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 [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire

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MessageSujet: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Mar 25 Sep - 20:00

Un 28 Allune 1100 à Albatra

Dans un océan de pastel, le soleil se leva. Les jais du soleil caressaient les bourgeons, à peine éclos. La neige vernale fondait. Sur les branches, les oiseaux pépiaient. Alors que le cœur névralgique du duché s’éveillait, Aubrien nettoyait ses étagères à coup de chiffon, imprégné à base d’huile d’olive, de jus de citron et quelques gouttes d’huile essentielle.

Pendant qu’il s’affairait à astiquer le bois verni, un grand sourire releva les coins de ses lèvres. Des sonorités joyeuses s’envolaient de la porte de sa bouche. Il aimait prendre soin de ce lieu, de ce sanctuaire, embaumé par des odeurs composites : miel, sucre, pots-pourris, décoctions, plantes.

Après une heure de nettoiement, le lancement de sa jambe boiteuse, le força à s'arrêter. Ronchon par son handicap, il regarda harassé son membre blessé. Baste, il finira bien par s'habituer d'être un éclopé. Ses doigts massèrent la souffreteuse avec de petits gestes concentriques. Faute de pouvoir calmer sa souffrance, par le biais d'une friction, il se prépara une décoction à base de tiges stériles, de prêles des champs.

Lorsqu'elle fut prête, il s'assit et souffla sur l'onde fumante, pour pouvoir la boire. Quand elle fut moins chaude, il la sirota, en silence. La saveur de la plante médicinale, lui rappela le goût prononcé des épinards. Même s’il n’était pas un grand amateur de cet aliment, voir même le dépréciait, il but entièrement sa tisane.

Grimaçant, il posa son gobelet sur la table et soupira. D’expérience, il savait que l'effet du breuvage ne serait pas immédiat mais, qu'il agirait dans une trentaine de minutes. Dommage. Il devra supporter encore son affliction. Faute de pouvoir la calmer, il se releva, ouvrit son apothicairerie, puis, il s'installa au comptoir. Les mains à plat sur le bois noir, le visage impassible malgré sa douleur, il attendit ses premiers clients.

Les minutes s'égrenèrent. Le temps passa. Puis, finalement, la porte s'ouvrit, provoquant le tintement du carillon. Un homme, de moyenne taille, dans la force de l'âge, se dessina dans l'ouverture. Sourire aimable sur sa face, Ceadan fit signe au messager de s'approcher, d'un geste vif de la main.

— Puis-je savoir ce que me vaut la visite d'un estimé envoyé du palais ?  

Le susnommé, racla sa gorge. Puis, il prit la parole, à son tour.

— Vous êtes mandé par le prince héritier de la couronne.  

Aubrien perdit les doigts de sa main gauche, dans sa barbiche. Lorsqu'il cessa ce geste, il répondit, d'une voix égale.

— Bien. Faites lui savoir que je me plie à son invitation.

Le coursier se retire, laissant le flagorneur seul. L'attendu par le dauphin, attrapa sa canne, ferma son apothicairerie et se dirigea, d'un pas clopinant vers l'immense demeure royale. Il se maudit, en chemin sa bêtise : ne pas avoir loué une charrette pour traverser les artères menant au château, lui coûtait cher.

Parvenu à destination, il se tapota le front à l'aide d'un mouchoir puis, il le rangea rapidement dans sa poche. La suée ôtée de sa peau, Ceadan s'approcha de l'entrée. La soldatesque, prévenue de son arrivée et le connaissant, ne chercha pas à lui bloquer le chemin.   

Aubrien foula donc, le seuil du palais. A peine franchit-il les immenses portes, qu'un membre de la domesticité, vint à lui.

— Vous êtes attendu par le dauphin, dans son petit salon privé.

L'apothicaire fit signe de la tête qu'il avait compris. D'une démarche claudicante, il suivit le domestique. A peine ouvrit-il la porte du lieu dit, qu'il abaissa son visage quelques secondes, pour afficher tout son respect à son égard.

— Que puis-je faire pour vous, votre excellence ?

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➔ porte une chevalière en or blanc sertie d'une émeraude frappée de la grenouille marloise à l'auriculaire gauche
➔ rêveur, bienveillant, tolérant, timide, artiste, manque d'autorité, trop émotif, politicien inavoué, stratège sous-estimé mais surtout apprenti roi
➔ est le maitre d'Henri, vieux hongre et de Céleste, jeune drakalone

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MessageSujet: Re: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Mer 26 Sep - 12:48

 

Le Prince et l'Apothicaire
28 allune 1100 - salon privé du dauphin

Assit sur le banc de pierre de l’alcôve de la fenêtre, le prince regardait les dernière neiges de printemps fondre sur les branches des arbres. Enfin plutôt d'un arbre en particulier : l'orme de la cours arrière du palais, sa chambre, recluse dans une des hautes tours du château donnait sur la dite cours. C'était celui où il aimait grimper, pour s'isoler lorsqu'il ployait sous la pression de ses responsabilités ou pour fuir les courtisans qui le pressaient. Mais pour l'instant il faisait figure de grand épouvantail décharné alors que ses feuilles n'avaient pas encore percées... Valérian avait hâte qu'enfin ses bourgeons éclosent, il les voyaient déjà depuis plusieurs semaines, formant de minuscules monticules sous la fine couche de flocons grisâtres...

D'abord, il s'était couvert de rouge. Des petites boules rougâtres, violâtres, qu'il aimait cueillir pour regarder de plus près la nature faire son œuvre magnifique. Dans une de ses boules il y en avait d'autre, irisées des mêmes couleurs, comme un bouton de fleur qui n'éclora jamais totalement. Il y avait bien des sortes de pistils qui finissaient par sortir, courant Allune, mais le prince n'avait jamais observé de véritables pétales. Pourtant il trouvait que la floraison de l'orme était l'une des plus belles de tous les arbres qu'il connaissait, même s'il allait avouer que le cerisier étaient un tantinet plus majestueux... Valérian savait que l'attachement qu'il éprouvait pour cet arbre le faisait voir bien plus beau qu'il ne l'était en vérité... Même si, une fois la floraison terminée, les pistils rétractés et les véritables feuilles déployées, il n'avait strictement rien à envier aux cerisiers, pommier et autres arbres à fleurs colorés et odorantes...

Le prince adorait regarder ses petits fruits verts et tout plat, à part la bosse formée par la graine en son centre, se mettre à virevolter dans le vent et s'éparpiller au grès des courants alors que sonnait la fin de Cellune... Cillant, Valérian se remit à tripoter la figurine de cheval qu'il avait entre les mains. Plus d'une heure était passée depuis qu'il s'était installé ici et ses rêveries l'avaient empêcher de penser à ses obligations. Ou plutôt à celle qui se profilait alors qu'il allait avoir 24 ans dans 6 jours et que la reine sa mère avait imposé, comme chaque année, qu'un bal soit donné en l'honneur de l'héritier du royaume. C'était bien l'un de ses rares actes de mère, mais Valérian pensait surtout que c'était une histoire de protocole qu'elle ne pouvait tout simplement pas ignorer au risque de se faire mal voir par la cours et le peuple. Après tout, telle était sa place : dauphin de la Terre des Trois-Lieux, on ne pouvait ignorer un événement tel que son anniversaire...

Se retournant vers le centre de la pièce, le prince poussa un profond soupire et se leva. Sur la table non loin de son lit était encore les restes de son petit-déjeuner, avalé quelques heures plus tôt. Il alla jusqu'à son lit où son camériste avait posé ses habits du jour et retira sa longue chemise de nuit pour commencer à enfiler la longue culotte de coton. Valérian n'aimait pas qu'on l'aide à s'habiller... Aussitôt qu'il avait put le faire, ou plutôt eut le cran de le dire, il avait renvoyé le garçon de chambre qui lui avait été affrété. Oh, il l'employait toujours par ailleurs... ! Enfin sa mère, le prince aussi autonome était-il avait toujours besoin de certains services, comme de choisir la tenue... Il avait beau avoir une âme artistique il n'aimait pas choisir ses vêtements, ce qui ne l'empêchait pas d'apprécier les belles vêtures... Disons que son habillement faisait parti des privilèges qu'il estime ne pas mériter... Pourquoi diantre devait-il revêtir soies et brocards parsemés de fils d'or alors qu'il n'était qu'un piètre jeune homme grotesquement affublé d'une couronne de prince... ?

Continuant de s'habiller, l'angoisse qu'il avait ressenti à son réveil était de nouveau en train de monter en lui. Accélérant ses gestes, il se précipita hors de sa chambre une fois totalement vêtu et couru dans les couloirs jusqu'à son bureau privé où l'attendait ses travaux personnels. Il se mit à farfouiller avec fugue dans une bibliothèque recelant de rouleaux de parchemins de toutes les tailles et en fit tomber un bon nombre au sol avant de mettre la main sur celui qu'il recherchait. Dépliant pus que déroulant le minuscule bout de vélin qui avait été écrasé par les poids des autres, ses yeux parcoururent frénétiquement la fine écriture qui y été apposée.

Poussant un profond soupire, le prince se laissa tomber dans son fauteuil matelassé et se passa la main sur le visage. Jamais il ne pourrait réaliser lui même un tel breuvage... ! Maître Ceadan avait été bien optimiste en lui laissant sa recette... Non, Valérian n'avait pas le fois, il devait mander l'apothicaire. Et le plus vite serait le mieux... !

Se relevant promptement il fila dans le couloir à la recherche du premier garde qu'il trouvera. Non en faite, pas le premier, il avait une figure à faire pâlir les morts celui ci... Et le deuxième puait comme une mare aux canards... Le troisième n'avait absolument rien d'avenant et le quatrième avait un regard de poisson mort qui effraya presque le prince. Mais finalement le cinquième sembla un peu plus affable au prince. Le fait qu'il approche de la cinquantaine et qu'il avait la bonhomie d'un homme bon vivant aidait grandement le jeune homme... Et puis il avait déjà eut affaire avec lui, aussi il était bien plus facile de mander une requête... !

- Heu... Bonjour, Bérard... commença-t-il, la voix hésitante et basse, se souvenant du prénom de l'homme Je-j'ai besoin d'un messager, continua-t-il tout aussi bassement tandis que le garde avait tourné la tête et posé sur lui ses doux yeux bleus p-pour faire chercher Maître Ceadan, l'apothicaire, j-j'ai besoin de ses services... C'est urgent...! conclu-t-il un peu plus fortement

Cillant, le garde étira sa bouche en un sourire puis, se redressant, claquant ses talons en les joignant, il fit une révérance aussi basse que son dos le lui permit.

- Cela sera fait votre altesse, dois-je le faire envoyer dans votre salon privé...?

Hochant simplement la tête en guise de réponse, Valérian tourna aussitôt les talons et retourna au dit salon. Les minutes s'égrainèrent, faisant se tendre de plus en plus le dauphin qui s'était remis à tripoter sa figurine de bois, la cuisse agitée de tremblement alors qu'il s'était installé dans son fauteuil, le regard perdus en direction de son bureau caché sous un amoncellement de parchemins, papiers et vélins. Lorsqu'enfin la porte à deux battants de la pièce s'ouvrit en grand, un jeune domestique en étant l'investigateur, il se redressa d'un bond, posant son regard vert d'eau sur la haute, quoique légèrement voûtée et claudicante stature de l'homme aux cheveux grisonnants qui entra alors que le domestique s'était mis contre l'un des battant pour le laisser passer.

Sursautant légèrement en entendant la voix, qu'il connaissait pourtant bien, de l'apothicaire, il cilla et attendit que le serviteur eut refermé les battants de la porte avant de prendre la parole.

- B-bonjour maître Ceadan... commença-t-il afin de reprendre contenance, sa timidité ayant fait légèrement rosir ses joues bien qu'il connaissait l'apothicaire depuis bien des années déjà Ou-oui, j'ai besoin de ça...

S'avançant brusquement, comme si une force invisible l'avait poussé, il arriva à la hauteur de l'homme et lui tendit le petit bout de vélin où était inscrit la décoction.

- Vous l'aviez déjà réalisée pour moi, en cas de faiblesse... J-je vais en avoir besoin dans les jours à venir. Pourriez-vous m'en préparer quelques fioles... ? S'il vous plaît...!

Se redressant d'un bon, ayant la fâcheuse tendance à se tenir arqué, comme un géant qui regarde les petits gens, ses joues toujours rosies de malaise, il fixait l'apothicaire comme s'il était son dernier espoir... La décoction qu'il requérait lui avait été prescrit quelques années auparavant, en vue du voyage qu'il avait fait jusqu'à l'Arche de Passage, pour tonifier ses muscles et lui donner l'endurance nécessaire pour supporter la route et ses cahots qu'il avait faite en calèche...
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Merci Wikiwand pour les infos sur l'Orme...!


“La véritable noblesse consiste non pas à être supérieur
à un autre homme, mais à ce qu'on était auparavant.”

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MessageSujet: Re: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Jeu 4 Oct - 8:27

Un 28 Allune 1100 à Albatra

La douleur lancinante, entêtante, agaçante, tiraillait ses chairs, remontait doucement le long de son dos, jusqu’à ses synapses. A cause de cette souffrance détestable, Ceadan sentait le désir de rentrer, reposer sa jambe ou de s’asseoir, poindre. Mais hélas, alors que la raison lui soufflait d’exprimer au Prince, la possibilité de s’installer sur un des divans confortables, sa fierté mal placée lui dictait de rester debout. Ce qu’il fit donc. Baste. Bien que sa blessure date d’un an, il a encore du mal à se faire à l’idée, qu’il ne marchera plus jamais avec autant d’aisance. Un jour... Éventuellement…. Il acceptera son handicap.

La main droite crispée sur sa canne, le visage avenant, dissimulant bien sa peine, Aubrien observa le dauphin. Sa tendre timidité, dictée par son manque de confiance en soi, lui arracha un sourire paternaliste. Sa main gauche s’éleva un instant, en direction de Valerian.

— Voyons, Excellence, ne soyez pas impressionné par ma présence. Parlez sans que le gêne ne vous taraude. Vous êtes l’un de mes très estimés clients.

Non, il n’utilisa pas le terme de connaissance ni ami. Ce n’était pas la relation qu’ils entretenaient, bien qu'il se soit attaché à l’héritier, depuis les années qu’il officiait pour lui. Son dévouement et son affection, l’infant les avaient finalement gagnés, même si le vieil apothicaire ne le montrait que rarement, par pudeur plus qu'amour-propre.

Il était l'héritier de la couronne et lui, qu'un roturier. Malgré sa renommée, il restait un homme du peuple. L'étiquette exigeait donc qu'il sache où se trouve sa place. Aubrien la connaissant, il ne générera pas de trouble, en sortant du statu quo instauré.

Alors que la douleur irradiait toujours dans son membre faible, pour devenir quasi insupportable, son vis-à-vis se tint subitement à son niveau, comme si une tierce personne l'avait poussé vers lui. Nullement surpris par la prompte approche, ses mires bleu acier, se posèrent sur le vélin tendu.

— Laissez-moi voir.

En dépit qu'il soit souffreteux, sa voix ne tremblait pas. Assurée, elle cachait bien ses maux. Supportant ses affres, avec courage et bravoure, l'apothicaire attrapa le parchemin de sa main libre. Ses abîmes se posèrent sur les courbes et déliés, qu'il déchiffra aisément. Il n'avait aucune difficulté à se relire.

— Oui, je m'en souviens. Je vous avais donné liste des ingrédients pour que vous ayez la transparence sur la décoction prescrite.

Ceadan redonna au dauphin le vélin, désirant qu'il le garde avec lui. Ce qu'il fallait, la préparation, le temps nécessaire, tout était conservé dans sa mémoire.

— Il m'est possible de vous livrer ce que vous me demandez, le plus tôt possible. D'ici quelques heures même. Le temps de rentrer, de tout préparer et de revenir.

Et de reposer la boiteuse.... Mais ça, il le garda pour lui.

— Permettez-moi de prendre congé, pour que je puisse m'en occuper.


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MessageSujet: Re: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Jeu 4 Oct - 17:51

 

Le Prince et l'Apothicaire
28 allune 1100 - salon privé du dauphin

Se faire ainsi rabrouer n'était pas un ressenti inconnu du prince. Bien au contraire... Aussi ne sourcilla-t-il pas le moins du monde lorsque Maître Ceadan lui intima d'agir naturellement avec lui. Mais l'apothicaire semblait oublier que telle était la nature de Valérian et qu'il aurait beau le lui dire, aussi gentiment qu'il était possible de faire, le jeune prince ne pourrait jamais empêcher ses joues de rougir. Aussi à l'aise puisse-t-il se sentir auprès du maître, son émotivité avait ceci d'incontrôlable que ses émotions se lisaient sans vergogne sur son visage.

Restant impassible, inutile de se justifier après tout, il se mit à regarder l'herboriste. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu. L'homme n'était pas vraiment vieux mais le prince se plaisait à le qualifier ainsi. Il trouvait que ce mot imposait toujours respect mais aussi, en tout cas pour Aubrien Ceaden, sagesse, savoir et bienveillance. Toutes les qualités que Valérian aimait à dire vrai... Il se plaisait aussi, parfois, à imaginer Naâme à l'image de maître Ceaden. A moins que cela soit l'inverse, le dieux venant toujours avant sa création...

Tout à ses réflexions il détaillait l'homme qui s'était penché sur le vélin qu'il lui avait donné à sa demande. Il le trouvait étrangement rabougrit. Dans ses souvenirs l'apothicaire avait la prestance d'un homme de savoir. Son regard glissa sur la canne et puis il se souvînt : l'homme avait fait une chute de l'échelle qui lui servait à attraper les ingrédients en hauteur dans sa boutique. C'était il y avait environ un an, de ce que se souvenait le prince. Il lui avait fait envoyer un paquet, contenant quelques provisions et notamment des fruits pour leurs vertus vitaminées mais aussi un mot signé de sa gauche plume. Il avait été attristé d'apprendre l’événement et lui avait souhaité bon rétablissement. En cet instant, Valérian sentait de nouveau poindre en lui ce même chagrin en se rendant compte que l'homme était presque avachit sur sa canne. Souffrait-il encore de sa jambe... ?

Mais il n'eut pas le temps de s'y appesantir, l'herboriste ayant repris la parole.

- Oh! s'exclama-t-il, rougissant de nouveau mais bien plus légèrement cette fois-ci Je n'ai pas réfléchis, je n'aurais pas du vous faire déplacer juste pour ça... dit-il presque comme un reproche à lui-même Ve-venez...! ajouta-t-il rapidement sans donner plus d'information

S'avançant vers la sortie, il se tourna une unique fois pour vérifier que l'homme le suive avant de se mettre véritablement en marche. Sans un mot, veillant à marcher à une allure modérée, il ne se retourna jamais mais ses oreilles étaient attentives à ce que le bruit de la canne qui frappe le sol ne s'éloigne pas trop. Au bout de trois escaliers et une dizaine de couloirs, ils débouchèrent dans la cours avant du palais, celle des écuries et où étaient garée les différentes calèches pour les déplacements des gens du château.

D'un signe de la main, il appela un des palefreniers et murmura si bas que seul ce dernier entendit sa requête. Dans la minute qui suivit, il revînt en tenant un cheval par la bride qu'il attela au fiacre noir de la reine. Celui qu'elle utilisait pour ses déplacements incognitos... Valérian n'avait pas vraiment l'autorisation de s'en servir mais, que pouvait-il arriver ? Et puis, ça n'était pas lui qui allait le conduire alors, s'il devait y avoir un accident ça ne serait pas lui qui serait grondé... Tout du moins il l'espérait.

Sans un mot, il ouvrit la porte du fiacre, non sans jeter un petit regard gêné au laquai qui avait accouru pour le faire et d'un geste invita l'apothicaire à y monter, en lui tendant son propre bras pour l'y aider. Une fois chose faite il monta à sa suite et s'installa.

- A-à la boutique de maître Ceadan... S'il vous plaît cocher...! dit-il non sans une certaine hésitation
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Manipulation d'Aubrien avec l'autorisation de sa joueuse =)
Fiacre par amberchrome.


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MessageSujet: Re: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Mar 16 Oct - 10:19

Un 28 Allune 1100 à Albatra

Sur l’expectative, l’apothicaire se demandait si le Dauphin allait accepter qu’il ajourne leur discussion. Plus le temps passa, plus il craignait de recevoir un refus et devoir encore tenir debout, malgré la souffrance qui était sienne.

L'héritier réagissait encore avec sa tendre gêne, mais cette fois, avec moins d'importance. Il sembla se souvenir d'un détail que seul lui pouvait connaître. Aubrien espérait que cela n'ait pas un rapport direct avec son membre faible. Il se sentirait gêné et mal à l'aise. Sa main, aux phalanges blanchissantes se décrispa tandis que le prince parlait.    

— Excellence, je suis venu car il s’agissait de vous et je savais l’importance de votre requête. Même si je n’en connaissais pas encore la teneur.

Qu’il vienne ? Qu’il le suive ? Mais, pourquoi ? Aubrien se questionna. Après quelques rapides cogitations, il suivit malgré tout, Valerian, d’un pas claudiquant. Parvenu à la cour, après une marche qui lui sembla longue et fastidieuse, Ceadan ne voyait toujours pas où voulait en venir l’héritier de la couronne. Il ne comprit que lorsqu’un cheval fut attelé au fiacre de ténèbres liquides. A la fois touché par son geste, à la fois appréhensif, il hésita à avancer jusqu’à la voiture. Comment réagira la reine ?

Il porta son attention sur le dauphin et soupira. Valérian ne lui facilitait pas la tâche. Maugréant intérieurement contre sa propre faiblesse et son attachement pour son vis-à-vis, il abdiqua. Avec l’aide du Prince, il monta dans le véhicule. Installé à l’intérieur, son être le remercia, surtout sa boiteuse. Un sourire sincère releva les coins de sa bouche.

— Je vais finir par penser que vous ne pourriez plus vous passer de moi, votre Excellence.

Lança-t-il de façon taquine avant de retrouver son sérieux.

— Vous savez, j’aurai pu appeler un fiacre pour rentrer dans ma modeste boutique. Vous n’aurez pas eu besoin de vous déplacer en personne. Je serai contrit si la Reine, votre mère, prenne mal votre escapade. 

Son timbre, un tissu de vérité : Aubrien ne souhaitait pas que Valérian ne soit admonestée par la monarque.

— Je tâcherai de préparer rapidement votre demande, afin qu'elle ne remarque pas votre absence.

Finalement, le fiacre s’arrêta devant l’apothicairerie. Ceadan observa Valerian.

— Préférez-vous rester à l’intérieur du véhicule ou me suivre ?


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MessageSujet: Re: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Jeu 1 Nov - 13:53

 

Le Prince et l'Apothicaire
28 allune 1100 - boutique de Maître Ceadan

Son minois de jeune adulte tourné vers l'extérieur, son regard était celui d'un enfant qui découvre le monde. Très peu habitué à sortir du palais, cette excursion dans la ville était pour lui un ravissement non feint... Même si certaines odeurs agressaient son nez princier, il n'en appréciait pas moins l'existence. Aussi étrange que cela puisse paraître lorsqu'on travers une ruelle qui n'est somme toute que les latrines des habitants du coin...

Il ne regardait donc pas Maître Ceadan, mais ses oreilles lui étaient toutes ouïe. Et ce dernier avait piqué là où Valérian avait lui même ressenti de l'angoisse.

- Qu-qu'importe...! avait-il exulté, entre hésitation et ardeur Je ne fais rien de mal et puis, il y a Bérard avec nous...

Passant la main par la fenêtre il montre à l'apothicaire le garde royal qui les avait semble-t-il suivit depuis les appartements du prince et qui était à présent en selle, trottinant derrière eux. Valérian connaissait pour ainsi dire Bérard depuis son enfance,non pas qu'ils n'aient jamais véritablement entamé de conversassions, mais le prince savait que ce dernier n'irait pas informer la reine mère de cette escapade.

Lançant un timide mais franc sourire à l'apothicaire le fiacre s'arrêta bien vite et le sourire du prince ne put que s'élargir à la demande d'Aubrien.

- Je serais très honoré de découvrir votre boutique en votre compagnie...

Et d'un mouvement leste il descendit du fiacre avec la légèreté qui sied à son allure. Tendant une main, il l'offrit au maître apothicaire, son sourire ne fléchissant pas.

En vérité, à la seconde où il s'était senti coupable d'avoir fait venir le maître avec son état de faiblesse, il avait aussi égoïstement pensé que ça serait l'occasion de pénétrer dans l'Antre aux Poisons tel qu'il se plaisait à rêver... Non pas qu'il traitait Maître Ceadan d’empoisonneur ! Loin de là... Mais dans son fol imaginaire il s'était inspiré de l'homme pour créer un personnage pour ses chroniques. Ainsi donc, aller visiter le véritable lieu ne pourrait que concourir à ses écrits. Et en apprendre d'avantage sur les plantes et leurs facultés, bonnes ou mauvaises, était aussi une curiosité qui interrogeait beaucoup le prince...
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Fiacre par amberchrome.


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— Né le 4 Bellune 1055 (45 ans)
— Apothicaire ayant quelques connaissances en Herboristerie
— Indécrottable coureur de jupon
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MessageSujet: Re: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Dim 4 Nov - 16:21

Un 28 Allune 1100 à Albatra

Devant le sourire si rayonnant du Prince, Ceadan ne pouvait aller contre sa proposition. Ce serait comme proposer un bonbon à un enfant et le manger devant lui. Un acte d’une rare cruauté, en vérité. Soit. Aujourd’hui sera la première fois que le dauphin entrera dans sa modeste apothicairerie.

Sa dextre vint fouiller dans son épaisse poche. Lorsqu’il la délogea du pan de tissu, ses doigts tenaient fermement sa clé. Sous le regard du Prince et de son protecteur, il déverrouilla sa boutique. A peine ouvrit-il la porte, que sa main montra l’intérieur.

— Venez, Excellence.  

Ses mires célestes se posèrent sur Bérard. Un sourire aimable releva les coins de sa bouche.

— Vous êtes aussi conviés à entrer. Ainsi, vous pourrez toujours garder un œil sur l’héritier et vous attireriez moins l’attention.

L’homme ne broncha pas un mot. Il descendit de son cheval, l’attacha et entra, à la suite de Valerian. Puis, ce fut le tour d’Aubrien.

Grâce aux quatre grandes vitres, l’apothicairerie était plongée dans la clarté du jour.  Avec son agencement, où tout semblait à sa place, elle distillait une impression agréable, presque fervente, à l’image de Ceadan pour son métier. Sur le comptoir, des pots en verre, soigneusement étiquetés, - du sucre, du miel, des épices - ; une caisse en métal ; des fioles en tout genre, reposaient. Sur un des murs visibles de la pièce, une bibliothèque, aux étagères bondées de livres. Juxtaposée à ce meuble, aux milles et uns savoir, se trouvait une table, ou restaient entreposés des pots-pourris, de fleurs séchées odorantes.

— Je vais déjà voir s’il me reste des décoctions.  

Alors qu’il laissa ses invités s’imprégner des lieux, il se dirigea derrière le comptoir, vers le grand meuble ancien, d’un pas claudiquant. Après quelques secondes, il s’exclama.

— Il m’en reste une ! Vous avez de la chance.

Revenant vers le dauphin, il lui tend la fiole.

— Vous vous êtes sûrement fait l’espoir, de me voir travailler. Soit. Je veux bien vous montrer comment s’occuper de votre demande. Mais, à une condition. Lorsque cela infusera, vous repartez. Je ne tiens pas à ce que votre escapade soit perçue par la reine.

Il ne tenait vraiment pas à ce que la souveraine, sa mère, ne le gronde.  

— Puis-je compter sur vous ?  


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Je suis : Valérian Hautiare, princer héritier, résident d'Albatra Voir le profil de l'utilisateur
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Informations sur le personnage :
Le Prince Célestin
➔ 24 ans, 1m78, 65kg, cheveux blond, yeux vert
➔ troisième don : intangibilité
➔ porte une chevalière en or blanc sertie d'une émeraude frappée de la grenouille marloise à l'auriculaire gauche
➔ rêveur, bienveillant, tolérant, timide, artiste, manque d'autorité, trop émotif, politicien inavoué, stratège sous-estimé mais surtout apprenti roi
➔ est le maitre d'Henri, vieux hongre et de Céleste, jeune drakalone

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➔Bonus d'éveillé : 3 [6 max]
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MessageSujet: Re: [28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire   Jeu 8 Nov - 14:13

 

Le Prince et l'Apothicaire
28 allune 1100 - boutique de Maître Ceadan

Suivant l'homme de savoir, Valérian sentait monter en lui une délicieuse excitation. C'était presque aussi fort que lorsqu'il avait entamé son pèlerinage. L'angoisse en moins.

Lorsque Maitre Ceadan l'invita à entrer il ne se fit pas prier. A peine la porte fut-elle ouverte que son nez fut submergé d'odeurs. Fermant alors les yeux, ne voulant pas tout découvrir à l'instant, il entendit Bérard le suivre sous le conseil d'Aubrien. Mais bien vite son esprit se concentra sur son sens olfactif alors qu'il se concentrait à la fois pour reconnaître les milles et une odeurs qui affolaient ses cils naseaux mais aussi pour en retenir le maximum.

Plissant légèrement les sourcils, une fine ride du lion se dessinant entre ses arcades, il humait à plein nez les piquantes, sucrées, suaves, musquées, florales, boisées mais aussi plus minérales odeurs qui planaient dans la boutique.

Ses oreilles entendaient l'apothicaire et sa canne se mouvoir sur le plancher tandis que la prestance de Bérard se faisait sentir avec réassurance juste derrière lui. Il avait toujours les yeux fermés et s'imaginait déjà mettre en mot tous les arômes qui titillaient son odorat.

Il repéra l'odeur du miel, un pot-pourri où il ne réussi à dénoter que le parfum des roses. De la cannelle semblait-il, peut-être du piment, de l'ambre, de la sauge et de la myrthe. Il était en train de s’appesantir sur un parfum de fruit, n'arrivant pas à se décider entre de la pomme et de la poire lorsque la voix de l'apothicaire s'exclamant le fit sursauter.

Ouvrant alors les yeux il découvrit avec délice l'intérieur étroit mais aussi mystérieux qu'il l'avait imaginé. Il s'avança vers le comptoir pour admirer les pots et fioles en verre qui contenaient milles et une substances magiques aux yeux du prince. Il se mit à en lire les étiquettes mais releva bien vite la tête, réalisant soudainement ce qu'il venait de se passer.

Sans pouvoir s'en empêcher il afficha une mine brusquement contrite. Sa bouche formant une moue attristée, ses sourcils contrariés, il fixait Maître Ceadan comme un enfant prit entre deux feux : la faute et l'envie.

- Elle est tellement occupée que si personne ne lui en parle elle ne s'en rendra jamais compte. répondit-il sans avoir eu besoin de réfléchir
- Majesté, clama Bérard, faisant se retourner le prince sous la surprise vous savez que je ne parlerais jamais de cette frasque à votre mère mais je ne peux rien promettre pour que qui est du cocher qui vous a conduit ici.

Levant une main il montra derrière lui, à travers les impeccables vitres de la boutique, le cocher qui toujours installé sur le fiacre semblait trépigner. Cela se remarquait surtout car, au bout des rênes qu'il n'avait pas lâchées, le cheval lui aussi trépignait. Râclant un de ses sabots antérieur au sol pavé, il  piaffait d'impatience. Fixant la scène quelques instants, le prince se retourna vers l'apothicaire.

- N'auriez-vous pas un philtre de sommeil ou d'amnésie parmi vos fioles... ? Cela pourrait sans doute régler cet obstacle... ? demanda-t-il avec l'audace et la candeur d'un rêveur

Il n'avait pas le moins du monde envie d'écourter ce délicieux moment...
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“La véritable noblesse consiste non pas à être supérieur
à un autre homme, mais à ce qu'on était auparavant.”

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[28 allune 1100] Le Prince et l'apothicaire
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