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 [2 Bellune 1100] Abattre le jour

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MessageSujet: [2 Bellune 1100] Abattre le jour   Mar 20 Nov - 19:38

Un 2 de Bellune à Fort Brûlé

De fil en aiguille, elle est arrivée au village de Talus-Ferré. C’est petit, parsemé des floraisons timides du printemps, et le temps y est plus calme qu’ailleurs – plus calme qu’à Borderoc. Pourtant, ce n’est pas très loin. Trois lieux tout au plus. C’est que Ludivine avait besoin de prendre de la distance. Malgré l’aspect bucolique de l’endroit, il y a une ombre inquiétante qui plane en permanence sur la communauté, et c’est celle de la tour du fort à flanc de colline qui semble guetter les habitants nuit et jour. Ludivine travaille à l’unique auberge de la place ; quand elle sort secouer les draps et les nappes dans la rue, elle prend toujours quelques secondes pour détailler le colosse. Malgré le soleil, il reste noir, à moitié affaissé, endormi. Au huitième jour, on lui offre congé.

C’est l’aube, il fait encore sombre. Ludivine est sortie sur le perron de l’auberge, enrobée dans une capeline grise. Ce n’est pas aussi bon et chaud que de la fourrure, mais c’est tout de même un morceau de qualité qu’elle a pu s’offrir en revendant les peaux de renard qu’elle a dérobées à Ilclaste. Elle l’a porte tout le temps. La femme de l’aubergiste s’est prise d’affection pour elle et lui a prêté une jupe ample, vieux rose. Ludivine pique des bourgeons de fleurs blanches dans ses cheveux. Ses doigts sont gelés. Elle est paisible. On dirait une bonne fille qui pourrait se trouver quelques prétendants. Elle a même dit à la femme de l’aubergiste qu’elle s’appelait Jamie. Elle n’est pas une bonne fille.

Dans la rue, un vieil homme finit de charger sa charrette. Il est seul avec ses deux gros chevaux. Ils sont bruns à la crinière ondulée. Ludivine l’interpelle d’une voix claire :

« Il est tôt pour prendre la route. Où allez-vous ? »

L’homme contourne la charrette et tapote la croupe d’une de ses bêtes. Il sourit :

« Au fort, mademoiselle. Nos braves gars ont besoin de manger.
- Je croyais que c’était un fort abandonné.
- Oui, techniquement. Mais on a des hommes courageux au village qui ont décidé de tenir la place, comme ça. C’est une bonne initiative, la jeunesse est vaillante. »

Ludivine hoche doucement de la tête en l’observant. Elle n’en pense rien, mais le vieux semble ravi qu’elle partage son opinion. Lestement, elle se lève du perron et s’approche d’un pas enfantin.

« Je vais vous accompagner, je ne travaille pas aujourd’hui !
- Oh, mais…
- J’adore les aventures ! Je veux voir ces gentils jeunes hommes, les remercier pour leur dur labeur. Et pour vous aussi, faire la route seul ne doit pas être aussi amusant qu’en étant accompagné. »

Elle s’est déjà hissée sur le banc de la charrette et offre à l’homme un sourire resplendissant dans l’ombre bleutée du matin. Le vieux cède de bonne grâce, intrigué et probablement un peu flatté. Sur la route, Ludivine s’invente une vie. Elle s’appelle Jamie, elle est ici pour rendre visite à une cousine, sa couleur préférée est le vert et elle a eu un chien de berger. L’homme l’écoute avec une attention bienveillante, répond avec gentillesse à toutes les questions qui lui sont posées et ne lui demande rien de trop personnel. Ludivine est touchée par sa naïveté. Un instant, elle aimerait vraiment être la personne insouciante qu’elle prétend être.

La route n’est pas longue. Ils arrivent au fort quand le ciel est rose et que la chaleur du jour commence à embaumer la résine sur les arbres. Ludivine prend un panier de pommes et s’avance vers l’entrée pendant que le vieux décharge un tonneau de bière et du jambon salé. Pas besoin de pousser la porte, elle est grande ouverte. La brune s’arrête là et ses yeux tombent sur les cadavres qui jonchent le sol. À l’intérieur du fort, on n’entend pas le vent de la forêt, on ne sent pas la tiédeur du soleil qui se lève. Le temps y est figé.

L’homme arrive derrière elle et échappe un son brusque et guttural ; surprise, horreur, dégoût. Il invoque les dieux, marmonne quelque chose et enjoint Ludivine à sortir rapidement, à ne pas regarder ce qu’elle voit déjà. La jeune femme ne réagit pas. Elle ne parle ni ne bouge, elle semble pétrifiée, mais insensible à la peur. Ses yeux pâles balaient simplement la pièce comme s’ils y voyaient quelque chose de somme toute assez banale. Elle n’est ni étonnée, ni désintéressée.

Puis elle s’avance. Elle trace une ligne droite entre les corps immobiles. Le charretier l’appelle à plusieurs reprises, de plus en plus atterré. Jamie ! … Jamie ! … Elle n’écoute pas. Ce n’est pas son nom, de toute façon. Elle tourne un coin de mur, parcours un couloir, répondant à un instinct d’attraction qui ne naît d’aucune explication. Ses pas, tous lents et tous égaux, la mènent jusqu’à une vaste salle. Un trône de bois sans artifice occupe le mur du fond. Ludivine baisse les yeux, son panier de pommes au bout des bras. Il y a un homme allongé au sol, seul. Sa chemise est rouge, et ce n’est pas le tissu qui a été pensé ainsi. Ludivine le regarde comme on regarde n’importe quoi, comme on ne regarde rien.

Elle est enfermée dans un bloc de pierre. Elle ne réfléchit ni ne ressent réellement. L’impression de dehors lui semble déjà être un souvenir lointain. La poitrine de l’homme se soulève à un rythme régulier, il vit. La brune s’approche et s’accroupit à distance sécuritaire. Ses doigts minces parcourent dans une caresse l’épée qui gît près de l’homme. Elle détaille l’arme, puis de nouveau le blessé. Étrangement froide, elle fait : « Je crois que vous allez mourir. »

C’est un constat sans état d’âme, une espèce de verbalisation automatique de ce qui lui passe par la tête. Le désistement dans la parole contraste avec l’air angélique qui ceint ses traits réguliers. Les petites fleurs blanches dans ses cheveux semblent soudain contenir la pâleur de la mort. Au même instant, le vieil homme les rejoint. Il dit quelque chose comme : « Par les dieux, il est en vie ! » Ludivine cligne des yeux. Il dit encore : « Jamie, trouvez-moi des linges ! Il faut arrêter le saignement ! » Ludivine ne réagit pas. Le charretier l’appelle encore. Elle ne bouge pas. Elle fixe l’homme étendu au sol, sourde, aveugle. Fébrile, le vieux se redresse avec difficulté et part lui-même à la recherche de ce qui pourrait faire office de gazes pour panser le blessé. Ludivine reste là. Un temps passe, un temps où on entend les bottes du charretier fouler avec angoisse les dalles du fort.

Puis, délicatement, la brune glisse sa main sous les secrets que dissimule sa jupe. Elle reparaît avec un léger son, froissement de tissu, lenteur. Elle tient un poignard. Un autre vestige d’Ilclaste.

Sans chercher à se montrer rassurante, elle s’agenouille et approche sans attendre la lame de la gorge du blessé. Précis, le geste oubli d’effleurer la peau et fend le tissu imbibé de sang, dévoilant un torse déchiré. Quelque chose anime enfin les prunelles grises de la jeune femme – diffuse, la surprise ondule sur son visage tourné vers la mort qui menace de s’immiscer dans ce corps de combattant par les plaies béantes ouvrant sa chair. Ludivine est absolument subjuguée, ramenée à elle-même, à un personnage qu’elle ne joue pas, pour une fois.


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MessageSujet: Re: [2 Bellune 1100] Abattre le jour   Mer 21 Nov - 11:36

La lune caressait doucement la peau blafarde de Marcus qui luttait contre l'envie de fermer les yeux alors que le froid glacial de la nuit envahissait tout son corps. Luttant longuement, tachant de bouger, le guerrier avait tenu longuement, même si en fin de compte, la douceur du repos éternel avait fini par prendre complètement possession de lui, en tout cas c'est ce qu'il avait cru juste avant d'abandonner tout espoir.

"Où suis-je?" s'était-il dit alors que son regard reprit vie dans une taverne qu'il connaissait, finalement, plus que bien. C'était ici qu'il l'avait rencontrée. Mais comment était-ce possible ? Avec un regard dubitatif, il s'était mis à examiner son corps pendant un bref instant. Aucune trace de combat présente. De plus, un bienêtre comme il ne l'avait plus connu depuis longtemps le parcourait, tout ceci sonnait étrangement dans son esprit, où était-il vraiment ?

Il reconnaissait certaines têtes alors qu'il marchait en douceur vers le comptoir, le problème étant que certains à sa connaissance étaient morts. Pensif, il avait demandé un verre avant de prendre place, laissant plonger son regard dans le contenu du liquide brun.

Il avait donc échoué dans sa quête, se faisant lamentablement abattre par quelqu'un qui semblait capable de se transformer. La transcendance, il avait déjà entendu des rumeurs sur ce pouvoir, mais encore jamais vue à l'œuvre jusqu’il y a peu encore. Comment un tel écart entre éveillé et transcendant pouvait exister.

Dans son état habituel, il aurait probablement explosé de colère, envoyant tout balancer dans tous les sens, se révoltant contre Naâme et Kamaâl eux-mêmes. Pourtant, ici, il n'avait rien éprouvé de tout ça, juste de la résignation, peut-être attendant patiemment son tour pour partir vers l'inconnu.

"Hum, tu boudes, mon loulou ?"

La voix fit sursauter brusquement Marcus qui, de maladresse, en fit tomber le contenu de sa choppe sur le bois du comptoir, provoquant chez son interlocutrice un rire des plus légers et doux.

"Toujours aussi maladroit à ce que je vois"

"Cla...cla...Clari"

Il n’arrivait pas, malgré de multiples efforts, à articuler le prénom de sa bien aimée perdue, les larmes lui montant aux yeux pour la première fois depuis longtemps. C'est alors qu'après une longue et douce étreinte, ils s'étaient mis à parler du passé, des bons moments vécus ensemble comme la fois où ils avaient volé des chevaux pour partir dans une longue promenade nocturne. Marcus ne se lassait pas de lui parler, oubliant même sa propre situation. La seule chose importante à ses yeux était de l'avoir retrouvée, ayant affiché un sourire qu'il avait perdu depuis bien longtemps. Mais comme dit le proverbe, toute bonne chose a une fin.

« Je crois que vous allez mourir. »

Marcus s'était subitement arrêté de parler, regardant le plafond avec incertitude. Il était persuadé d'avoir entendu une voix provenant de quelque part hors de la taverne. Au moment où il reposait son regard sur le visage de sa douce, un sourire triste y était dessiné et il comprit qu’il était temps de partir.

"Il y a quelqu'un près de toi. Je crois... qu'il est temps de nous dire au revoir. Prouve lui le contraire, ça me rendrait heureuse… enfin nous rendrait heureux."

Elle tenait tout contre elle un ensemble de tissus chiffonné, un enfant gazouillant à l’intérieur.

"Pardonnez-moi de vous avoir abandonné. Je…"

Mais elle le coupa d'un long et doux baiser, caressant sa joue délicatement, avant de murmurer :

"Va, vis pour nous trois"

C'est alors qu'il avait ouvert réellement les yeux cette fois-ci, prenant une grande inspiration comme sortant d'une longue période d’apnée. Paniqué, il regarda autour de lui : une femme était proche, tenant visiblement une arme.

Bien entendu, il avait tenté de s'écarter, par réflexe, mais le seul résultat fut un long cri de douleur, signe de l’ampleur de sa blessure toujours béante. Était-il empoisonné ou quelque chose dans ce genre ?

"Qui...qui êtes-vous ? Vous venez finir le travail ?"

Son regard n'exprimait aucune peur, mais de la détermination. Même proche de la mort, hors de question de baisser les bras.
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MessageSujet: Re: [2 Bellune 1100] Abattre le jour   Jeu 29 Nov - 3:41

Un 2 de Bellune à Fort Brûlé

Il sort de sa torpeur avant elle et respire bruyamment ; de son côté, la jeune femme a oublié que l’air pouvait faire acte de circulation. Il est si facile de penser que plus rien de bougera plus jamais. Elle aimerait parfois que ce soit le cas ; que tout s’arrête, que le ciel fige dans une nappe grise et douce, il ferait frais éternellement, plus rien n’aurait de lourdeur, l’absence de bruit serait en elle-même une mélodie dont il serait impossible de se lasser. Oui, ce serait une bonne chose. Puis Ludivine voit la panique claquer dans l’oeil du blessé - surpris d’être en vie, peut-être ? Ça lui paraît familier, comme impression.

« Qui...qui êtes-vous ? Vous venez finir le travail ? »

Il n’a pas peur, qu’elle pense. Pas maintenant qu’il reprend conscience d’être ce qu’il est : conscient. Ça devrait pourtant être le moment le plus effrayant. Est-ce qu’il sait qu’il se vide de son sang, est-ce qu’il sait, sans le voir pourtant, que son poitrail est déchiqueté comme celui d’un cheval de guerre qui se serait embroché dans une poignée de lances levées devant sa galopade ? La jeune femme scrute la lucidité qui baigne dans ses yeux verts. Déconcertant.

« Je ne sais pas » qu’elle répond par automatisme, précipitamment, comme une gamine prise en flagrant délit, la main tendue vers une pâtisserie encore chaude qu’on aurait laissée sans surveillance sur le comptoir.

Elle serre son propre poignet pour se ressaisir. Ses doigts fins font le tour de ses os. C’est comme si elle prenait son pouls. Elle dépose le poignard sur le sol, l’oublie là. Après s’être pressées avec force, ses mains retournent sans une once d’hésitation vers les pans de la chemise qu’elles écartent un peu mieux. Pour éviter un mouvement brusque et stupide de l’homme (elle doute de sa mobilité, mais pas de son instinct de conservation), elle se reprend aussitôt, un peu bourrue : « Si j’étais venu ''finir le travail'', je n’aurais eu qu’à vous regarder vous vider de tout votre sang. Vous n’auriez pas eu besoin de mon aide pour finir de mourir. »

C’est sec, sans grande considération, même un peu détaché. Pourtant, les attentions sont là : elle détaille la blessure, bien qu’elle ne puisse pas y voir grand chose. Elle est fraîche, gonflée, perdue dans une inondation écarlate. Impossible de constater l’immensité des dégâts. À cet instant, le charretier revient vers eux, bredouille.

Il s’arrête, semble soulagé de voir le blessé éveillé, mais d’autant plus angoissé de n’avoir rien trouvé qui soit un minimum aseptisé pour bander son torse et arrêter le saignement. Ils s’échangent un regard. Celui du vieux tombe sur la cape neuve de Ludivine. La brune blêmit.

Il y a un instant de flottement, puis d’un geste leste, sa main rattrape le poignard et tranche avec rapidité un grand pan de son vêtement. Il faut faire vite, ne pas y penser à deux fois. C’est pour la vie d’un homme, mais ça lui crève le coeur. Elle a soudainement envie de pleurer. De gifler le mourant. Cette cape, c’est tout ce qu’elle a pu s’offrir de réellement utile dans la dernière année.

Elle ne se montre pas particulièrement douce en passant l’étoffe autour de son corps meurtri. Elle ne dit rien non plus. Mais elle le fixe avec intensité, l’air de lui faire comprendre qu’il a intérêt à ne pas claquer. Ce serait un sacrifice inutile.

Le tissu est épais, le noeud serré. Le sang ne passe pas tout de suite au travers, et c’est bon signe. Le vieux demande : « Vous pensez pouvoir vous rendre à l’extérieur si nous vous soutenons ? On peut vous allonger dans la charrette, le village est tout près, c’est votre jour de chance. »

L’émotivité du charretier dérange Ludivine. Déjà, elle s’est relevée, s’est un peu éloignée du blessé, fait dos aux hommes. Elle doit sortir de cet endroit.


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MessageSujet: Re: [2 Bellune 1100] Abattre le jour   Dim 6 Jan - 17:33

Il lui avait fallu bien sûr du temps pour se remettre dans le contexte. Son regard parcourait méthodiquement les alentours. Il était toujours dans la veille battisse ou ce foutu corbac lui avait fait subir une défaite cuisante.La blessure se réveillait de plus belle à ce souvenir, serrant les dents et maudissant d'autant plus ce volatil de malheurs.

Mais pour le moment le plus inquiétant était cette femme.Le regard de Marcus s'était encré quelque instant dans ce sombre regard, quelque chose d’inquiétant l'animé, incapable de dire sur le moment quoi, le guerrier préférait rester sur ses gardes. La suite des événements avaient quelque chose d’irréel.

Elle semblait hésiter sur le sort du pauvre combattant désarmé, songeât elle vraiment à le tuer? Pour quelle but? Et tout ceci dans un silence de mort, Marcus se contentant simplement de suivre l'armes des yeux.

« Si j’étais venu ''finir le travail'', je n’aurais eu qu’à vous regarder vous vider de tout votre sang. Vous n’auriez pas eu besoin de mon aide pour finir de mourir. »

Probablement que beaucoup de gens auraient sursauté à ce genre de déclaration, voir même s’inquiétaient. Du contraire, cela l'amusait, un sourire parcourant ses lèvres, articulant, plus sûr de lui.

"En effet c'est une option. Je suis presque sûr que ça ne vous auriez pas déplut"


Son arrogance naturel ainsi que le défi animaient déjà de nouveau son regard. Sa nature faisait qu'il tenait toujours front à qui ou a quoi il tenait face.Il n'ajoutait rien de plus, regardant le nouveau venu qui lui semblait déjà plus "humain", tout en ce demandant ce que ces deux là étaient venu faire ici.

Pendant qu'elle le soigné, Marcus se demandait ce qui la perturbé autant. Certainement pas la vu du sang alors quoi d'autre? Ce stupide bout de chiffon? Il lui aurait bien demandé, mais à peine fini, elle s'était déjà éloigne sous le regard perplexe de l'homme. Décidément bien étrange cette femme.

"Je devrais pouvoir me débrouiller tout seul"

Comment un guerrier comme lui pourrait il avoir l'air si faible en se laissant traîner? Hors de question. La fierté était quelque chose de primordial à son gout.En grimaçant, il agrippait un bout de bois, résultant de la dernière bagarre. Péniblement, il s'était hissé et avançait avec la détermination d'une armé dans le regard, même si souvent il avait manqué de se vautrer au sol ,l'air têtue plus que jamais
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