet, avant d'y ajouter la mauvaise herbe qu'elle réduit en pièce très grossièrement de ses doigts fébriles.

« Mais ... je ne m'enfuis pas ... », murmura-t-elle sur la défensive, davantage pour elle-même que pour lui.

Un silence bien trop long à son goût s'ensuivit, durant lequel elle préféra tourner obstinément le dos à Alissair, et se concentrer comme jamais sur cette décoction improvisée qu'elle avala d'un trait. Elle l'entendit fumer, et ne s'en formalisa pas. Ce qui la choqua bien plus, c'était ce trouble qui ne s'apaisait pas et qui était la cause de son étonnant mutisme. Elle avait beau chercher, rien ne lui venait en tête tant les quelques derniers instants de proximité s'imposaient en son esprit, la hantant.

Alors qu'il soulevait cet état de fait et lui demandait si étaient en cause les événements de la veille, elle se raidit brutalement et fit volte-face pour donner le change. Mais à l'écouter poursuivre, elle comprit bien vite qu'il ne faisait pas référence à leur subit rapprochement dans la ruelle - qui d'ailleurs semblait le laisser autant de marbre qu'elle - mais plutôt des bandits de l'entrepôt.

Cet épisode était totalement sorti de sa tête, et, comme s'il l'avait compris, le tillikop vert se frotta en douceur contre sa cheville comme pour lui rappeler à la fois de sa présence, mais aussi le réel déroulement de la veille.  

« J'espère ... » , répondit-elle simplement, songeuse, après un long moment.  

Elle ne s'en était pas plus inquiétée que cela, pour elle, ils étaient en sécurité depuis qu'ils avaient poussé la porte de l'établissement. Mais, alors que ce rappel brutal aurait du éveiller la moindre émotion angoissante à l'idée d'avoir de nouveaux ennuis, son insouciance naturelle prit le dessus et elle chassa aussitôt ces images de sa tête.
Baissant les yeux pour observer la créature qui l'observait de ses petits yeux, elle s'accroupit pour répondre à son appel et lui caresser le dos maladroitement.

Elle ignorait encore ce qu'elle allait en faire, mais une chose était certaine, elle ne pouvait décemment pas le laisser parcourir les rues : il serait chassé, craint et peut-être battu par son exotisme et sa couleur de fourrure atypique, ou pire, il pourrait crever de faim ou de maladie.
De quoi se nourrissaient ces tillikops, d'ailleurs ? Elle n'en savait rien du tout. Elle ignorait même d'où ils pouvaient provenir ...Peut-être un de ces jours irait-elle jusqu'à Albatra pour le découvrir ?

Ses yeux lui brûlèrent soudain, et elle toussa pour chasser la fumée qu'elle venait de respirer. Se redressant, elle jeta un coup d'oeil à la pièce littéralement trouble d'un brouillard épais aux senteurs fruitées.

« Qu'es-tu donc en train de fumer ? Ce n'est pas du tabac, c'est certain ...   », s'étonna-t-elle.

Cette odeur était particulièrement agréable, et lui laissait une sensation étrange en son être. Elle se sentait légère, apaisée. Ses tracas semblaient s'être envolés. Elle se sentait bien. Vraiment bien. Merveilleusement bien. Si bien que ses jambes la fit glisser jusqu'au lit où Alissair était allongé, et d'une excitation nouvelle, la fit s'asseoir sur le bord du lit, intriguée.

« Serait-ce ... ?   ».

Il y avait une fleur qu'elle n'avait jamais cueillie, faute de n'être jamais allée aussi haut en montagne, mais dont le prix de revente lui donnait toutes les motivations expresses pour s'y rendre au plus vite ... « Pas pour les jeunes filles comme toi » lui avait-on, d'ailleurs, énoncé lorsqu'elle en avait eu vent. A maints égards, elle n'était plus une petite fille, encore moins cette enfant couvée par sa mère. Que risquait-elle de se montrer curieuse ?  

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptySam 3 Aoû - 22:57

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- 3 cellune 1100, dans une auberge de Borderoc -

Le silence dans la pièce n'aidait pas vraiment Rehan mais au moins l'orkann était-elle assez doucereuse pour l'apaiser. Il tourna la tête avec un fin sourire à la question de la jeune femme. Son sourire s'agrandit lorsqu'elle vînt s'asseoir à ses côtés.

- Tu veux goûter... ? C'est une fleur extrêmement salutaire que l'orkann...

Il lui tendit ce qu'il restait de son joint – bien assez pour une novice, si tel était le cas d'Alera – et son sourire ne le quittait plus.

Il ne servait à rien de se torturer ainsi l'esprit, ce qui était fait était fait et il croyait dur comme fer à ses propres paroles : ils ne risquaient rien. Il était maintenant uniquement question de repos puis il réfléchirait à ce qu'il allait faire... Rester à Borderoc encore un moment, il en était sûr.

Cette ville avait bien des qualités que le jeune cordonnier n'avait pas encore découverts. Et il s'y sentait étrangement à l'abri... Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'il était là et il n'avait pas du tout songé à retourner en Creux-Lac, son duché d'adoption mais aussi de cœur.

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyJeu 8 Aoû - 9:55

3 Cellune, Borderoc


De l'orkann, lui confirmait-il. L'un ou l'autre apothicaire en faisait plutôt des sédatifs, de ce qu'elle savait, mais c'était la première fois qu'elle en voyait être utilisée de la sorte. En cigarette. Il lui tendit le reste qu'elle hésita brièvement à saisir.

« Je n'ai jamais ... », se lança-t-elle avant de finalement s'interrompre. Valait mieux ne pas finir cette phrase, après tout, le sourire d'Alissair était suffisamment équivoque : toutes les fibres de son corps de lacquoise affichaient CLAIREMENT qu'elle était inexpérimentée ...

Mais même si c'était l'évidence même, elle avait pour réflexe de maintenir les apparences, et se raidit tout en prenant un air détaché. Elle se saisit du mégot qu'elle porta d'abord à ses narines pour en humer le parfum. Faisant mine d'être satisfaite de la qualité du produit alors même qu'elle n'y connaissait strictement rien et qu'elle aurait été incapable de savoir si l'orkann avait été coupé avec des feuilles de tabac, ou non, elle le porta finalement à ses lèvres avant d'en tirer une taffe. Une longue. Une très longue. Trop longue. Ses joues étaient anormalement creusées sous l'aspiration, et son teint était d'un rouge peu naturel.

La fumée tiède remplit ses poumons, la chatouillant de l'intérieur, mais elle sentit, très curieusement, les quelques tensions restantes dans son corps se détendre. Sa gorge s'irritait, et elle réprima l'envie grandissante de tousser, pour maintenir l'illusion qu'elle gérait totalement l'expérience inédite. Elle n'avait jamais fumé de sa vie, et elle ignorait totalement quoi faire maintenant qu'elle avait aspiré l'orkann.
Réflexe de néophyte, elle cracha rapidement ses poumons sous les yeux effrayés du tillikop vert, qui sursautait à chaque expiration.

Elle se plia en deux, les bronches brûlantes, le mégot dangereusement au bout des doigts, pendant vers le sol. De plus en plus curieux et intrigué, l'animal se dressa sur ses pattes arrières, comme un mini être humain, et essaya d'attraper l'objet fumant.

« Tsss ! Touche pas à ça, toi ! » , gronda-t-elle cependant, en constatant son petit jeu.

Le tillikop, pris au fait et frustré, retomba et lui tourna le dos avant de s'éloigner, boudeur, à l'autre bout de la pièce.

Une fois qu'Alera eut retrouvé ses moyens, elle lui rendit le peu qu'il restait encore. Malgré l'étonnante décontraction qu'elle ressentait, on ne la reprendrait surement plus à réitérer le geste. Mais au moins aura-t-elle essayé, et cette seule pensée l'égaya d'un enthousiasme nouveau.

Restant assise sur le lit, il lui venait une foule de questions en tête. Une explosion d'interrogations de plus en plus difficile à contenir. Elle se sentait détendue à un point qu'elle n'avait plus connu depuis des années, et se sentait à nouveau toute aussi innocente qu'avant son départ de Lackness. Et cela lui fit un bien fou.   

« Ce n'est pas donné, la fleur d'orkann, vu que c'est assez rare. Tu dois être bien riche que pour t'en procurer ... Et pourquoi d'ailleurs en consommes-tu ? Pour le plaisir ? Pour te passer du tabac ? Ou à des fins médicales, peut-être ? Non, non, ne réponds pas à cette dernière ... cela ne me regarde pas. Oh, et puis, si, je suis curieuse ! Dis-moi tout ! Tu es du genre colérique ? Angoissé ? Si tu veux mon avis, une pinte te détendrait tout autant, et couterait bien moins cher ! Enfin, à ce qu'on dit. Je ne bois jamais d'alcool. Toujours du lait de chèvre. Jamais été ivre. Je voyage seule, j'aime bien faire des rencontres et tout, même je ne suis pas inconsciente au point de picoler avec de parfaits étrangers. Je veux dire, regarde-moi, on voit bien que je suis fragile, une cible parfaite pour qui voudrait profiter de moi ! Alors, non, jamais d'alcool. Bon, après, je suis peut-être fragile, mais je me défends quand même, non ? J'ai appris quelques techniques de la part d'un bougre qui m'a beaucoup aidée à vaincre ma peur de l'éloignement. Je me demande ce qu'il devient ... Il devrait vivre ici, tiens d'ailleurs que j'y pense. Marcus Evergard, tu connais ? Non, je suis idiote, surement pas. Tu n'es pas d'ici, toi non plus, c'est bien ça ? Tu es venu faire quoi d'ailleurs, à Borderoc ? Rien de précis ? Tu voyages peut-être ? Moi, j'suis venue m'offrir une lame, et c'est ici qu'on fait les meilleures. Enfin, je crois. Non parce que, je voyage seule, et je peux me défendre, tu sais ! Oups, ça, je l'ai déjà dit ... Je bavarde, je bavarde, mais je ne te laisse pas en placer une, excuse-moi. Mais il faut m'interrompre quand je pars comme ça, sinon, tu n'en as pas fini de m'écouter ! Une fois, j'ai monologué de la sorte pendant une demie-heure, au moins ! La pauvre fille se contentait de hocher de la tête, en souriant. Elle a du penser que j'étais folle à lier. Et je ne le suis pas, tu sais ! Enfin, pas plus que les autres. Bon, cette fois-ci, je me tais. Là ! », monologua-t-elle, d'une traite, à une vitesse fulgurante, dans un flot de mots qui auraient pu être mâchés mais qui, finalement, étaient tous parfaitement articulés. Pour appuyer ses dires, elle plaqua ses deux mains sur ses lèvres, s'imposant brutalement le silence, posant sur Alissair ses deux prunelles mordorées.

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MessageSujet: Re: [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes   [3 cellune 1100, en pleine nuit] La bachelette, le bessin et les bestelotes EmptyJeu 8 Aoû - 22:36

La bachelette, le bessin
et les bestelotes
- 3 cellune 1100, dans une auberge de Borderoc -

Elle commença une phrase qu'elle ne fini par mais Rehan avait très bien compris. Aussi la posture que pris Alera ne pu l'empêcher de sourire. Il l'observa alors comme on regarde un animal sauvage : avec attention. Et son sourire se transforma en rire lorsqu'elle lui retendit la roulée, percluse d'une toux qu'elle tentait d'enrayer. Il rit plus fort encore lorsqu'elle chassa le tilikop vert qui semblait lui aussi vouloir goûter de la fleur séchée.

- Tu pouvais le finir... dit-il tout en reprenant tout de même la joint, plutôt certain qu'elle n'allait pas retirer dessus

Tandis qu'il inspirait une dernière et longue taffe, il arqua un sourcil en voyant la posture qu'elle avait prise.

Toujours aussi raide pour sauver les apparences et en même temps on aurait dit qu'une légère brise l'aurait faite s'envoler. Son expression était indéchiffrable mais elle semblait plongée dans d'intenses réflexions.

Il allait lui demandait si elle allait bien mais elle le devança.

Un flot de paroles inarrêtable sorti alors que la petite bouche rose et Rehan resta totalement coi d'un certains étonnement. Tellement hébété qu'il en oublia la cigarette qui fini de se consummer contre ses doigts, lui faisant lâcher prise d'un coup sous la fine douleur d'une légère brûlure.

- Et bah, ça te fait de l'effet on dirait... dit-il mutin, tout en se penchant pour récupérer la roulée avant qu'un tilikop ne s'en empare

Se levant, il alla jeter le mégot par la fenêtre qu'il laissa ouverte histoire d'aérer un peu

- L'alcool donne mal au crâne et rend mollasson le lendemain. commença-t-il par répondre tout en se retournant vers Alera, s'accoudant sur le rebord de la fenêtre Je n'en consomme que rarement et crois moi, tu ne loupe pas grand chose... continua-t-il Sinon non, je ne suis pas riche... L'orkann n'est pas donnée en effet mais coupée avec du tabac qui lui est bon marché ça dure plus longtemps. il la fixait droit dans les yeux sans bouger Tu ne bois jamais et fait attention avec les inconnus mais pourtant tu es là devant moi, tout aussi fragile que tu le prétend et ivre d'orkann. Tu ne trouve pas ça tout aussi inconscient... ?

Il avait éludé la partie concernant ses raisons de consommation. Parce qu'il n'avait pas envie d'en parler avec une jeune fille qui semblait du genre à s'éplaurer pour un rien. Il n'aimait pas qu'on s’apitoie sur son pauvre sort d'instable mental. Ça ne regardait que lui. Et de toute façon elle avait déjà la réponse : la colère et l'angoisse.

- Et tu n'as pas encore la lame dont tu me parles, ça ne te fait pas peur... ? son regard s'était illuminé d'une étincelle moqueuse, un brin machiavélique Ton Marcus volera peut-être à son secours si tu cries assez fort.

Il avait clairement une attitude d'ironique désinvolture. Il n'avait absolument aucune mauvaise intention envers la jeune femme, si ce n'est que de la railler un peu.

Son innocence, sa naïveté et sa fraîcheur étaient bien trop pures et attaquées par l'orkann pour que Rehan n'en profite pas un peu. L'orkann l'avait lui même assez détendu pour l'amener à ce genre de plaisanterie douteuse.

Intérieurement il riait aux éclats comme le gosse qu'il eut été.

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