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 [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité

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Je suis : Ophélia Valoriel, Zoologiste, tutrice pour l'Ordre du Savoir, résidente d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
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MessageSujet: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 31 Juil - 19:04

Rappel du premier message :

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“- Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous demande de réfléchir sur ce sujet pour le prochain cours et de me présenter vos théories, on en débattra ensuite et je vous donnerai la solution qui a été retenue. Bonne journée à tous.”

Les pupilles de ses collègues se levèrent avec empressement en rangeant leurs affaires, probablement soulager de pouvoir délier leurs jambes. Seul un courageux vint lui poser une question, heureusement facile de réponse. Et enfin, Ophélia pu ranger ses propres notes, remettre de l’ordre dans la salle qu’elle avait emprunté pour initier ces jeunes à l’étude des mammifères. Si la jeune femme aimait son travail comme érudite, chercheuse, depuis qu’elle avait commencé à proposer ses services comme enseignante, elle sentait grandir l’impatience d’avoir son propre pupille. Enfin peu importait, à présent, elle allait pouvoir s’adonner à une de ses activités favorites : l’exploration de la bibliothèque d’Albatra. Elle espérait trouver d’autres ouvrages qui lui permettraient d’avancer sur la prochaine thèse qu’elle préparait et qu’elle tenait pour le moment jalousement secrète. Hors de question qu’on lui vole son sujet et par là même ses financements ! Cela c’était déjà vu par le passé, son égo ne supporterait pas que cela soit son cas.

Avec empressement, l’érudite traversa les couloirs d’un pas décidé qui attirait l’attention. Elle ne prêta aucune attention aux salutations de ses compères ou de leurs messes-basses, déjà trop absorbée par ses pensées et réflexions. De toute façon, pour ceux qui l’avaient déjà rencontrés, ils avaient pour la plupart appris à leurs dépens qu’on arrêtait pas une O’ en marche vers la connaissance. De plus, elle était du genre à ne pas aimer les simples civilités sans stimulation intellectuelle. Elle s’était faite une sacré réputation à ce sujet ayant pour conséquence qu’on avait tendance à se tenir assez écarté d’elle - ce qui n’était pas pour lui déplaire, bien au contraire, c’était moins de temps de perdu - sauf si on avait besoin de ses lumières ou d’un service (rémunéré, cela va de soi).

Quelques minutes plus tard, Ophélia avait déjà le nez plongé dans un livre dont le titre “Transmission du savoir chez les oiseaux” l’avait interpellé, assise à une table, des feuilles éparpillées partout autour d’elle dans une organisation chaotique pour qui n’était pas habitué. Elle en tournait les pages rapidement, survolant les lignes rapidement pour ne se focaliser que sur des passages intéressants, fronçant régulièrement les sourcils lorsqu’elle n’était pas d’accord avec certains points soulevés, et relevant la tête parfois pour griffonner quelques notes ou recopier quelques passages de son écriture fluide et gracile. Il lui fallut que deux petites heures pour arriver à la dernière page de l’ouvrage. Deux heures pendant lesquelles elle s’était coupée du monde extérieur pour ne se focaliser que sur les pattes de mouches de l’auteur. C’est donc avec un soulagement non-feint qu’elle s’accorda une pause pour s’étirer tel un chat après un somme et laissa son regard glisser sur les différents allés afin de leur offrir à eux aussi un répit bien mérité.

O’ adorait cet endroit. Sa quiétude, mêlée à cette odeur de papier et d’encre la rassurait. Cette sensation que toutes les réponses se trouvaient au détour d’une colonne. De plus ici, il n’y avait rien qui risquait de la dévorer, l’empoisonner, ou pire. Même si l’appel de l’aventure, de la découverte l’appelait au plus profond de son être, l’expérience issue du passé l’empêchait pour le moment d’y répondre. Pourtant, elle sentait qu’il était bientôt tant de partir vers l’inconnu, aussi savourait-elle encore un peu la sécurité des lieux.


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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 4 Sep - 17:23

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Il n'avait coûté à Skadi que cinq pas pour trouver le regret de son excès de colère. En plus de sa dignité, elle avait perdu ses livres et il était désormais hors de question de faire volte-face pour s'incliner devant les élèves et ramasser les ouvrages. Peu lui importait que l'on feuillette dedans, que l'on la soupçonne d'avoir une foi bien trop obsessive, tout ce qu'elle voulait désormais c'était qu'on la laisse, elle et ses pensées. La dévote n'était pas une lavette pour autant, sa tâche n'était toujours pas terminée après tout. Titubant encore, elle ne daigna laisser fuiter un regard par-dessus son épaule que lorsqu'une voix horriblement familière vint lui rappeler ... mais le ton n'allait pas.

Ce n'était pas la voix de mégère qu'elle reconnaissait et pourtant les sonorités ne la trompaient pas. Se retournant, la rouquine vit qu'il s'agissait bel et bien d'Ophélia, encore ... et les livres à la main qu'elle lui tendait de la même manière que l'on tend l'aumône. La magnanimité était un concept abstrait pour Skadi, elle n'en voyait pas plus l'utilité que le besoin qu'avaient certains de l'exprimer. Toutefois, ses nerfs échauffés se calmèrent doucement, la rendant à nouveau pleine maîtresse de ses actions. Son regard, cependant, restait toujours aussi évasif et froid et pas une seule fois ne vint-elle exprimer sa gratitude.

Sans un mot, à la proposition faite par la professeure et à laquelle la jeune femme n'avait rien à objecter, ses doigts soulevèrent le bas de sa robe. Un instant de blocage se fit ressentir, avant de dévoiler une écorchure bien moins légère que ce que la fidèle n'aurait pensé. Le sang avait accroché à son vêtement tant il abondait. Un caillou sournois devait certainement en être auteur, car le long de son mollet, quelques gouttes écarlates glissaient contre sa peau claire. Les sourcils de la rouquine se froncèrent alors qu'elle pinçait le côté de sa langue entre ses molaires.

Elle s'assit donc sur un banc proche, ne se sentant pas de maintenir sa position debout avec une jambe qui sert de béquille et l'autre de poids mort. L'éclat de douleur qui était venu foudroyer son regard en avait fait disparaître la sévérité. Seule demeurait une passive neutralité, un tableau de blanc dans lequel une petite nuance âpre venait troubler l'harmonie. A cet instant, Skadi ne savait exactement que penser, ni de la situation, ni de son devoir, ni d'Ophélia. Elle réfléchissait intensément, ne sachant par où commencer pour trouver la bonne extrémité du fil de ses pensées. Et finalement ...

- ... ne vous excusez pas. Ce n'est pas votre faute.

Son regard s'assombrit une nouvelle fois, mirant l'Académie, espérant foudroyer du regard et au travers des murs celui qui était à l'origine de cette source de mensonges. La femme qu'elle avait devant elle n'était pas auteure de maux infligés à ces jeunes gens, non. Elle était marionnette, pantin qui chante et pantin qui danse. S'acharner sur elle aurait été stupide, de toute manière il n'y a rien qu'elle puisse faire pour changer ses enseignements. Les yeux de la rouquine se décrochèrent du bâtiment.

- C'est lorsque l'on est persuadée de faire le bien que l'on cause le plus de tort, madame Valoriel ... au nom de cela je ne peux pas vous en vouloir. Pas à vous.

Ce devait être la première fois que Skadi employait de son ton mielleux avec cette femme, un dialecte lent et articulé empli d'une innocence présumé qu'elle tenait de ses années en tant que fidèle de l'Usurpateur. Mais la jeune fille ne comptait plus vraiment jouer le jeu de la tromperie, désormais, elle allait droit au but.

- Qui est en charge de l'Académie ?



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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Dim 9 Sep - 13:03

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Ophélia avait vu juste, la blessure était plus sale qu’il n’y paraissait lorsque le vêtement couvrait encore la peau déchirée. Elle restait néanmoins assez superficielle, c’était toujours ça de pris. Elle suivit Lucie qui s’installa sur un banc proche, assez proche au cas où elle tournerait de l’oeil, ou tout simplement si sa jambe refusait de lui obéir, mais assez loin pour ne pas écorché plus la fierté de la jeune femme. Une fois assise, elle s’accroupit à son tour, prenant un instant pour observer sous tous les angles la plaie. Quelques graviers si étaient coincés mais à première vue, pas trop profondément. Très sincèrement, Ophélia n’aura pas cru qu’elle se laisserait faire aussi facilement. Pas qu’elle aurait cherché à la convaincre si cela avait été le cas mais cela la confortait dans son sentiment que la jeune femme pouvait être raisonnée. Elles étaient parties sur de mauvaises bases et O’ souhaitait faire amende honorable.

Elle entreprit de fouiller dans sa besace bien bombée. A croire qu’elle transportait sa chambre en permanence dans son sac ce qui n’était peut être pas loin de la vérité. Elle en sortit une outre remplie d’eau, quelques mouchoirs propres, un onguent à partir d’arnica. Pourquoi avoir ça sur elle me diriez vous ? C’était une vieille habitude prise avec Aaron qui avait toujours eu la fâcheuse manie de revenir égratigné de partout. Avec douceur, O’ prit la jambe de la Vornoise et la cala sur son genoux pour être plus à l’aise et avec des gestes coutumiers, entreprit de faire d’abord couler de l’eau sur la plaie, puis, mouillant un tissu, elle entreprit d’effacer les marques sanguinolantes sur la jambe avant d’entreprendre avec un autre mouchoir humide de nettoyer la blessure avant de faire une pression sur celle-ci, arrêtant ainsi le sang de couler. Elle travaillait avec précision et méthode, sans prononcer un mot pour ne pas interrompre le silence entre elles. Après tout, elle avait dit ce qu’elle avait à dire.

Elle écarta le tissu et observa la plaie qui avait cessé de saigner. Jugeant que celle-ci était propre et saine, elle entreprit d’étaler l’onguent. Lucie venait enfin de lui répondre. Elle ne détacha pas ses yeux de ses soins mais écoutait attentivement.

“- C'est lorsque l'on est persuadée de faire le bien que l'on cause le plus de tort, madame Valoriel ... au nom de cela je ne peux pas vous en vouloir. Pas à vous.”


O’ marqua un temps d’arrêt, sa main suspendit un instant dans les airs, réfléchissant à ce qui venait d’être dit avant de reprendre avec la même assurance l’application de l’onguent :

“ - Tu as raison, c’est d’être persuadée de quelque chose qui nous aveugle. C’est pour cela qu’il faut en permanence réévaluer nos croyances et être capable de se mettre à la place de l’autre, de ses sentiments pour se rendre compte que ce que nous pensions vrais, ne l’est pas forcément. Ainsi, si on se questionne en permanence : ce que je fais est-il juste ? Peut il faire du tort ? Alors oui, là seulement, on évite de blesser les gens qui nous entoure. Et quand c’est trop tard, il faut s’attacher à réparer ce qui a été brisé.

- Qui est en charge de l'Académie ?

- Terminé. Je t’ai mis un onguent qui va empêcher ton genoux de gonfler et d’avoir un hématome trop important.”

Elle se redressa, rangeant ses affaires et se nettoya les mains avec le reste de l’outre avant de porter son regard sur le bâtiment.

“ - Techniquement, notre grande Doyenne, qui n’est autre que le reine Ariane Hautiare. Pourquoi donc ? Et par rapport à ce que je te disais tout à l’heure, je peux t’apprendre à lire si tu le souhaites. Pas ici à l’académie, mais chez moi, quand j’aurai des moments de libre. Enfin, si tu comptes rester sur Albatra un moment, évidemment.”



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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Mar 18 Sep - 19:49

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Un temps bref de silence, une contemplation monacale sur le genou réparé et un constat sans émotion. La douleur n'était que passagère information, ceux qui ne pouvaient en supporter la durée étaient simplement faibles. Skadi n'était pas faible, ou en tout cas, elle n'en voulait rien montrer. Après que le soin sur son genou se soit appliqué, la jeune femme ne fit que montrer une mine manifeste de neutralité distale. Aucune considération, aucune gratitude, pas même la moindre once de respect appliquée envers Ophélia. Elle était celle qui s'était proposée de s'occuper de son genou, après tout, la rouquine n'avait, et ne comptait sûrement pas lui demander quoi que ce soit.

La jeune femme aux yeux de braise émeraude n'en voulait pourtant aucunement à la professeure, non. Le dévolu de sa rancune s'était jeté sur le nom qu'avait prononcé cette dernière. La reine, à l'évidence. Elle était déjà depuis bien longtemps sur la liste des obstacles à éliminer avant de faire renaître ce monde. Cette visite de courtoisie n'avait donc pas été inutile ... même si l'objectif initial s'était vu compromis. Des informations, d'autres informations et surtout ... un nom. Une conclusion heureuse pour un plan qui avait échoué dès son instigation.

Sans un mot, Skadi ne fit que se lever, rabaissant sa robe sur sa jambe renouvelée. Lucie était partie, le personnage du moins, car le nom devait rester. Plus de Vornoise idiote, désormais, l'esprit de fer qu'était la jeune femme reprenait le rôle principal de cet acte ridicule. Son regard s'endurcit, faisant abstraction de la nécessité de porter un masque devant ces témoins. Car si Skadi pensait que Lucie serait essentielle à son déguisement, elle n'avait aucune idée qu'elle devrait être vraie dans ses pensées pour espérer les imposer en maître. Pour être prise au sérieux, mieux qu'un nom, une idée doit avoir un visage.

- Voulez-vous entendre une vérité, Madame Valoriel ? son ton était celui d'une impératrice. Mon père était forgeron, ma mère était une dévote de Naâme. Il n'y avait pas une seule heure où elle ne révérait son nom, pas une minute où elle ne soupirait pas ses éloges et pas une seconde où elle ne le remerciait de sa bonté. Pourtant à mes 14 ans, ma mère est morte de froid, pendant que je recevais la ... "bénédiction" de notre révéré gardien.

Son regard perdu dans le vide des cieux vint se rabattre sur terre, fixé à nouveau dans les yeux de son interlocutrice, d'abord neutre. Jusqu'à ce qu'un sourire sarcastique vienne fendre ce visage au ton crémeux d'impartialité. Ses paupières se serrèrent, laissant filtrer une fureur immergée, harmonisée par cette caustique expression.

- Aider les faibles, tendre la main au pauvre, offrir l'eau du puits à un assoiffé, partager son pain avec l'affamé, donner naissance à un enfant ... tout ça je l'ai fait et pas une seule fois je n'ai eu le sentiment de faire ce qui était "juste". Mais la vérité, la voilà, le monde ne se change pas en retardant sa mort et celle de ceux qui le peuple ...

Son regard se déporta vers les hauts bâtiments qui surplombaient le jardin, rêveuse de cette grandeur qui l'attendait, elle et son maître.

- ... il se change par la renaissance.

Les yeux émeraudes revinrent à nouveau s'abaisser. Skadi déposa les livres sur le banc à côté, croisant ses mains devant sa taille. Le sarcasme s'atténua en une froide courtoisie, ornée d'un sourire blanc.

- Je n'ai plus besoin de ces livres, quant à votre apprentissage, je m'en passerai. Vous ne voulez pas d'une élève comme moi, pas plus que je ne désire une professeure comme vous. elle détourna les talons, bien décidée à définitivement prendre congé. N'hésitez pas à les feuilleter ... peut-être comprendriez-vous deux trois choses sur la vie que nous menons vraiment.

Les mensonges ne sont que formalité.



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MessageSujet: Re: [18 Allune 1100] Entre les lignes se cachent parfois une vérité    Dim 7 Oct - 13:15

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Franchement, cette Lucie frôlait voir franchissait toutes les limites de l’impertinence, de l’impolitesse et du manque de respect mais Ophélia n’avait pas le courage d’élever à nouveau la voix. A vrai dire, elle était blasée. Elle aurait même pu prévoir que son généreux geste ne trouverait pas de remerciements adéquats, aussi ne s’en offusqua-t-elle pas. Elle ne connaissait pas l’histoire de vie de cette jeune femme, ni son éducation aussi émettait-elle l’hypothèse qu’une étrangère n’aurait aucun impact sur son comportement. Et par expérience, personne ne changeait sans l’avoir intérieurement décidé. Il fallait dire aussi que son geste était censé être désintéressé et par cela même, devait se suffir à lui-même. Qu’est ce que des remerciements face au sentiment d’avoir fait ce qui était juste de faire ?

Par contre, il fallait dire que le ton de sa cadette l’agaca fortement. Qui était elle pour lui faire la leçon ? Mais, elle qui ne connaissait rien de son éducation, était servie. Elle se radoucie car, de fait, il y avait quelques similitudes entre leur histoire de vie. Mais pourtant le parcours qu’elles avaient toutes deux prises était bien différent. Elle la sentait cette colère qui vibrait comme un essaim d’abeille autour de la mâaliste. Elle pouvait la comprendre. Elle avait ressenti la même il y a de cela bien longtemps même si depuis elle avait accepté la chose avec plus de philosophie. Lucie n’avait pas fait son deuil, n’avait pas accepté que sans la vie, il n’y pas de mort. Nâame n’a jamais promis de leur offrir la vie éternelle, simplement de ne pas purement et simplement les condamner à ne vivre que le temps d’un battement de cil et par là même, disparaître de ce monde. Il leur a donné une seconde chance. Peut être était cela qu’il faut retenir de lui : espoir et pardon.

Ophélia aurait voulu lui répondre, la détromper mais elle devinait qu’aucune de ses paroles n’aurait pu faire dévier de sa voie la jeune femme. Ce n’était plus de la dévotion. C’était du fanatisme. Et celui-ci n’était pas raisonné ni raisonnable. Il permet de combler les coeurs, là où le vide s’est crée. Lucie trouve son réconfort dans sa foi, comme un nouveau berceau de sécurité, ce n’est pas une érudite sortie de nulle part qui allait éclater la bulle d’illusion qu’elle s’était forgée. Elle ne pouvait que contempler la silhouette redressée d’une nouvelle fierté s’éloigner, songeuse et emplie d’une pitié qu’elle ne pouvait réprimer.

Elle espérait sincèrement que celle qui croyait être une guide et qui n’était qu’une brebis égarée, trouva un berger aimant pour la conduire dans un meilleur endroit.

Son regard se posa sur les livres abandonnés. Elle tendit la main vers eux, hésitante mais finit par les mettre dans sa besace. Pour une fois, peut être qu’elle devrait s’intéresser à autre chose que la faune et la flore pour réfléchir sur les desseins des entités supérieurs.

Dès le soir même, elle se plongea dans ce nouveau genre de lecture, les sourcils froncés. Son esprit critiquait chaque passage, trouvant des justesses dans certains propos comme des aberrations, des raccourcis trop facilement utilisés pour sauter à des conclusions douteuses. Le constat général qu'elle en tirait était qu'à choisir entre Maâl et Naâme, entre la grêlose et fièvre gestante, elle préférait encore ne pas dédier sa vie à la religion. Sa conviction profonde ne changeait pas, mais au moins serait-elle moins perdue sur le sujet si la situation se présentait de nouveau.

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