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 [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne

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Ariane Hautiare

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MessageSujet: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyDim 23 Juin - 10:37


Le poids de la couronne

★ ft Valérian Hautiare

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[22 Dollune 1100, tard dans la nuit]

Odion se tenait nerveusement debout à quelques mètres de sa souveraine, toujours attablée dans la même pièce de fortune que les Rochefer lui avait attribuée afin qu'elle puisse gérer, depuis Borderoc, ses affaires courantes ainsi que les derniers événements subits. A côté de lui, un jeune garçon maigrichon et au ton blafard qui attendait également que la reine termine sa rédaction. Même si la fatigue se lisait sur son visage, ses yeux n'en restaient pas moins attentifs et son esprit, réveillé par la promesse d'une bourse de lieutons bien remplie s'il s'acquittait de sa tâche.

Un tremblement de terre. Au plein cœur des Trois-Lieux. De mémoire d'homme, il n'y avait jamais eu pareil précédent, et l'expérience d'Ariane ne lui serait pas aussi utile que d'ordinaire. Avec l'annulation des jeux des affrontements et les barrages établis aux frontières du Gravorn, ce ne serait qu'une question de temps avant que la situation ne dérape, et n'échappe à tout contrôle. La peur allait guider les faibles, et le chagrin allait perdre les forts. Il y avait bien trop à gérer d'un seul coup.
Naâme avait encore décidé de la mettre à l'épreuve, mais avait-elle encore quelque chose à prouver ? Elle n'y arriverait pas cette fois, pas seule. Aussi, le convoquer ici d'urgence était ce que son cœur lui intimait de faire.

Votre Grâce, êtes-vous sûre qu'il s'agit là de la chose à faire ? Il n'est pas prêt pour affronter pareille crise ...

Ariane mit un point final à sa convocation et apposa son sceau afin de rendre la missive officielle. Elle s'était montrée avare en détails, ordonnant à ce que le prince Valérian la rejoigne sous peu. Ensuite, elle plia la lettre soigneusement et se leva.

A son regard glacial, Odion jugea opportun de préciser.

Je veux dire ... Le prince n'a pas pour habitude d'interférer dans les affaires du royaume, il n'y a jamais été préparé. Devons-nous le confronter à tout cela ?


Quelle meilleure occasion que pour l'y entrainer, justement ? Je ne suis pas éternelle, cela, je l'ai compris durant ces jeux. Je ne suis pas éternelle d'autant plus que je me fais vieille, Odion. Non, ne me contredis pas. C'est la vérité. Les Masques ... il y a encore vingt ans, jamais pareille chose aurait été envisageable. Tant de morts dans cette arène, au nom d'un dieu qui n'était pas le leur pour la plupart. Et je suis seule responsable. Mes yeux étaient bien trop occupés ailleurs que pour voir arriver cette menace. Maintenant, que ce soit Naâme ou Kamaâl, tous deux semblent me punir. S'il y a une chose que je voudrais encore faire avant de me retirer, c'est de faire de Valérian l'héritier que les Trois-Lieux mérite. Je ne peux plus me voiler la face, désormais. Il est mon seul fils, et à lui revient la couronne. Qu'il soit prêt, ou non.

Ariane n'avait pas menti: elle se sentait fatiguée, et le manque de sommeil n'en était pas la cause directe. Cette année, elle fêterait ses 70 ans et quarante-sept ans de règne. Elle avait géré bon nombre de choses, et aujourd'hui, était lasse de cette vie solitaire, lasse de ce fardeau.

Elle tendit la missive au jeune garçon.

Porte cela au prince Valérian dans les plus brefs délais. Qu'elle ne soit lue que de lui seul, c'est un ordre. Va.

Il ne lui restait plus qu'à espérer qu'elle avait pris la bonne décision ...

[Et maintenant ... ]

Je ne vois vraiment pas ce que nous pourrions faire de plus, Odion.


Mais, ma Reine ... Vous êtes notre souveraine ! Vous ne pouvez rester là sans rien faire !


Sans RIEN faire ?! Crois-tu donc que je suis restée sagement sur mon fauteuil depuis le tremblement de terre ? Crois-tu que je suis demeurée impassible face à la souffrance de mon peuple ? Crois-tu que je ne vois pas que la situation est au plus mal ?

s'emporta Ariane, piquée sur le vif, martelant du poing sur la table.

Non, bien sur que non, Majesté. Je n'ai pas voulu ... Ce que je veux dire, c'est qu'il y a forcément davantage à faire ! Nous ne pouvons rester là à attendre plus longtemps ...

Ariane s'apprêtait à lui répondre, pour la centième fois au moins, qu'elle attendait quelque chose en particulier avant de pouvoir agir, mais leur houleux débat fut interrompu par quelque fracas à la porte.

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Valérian Hautiare

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[28 Dollune 1100] Le poids de la couronne Sceau13“La véritable noblesse consiste non pas à être supérieur
à un autre homme, mais à ce qu'on était auparavant.”

MessageSujet: Re: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyVen 5 Juil - 1:45

 
Le poids de la couronne.
28 Dollune 1100 - palais des Rochefer - Borderoc


[21 dollune 1100]

Valérian avait été réveillé très tôt ce matin là. Bien plus tôt que d'ordinaire...

Alors qu'il avait espéré que l'absence de sa mère – partie pour Borderoc et les jeux d'affrontements – lui permettrait de se la couler douce – au moins avoir un petit peu plus de temps libre – il en sera finalement autrement.

La personne qui avait demandé de le réveiller n'attendit pas qu'il ai put déjeuné – à peine s'était-il habillé – et était entré dans la suite princière avec fracas. Valérian avait entendu la voix calme mais grave de Bérard tenter de l'en empêcher, sans succès...

- Votre altesse, pardonnez mon intrusion mais je viens vous porter une affreuse nouvelle.

C'était Laurent de Martignasse, un des conseillers royaux, et il avait l'air affolé... Valérian remis à plus tard son intention de s'asseoir à la table où on lui avait porté son petit-déjeuné et fixa l'homme aussi droit dans les yeux que sa timidité le lui permettait.

- C'est à propos de votre mère, il y a eut un tragique événement à l'ouverture des jeux des affrontements. Apriori la reine n'a rien mais il y a eut un véritable bain de sang à ce qu'il paraît ! J'ai entendu parlé de masque Maâlistes, c'est à n'y rien comprendre... !

Cillant, Valérian fixait l'homme face à lui tout en faisant le tri dans les informations données.

- … J-je ne comprend pas. commença-t-il d'une voix basse, a dire la vérité il n'avait jamais réellement adressé la parole à cet homme D'd'où tenez vous c-ces informations ? C-cela me paraît fou...
- C'est mon épouse qui m'en a parlé ce matin, une des servantes est revenue du marché où elle a entendu parler de cet étrange événement... Mais quelque chose d'aussi gros ne peut qu'être vrai majesté ! Qui irait colporter une rumeur aussi atroce... ?!

Sans bouger de sa place, le jeune prince avait réellement du mal à croire à ce qu'il entendait. Restant coi, il continuait de fixer le conseiller mais sans réellement le voir.

-... Majesté... ? s'enquit l'homme

Mais Valérian était parti bien trop loin pour entendre l'apostrophe.

Cette information semblait réellement inconcevable... Irréelle ou tout du moins surréaliste. Des masque Maâlistes ? En plein Borderoc ? Pendant les jeux des affrontement qui plus est ? Au milieu des meilleurs combattants du royaume... ? Non et non, c'était impossible... !

- E-env-voyez qu-quelqu'un de confiance à B-Borderoc. J-je veux des informations fiables...! finit-il par sortir d'une voix certes bégayante mais intelligible, au bout de plusieurs minutes de réflexion intense

Il ne vit pas l'expression dans un premier temps exaspérée devant son silence puis estomaquée devant son ordre de lord de Martignasse. Pour dire la vérité, l'homme avait longuement hésité avant d'aller voir le prince. Il s'était dit qu'il pouvait très bien gérer ça de lui-même... Et en faite il avait déjà envoyé un coursier à drakalon avant de venir voir Valérian... Son expression d'abord d'impatience était liée au fait que le prince était resté mutique un moment, semblant totalement perdu et Martignasse s'était dit une nouvelle fois qu'il n'aurait pas du aller le voir... Mais finalement le jeune héritier avait ouvert la bouche et en était arrivé à l'exacte même conclusion que lui. Certes simple mais... En faite le conseiller pensait dur comme fer que Valérian l'aurait cru sans discuter, aurait pris peur et totalement perdu le contrôle. Ça aurait donné une bonne raison à Martignasse pour le descendre devant la reine.

Il devait se rendre à l'évidence que le jeune prince n'était pas aussi idiot qu'il ne le paraissait. Enfin en tout cas, il était un pantin avec un semblant de cervelle...

- Très bien, majesté... répondit le conseiller d'une voix étrangement affable avant de se retirer

Valérian attendit que l'homme soit totalement sorti de la pièce – il vit Bérard dans le couloir lui adresser un sourire de malaise – avant de finalement s'asseoir devant son petit-déjeuné. Mais son esprit se remit bien vite à vaquer à ces nouvelles informations et il ne mangea presque rien.

Valérian prenait son repas du soir dans la salle à manger – seul, mis à part les deux serviteurs faisant le pied de grue derrière lui pour remplir son verre et autre – lorsque la grande porte s'ouvrit avec fracas. Il sursauta évidemment – et fit tomber ce qu'il y avait de piqué sur sa fourchette – et vit entrer lord de Martignasse accompagné de trois autres conseillers, dont Madame Castrat, l'une des rares personnes de la cours qui lui portait un intérêt relatif...

- Majesté ! cria presque madame Castrat Il y a eut un tremblement de terre !
- Dans la chaîne des Alles !
- C'est un acte de Kamaâl c'est évident ! appuya d'un air dédaigneux et sûr de lui le Martignasse

Cillant une fois encore, le jeune prince fixait les quatre personnes, une fois de plus interloqué par une information aussi abracadabrante...  Il mit du temps avant de prendre la parole – de toute façon les conseillers étaient déjà en pleine discussion – et choisi ses mots avec précaution.

Il se devait de ne pas affoler les foules.

- C-celà fait des siècles que le dieu K-Kamaâl ne s'est p-pas manifesté. N-nos scientifiques o-ont déjà établient qu-que n-notre royaume p-pouvait être sujet à des tr-tremblements de terre et... mais son discours rationnel fut coupé net
- Bien sûr que c'est un acte divin ! s'insurga Martignasse
- Les émeutes maâliste à Borderoc en étaient les prémices ! appuya un autre conseillez
- Que devons nous faire altesse... ? demanda d'une voix presque douce madame Castrat

Une certain anxiété se lut alors sur la figue du prince. C'était bien la première fois qu'on lui demandait comment agir... Qui plus est dans une situation aussi délicate !

Mais son esprit vif était déjà en train d’analyser la situation... – et la petite voix d'une rouquine lui disait au fond de sa tête qu'était là une situation où il devait s'affirmer, de toute façon il ne pouvait pas reculer –

- A-avons-nous d-des nouvelles de B-Borderoc...? demanda-t-il d'une voix déraillante alors qu'il aurait juste voulu parler plus fort

Mais les conseillers avaient bien cure de la tonalité de sa diction en cet instant.

- Pas encore votre Altesse. Mais les rumeurs qui nous parviennent ont toutes pour point commun les masques maâlistes.
- Et le fait que la reine soit en vie. ajouta Madame Castrat

Valérian se leva – son cœur tambourinait, une bouffée d'angoisse lui montait à la gorge mais il savait qu'il devait agir – et appliqua les conseils d'Ophélia. Bien campé sur ses pieds, il croisa ses mains dans son dos – où il avait tout loisir de se triturer les doigts sans être vu – et fixa un point sur le front de dame Castrat

- Nous devons nous rendre à Borderoc. il avait réussi à parler d'une voix claire, bien qu'un peu basse, et sans bégayer C'est là qu'est la reine. N-nous partirons demain matin. Faites préparer ce qu'il faut, il s'était retourné pour parler à l'un des serviteurs e-et il faut aussi mettre en place de l'aide pour les po-populations t-touchées par le tremblement. il s'adressa au deuxième serviteurs
- Altesse, mon mari peut s'occuper de l'organisation des secours et du ravitaillement. fit dame Castrat C'était un propriétaire terrestre de grande envergure et il a commercé à travers tout le royaume, il saura s'y prendre et organiser les équipes.

Valérian ne répondit que d'un signe de tête. Son cœur était littéralement en train d'exploser dans sa poitrine. Il était en train de réaliser ce qu'il se passait réellement.

Mais il n'eut pas à donner plus d'ordre. Madame Castrat était partie à vive allure prévenir son époux,  de Martignasse annonça qu'il allait chapeauter la préparation du voyage et les deux autres partir trouver les autres conseillers royaux et les prévenir de leur départ. Les serviteurs aussi avaient couru à leur nouvelle mission.

Se retrouvant alors seul avec lui même, Valérian senti ses membres se mettre à trembler. A ne plus s'arrêter. Il ne put que s'asseoir et resta sur sa chaise jusqu'à l'aube. Il ne s'était même pas endormi.

[22 dollune 1100]

Passer une nuit blanche était chose courante pour Valérian et il n'en ressentait que rarement grande fatigue. Mais habituellement c'était des nuits qu'il passait à écrire ou lire, pas à cogiter sur des choses aussi invraisemblables et encore moins sur le fait qu'en ces temps de troubles il avait été amené à prendre des décisions... Enfin, tout était relatif. Ordonner de porter secours à la population était somme toute la base. Dire qu'il fallait rejoindre la reine à Borderoc était presque une fuite...

Non, ça n'en était pas une. Pas le moins du monde... ! Certes, cette décision sonnait comme s'il n'était pas capable de gérer cette crise seule mais en réalité il n'en était rien.

Valérian fourmillait d'idée sur la manière dont il était possible de mater la rébellion maâliste. Mais le fait était qu'il n'avait pas encore eut d'information fiable et que pour les avoir il fallait se rendre à l'endroit où les événements tragiques s'étaient produits : à Borderoc. Et il se trouvait que la reine sa mère y était et qu'à dire la vérité, elle seule serait en mesure de donner les ordres.

C'était trop important pour que Valérian prenne des initiatives. Mais lorsqu’un serviteur vînt le trouver, lui apportant un petit déjeuné et aussi lui dire que tout était prêt pour le voyage, il se fit la promesse intérieure qu'il prendrait son courage à deux mains pour parler à sa mère.

Il était temps qu'il fasse ses preuves.

Les quatre conseillers royaux de la veille étaient déjà dans la cours attenante aux écuries royales lorsque Valérian arriva – vêtu de pied en cape pour le long voyage – Il les salua ainsi que les trois autres conseillers qui prendraient la route avec eux. Tous ne feraient pas le déplacement mais les plus importants dont les missions et spécialités pouvant servir dans ce terrible moment faisaient parti du voyage.

Deux énormes calèches avaient été apprêtées et une vingtaine de gardes montés les accompagneraient. Ainsi qu'une dizaine de serviteurs dont une carriole de ravitaillement. En voyant tout ce attroupement d'une cinquantaine de membres, Valérian eut comme un malaise. Un serviteur s'était approché de lui pour lui récapituler les choses et il profita de ce temps pour reprendre contenance.

- B-bien... T-tout est p-paré alors mettons n-nous en route... dit-il d'une voix bégayante mais intelligible de tous J-je v-vous demande juste quelques m-minutes p-pour sceller ma drakalone, v-vous pouvez vous installer d-dans les c-calèches... ajouta-t-il avant de se précipiter dans les écuries

Ça lui était apparu comme une évidence : hors de question de faire le voyage avec les conseillers. Ça allait être des jours entiers à ressasser les mêmes choses, à s'engueuler et à se faire peur les uns les autres. Valérian voulait avoir les idées claires alors il monterait seul.

Tandis qu'il s'occupait de préparer Céleste le plus rapidement possible, dame Castrat le rejoignit.

- Altesse, pensez-vous que c'est une bonne idée que de faire cette si longue route en montant... ? elle avait une voix douce, presque maternelle mais Valérian sentit la pointe de reproche, il y était trop habitué
- J-je ferais comme b-bon me semblera. répondit-il sans réfléchir J-j'ai besoin de garder les i-idées claires, être dans une c-calèche avec vous tous ne fera que m-m'embrouiller l'esprit. ajouta-t-il avec la candeur qui le caractérise tout en ayant une pointe d'assurance
- Bon... Comme vous voulez alors...fit dame Castrat avant de tourner les talons pour rejoindre les autres

Là encore Valérian senti les reproches mais il ne dit rien. Sa mère n'était pas là pour l'empêcher de faire ce qu'il voulait et personne d'autre ici n'avaient l'autorité pour le faire. Et puis, si le jeune prince était rarement sûr de lui, en cet instant, il savait exactement ce qu'il faisait et pourquoi.

Cinq minutes plus tard, le convois s'élançait sur la route, Valérian à sa tête, bien entouré de plusieurs gardes.

[23 ~ 28 dollune 1100]

Le voyage fut long et fastidieux.

Les conseillers, peu habitués à voyager, avaient été exécrables. Le confort spartiate des auberges, la nourriture peu élaborée, être coincés toute la journée dans une calèche les avaient rendus irritables, tendus et odieux. Les pauses s'étaient accumulées et le convois déjà lent avait encore pris plus de retard. Valérian s'était félicité chaque soir de faire la route monté sur Céleste...

Le lendemain du départ ils avaient croisé un messager à dos de drakalon qui venait de l'est et qui s'était arrêté, curieux de voir un tel convois faisant route vers le Gavorn. En réalité c'était le messager qu'avait envoyé Ariane et il fut bien heureux de tomber sur le prince Valérian en personne !

- J'ai chevauché jours et nuit vous savez, je suis fourbu et ma bête bien que vaillante aurait bien besoin de repos elle aussi ! Par contre, puisque je ne suis pas allé jusqu'à Albatra, j'aurais quand même les cinquante lieutons promis... ?

Valérian n'avait fait aucun commentaire et avait payé l'homme. Sans doute – la connaissant –  Ariane n'avait-elle promis que vingt-cinq pièces mais en cet instant le prince se moquait bien de la réalité. Et puis si l'homme disait vrai, le travail accomplit méritait bien un peu plus !

Dans tous les cas, la missive de la reine ne fit que confirmer tous les doutes : il y avait bien eut une émeute maâliste en plein milieu de l'ouverture des jeux des affrontements et la reine y avait réchappé de peu. Elle faisait état d'une femme qu'elle déclarait ennemis publique numéro un du royaume puisqu'elle était à l'origine des troubles, et était désormais activement recherchée. Par la même, elle priait instamment son fils de la rejoindre dans la capitale du Gavorn.

Le jeune prince se félicita une fois encore d'avoir pris la décision de partir. Et rien, pas même l'affolement – cette fois-ci concret – des conseillers royaux ne put entacher son moral. A par peut-être d'apprendre au fil des jours que le tremblement de terre avait causé des centaines de morts, autant de disparus et que le peuple commençait véritablement à avoir peur.

Le voyage fut ainsi animé entre la monté progressive d'une terreur sourde et l'irascibilité  des conseillers. Kamaâl était sur toutes les lèvres et Valérian commençait lui aussi à avoir peur.

Lorsque finalement il aperçut au loin les fortification de Borderoc, il ne tînt plus.

Lâchant un « je pars devant » qui n'attendait aucune réponse, il élança Céleste qui fut absolument ravie d'enfin piquer un sprint. La pauvre bête n'était pas habituée à faire une route aussi longue à si lente allure... Bien qu'elle ai eut de l'entraînement lors de leur voyage aux ruine de Sytovia le mois dernier, ce voyage-ci en plus d'être long était encore plus pénible mentalement...

Deux gardes tentèrent bien de le suivre mais leur chevaux plus habitués à l'endurance qu'à la vitesse se firent rapidement distancer.

Valérian profita de cette courte liberté pour prendre une bonne bouffé d'oxygène, évacuer sa peur, se gonfler de courage et mettre une dernière fois de l'ordre dans ses idées.

Lorsqu'il arriva au palais ducal des Rochefers il ne put que s'arrêter quelques instants. Devant lui se matérialisait enfin ce qu'il n'avait fait qu'imaginer jusque là... Et il fallait dire que la demeure certes gigantesque était bien moins bardées de douves, mâchicoulis, crémaillères et meurtrières que dans son imagination...

Il demanda à voir la reine sans se présenter ni se rendre compte du regard pour le moins dégoûté qu'on lui lança. Il fallait dire qu'après presque une semaine de route sans prendre de bain digne de ce nom et sans changer de vêtements, il avait tout l'air d'un pouilleux... Pourtant si on regardait bien sous la poussière on pouvait aisément se rendre compte de la qualité de ses vêtements et de son statut social...

- Un messager pour vous ma reine...fit la servante qui avait conduit Valérian dans le palais

Jetant un regard presque interrogateur quant à la dénomination qu'elle lui avait donné, Valérian ne releva pas et pénétra dans la pièce.

- Bonjour mère, Odion... il fit une rapide courbette de salut à l'intention de sa mère puis s'avança vers elle

La pièce n'était pas si grande mais Valérian eut soudainement l'impression qu'une centaine de mètres les séparaient. Il sentait de nouveau le regard froid, implacable et hautain sur lui. Ce regard qui lui signifiait toute le dédain qu'Ariane éprouvait pour lui...

Tout le courage qu'il avait emmagasiné pris la fuite et bien vite sa seule vision fut ses bottes boueuses et poussiéreuses...
Codage par Libella sur Graphiorum
Hors Jeu : pavééééééé...! 2779 mots pour 5 pages word. J'ai battu mon record...!  gneuu
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MessageSujet: Re: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyJeu 11 Juil - 8:31


Le poids de la couronne

★ ft Valérian Hautiare

[28 Dollune 1100] Le poids de la couronne 1561273785-sans-titre-4


Un messager pour vous ma reine...

énonça la servante qui avait pénétré dans la pièce sans véritablement attendre que la reine lui accorde le droit d'entrer. Elle s'était courbé très légèrement avant d'annoncer la raison de l'interruption, puis laissa place à un jeune homme à la silhouette bien familière.

Familière, pourtant ... Ariane peinait à le reconnaitre. Il la salua, ainsi que Odion avant de perdre son regard dans ses chaussures.

Ah, te voilà Valérian. Pas étonnant que cette idiote n'ait pas reconnu le prince Hautiare : quelle piètre allure tu as. Ne pouvais-tu donc prendre quelques instants pour te décrotter ? Est-ce réellement l'image que tu veux donner de toi ? Tu es prince, bonté divine !

Son ton était résolument cassant et désapprobateur, elle ne pouvait tout simplement pas admettre que son fils héritier puisse avoir si peu de considération pour son apparence. Il venait de traverser tout le domaine des Rochefer, sale comme un mendiant du septième jour de la semaine: que viendraient à penser la famille ducale lorsqu'elle apprendrait qu'il s'agissait en réalité de Valérian ? Ne pouvait-il donc prendre sa fonction avec plus de sérieux ?

Si c'était un jeu auquel il s'adonnait, ou bien, si au contraire il s'était voué pour mission de l'irriter et de cracher sur ses origines, elle espérait grandement qu'avec les derniers événements, il s'assagirait et montrerait enfin au monde de quoi il était capable.

Aux derniers mots de sa reine, Odion tourna les talons et marcha jusqu'à un guéridon où était posé un grand récipient de porcelaine rempli d'eau. Il déplia une serviette tout à côté, et appela Valérian.

Par ici, Altesse. Vous pouvez vous débarbouiller avec cette eau. Cela vous fera le plus grand bien avec ce voyage, qu'il est certain que vous avez effectué d'une traite, vu l'urgence de la situation ...


Ariane retroussa son nez. Avec toute l'affection qu'elle pouvait éprouver pour son fidèle Odion, ces temps-ci, de toute sa verve habituelle, il parvenait toujours à la piquer ou à lui faire passer des messages sous-entendus dans des déclarations qui, aux yeux de tous, passaient pour anodins. En était encore un exemple frappant : il venait de défendre le prince, lui rappelant que trop bien à quel point elle pouvait se montrer exigeante avec lui. Même trop exigeante. Elle répondit à son valet par un regard courroucé. Elle n'en démordrait pas, même si la missive lui intimait de la retrouver avec grand empressement, ce n'était pas quelques instants perdus pour se rendre présentable qui allait changer quoi que ce soit.

Pressons, je vous prie ! Nous avons fort à discuter ...

tonna-t-elle tout en s'asseyant à la table.

Comme tu le sais, Valérian, je te mentionnais dans cette lettre les événements qui ont eu lieu ici, à Borderoc, et je t'ai fait part des ordres que j'ai donné. En attendant ton arrivée, d'autres éléments nous sont désormais connus.



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Valérian Hautiare

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[28 Dollune 1100] Le poids de la couronne Sceau13“La véritable noblesse consiste non pas à être supérieur
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MessageSujet: Re: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyDim 21 Juil - 15:58

 
Le poids de la couronne.
28 Dollune 1100 - palais des Rochefer - Borderoc

Sa mère prit la parole bien trop tôt, Valérian n'était pas encore tout à fait prêt à entendre les remontrances – bien qu'elles soient quotidiennes, il ne s'y était jamais habitué – portée sur son apparence.

Non, il n'a pas une seule seconde penser à faire halte aux bains.
Non, ça n'est pas l'image qu'il veut donner, ni que l'ont retienne de lui.
Oui, il est prince.

Un prince émasculé par une mère castratrice qui voit toujours les choses du mauvais angle – en tout cas en ce qui le concerne lui et lui seul...

Valérian ne relève pas les yeux, il ne le peux pas, ils sont baignés de larmes.
Oh, pas de larmes de tristesse ni de peine... !
Non, se sont des larmes de rage alors qu'au vu de la situation il n'avait pensé qu'à une seule chose : le royaume est en branle, il y a eu deux terrifiantes catastrophes, sa mère est la reine, il est le prince héritier, c'est à eux deux que revient la tâche de remettre de l'ordre et apaiser le peuple.

Mais c'est aussi l'occasion ou jamais de faire ses preuves et en un regard, sa mère a réussi à lui ôter toute confiance.

Odion l'invite à se débarbouiller. Il s'approche donc de la vasque sans dire un mot et commence par retirer son surcot et ses jambières d'équitation. Certes, il empeste comme une spamalia mais au moins, la chemise et les culottes qu'il arbore maintenant sont à peu près propres. Il darde un sourire de remerciement au valet – qui a toujours été sympathique avec lui et qui a tout de suite compris pourquoi Valérian était apparu ainsi – et plongea directement le visage dans l'eau fraîche.

Qu'il retira bien vite en réalisant que sa mère allait y trouver une nouvelle pique à lui lancer. Il prit dont le tissu propre, l'imbiba d'eau, et se frotta le visage, le cou puis les mains et les avant-bras avec.

Il avait réussi à ravaler ses larmes de rage et s'était mis à se répéter une litanie d'encouragement.
Ne te laisse pas abattre, ne te laisse pas faire, se ne sont que des mots, prouve lui qu'elle a tord. Ne te laisse pas abattre, ne te laisse pas faire, se ne sont que des mots, prouve lui qu'elle a tord...
Elle avait fait une remarque mais pourtant renâclait car il se débarbouillait...
Ne te laisse pas abattre, ne te laisse pas faire, se ne sont que des mots, prouve lui qu'elle a tord. Ne te laisse pas abattre, ne te laisse pas faire, se ne sont que des mots, prouve lui qu'elle a tord... !

Elle avait repris la parole, il était venu se planter devant elle. Mains jointes dans le dos, jambes légèrement écartées, dos bien droit, campé, stable, mais le cœur tambourinant encore trop fortement pour réussir à relever les yeux vers sa mère.

Il avait la gorge serrée et ses mots tempêtaient au fond de sa gorge.

- J'j'avais donné les m-mêmes o-ordres a-avant même d-de r-recevoir v-votre lettre... commença-t-il, bredouillant, pourtant sûr de ses propos N-nous s-sommes p-partis d'Albat-tra le 22, v-votre messager n-nous a c-croisé le lendemain. S-si j-je suis t-tout crotté c-c'est p-parce que je v-voulais a-arriver au p-plus vite p-pour vous s-seconder. E-et v-voyager avec vos morggs de conseillers n'a f-fait que ralentir le convois...!

Il avait réussi à relever la tête.
Il avait réussi à parler distinctement – bien que sa voix basse n'explose pas les décibels
Il n'avait pas réussi à soutenir le regard bleu acier mais au moins s'était-il tenu droit et avait-il montré de l'assurance.

Après tout, il ne faisait que dire la vérité... Et a bien y réfléchir il était bien dommageable de se laisser rabaisser d'un simple regard alors qu'il n'était absolument pas en tord. Il avait décidé qu'il ne se laisserait plus atteindre par des remarques aussi futiles.

Elle lui demandait d'assumer son rôle de prince... ? Alors il le ferait : à sa façon et en ses termes. Et il n'en avait strictement rien à fiche qu'on le prenne pour un serviteur, l'important était les actes, pas l'apparence...

- V-vos conseillers é-étaient à une dizaine de kilomètres de B-Borderoc quand je les ai quitté... E-eux v-vont -sans doute p-prendre le temps de se dé-décrotter p-pour apparaître d-devant vous a-alors s-soit v-vous voulez les attendre, s-soit je s-suis prêt à e-entendre enfin c-ce qu'il s'est r-réellement p-passé dans l’arène et v-vous aiderà t-trouver des s-solutions. P-pour le moment j-je n'ai eut que des r-rumeurs et l-le messager que j'ai envoyé d-doit toujours être s-sur place à che-chercher des informations...

Il n'avait pas bougé, il fixait toujours le joyau au centre de la tiare royale – ne pouvant toujours pas soutenir le regard de sa mère – et il n'avait presque pas bafouillé.

Il se sentait de nouveau empli de courage et d'une certaine fierté à s'être ainsi exprimé devant sa mère.

Il était hors de question de perdre cette nouvelle assurance. Elle était frêle mais bien présente. Il allait devoir l'attiser comme on remet des bûches sur des braises...
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MessageSujet: Re: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyMar 30 Juil - 10:27


Le poids de la couronne

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Son regard hautain et froid ne cessa de toiser Valérian, tandis qu'il se confondit dans des explications qu'Ariane n'attendait pas, et en définitive, n'en avait cure. Peu lui importait qu'il ait rencontré son coursier sur le chemin ou qu'il ait poussé les limites physiques de sa monture pour arriver au plus vite auprès d'elle : ce qui était fait, était fait. Tout le reste n'était que bavardage inutile. Elle pinça ses lèvres, déjà courroucée du peu d'assurance qu'il détenait en lui parlant ouvertement, mais exceptionnellement, elle ne lui en tint pas rigueur et préféra reporter ses remontrances à plus tard.


Entrelaçant de nouveau ses longs doigts noueux, elle prit une profonde bouffée d'air, très calmement. Même si ce n'était que du temps perdu, selon elle, il valait mieux s'assurer que les intermédiaires n'aient pas manqué de précision dans leur récit, et que le prince aient les véritables informations toutes droit sorties de sa bouche; et même si elle s'était montrée éloquente dans sa lettre à Valérian, c'était toujours bon d'avoir bien tout en tête avant de se retrousser les manches. Ainsi, elle résuma très fortement la situation.


Il y a dix jours de cela, comme tu le sais, Borderoc est entré en fête, et a organisé des festivités quelques jours où ont eu lieu les célèbres jeux des affrontements. Comme tu le sais également, j'ai été cordialement invitée cette année à y assister, par les Rochefer. L'arène était comble, il semblerait que la violence rassemble beaucoup d'adeptes .... enfin soit.

lança-t-elle de prime abord, sur un ton de reproche, avant de poursuivre.


Une petite insolente a bravé mon autorité, n'ayant de cesse de me provoquer. Et sans scrupules aucun, elle a ôté la vie à l'homme qui avait eu la malchance d'être son adversaire. Je te fais grâce des détails, mais face à ses insultes, j'ai du intervenir et l'ai extraite du champ de bataille. Elle tenait des propos insultants, mais je n'ai pas compris tout de suite qu'elle faisait acte de diversion. De sombres individus ont fait leur apparition et ont massacré de la plus horrible des façons les spectateurs innocents. J'ai évidemment fait exécuter cette scélérate, mais il semblerait qu'elle ait réussi à trouver de l'aide.


Ariane s'interrompit un instant pour laisser le soin à son fils d'intégrer ces informations, alors qu'elle-même était parcourue d'un frisson le long de son échine. Revivre cet événement tragique l'attristait réellement autant qu'elle en était encore répugnée.

Nous avons réussi à capturer quelques uns d'entre eux, mais l'essentiel de ces criminels a pris la fuite. J'ai déployé les Lames aux frontières du Gravorn, et nul ne peut sortir du duché sans que son identité n'ait été vérifiée. Par la même occasion, ils recherchent cette gamine. J'ai également ... confronté les quelques responsables que nous avons arrêtés. Et après quelques instants, disons, de conversation en tête à tête (1), ces hommes n'étaient autres que des Masques Maâlistes.


Laissant tomber l'information dans un souffle épuisé, elle referma ses yeux devant les images sanglantes qui s'imposaient d'elles-mêmes en son esprit.

Tout cela, je te l'ai écrit dans la missive que je t'ai faite porter, mais au vu de l'horreur que l'on peut penser irréelle, cela a sans doute une dimension bien plus réaliste maintenant que la vérité et les détails sortent de ma bouche. De plus, avec ce tremblement de terre qui a frappé les Alles, nous voici bien fort occupés à endiguer la peur grandissante de ceux qui y voient le signe du retour de Kamaâl ou je-ne-sais-quelle-idiotie. J'aurais bien besoin de toi pour m'aider à affronter cette crise sans précédents, Valérian.


Un silence pesant retomba dans la salle. Odion, toujours tenu debout près de la vasque, l'avait écouté d'un visage attristé par les événements, et où on pouvait voir les traces d'une inquiétude qui n'avait fait qu'augmenter ces derniers jours.
Il y avait tant à faire, tant à contenir, et si peu de moyens. A l'heure actuelle, Ariane ignorait si elle pouvait compter sur le concours des Rochefer, bien qu'elle aurait pu les obliger si nécessaire, mais ce n'était pas un comportement qu'elle aimait à adopter. Ils l'accueillaient déjà en leur domaine depuis une semaine et plus, pouvait-elle seulement se montrer plus exigeante encore sans risquer de fragiliser leur entente cordiale ? Déjà qu'elle avait pris en main la gestion de l'incident qui avait eu lieu sur LEUR territoire ...

Je pense que le plus intelligent serait de prendre un problème à la fois. Concernant ce tremblement de terre, nous ne pouvons rien faire de plus pour l'instant, d'autant que nous sommes toujours en attente d'un rapport concret sur l'ampleur des dégâts matériels et pertes humaines. Nous devrions nous concentrer sur l'enquête des jeux, qu'en dis-tu ? Dire que le peuple les a déjà renommés Les jeux des Sacrifiés, c'est d'un mauvais gout ...


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➔ rêveur, bienveillant, tolérant, timide, artiste, manque d'autorité, trop émotif, politicien inavoué, stratège sous-estimé mais surtout apprenti roi
➔ est le maitre d'Henri, vieux hongre et de Céleste, jeune drakalone

a eu une réussite pour la transcendance qui sera ultérieurement mit en scène en RP

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[28 Dollune 1100] Le poids de la couronne Sceau13“La véritable noblesse consiste non pas à être supérieur
à un autre homme, mais à ce qu'on était auparavant.”

MessageSujet: Re: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyDim 4 Aoû - 21:50

 
Le poids de la couronne.
28 Dollune 1100 - palais des Rochefer - Borderoc

Sa mère avait écouté ses paroles et n'avait pas rebondit dessus. A peine avait-elle changé d'expression – ce même masque froid que Valérian connaissait si bien – puis elle avait pris la parole pour résumer la situation.

Le prince l'avait écouté, totalement coi, et peu à peu son regard toujours planté sur la tiare avait réussi à s'ancrer dans les prunelles froides. Il avait cillé, surpris d'arriver si facilement à la fixer droit dans les yeux et avait continué. Ce qu'il y lisait semblait être de la peur mêlée à une empathie palpable à l'égard de son peuple meurtri. Il ne l'avait jamais vu dans un tel état, on aurait dit qu'elle portait toute la misère du monde sur ses épaules... Il cilla de nouveau.

Elle paraissait si vieille tout à coup, si fatiguée...

Il sursauta à ses dernière paroles et sa bouche s'ouvrit légèrement de stupeur. Lui demandait-elle réellement son avis... ?

Il ne réussi pas à réagir aussi vite qu'il l'aurait voulu et un silence un peu gênant s'installa pendant quelques secondes.

- Je... commença-t-il, cherchant ses mots P-pour le t-tremblement de terre j-j-ai envoyé l'époux de dame Castrat, avec des équipes de se-secours et des v-vivres pour les sinistrés... I-il sait que nous faisions route pour B-Borderoc alors il enverra sans doute un messager avec des nouvelles... ses yeux étaient remontés vers la tiare mais au moins sa stature était toujours bien droite J-je suis navré que l'impertinente ai réussi à vous échapper... continua-t-il Où en sont les recherches jusqu'ici... ? Avez vous fait déployer l'équipe morggienne* pour la pister...? le prince savait qu'une telle brigade existait à Borderoc Elle est recherché dans tout le Gavorn, elle ne devrait pas vous échapper longtemps... Les siens ne la cacheront pas si tous sont à leurs trousses, ces fanatiques sont bien trop fous – ou peut-être pas assez – pour risquer qu'une seule personne mettent à mal leur organisation...

Il avait parlé dune traite, avait cessé de bégayer et avait proposé une idée qu'il espérait n'avoir pas déjà été mise en place par sa mère... Au mieux il serait gratifié d'une esquisse de sourire, au pire snobé. Mais au moins, il avait proposé quelque chose de réaliste et surtout aidant.

- En ce qui concerne les... Jeux d'affrontements il avait hésité à leur donné le nouveau nom dont ils avaient été affublé je pense qu'il faudrait commencer par comprendre comment ces fanatiques ont pu pénétrer l’arène en si grand nombre... Étaient-ils spectateurs ou sont-y entrés par les coulisses... ? Dans les deux cas il faudrait interroger l'équipe de sécurité qui était en service ce jour là. Il est clair qu'il y a un gros manquement à ce niveau et qu'il va falloir y pallier pour les prochains jeux... D'ailleurs, si un tel cataclysme a pu se produire ici-même à Borderoc, la capitale des guerriers, il est fort probable que cela puisse se reproduire n'importe-où dans le royaume... Je pense qu'il est donc primordiale de renforcer les patrouilles et ainsi d'augmenter le numerus clausus des la garde de saphir et d'attribuer des brigades – en plus des équipes de sécurité habituelles – pour tous les festivals ayant lieu tout au long de l'année. Et pourquoi pas monter d'autres équipes morggiennes, au moins une par duché...

Son regard s'était perdu bien plus loin que la couronne royale. Son esprit aguerrit à penser rapidement et de manière fluide avait tout simplement pris parole et s'était un peu trop éloigné du sujet principal...

- Pardonnez moi mère, je m'égare... avait-il dit en se rendant compte par lui-même Nous devrions commencer par faire venir le responsable de l'arène, peut-être pourra-t-il nous éclairer sur le déroulement de cette funeste journée...

Il avait de nouveau posé ses yeux rivière dans les mires célestes de sa mère. Et il tenait l'échange. Après tout, elle lui avait demandé son avis... Et il lui était bien plus facile de s'exprimer sans des dizaines d'autres regards posés sur lui...

Valérian venait de comprendre que ce qui l'empêchait de prendre la paroles lors des conseils royaux étaient justement, la présence des conseillers... Bien heureux était-il que d'avoir cavalé aussi vite sans que les conseillers qui le suivaient ne soient encore là...




* A l'instar des équipe de chiens policiers, voici l'équipe des morggs lame de saphir ! Cette équipe est  pour l'instant unique (le dressage des morggs étant bien plus dur que celui des chiens, comprenant beaucoup de perte et requérant des maîtres-morggs au caractère bien trempé, cf fiche des morgs) et basée à Borderoc sous le joug du responsable de la caserne de la ville. Elle comprend deux morggs et cinq chiens pisteurs qui ont été ardemment dressés à la seule fin de traquer les scélérats. Le flair des morggs n'est pas meilleur que celui des chiens, aussi l'équipe est mixte, mais les morggs qui sont bien plus féroces de par leur nature et ont plus de succès quant à l'arrestation des criminels. Une fois démuselés ils traqueront jusqu'à la réussite. Pour ce qui est de l'entièreté physique des malfaiteurs, c'est une autre histoire...

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Ariane Hautiare

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MessageSujet: Re: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyMer 7 Aoû - 9:03


Le poids de la couronne

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Impassiblement, Ariane écouta son fils lui narrer les quelques initiatives prises avant son départ, et se devait-elle d'admettre qu'il n'était plus l'enfant insouciant qu'elle pensait qu'il était encore. Non, il avait plutôt pris quelques responsabilités et envoyé des hommes là où elle n'aurait pu, depuis le centre des opérations improvisé et éphémère de Borderoc.
Mais sa fierté lui fit simplement hocher la tête, en signe discret et fort peu interprétable de congratulation.

Elle arqua un sourcil lorsqu'il mentionna une brigade, constituée de morggs et de chiens pisteurs. Elle en avait entendu parler, effectivement, mais l'information était bien récente, et elle s'étonna que son fils ait pu la connaitre. Ariane jeta une oeillade mi-étonnée, mi-émue à Odion, avant d'être interrompue par Valérian qui n'en avait pas terminé dans ses déclarations.

Cette fois, il lui sembla parler bien plus pour lui-même que réellement à elle, mais cela ne rendait pas son discours dénué de sens, tout au contraire. En quelques instants, il lui prouva qu'elle avait bien eu raison de le faire venir en renfort, apporter de la fraîcheur et une vision nouvelle à ces événements. Elle se félicita intérieurement de son choix. Encore une fois, il faisait preuve d'initiative, et avait des idées. Il était maintenant évident qu'il n'était pas si rêveur que cela, et qu'il avait longuement réfléchi à la question. Parfait.

Hé bien. Il semble que tu aies beaucoup de choses à dire, Valérian. Tu me surprends : j'ignorais que tu avais ça en toi. Peut-être révèles-tu enfin tout ton potentiel et que tu n'es pas si inutile que cela. J'en suis ravie.

s'entendit-elle dire, froidement.

Il était étrange qu'elle puisse, à l'occasion, faire preuve de douceur et d'un semblant de gentillesse envers autrui, qui n'était pas son fils. Quand bien même elle aurait voulu faire des efforts et lui montrer un quelconque contentement, elle ne parvenait pas à faire taire son inconscient, éternellement déçu de devoir préparer Valérian au port de la couronne, et non son précieux Aragon.

Afin de ne pas laisser le moindre instant flottant et inutilement embarrassant, elle enchaina comme si de rien n'était.

Parfait. Grâce à ton initiative pour une fois intelligente, nous devrions obtenir des informations rapidement sur les dommages au plus près de l'épicentre. Pour l'équipe Morggienne ...

Elle jeta un nouveau regard à Odion.

Nous n'y avons guère songé, je dois l'admettre. Odion, faites-moi songer à demander à Dame Vitala son concours pour cette entreprise. Nous sommes sur ses terres, après tout. Elle peut bien contribuer à faire arrêter cette peste qui s'est joué de nous. Oh, et tant que vous y serez, renseignez-vous si nous avons gardé une trace quelconque de cette enfant. Il faudra sans doute quelque chose pour aider les chiens pisteurs à la retrouver. Son arme, peut-être ?

Ariane attendit que Odion s'incline et sorte de la pièce pour se tourner de nouveau vers son fils, levant sur lui un regard implacable.

Tu sembles avoir d'innombrables idées pour améliorer le futur des Trois-Lieux, et c'est une bonne chose. Mais garde-les pour quand tu seras Roi.

intima-t-elle, avec toujours plus de reproches dans la voix.

Cependant, tes réflexions ne sont pas entièrement inutiles. Nous devrions effectivement nous interroger sur ce manquement de sécurité, et nous demander comment sont-ils entrés. Convoquons ce responsable de l'arène.

Ariane se leva alors avec quelques difficultés, probablement le fait d'être restée assise trop longtemps. Il ne fallut pas attendre des heures avant qu'un coursier ne réponde à son appel tonitruant, mais elle eut cependant le temps de rédiger sa sommation, et à y apposer son sceau. Une fois la précieuse convocation en main, le coursier détala sur-le-champ.

La souveraine ignorait tout de la personne mise en charge des jeux, et confia au coursier la tâche de le découvrir lui-même, sans doute en investiguant à l'arène.

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MessageSujet: Re: [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne   [28 Dollune 1100] Le poids de la couronne EmptyVen 16 Aoû - 23:08

28 Dollune 1100 - palais des Rochefer - Borderoc


Chaque seconde à côté d'elle était une torture. Pourquoi diable je ne lui proposais pas de sortir avec moi ? Au bien sûr elle est belle, mais tu la connais par coeurs, tu sais que tu n'es pas un simple collègue a ses yeux et ça fait maintenant des années que vous vous côtoyez. Alors pourquoi tu te tortures autant l'esprit Voliark ? Tu crois vraiment qu'elle va partir pour un autre homme… Bien sûr que non… il n'y a pas mieux que toi… Tu es une forme de perfection que les gens ont la chance de côtoyer. Regarde d'où tu viens et ce que tu as fait jusqu'à maintenant. Tu crois sérieusement qu'une femme comme elle peut te rejeter ? Alors pourquoi tu te compliques tant la vie ? Elle t'admire… Elle t'envie… Pourquoi tu as besoin d'attendre qu'elle te supplie ? Qu'elle t'idolâtre ?... Ça fait des années que tu attends ce moment … pourquoi tu ne te lances pas ?... Elle se confie à toi … Elle te fait part de ses doutes … Arrête de rester bloquer comme un abruti et avance…

Prenant un verre, rempli d'un liquide ambré sur le bureau, Voliark se releva pour regarder par la fenêtre de son bureau calmement.

“ Tu sais Méli… J’aime vraiment passer du temps avec toi ... ça me fait plaisir que tu viennes me voir ... “

Tu bloques … Bien sûr que tu bloques… t’n’es pas capable d'assumer tes sentiments … Même tes sentiments pour toi-même tu n'es pas capables de te les dires en face… Si les gens savaient à quel point tu leur mens à tous …


“ J’espère sincèrement que tu n’auras pas de problème comme ceux que tu viens de subir … Si ça venait à se reproduire n’hésite pas à venir me voir hein ? “

Tu fais les beaux gosses, mais jamais tu ne lui diras que c’est toi qui as essayé de lui voler son Advictame… Le jour où elle se rendra compte a quel point tu détruis sa vie elle te jettera et Kamaal seul sais ce que tu feras a ce moment la… Mais pour l’instant tu profites … son regard marron, sa chevelure ondulée… Dans le fond elle ressemble à sa mère, mais jamais tu ne lui diras…

Un coursier rentra sans frapper dans le bureau. Voliark, étonné, écarquilla les yeux en voyant ça.

“ Qui vous a permis de …”

Le coursier à bout de souffle, tendit la lettre ce qui arrêta net la phrase de Voliark… un sceau de la famille royale … Enfin… Avec précipitation il commença à lire la lettre. Comme impatient et excité d’y lire son contenu même s’il s’en doutait… Enfin ça commençait…

“ Désolé Méli … je dois partir tout de suite… Une convocation importante je file… n’hésite pas à repasser ! “

Voliark prie sa veste rapidement et rentra dans la première carriole qui se présentait à lui en direction de chez les Rochefer…

Enfin … Tu sais que tu marches sur un fil Voliark … J'espère pour toi que tu sais comment tu vas t'en sortir ce coup-ci parce qu'au vu de ce que t'as fait … Ah et la joue pas agressif … La reine a la réputation d'être quelqu'un de très sévère.


Après seulement quelques dizaines de minutes, Voliark arriva chez les Rochefer. Cela faisait longtemps que tu n'étais plus venu et malheureusement cette fois encore ce n'était pas annonciateur de bonne nouvelle. Sans prendre le temps de dire bonjour aux différentes connaissances avec qui il a pu déjà parler par le passé. Voliark monta rapidement jusqu'au bureau indiqué comme étant celui de la reine. Il prit le temps de passer sa main dans ses cheveux pour se recoiffer rapidement, de vérifier ses vêtements pour y enlever les plis avant de rentrer. Il poussa les portes avançant d'un pas assez assurer dégageant une vaillance presque inadaptée. Il se pencha devant la reine assise sur son trône en face de lui puis salua poliment le prince et les autres personnes qui étaient présentes dans la salle

“ Ma reine, mon prince c’est avec un honneur immense et une joie non dissimulée que je me présente a vous. Je suis Voliark Zaler responsable de l’arène depuis bientôt 8 ans. “


J'espère pour toi Voliark que tu vas sortir un argumentaire en béton se coup si … tu as pris des risques énormes et justifier une faille de sécurité pareille dans l'arène ne va pas être facile...

Information lancers de dés : Information hors-RP :
Rien à signaler sur mes lancers de dés
Rien à signaler sur le hors-RP
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