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 [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)

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Je suis : Killian Sang-Blanc, cadet chez les Lames de Saphir, résident de Lackness Voir le profil de l'utilisateur
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- Toi est un Griffolet particulièrement attaché à Killian
- Killian est un ancien Sang-Visage (surnom : Le Veilleur, masque à composer)
- Killian est un Garde de Saphir - Grade : Cadet
- Métamorphose Partielle - une capacité qui permet au transcendant de changer des éléments de son physique : la couleur de ses cheveux, la couleur de sa peau, la forme de ses yeux etc. Il sera même capable de changer des parties de son corps pour des éléments animaux ex : changer ses ongles en griffes, se faire pousser des cornes sur la tête etc. Enfin, s’il po

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MessageSujet: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Dim 5 Aoû - 22:07

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra


Lorsqu’il était entré dans la Garde de Saphir, Killian avait eut conscience que le grade de Cadet comportait quelques désagréments. A commencer par les basses tâches. Récurer les plastrons, pour commencer, était d’un ennui mortel mais aussi une tâche reposante permettant au soldat de laisser ses pensées vagabonder. Etonnamment et prenant ses supérieurs par surprise, Killian n’avait pas eut besoin de beaucoup de conseils sur la manière de s’y prendre pour obtenir le meilleur résultat. Bien que plus habile et, semblait-il, plus habitué à affûter et huiler une lame, il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre le b.a.-ba. Graisser une armure en cuir, apparemment, lui était également plus familier que s’occuper d’une armure faite de métal et d’acier. Les mailles, découvrit-il, étaient une vraie plaie.

Ce jour-là, en revanche, on l’avait envoyé porter une missive à une caserne d’Albatra. Un rapport qui, lui avait-on dit, devait trouver le chemin de la caserne au plus vite.
Killian était un cadet et monter à cheval ne devait pas être bien difficile, après tout. N’est-ce pas ?

N’était que la vue du hongre réveillait la nerveuse incertitude du Cadet et la sensation qu’à peine en selle, il chuterait. Lors du test, il s’était débrouillé comme un chef et était parvenu à ravaler ses craintes et ses anxiétés mais, alors qu’il accrochait les fontes contenant provisions et le fameux rapport à la selle, il était seul et il n’y avait personne pour le forcer à garder la tête haute.
Pourtant et malgré les tremblements dans ses jambes, Killian était monté en selle, ignorant l’irrationnelle peur de tomber, et pressé les flancs de sa monture.

La progression avait été linéaire, suivant un chemin prédéfini et indiqué par un Patrouilleur habitué au terrain et Killian, enhardi par l’absence de chute ou de peur soudaine, était passé à un trot tranquille. Bien que peu confortable c’était néanmoins une allure plus rapide et théoriquement sans risque.

Le mot important étant : théoriquement.

Alors qu’ils avançaient au pas sur un sentier étroit au milieu des frondaisons épaisses, certaines branches se tendaient sur leur passage et agrippaient monture et cavalier, un bruissement soudain sur leur gauche fit renâcler le hongre. Le passage fulgurant d’un oiseau piaillant follement, probablement fuyant un prédateur, affola le cheval qui se dressa sur ses postérieures dans un hennissement de terreur. Killian, foudroyé par une terreur soudaine, tenta de s'agripper à la selle ou aux rênes, parvint à s’emparer de ces dernières mais la panique de l’animal ne céda pas. Il fit un écart brusque et Killian vida les étriers, s’écorchant les paumes sur le matériau des rênes et heurta le sol, tête la première.

Sans attendre son cavalier, le cheval détala au galop et disparut à la faveur de la prochaine courbure du sentier. Affalé sur le sol, sonné et marmonnant des jurons, Killian tenta de se redresser mais le monde était sorti de son axe et l’horizon n’avait plus rien d’égal. Titubant sur une poignée de mètres, Killian s’effondra une nouvelle fois mais ne chercha pas à se relever.

Attends que je te retrouve,” marmonna-t-il avec humeur. “J’ai entendu le plus grand bien des steak de cheval et j’vais m’faire une joie de m’y essayer.

Conscient de mâcher la moitié de ses mots, la bouche comme emplie de pomme de terre chaudes, Killian fronça les sourcils alors qu’une douleur partant du sommet de son crâne commença à pulser vigoureusement. La sensation poisseuse de sang coulant l’informa qu’il était bon pour un passage à l’infirmerie, dans le meilleur des cas, et quelques railleries au passage.

Juste ce qu’il lui fallait.
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→ Soigneuse et assasin âgée de 23 ans, membre des Sang-Visage
→ 1m58 mais porte des talons pour se grandir, fine d’apparence mais plus musclée qu’elle n’y paraît
→ Originaire de Creux-Lac, habite actuellement à Albatra mais songe à rentrer chez elle
→ Souriante, serviable, presque toujours de bonne humeur
→ Souvent accompagnée d’une griffolette nommée Mélodie
→ Grande connaissance des plantes de leurs usages, que ce soit pour soigner ou tout le contraire…

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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Lun 6 Aoû - 15:55

Abords d’Albatra, Duché de Marvier — 21 Hirlune 1099


  Une belle matinée d’automne ensoleillé, quel meilleur moment pour aller renouveler sa réserve de plantes courantes dans la forêt bordant Albatra ? Bien sûr, la soigneuse pourrait se dispenser de cet exercice et se contenter d’aller acheter ce qu’il lui faut à l’herboristerie la plus proche ou sur la place du marché — ce qu’il lui arrive couramment de faire après sa cueillette de toute manière, selon les trouvailles qu’elle a pu faire — mais la vérité est que ces moments font partie de ses préférées dans sa routine Marloise.

  Même s’il y a maintenant plusieurs années qu’elle est ici, il n’y a rien à faire, elle n’arrive pas à se faire à la vie à Albatra, et ces instants volés passés loin de tout, loin des gens surtout, lui font un bien fou. Elle a beau être une fille de la ville plus que de la nature, même si elle sait s’y débrouiller, ici le calme de la forêt l’apaise et l’aide à se recentrer, et à pouvoir se donner à fond dans ses études. Dans lesquelles elle a bien progressé, d’ailleurs, avec un peu de chance d’ici quelques mois elle considérera enfin en avoir appris assez et pourra rentrer chez elle, au Creux-Lac.

  Mais pour l’heure elle n’en est pas là et doit donc se contenter de ces journées ou demi-journées qu’elle s’octroie plus ou moins régulièrement, comme c’est le cas aujourd’hui. Sans se fier au beau temps trompeur, elle se couvre assez pour lutter contre la fraîcheur automnale, fourre dans son sac à dos son nécessaire de soin le plus basique qu’elle emporte toujours avec — on ne sait jamais — et un pique-nique frugal, et attrape en prime un sac à bandoulière quasiment vide à l’exception d’une poignée de pochettes de tissus pour y ranger les plantes qu’elle trouvera et, accompagnée de Mélodie qui pépie joyeusement, elle se met en route.

  Elle part à pied, comme à chaque fois. Elle pourrait sans doute assez facilement emprunter un cheval, ce qui lui ferait gagner un temps considérable sur le trajet qui lui est nécessaire pour atteindre la forêt où elle a l’habitude de faire sa cueillette, mais le but n’est pas d’être rapide et efficace et, bien qu’elle soit capable de chevaucher respectablement, à choisir elle préfère toujours garder les pieds au sol.


  La journée avance bien, le soleil est haut dans le ciel d’après les rayons qui percent parfois les frondaisons, et le sac d’Ashena se remplit bien, aussi elle commence à envisager de s’arrêter le temps de grignoter son encas, même si elle a déjà pu profiter de plusieurs baies et fruits sauvages tout en travaillant. Alors qu’elle se rapproche de la route — dont elle veille toujours soigneusement à ne pas trop s’éloigner pour ne pas se retrouver perdue… — elle entend un trille lancé par Mélodie comme pour attirer son attention, rapidement suivi d’un bruit de sabots. Elle se dépêche de rejoindre la route, au bord de laquelle elle retrouve sa griffolette perchée, et l’atteint juste à temps pour voir arriver un cheval au petit galop, entièrement harnaché mais sans cavalier…

  L’animal ralentit en l’apercevant, passant au trot, puis au pas, avant de s’arrêter à peu près à son niveau, lui lançant un regard à la fois méfiant et solliciteur, comme s’il attendait quelque chose d’elle sans être sûr de lui faire confiance. Intriguée, elle s’approche lentement de lui, veillant à ne pas faire de mouvement brusque et à lui laisser le temps de voir sa main approcher alors qu’elle vient caresser son chanfrein.

« Eh bien mon beau, qu’est-ce que tu fais là tout seul ? Tu as perdu ton maître ?

  La monture s’ébroue, sans pour autant chercher à chasser la main de la soigneuse, puis commence à racler le sol du sabot. La jeune femme n’est certes pas une experte en communication équine, mais elle en déduit qu’il attend effectivement quelque chose d’elle. Elle lance un regard dubitatif des deux côtés de la route, puis attrape délicatement les rênes et se met en route dans la direction d’où le cheval est arrivé. L’animal semble satisfait de sa décision, puisqu’il la suit sans rechigner. Ashena lance un sifflement musical sans même se retourner, et Mélodie, observant jusque-là la situation depuis sa branche, prend son envol le temps de venir se percher sur l’épaule de sa maîtresse.

  Il ne faut que quelques minutes à la jeune femme pour tomber sur ce qu’elle devine avoir été le cavalier de la mystérieuse monture, allongé au bord de la route. Avisant de loin le sang relativement abondant qui s’écoule de son crâne, elle ne réfléchit pas plus longtemps et, lâchant la bride du cheval, se précipite vers l’homme à terre.

« N’essayez pas de bouger surtout. Est-ce que vous m’entendez ? Vous pouvez me dire où vous avez mal ? »

  Tout en parlant, d’un ton calme et assuré, elle s’est agenouillée à côté du blesse et a posé son sac, dont elle a tiré sa sacoche de premier soin, le tout en quelques gestes précis, avant d’observer son état pour essayer d’évaluer les dégâts avant d’essayer de le déplacer d’une quelconque manière que ce soit.

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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Lun 6 Aoû - 17:00

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra


Morose, il fallut quelques secondes à Killian pour réaliser que quelqu’un s’était agenouillé à ses côtés et lui adressait la parole. La douleur, intense comme un second coeur battant sous son crâne, et la chute pouvaient expliquer la lenteur débilitante de ses pensées. Ca n’en restait pas moins frustrant.

Jetant un coup d’oeil sur le côté, il considéra un instant le visage de la jeune femme, mettant un certain temps à prendre en compte les mèches inégales d’une teinte violette. Ses yeux, remarqua-t-il, étaient un gris violet très intéressant. Ce qui capta toute son attention, en revanche, fut le griffolet perché sur son épaule. Suivi de près par le gros nez curieux de son hongre. Plissant les yeux, des envies de tirer sur la crinière du malfaiteur tout en sachant pertinemment que l’inconfort qu’il créerait au maudit canasson serait, tout au plus, bien moindre.

Ma dignité,” grommela-t-il lorsqu’il posa à nouveau son regard sur la jeune femme. “Vous avez quelque chose pour ma dignifité ?” Killian fronça les sourcils, formulant silencieusement le mot, comme saisi d’un doute soudain. “Dignité,” rectifia-t-il, irrité. Il l’avait pourtant bien dit, la première fois.

Il pouvait se relever, il en était capable. Y était déjà parvenu avant de retourner faire un séjour sur le chemin poussiéreux de la route. Ignorant les recommandations pourtant claires - et raisonnables - de la jeune femme, il tenta de se redresser. Sa première tentative promptement mise en échec par la main douce mais ferme de la jeune femme, Killian lui jeta un regard noir et repoussa les mains fines mais calleuses qui tentaient de le retenir. Sa seconde tentative le vit rester au sol, les mains, toujours fermes mais douces accompagnées de conseils - qui ressemblaient de plus en plus à des ordres considérant qu'il n'avait pas d'autre alternative - ne lui laissaient pas le choix. Soupirant à fendre l'âme, il se résolu à rester allongé.

Pour le moment.

Ma tête a heurté le sol,” lâcha-t-il avec un coup d’oeil peu amène à la guérisseuse. “Toi,” ajouta-t-il à l’attention du hongre, le pointant d’un doigt accusateur, “tu ne perds rien pour attendre.

L’intégralité de son corps lui envoyait des signaux douloureux mais rien de bien alarmant. Sa tête, en revanche, lui faisait un mal de chien. Grimaçant, il porta la main à la zone douloureuse, tâtant du bout des doigts la plaie qui pissait le sang. La grimace s’accentua. “Ouaip, j’ai la tête en vrac,” confirma-t-il.

Les mots, bien loin de son registre habituel, le surprendrait peut-être plus tard.

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J'ai pris quelques "libertés". J'ignorai si Ash réagirait au fait qu'il tente de se redresser ou autre (quand il se tâte la caboche, par exemple), si tu souhaites que je modifie ou que je coupe plus tôt pour qu'elle puisse agir et réagir comme elle l'aurait fait d'ordinaire, n'hésite pas surtout !
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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Lun 6 Aoû - 19:43

Abords d’Albatra, Duché de Marvier — 21 Hirlune 1099


  Il est conscient et comprend ce qu’elle lui dit, c’est déjà bon signe, même s’il a du mal à parler. Malgré tout, hors de question de le laisser se relever pour l’instant — et elle n’est pas surprise de devoir l’en empêcher, malgré son indication pourtant très explicite. Il n’est pas le premier, et certainement pas le dernier, de ses patients à trouver malin d’ignorer ses conseils pour faire le brave. La fierté des hommes… Mais on ne plaisante pas avec les blessures à la tête, ni avec les chutes de cheval — surtout que celle-ci a dû être spectaculaire pour qu’il finisse dans cet état.

  Elle n’a pas à fournir beaucoup d’efforts pour le maintenir au sol, malgré l’évidente différence de carrure entre eux. Il insiste toutefois et fait une nouvelle tentative après avoir repoussé ses mains, sans plus d’effet que de l’empêcher de continuer son examen. Un peu moins inquiète qu’au moment où elle l’a trouvé, elle prend le temps de plonger son regard dans le sien pour répliquer, d’un ton bienveillant mais sans appel :

« Je vous ai dit de ne pas bouger. Votre dignité ne s’en portera pas mieux si vous faites trois pas pour vous effondrer à nouveau, par contre vous risquez fort d’empirer encore votre état. Sa voix se radoucit lorsqu’elle ajoute avec un sourire : Ne vous inquiétez pas, je sais ce que je fais. Tout va bien se passer. »

  Elle ôte sa cape et la plie pour la glisser avec précaution sous la tête du blessé, pour lui permettre d’être installé un peu plus confortablement. Avec un peu de chance, ça suffira à ce qu’il reste tranquille le temps qu’elle fasse son travail. Après quoi elle fouille dans sa sacoche de guérisseuse pour en sortir le matériel dont elle a besoin, sans précipitation maintenant qu’elle a pu constater qu’il n’était pas dans un état critique. Tout en s’affairant, elle hoche la tête distraitement en réponse aux paroles du jeune homme.

« J’ai remarqué ça, oui. Elle ne peut s’empêcher de sourire plus largement quand il se met à haranguer sa monture, et de lui répondre avec douceur : Vous ne devriez pas le gronder trop sévèrement, c’est lui qui m’a amené à vous. Naâm sait combien de temps vous auriez pu rester ici avant qu’un voyageur de passage ne vous vienne en aide. »

  Tout d’abord, s’occuper de cette vilaine blessure à la tête et arrêter le saignement ; ensuite elle s’inquiétera de ses éventuelles autres blessures. Tout en parlant, elle a sorti un morceau de tissu de son sac, qu’elle humidifie avec de l’eau de sa gourde. Le temps qu’elle s’affaire, il est — évidemment — en train de triturer la blessure en question. Elle grimace légèrement mais, constatant qu’il semble y aller délicatement, laisse faire sans commenter et vient s’agenouiller à sa tête.

« C’est le moins qu’on puisse dire, mais ne vous en faites pas, on va arranger ça. »

  Elle commence par nettoyer la blessure pour mieux y voir et estimer sa gravité. La tâche n’est pas rendue aisée par les cheveux déjà collés par le sang, mais elle a l’habitude. L’estafilade est assez longue, mais n’a pas l’air trop profonde. Bien entendu, les coups à la tête sont toujours plus difficiles à estimer, une plaie superficielle pouvant facilement saigner énormément alors qu’une blessure grave peut être à peine visible, mais jusque-là les réactions du concerné n’ont pas de quoi l’inquiéter outre mesure.

« Ça n’a pas l’air trop grave. Elle se penche en avant pour le regarder dans les yeux, à l’envers étant donné sa position, et ajoute en haussant les sourcils de façon exagérée : Bonne nouvelle, vous devriez survivre. »

  Elle reprend rapidement son sérieux tandis qu’elle sort de son sac une bande de gaze, qu’elle enroule prestement autour de la tête du cavalier déchu. Tout en travaillant elle demande, d’un ton léger : « Au fait, comment vous vous appelez ? » La question peut sembler anodine, particulièrement de la façon dont elle est posée, mais elle fait en réalité partie de l’examen, pour vérifier si sa mémoire fonctionne correctement. Et c’est aussi stratégique : les patients ont tendance à se montrer plus patients et moins douillets quand on les occupe avec une conversation que quand ils n’ont rien d’autre sur quoi se concentrer que leur douleur, a-t-elle pu constater.

  Une fois le pansement en place, et maintenu par une épingle, elle revient s’installer à son côté.

« Vous pouvez essayer de vous redresser maintenant, mais doucement. Vous avez mal autre part ? Vous pouvez me dire ce qu’il s’est passé ? »

  Savoir comment il est tombé peut déjà lui donner une idée de ses autres blessures, même si elle a bien l’intention de l’examiner de la tête aux pieds de toute façon. Elle le laisse se redresser tout seul, mais se tient prête à l’aider s’il semble en avoir besoin.

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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Lun 6 Aoû - 22:51

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra


Bien trop malin pour pointer qu’il s’était déjà ramassé une première fois après avoir tenté de se relever, Killian resta silencieux et se contenta d’une petite moue boudeuse. Le sol n’était pas bien pierreux, pour l’instant, donc pas entièrement inconfortable non plus. Une bonne chose puisqu’il semblait voué à y rester cloué quelques temps. Au moins jusqu’à ce que la jeune femme en ait fini avec ses soins puisqu’à l’en croire, elle s’y connaissait. Si elle tentait quelque chose, de toutes façons, il le verrait bien.

Ou pas.

Je vais mettre du sang sur votre cape,” prévint-il tandis qu’elle l’installait gentiment sur le vêtement plié. Il pouvait se redresser, décrocher la sienne et avoir le même résultat sans pour autant dégrader le bien de la jeune femme. La réaction peu concernée que sa remarque lui valut en disait probablement long mais Killian refusa de s’y attarder. Pour le moment.

Distrait, il l’écouta fouiller dans ses affaires sans trop s’y intéresser. L’attitude du hongre, désormais occupé à brouter l’herbe à proximité, le son de son mors cliquetant raisonnant dans le calme relatif de la forêt. Il n’y avait jamais de silence dans une forêt, pensa-t-il alors que ses yeux passait d’une branche à une autre, contemplant le jeu de lumières en émeraudes et rubis, quelques traces d’ambre et de citrine. Un sourire courba les lèvres du soldat. Tant de pierres, tant de couleur, et la forêt continuait d’être indescriptible et imprévisible.

Car au milieu de déchaînement de couleurs automnales, planqué là où il restait des feuilles dont il pouvait se servir pour se dissimuler, était perché Toi. Aussi évident que le nez au milieu de la figure, si l’on prenait la peine de le chercher, le griffolet blanc observait attentivement le manège des deux humains. Devait-il ou non se jeter sur l’étrange fille aux cheveux violine pour protéger son humain à lui ?

Une fois sa curiosité quant à l’état de sa tête satisfaite et son désir de gronder le cheval, Killian laissa ses doigts reposer sur son ventre, peu concerné par le sang qui en poissait l’extrémité et tacha ses vêtements. Sceptique quant à l’intervention de Nâame dans cette affaire, surtout pour un pauvre type comme lui qui avait probablement épuisé sa chance en terme de témoignage divin en survivant ce qui lui avait valu sa nouvelle cicatrice.

Calme et en apparence détendu, Killian laissa la jeune femme s’occuper de la plaie. Bien que l’esprit encore embrouillé et l’impression qu’un épais nuage de coton avait trouvé le moyen de se fourrer sous sa caboche, il restait attentif aux mouvements de la guérisseuse. Peu importait la douleur et la migraine terrible qu’il sentait pointer le bout de son nez, il ne se laisserai pas prendre par surprise une nouvelle fois. Pas s’il pouvait l’éviter en tout cas.

Soudain, la tête aux cheveux violets apparu juste au-dessus de la sienne et Killian cilla, l’observant d’un air surpris et curieux. Fronçant exagérément les sourcils et l’air soucieux, elle l’informa qu’il devrait survivre et Killian laissa échapper un souffle amusé, rapidement suivi d’un rire honnête. Plaçant une main sur sa poitrine, il feint le soulagement :

Vous m’en voyez rassuré,” soupira-t-il, “je me pensais aux portes des Terres Célestes.

En quelques gestes efficaces, elle lui entoura le crâne d’une bande de gaze, son aisance témoignant de l’habitude et l’expertise dont elle avait fait mention un peu plus tôt.

La question, en revanche, le prit au dépourvu et déclencha une soudaine et débordante vague de terreur. Son assurance s’écroula comme un château de cartes et il perdit toute contenance alors que la peur d’avoir une fois de plus tout oublié le submergeait. Tressaillant et incapable de contenir le tremblement de ses mains, Killian chercha frénétiquement mais la réponse, aussi évidente et bien présente soit-elle, mit un instant de trop à se présenter.

K-Killian,” répondit-il péniblement, les yeux écarquillés.

Il se souvenait. De Liam et de sa maison, de ses jours à rechercher des traces et des indices sur son identité. L’absence totale de réponse satisfaisante, l’absence totale de réponse tout court et l’impression de n’être rien, de n’être personne. Sinon le type au visage blafard qui lui rendait son regard dans le miroir aux bords brisés dans le salon de Liam et de sa famille. Il était une Lame de Saphir, depuis peu cependant mais il se rappelait de la date et il se rappelait de quel jour ils étaient, à ce moment là. Il se rappelait de Toi et du contact doux des plumes sur le bout de ses doigts.

Il sursauta lorsqu’elle revint s’installer à côté de lui et il hocha la tête, le geste un peu hésitant, un peu saccadé. Lentement, se remémorant chaque détail qu’il était en mesure de replacer sur sa vie, chaque chose dont il avait conscience et pouvait se rappeler, il se redressa et s’assit.
Sautant de son perchoir, Toi plana la courte distance qui le séparait de son humain et vint se nicher contre la poitrine de Killian, chantant tout son soûl maintenant qu’il pouvait se faire remarquer sans risque. Avide et désespérément en quête d’une preuve qu’il n’avait pas tout oublié une fois encore, le cadet glissa ses doigts sur la matière douce et familière des plumes, caressa les poils courts et soupira de soulagement. Toi était bien amputé d’une patte, un bout de son oreille manquait bien et le griffolet était effectivement à lui. Au moins autant qu’il appartenait au volatil.

Rassuré, le griffolet pépia joyeusement et s'agrippa au manteau du cavalier,  grimpant pour se nicher en travers de ses épaules. Sa tête reposant à proximité de l’épaule gauche de la Lame, il darda un regard curieux bien que timide et prudent sur la jeune femme et l’autre griffolet.

Rassuré et bien que toujours secoué, bien plus qu’il ne l’avait été par sa chute, Killian montra docilement ses mains égratignées. Rien de bien grave, rien qui ne nécessite une attention médicale immédiate en tout cas. Il pointa d’un doigt plus calme le hongre toujours occupé à réduire l’herbe sauvage du bas-côté de la route.

Il a prit peur. Un oiseau,” précisa-t-il avec un petit sourire pour la jeune femme. “Je ne suis pas ce qu’il y a de plus compétent en ce qui concerne l’équitation. J’aime les chevaux de près comme de loin, un peu moins quand il est question de grimper sur leur dos. Et vous ? Quel est votre nom ?

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J'ai l'impression d'avoir beaucoup écrit pour ne rien dire TT
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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Jeu 9 Aoû - 20:53

Abords d’Albatra, Duché de Marvier — 21 Hirlune 1099


  Elle trouve assez gentil que, dans son état, il s’inquiète du devenir de sa cape, mais elle se contente de hausser les épaules et de lui répondre avec un sourire :

« Vous ne seriez pas le premier. »

  De fait, le métier de soigneuse est loin d’être sans risque pour la garde-robe, et retrouver du sang — et d’autres fluides divers — sur ses vêtements est une habitude que l’on finit par prendre. Heureusement, l’expérience lui a aussi enseigné les meilleures techniques pour les nettoyer. Et si jamais c’est irrécupérable, eh bien, ce n’est jamais qu’une cape, elle en rachètera une autre et voilà tout.

  La réponse du jeune homme tire un sourire amusé et ravi à la guérisseuse. Tous les patients n’apprécient pas qu’on lance des plaisanteries, aussi bon enfant soient-elles, pendant qu’ils souffrent, mais avec le temps elle a appris à jauger ceux qui sont susceptibles ou non d’apprécier une touche d’humour pour les détendre pendant les soins. En revanche, ceux qui vont jusqu’à entrer dans son jeu sont plus rares, et généralement ses préférés.

  La bonne humeur n’est que de courte durée cependant, car lorsqu’elle lui demande son nom, son visage se décompose subitement. Sentant la tension soudaine, la jeune femme interrompt son geste, dans l’attente. Elle lui laisse volontairement quelques instants, immobile et silencieuse, pour rassembler ses esprits au cas où il en aurait besoin. Les chocs à la tête causent facilement une confusion légère et temporaire, même si l’expression de terreur qu’il affiche n’est pas du meilleur augure…

  Alors qu’elle s’apprête à lui adresser des paroles rassurantes, il la prend de court et répond enfin, bien qu’en butant sur son nom. Elle se détend imperceptiblement, rassurée qu’il soit capable de répondre, mais aussi intriguée par l’intensité de la réaction qu’il vient d’avoir. Il n’a d’ailleurs pas encore l’air vraiment remis, et elle n’est pas certaine qu’il l’entende quand elle se présente à son tour d’une voix douce. Mais ça n’a pas vraiment d’importance pour l’instant.

  Elle termine rapidement son bandage puis vient s’installer à côté de lui, l’invitant à se redresser. Il semble toujours perdu dans ses émotions, mais il réagit et ne semble pas avoir besoin d’aide pour s’exécuter, ce qui est plutôt bon signe quant à son état — sur le plan physique tout du moins, pour le reste elle ignore toujours ce qui a pu le mettre dans cet état.

  Dès qu’il est assis, un griffolet prend son envol pour venir se lover contre lui, tirant un pépiement curieux à sa congénère, et un sourire attendri à l’humaine sur l’épaule de laquelle elle est perchée. Cette dernière n’a toujours pas reçu de réponse à ses questions, mais elle a bien noté le hochement de tête du jeune homme indiquant qu’il l’a bien entendu, aussi se contente-t-elle d’attendre patiemment, lui laissant le temps de rassembler ses esprits sans chercher à le brusquer. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle remarque l’insigne de la Garde sur son manteau, auquel elle n’avait jusqu’alors pas pris le temps de prêter attention. Elle ne montre pas la moindre réaction à cette information, mais la note mentalement, comme une chose à garder en tête. Bien sûr, elle ne risque absolument rien à cet instant, mais c’est plus un automatisme qu’un réel effort conscient de sa part.

  Après quelques instants à cajoler son compagnon à plumes, il semble revenir peu à peu à lui et s’apaiser et finit effectivement par lui répondre de lui-même, d’une voix ayant retrouvé sa consistance. Elle constate qu’il n’a effectivement pas dû l’entendre quand elle s’est présentée, sans s’en étonner, mais s’abstient de faire un quelconque commentaire. Elle lui sourit simplement, tout en lui répondant avec naturel :

« Ashena. Et je vous comprends tout à fait ; je suis moi aussi à l’aise quand mes deux pieds touchent le sol… C’est amusant, j’ai toujours cru que toutes les Lames de Saphir savaient monter comme si elles étaient nées en selle. ajoute-t-elle d’un ton malicieux. »

  Tout en parlant, elle a commencé à examiner les mains qu’il lui tend, ne relevant les yeux que pour lui lancer un regard en biais ponctuant sa taquinerie. Des égratignures, tout à fait prévisibles, mais rien d’inquiétant. Elle prend tout de même le temps de les nettoyer rapidement, mais s’en occupera préférant d’abord faire l’inventaire de ses éventuelles blessures pour les traiter par ordre de gravité. Même s’il dit ne pas avoir mal autre part, mieux vaut vérifier ; elle a l’habitude des hommes qui font les fiers, et l’état de choc peut atténuer ou dissimuler des douleurs pour l’instant.

  Elle s’intéresse d’abord à ses poignets, lui faisant tourner les mains dans diverses positions l’une après l’autre. La première étape se déroule sans encombre, mais la seconde lui tire une grimace de douleur. Un point pour la guérisseuse. Elle palpe le poignet incriminé, avec beaucoup de précautions pour éviter de lui faire plus mal que nécessaire, et constate qu’il est effectivement gonflé. Au moins il ne semble pas cassé.

« Vous vous êtes foulé le poignet. Je m’en occuperai après, je voudrais terminer de vous examiner d’abord. Vous pouvez retirer votre manteau ? »

  À nouveau elle se tient prête à l’aider au besoin, et cette fois ça ne s’avère pas superflu, une de ses épaules se montrant peu coopérative dans l’exercice. Elle intervient donc, finissant de lui ôter le vêtement d’un geste expert, avant d’examiner la zone incriminée, avec toujours autant de précautions.

« Et vous vous êtes luxé l’épaule. »

  Mais à nouveau, elle opte pour terminer d’abord son examen. Elle soulève sa chemise, prenant la peine de l’avertir avant de se faire, et note des contusions sans gravité sur son dos et son côté, là où les dagues qu’il porte ont manifestement durci sa chute. Après quoi elle lui demande de bouger les jambes, puis effectue aux chevilles les mêmes manipulations que sur les poignets un peu plus tôt, mais cette fois sans déceler de nouvelle blessure.

  Elle prend une grande inspiration puis plante son regard améthyste dans celui de son patient et lui explique, avec toujours la même douceur mais un ton cette fois plus sérieux :

« Bien. Tout d’abord, il va falloir que je remette votre épaule en place. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais c’est… assez douloureux. Vous vous sentez prêt ? »

  Tandis qu’elle attend toujours aussi patiemment la réponse de son patient, Mélodie lance un gazouillement chantant et vaguement interrogateur du perchoir comme pour demander si elle peut revenir. Elle a en effet quitté l’épaule de son humaine dès le début de l’examen, habituée à la laisser travailler sans la gêner, pour partir se percher sur une branche non loin d’où elle les observe avec un intérêt curieux, partagé entre les humains et le griffolet.

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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Lun 13 Aoû - 10:09

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra


Ashena. Killian hocha la tête pour démontrer qu’il a bien entendu mais également dans un geste de salut. Le poids rassurant et familier de Toi drapé sur ses épaules permit à Killian de retrouver un sens d’équilibre et de normalité. Il n’avait pas perdu la mémoire, tout allait bien à l’exception de son crâne maintenant enroulé dans un bandage habilement réalisé. Il n’allait jamais entendre la fin de cette histoire s’il devait la raconter à Liam. Ce qui ne lui serai pas épargné à moins d’avoir la possibilité de faire disparaître le tissu avant de devoir revenir au campement. La caserne avait peu d’importance, il passerait inaperçu s’il ne s’attardait pas et se contentait de se rendre à destination d’un pas décidé. Le plus vite il était entré dans le bureau pour lequel la missive était destinée, le plus vite il pourrait repartir sans forcément attirer l’attention ou les questions malvenues.

Une chute à cheval n’était pas la honte du siècle, Killian connaissait au moins quatre ou cinq autres cadets qui avaient connu le même sort et s’en portaient très bien, mais s’il pouvait éviter des semaines de moqueries et petites piques gentillettes, il en serait reconnaissant.
Killian laissa échapper un son amusé :

Je n’en fais clairement pas parti. Je connais des gars qui peuvent tirer à l’arc tout en dirigeant leur monture avec les genoux. Personnellement je suis adepte de la tactique qui consiste à se cramponner aux rênes en espérant rester en selle.

Killian regardait avec une curiosité toute relative l’examen méthodique de la jeune femme. Ses mains étaient écorchées mais rien de bien grave. Le seul inconvénient se trouvait essentiellement dans le fait que plier les doigts allait se révéler pénible. Il n’avait pas mémoire d’avoir un jour été dangereusement blessé mais il avait néanmoins la certitude de préférer cent fois se faire trouer le cuir par une lame que devoir souffrir l’agaçant tiraillement de micro coupures couvrant les doigts et les mains. Ce qu’il avait à l’instant présent.

Le nettoyage confirme ses soupçons. Fronçant les sourcils au picotement léger mais irritant qu’il ressent durant le procédé, Killian serra les lèvres et ne dit rien. Au moins, d’ici quelques heures les égratignures seraient sèches et refermées, d’ici quelques jours il ne sentirait plus rien. Les premières heures étaient toujours les plus pénibles. La prochaine étape consistant à s’assurer que ses poignets n’avaient pas été endommagés lors de sa chute, Killian se détendit. Outre sa tête dont la douleur pulsait joyeusement au rythme de ses battements de coeur, il ne pensait pas avoir subi davantage de traumatismes. Hormis les zones où ses dagues lui étaient rentré dans le lards, il ne s’inquiétait pas outre mesure.

Je dois dire que ma propre chance m’étonne. Je tombe de cheval et voilà qu’une guérisseuse se trouve à proximité.” Plissant les yeux en la regardant, Killian feint la suspicion et ajouta : “Ce ne serait pas vous, par hasard, qui auriez orchestré tout ça ?

Une torsion de son poignet le fit tressaillir et il jeta un regard trahit à l’articulation incriminée.

Pour pouvoir mettre la main sur une Lame de Saphir, j’ai entendu dire que les gens étaient prêts à tout,” finit-il, la voix un peu moins joueuse et un peu plus dure. La tête ce n’était pas suffisant, peut-être ? “Je peux toujours essayer,” grommela-t-il à la demande de la soigneuse.

Soudain, il n’était plus très sûr de vouloir poursuivre l’examen. Et si elle en trouvait d’autres ? Killian n’était pas du genre à rechigner aux soins - encore que - mais il ne se sentait pas l’envie de prendre connaissances des problèmes. Ca le forcerait à rester attentif au bon déroulement des soins et s’assurer de ne pas aggraver les choses, de ne pas prolonger la douleur et surtout s’assurer qu’il n’en gardait aucune séquelle. Etrangement, ce n’était pas tant le fait d’être blessé qui le dérangeait que la conscience qu’il était un peu trop à cheval - AH ! - et attentif à la guérison.

Délogeant Toi de son nouveau perchoir, Killian tenta de se défaire de son vêtement mais son épaule droite se fit un devoir de ruiner le peu d’espoir qu’il avait de s’en tirer sans davantage de problème. Bougonnant et renfrogné, il laissa Ashena l’aider à se défaire du manteau et fixa un point au loin, les lèvres serrées et le regard dur.
Professionnelle et efficace, la guérisseuse acheva son examen avant de procéder au soin, s’assurant de le prévenir avant d’effectuer la moindre action et l’informant du déroulement de son examen. Une marque d’attention bienvenue et une considération à laquelle Killian n’était pas accoutumé de la part d’un guérisseur.

Ses jambes - merci Nâame - n’avaient subi aucun dégâts et il pourrait se déplacer sans clopiner comme un vieil infirme. A défaut de pouvoir s’entraîner avec son épaule et son poignet droits, il pourrait toujours essayer de manier une arme de la gauche. Une maigre consolation. Surtout compte tenu de sa conscience qui l’empêcherait probablement de s’entraîner en attendant la guérison pleine et assurée de ses contusions et autres bobos.

Paré au pire, mon général !

Joignant le geste à la parole, il effectua un petit salut militaire tout à fait gauche et maladroit avec son bras indemne.

Depuis qu’il s’était réveillé pour la première fois chez Liam, Killian n’avait pas subi énormément de blessures. Des petits riens rapidement soignés essentiellement. Mais lorsque la jeune femme se mit en position, plaçant ses mains aux endroits stratégiques pour pouvoir remettre l’épaule en place, cela lui sembla instantanément familier. Toute tension résiduelle sembla s’écouler de lui au même rythme que sa respiration et la Lame se détendit rapidement, les épaules lâches et relaxées jusqu’au claquement sec et peu ragoûtant de l’articulation remise dans son logement initial.

Loin de se contracter pour combattre la douleur ou de sursauter, Killian se contenta de fredonner rapidement un son nerveux pour extérioriser sa souffrance.

Ce n’était donc pas la première fois qu’il se luxait l’épaule. Bon à savoir. Ou pas.

Pendant qu’Ashena effectuait les rotations de l’articulation pour s’assurer que celle-ci était bien remise en place et qu’elle ne risquait pas de se démettre aussi vite, Killian joua distraitement avec Toi. La douleur de son épaule se battait pour la suprématie avec celle provenant de son crâne, brûlant le long de ses nerfs jusque dans ses orteils.

Le griffolet, bien que déterminé à pincer le doigt de l’humain, semblait pourtant distrait par la présence d’une congénère, son regard revenant fréquemment vers l’autre volatil. “Va donc jouer avec,” Killian l’encouragea, poussant l’épaule de l’animal du bout des doigts. Toi, pour sa part, semblait frappé par la timidité et, à peine gentiment bousculé vers le griffolet, se pelotonna aussi vite contre le ventre de la Lame.

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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Mer 15 Aoû - 18:51

Abords d’Albatra, Duché de Marvier — 21 Hirlune 1099


« Essayez plutôt de vous cramponner à la selle la prochaine fois, vous aurez meilleure prise. »

  Elle a répondu sans relever les yeux de son examen, affichant toujours une mine concentrée malgré le sourire qui est venu l’égayer, et ni son expression ni le ton qu’elle a employé ne permettent de déterminer s’il s’agit d’un conseil sincère, d’une nouvelle taquinerie, ou un peu des deux. Elle roule des yeux avec exagération devant sa fausse accusation tout en poursuivant son examen, dénichant au passage une foulure du poignet. Ce n’est qu’après avoir posé son diagnostic qu’elle relève les yeux sur lui, affichant un sourire taquin.

« Si je l’avais fait exprès, croyez bien que je me serais débrouillée pour vous garder en meilleur état, plutôt que de me donner autant de travail. »

  Une fois l’examen intégralement terminé, elle s’apprête à lui remettre l’épaule en place, ayant déterminé que c’était là le plus urgent. En effet, plus on attend plus l’opération s’avère difficile — et plus il faudra longtemps au patient pour retrouver une pleine mobilité. L’urgence n’est toutefois pas telle qu’elle doive se précipiter, aussi attend-elle patiemment qu’il lui signale son accord, ce qu’il ne tarde d’ailleurs pas à faire, lui tirant un petit rire.

« Alors repos, soldat ! Elle précise, d’un ton plus sérieux : Essayez de rester aussi détendu que possible. C’est un mauvais moment à passer, mais ça ne durera pas très longtemps. »

  En effet, plus le patient est détendu, plus elle est facile et rapide à pratiquer, et moins elle est douloureuse pour celui qui la subit. Le problème étant bien sûr qu’elle reste malgré tout fort pénible, et que le réflexe naturel à la douleur est de se contracter, ce qui ne fait que compliquer l’opération. Cette fois pourtant, le Garde parvient à rester parfaitement décontracté, ne lâchant pas même un grognement ni même un tressaillement quand l’épaule se remet en place. Tout en effectuant les mouvements usuels pour vérifier que tout s’est bien passé comme prévu, elle lance depuis son dos :

« Ce n’est pas la première fois que vous faites ça. »

  Ce n’est pas tout à fait une affirmation, mais pas vraiment une question non plus, à moitié un compliment.

  Une fois ses vérifications terminées, elle s’arrête un instant pour regarder le jeune homme tenter d’inciter son griffolet à aller voir sa congénère, sans grand succès.

« Il est timide on dirait. »

  Elle siffle quelques notes et agite sa main dans l’herbe à côté d’eux, et la griffolette perchée un peu plus loin laisse échapper un gazouillement musical en réponse avant de se laisser planer jusqu’aux deux humains. La jeune femme passe les doigts dans ses plumes et le volatile s’ébouriffe de plaisir avant de s’intéresser à nouveau à son congénère, lui lancement un piaillement réservé à ceux de son espèce d’un air amical et interrogateur, sans pour autant oser approcher.

  La guérisseuse laisse le duo à plumes faire connaissance et se remet au travail, examinant de nouveau le poignet foulé. Ce n’est pas une grosse foulure, et un bandage pourrait suffire à le maintenir suffisamment en place… pour peu que le jeune homme n’en profite pas pour forcer dessus prématurément et laisse effectivement l’articulation se reposer assez longtemps pour guérir proprement. Or, étant donné le peu de cas qu’il a fait de son conseil un peu plus tôt, elle se permet d’en douter assez fortement. Pour autant, elle n’aime pas imposer des soins inutiles à ses patients, et préfère rendre leur convalescence aussi confortable que possible. Elle décide finalement d’opter pour l’approche directe et, plantant son regard dans le sien, lui pose simplement la question, d’un ton tout à fait sérieux, voire légèrement suspicieux.

« À quel point est-ce que je peux vous faire confiance pour arrêter d’ignorer mes conseils médicaux et ne pas vous servir du tout de votre poignet pour les deux prochaines semaines ? »

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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Ven 17 Aoû - 15:47

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra



La réplique de la guérisseuse arracha un son amusé et fit hausser un sourcil à la Lame de Saphir. La proposition faisait preuve de bien plus de bon sens qu’il n’y paraissait, prononcée au milieu d’une plaisanterie dont il était l’instigateur. Le ton d’Ashena ne dévoilait ni s’il s’agissait d’une plaisanterie, une gentille pique comme on pincerait la cuisse d’un ami, à la fois pour jouer et pour le réprimander d’un manque certain de prudence, ou d’un conseil sincère. Pour le coup, Killian opta pour les deux et considéra l’option sincèrement, non sans esquisser un sourire amusé :

J’y penserai la prochaine fois qu’un cheval tente d’avoir ma peau.

Après tout, combien de fois lui avait-on répété de serrer les cuisses sur sa selle, de garder l’équilibre, de garder le dos droit et de suivre les mouvements de sa monture au lieu de rester raide comme une planche.
Ses leçons d’équitation allaient probablement prendre une place prépondérante durant ses prochains entraînements. Définitivement pas une mauvaise chose considérant que ce talent lui faisait défaut et consistait en une grosse lacune, que ce soit au jour le jour ou en tant que Lame de Saphir. L’équitation était une part importante d’un membre de la Garde.

La réponse d’Ashena à son accusation complètement de travers arracha un son contemplatif à Killian. Il ne chercha pas non plus à cacher le sourire qui courbait légèrement le coin de ses lèvres :

Ca se défend,” admit-il avec un léger mouvement de tête sur le côté accompagné d’un haussement d’épaule.

Lutter contre l’instinct de se contracter lors de la remise en place de son épaule, sans parler du réflexe physique de se tendre, s’avéra compliqué mais néanmoins plus facile que ce à quoi il s’était attendu. La remarque d’Ashena ne fit que confirmer ses soupçons et, levant brièvement les yeux pour croiser le regard de la guérisseur, il haussa son épaule valide.

Je suppose que non,” avoua-t-il d’une voix sans intonation particulière.

Il ne pouvait, après tout, que s’en remettre à l’avis de la jeune femme mais cela ne lui semblait effectivement familier. Mais cela n’avait que peu de signification, peu d’impact, puisqu’il ignorait tout de la vérité concrète qu’une mémoire complète lui aurait offert. Refusant de s’attarder sur le sujet, il repoussa ce dernier à l’arrière de son esprit et se concentra sur l’instant présent et notamment la timidité surprenante de Toi.

Seulement quand ça l’arrange,” marmonna la Lame avec humeur, repensant non sans une once de tendresse, à la fois où Toi lui avait volé en pleine figure. Peu d’homme avait probablement vu un ventre de griffolet d’aussi près que lui ce jour-là. Depuis ce jour, convaincre le petit animal que le visage de Killian n’était ni une zone d’atterrissage ni l’endroit idéal pour piquer un somme lorsque l’humain était lui-même en train de faire une sieste, s’était révélé une perte de temps et d’énergie.

Le gazouilli du griffolet d’Ashena arracha un sourire enjoué à Killian. Plus souvent qu’on l’aurait cru à l’instant présent, il s’était révélé compliqué de faire taire Toi. Les trilles, gazouillis et autres chants du griffolet accompagnaient la Lame partout où il allait. Au piaillement engageant de son congénère, Toi leva la tête, les oreilles dressées et l’air curieux. Il était cependant toujours bien caché entre les jambes de son compagnon et seule sa tête dépassait de sa cachette. Intrigué et curieux mais timide, Toi laissa échapper une trille courte mais expressive, interrogatrice.

Levant les yeux au ciel devant le manège de Toi, Killian attrapa l’animal, le souleva sans ménagement et le déposa à proximité de l’autre animal à plumes. Trahi, Toi émit un son outragé mais resta figé sur place.

A charge de revanche, mon vieux. Ne crois pas que j’ai oublié ton sale petit coup de ce matin.

Entre temps, Ashena était revenue à sa tâche principale et actuellement en train de s’occuper du poignet de la Lame. Une torsion légère, afin de prendre connaissance de l’étendue des dégâts, fit froncer le nez à Killian mais il lissa toute expression, par pur réflexe, lorsque la guérisseuse planta son regard dans le sien. Une réaction instinctive, trop rapide pour être contenue, trop instantanée pour être réprimée. Non pas que Killian ne soit pas habitué à ce que son visage réalise une étonnante gymnastique sans qu’il soit en contrôle de ses expressions. Son lui d’avant semblait apparemment maître dans l’art de passer de toute sorte d’expression à l’impassibilité la plus totale en un clin d’oeil.

Killian grimaça néanmoins ostensiblement à la mention de deux semaines complètes sans se servir de son poignet. Conscient que la question était importante, il y accorda une réelle réflexion. Après une poignée de secondes, il secoua la tête, honnête.

De ce que je sais, je suis susceptible de suivre la prescription à la lettre mais je ne peux pas en être entièrement sûr.

Les deux semaines, bien que profondément contrariantes, créeraient déjà chez lui un sentiment d’importance et le besoin de les suivre et de s’y conformer. Les articulations, pensa-t-il avec un léger froncement de sourcils, étaient importantes et le poignet d’autant plus. Surtout compte tenu de son métier et du plaisir qu’il ressentait à tenir une lame et à la manipuler. S’il devait un jour être incapable de refermer ses doigts sur la poignée d’une dague ou d’une épée et de la tenir fermement et efficacement, il s’en voudrait pour le restant de son existence.

Faites pour le mieux, ce qui est susceptible d’obtenir les meilleurs résultats. Tout conseils ou recommandations sont les bienvenus également,” ajouta-t-il avec un regard attentif.

Peut-être qu’il s’était un jour démis l’épaule, peut-être qu’il s’était déjà foulé le poignet par le passé, mais étant dans l’incapacité de se souvenir des détails, il préférait s’en remettre à la professionnelle qui se tenait à ses côtés.
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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Sam 18 Aoû - 17:54

Abords d’Albatra, Duché de Marvier — 21 Hirlune 1099


« Je suppose que non. »

  La réponse, laconique et évasive, intrigue la guérisseuse. La plupart des gens auraient confirmé ou infirmé sa présomption, même brièvement, voire n’auraient tout simplement pas réagi. Elle ne relève pourtant pas, ignorant s’il s’agit d’une volonté de ne pas répondre ou d’autre chose. Elle se contente de noter mentalement l’information — ou l’absence d’information, en l’occurrence — sans chercher à en savoir plus ni à réfléchir à la question. Pour le moment.

  Les soins les plus urgents terminés, elle s’autorise un instant de pause pour observer les deux griffolets en train de faire connaissance — du moins, l’une tentant de faire connaissance avec l’autre, sans grand succès… La réponse bougonne de son interlocuteur tire un sourire amusé à la jeune femme, qui invite du geste sa griffolette à s’approcher davantage pour faciliter les présentations.

« Comment il s’appelle ? »

  Le petit animal, bien que manifestement curieux, ne semble pas enhardi par la proximité de sa congénère et son humain, moins délicat que son homologue, n’hésite pas à l’attraper pour le poser directement à côté de la griffolette. Mélodie ne s’offusque de toute évidence aucunement des détails de cette approche et sautille de joie, piaillant amicalement à l’intention du mâle avant de pencher la tête vers lui d’un air interrogateur.

  Pendant ce temps,  la guérisseuse est retournée à son travail, s’intéressant au poignet foulé de son patient. Son brusque et immédiat changement d’expression, au moment où elle relève les yeux sur lui, ne lui échappe pas et, bien qu’assez impressionnant — peu de personnes sont capables de faire preuve d’autant de maîtrise, elle est bien placée pour le savoir — elle enregistre encore une fois l’information sans la commenter, se contentant de poser sa question comme si de rien n’était.

  Il ne cherche cette fois pas à contenir la grimace déclenchée par son diagnostic, et dont elle devine aisément la raison, mais il prend le temps de réfléchir à la question avant de donner sa réponse, ce qu’elle apprécie bien plus qu’une acceptation inconsidérée. Il lui répond également avec davantage d’honnêteté que n’en montrent la plupart de ses patients et, pour autant qu’elle puisse en juger, avec sincérité. Son regard attentif et sa dernière remarque achève de la convaincre de sa bonne volonté : il ne se tiendra peut-être pas à une immobilité parfaite — aucun patient ne s’y tient jamais — mais il lui semble vouloir vraiment faire au mieux pour guérir dans les meilleures conditions, et c’est tout ce qu’elle attend de lui.

  Après un hochement de tête approbateur, elle sort de son sac un rouleau de tissu coupé en bande assez fine, en coupe la longueur qu’elle juge adéquate à l’aide d’un petit canif, et entreprend de poser un bandage assez serré. Tout en travaillant, elle donne ses explications comme elle en a l’habitude, avec le même ton bienveillant.

« C’est une petite foulure, un bandage simple devrait suffire ; ce sera plus confortable et plus agréable pour vous. Mais si vous vous rendez compte que vous n’arrivez pas à vous retenir d’utiliser ce poignet, n’hésitez pas à aller vous faire poser une attelle — vous avez sûrement une infirmerie ou quelque chose d’approchant dans votre caserne ? Gardez le au repos le plus possible ; ça veut dire pas de corvée de patates, pas d’entraînement, évidemment aucune charge lourde — d’ailleurs idéalement pas de charge du tout — pas de longue lettre enflammée à votre fiancée… Tenez-vous-en au strict minimum. Autant que possible, faites refaire le bandage tous les deux jours, ou plus souvent si vous sentez qu’il se détend. Le bandage doit être assez serré pour limitez vos mouvements, mais surtout ne jamais gêner la circulation du sang. Si vous sentez que vous avez des fourmis dans les doigts ou que votre main s’engourdit, n’hésitez pas à le retirer et à le faire refaire. Ce dernier conseil ne devrait pas être nécessaire s’il est fait par un soigneur ou une personne habituée aux soins, mais elle présume que la vie de garde peut le mener à faire changer son bandage par un collègue moins au fait de ces choses, et il vaut mieux prévenir que guérir. Vous êtes droitier ? »

  La question peut sembler insignifiante, mais elle a en réalité son importance quant à sa capacité à tenir ses résolutions : s’il a l’habitude de tout faire de la main droite, il lui sera plus difficile de ne pas s’en servir du tout. Elle présume que c’est le cas, parce que c’est le plus courant et qu’elle sait d’expérience qu’on a plus souvent tendance à se blesser du côté de sa main directrice lorsqu’on tombe, mais sait-on jamais.

  Le temps de donner ses conseils, elle a terminé son ouvrage, et y appose un nœud solide avec l’habileté que procure l’expérience avant de ramener son regard dans le sien.

« Remuez les doigts pour voir ? »

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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Ven 24 Aoû - 18:30

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra



La question concernant le nom du griffolet créa un instant de flottement de la part de Killian. Ouvrant la bouche pour répondre, il se sentit rougir et détourna le regard. Se frottant le côté du nez, il se demanda pendant un instant comment elle allait réagir à la réponse qui n’allait pas tarder. Liam n’en pouvait plus de rire à ce sujet. Dès que quelqu’un demandait à Killian le nom de son compagnon à plumes, le patrouilleur cavalait presque jusqu’à se tenir juste derrière son cadet pour pouvoir assister à la réaction de l’interlocuteur de Killian une fois la réponse donnée. Chaque fois, Killian pouvait presque sentir l’anticipation de gamin qui émanait de celui qu’il pouvait probablement considérer comme son plus proche ami.

Liam, en l’occurrence, n’était pas présent et Killian leva les yeux vers Ashena, la regardant à travers ses cils, et sourit, l’air un peu joueur, un peu timide, un peu incertain.

Toi. Son nom est Toi,” répondit-il, attendant patiemment une réaction. Le nom de Toi ne manquait jamais d’en créer une, qu’il s’agisse de moquerie, d’incompréhension, d’incrédulité ou de franc amusement. Une véritable palette pouvait s’ouvrir, telle un éventail, à la découverte du nom du griffolet. “Et la votre ?

A l’expression de la jeune femme lorsqu’il eut délivré sa réponse concernant l’usage de son poignet, Killian eut le sentiment satisfaisant d’avoir donné la bonne. Il la regarda faire tandis qu’elle farfouillait dans ses affaires et en sortait un bandage déjà prêt à l’emploi, dont elle eut juste à couper la longueur adaptée.
Avec des gestes précis et efficaces, elle enroula la bande autour de son poignet, les doigts fermes et agiles de la guérisseuse le maintenant en place avec l’efficacité de l’habitude. Attentif, il hocha la tête à mesure qu’Ashena lui dévoilait les bons gestes à avoir, les bons réflexes à conserver tout au long de la guérison afin de garantir un résultat optimal. Il songea qu’il y avait effectivement des guérisseurs dans chaque caserne et généralement au moins une Lame dans chaque groupe assez large pour en avoir besoin ayant connaissance des bases. Peut-être Killian devrait-il s’y intéresser. Qui pouvait dire quand Liam ou quiconque dans l’équipe actuelle de Killian et celles à venir aurait besoin de quelqu’un ayant les connaissances requises pouvant leur sauver la vie ? Un minimum ne pouvait pas faire de mal, bien au contraire.

A côté d’eux, Toi s’était trouvé une once de courage - et probablement décidé que Killian ne perdait rien pour attendre - et s’était approché de sa congénère, la tête inclinée en signe de curiosité. Il gazouillait gentiment, écartant légèrement les ailes jusqu’à effleurer celles de la griffolette, sautillant légèrement d’un côté et de l’autre comme un moineau curieux, la tête inclinée. Sa patte arrière manquante n’était qu’une marque physique, qu’un élément qu’on ne remarquait que lorsqu’on avait l’élément sous le nez, Toi se débrouillait à merveille sans sa patte manquante. Seule sa faculté à s’agripper aux surfaces était affectée, le rendant peut-être plus sensible aux fortes bourrasques mais en cas de changement de temps, le volatil trouvait toujours son chemin jusqu’à Killian, se réfugiant dans les bras forts et protecteurs de la Lame.

La mention d’une fiancée et de lettres enflammées ramenèrent au premier plan les pensées concernant une éventuelle vie de famille. Il ne portait aucun bracelet d’engagements ce qui pouvait indiquer le contraire mais c’était bien le problème. Il ne pouvait être sûr de rien et ce n’était qu’une question au milieu d’une myriade d’autres. Il ne releva pourtant pas et ne dit rien, se contentant d’acquiescer, l’air attentif et concentré. L’aisance avec laquelle il était en mesure de retenir les informations qu’il se donnait la peine de mémoriser ne cessera probablement jamais de l’étonner.

A la question posée, Killian réalisa qu’il ne s’était jamais interrogé sur le sujet, se contentant d’assumer qu’il était droitier. Son premier réflexe, au réveil, avait été de se servir de sa main droite, cela ne pouvait signifier qu’une chose : il était droitier.
Affichant plus de certitude qu’il n’en ressentait, Killian hocha la tête :

En effet.

« Tout porte à le croire, en tout cas » pensa-t-il avec un discret froncement de sourcils. A la demande de la guérisseuse, il remua les doigts, notant la manière dont le bandage compressait son poignet sans pour autant réduire la circulation sanguine. Il le sentait maintenu, fermement et efficacement, mais pas de façon pénible ou douloureuse. Pour sûr, le pression le rappelerait à l’ordre si jamais il tentait de se servir de l’articulation. La douleur également, sans doute.

Vous vous baladez souvent avec l’équipement nécessaire pour traiter d’éventuels blessés ?” Avec un haussement de sourcils, il ajouta : “Puis-je également m’enquérir de ce que vous faisiez ici ? Seule ? Non pas qu’il y ai tant de brigands que ça dans les parages mais ce n’est jamais bien sûr de se balader en forêt sans aide. Outre le genre humain, la faune n’est pas toujours ce qu’il y a de plus tendre.

Il repensa avec une pointe soucieuse au petit canif qu’elle avait employé pour découper le bandage. Ce n’était définitivement pas suffisant pour se défendre en cas d’attaque, peu importait sa provenance.

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Désolé pour le temps qu'il m'a fallu pour répondre ! ><
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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Mar 28 Aoû - 14:41

Abords d’Albatra, Duché de Marvier — 21 Hirlune 1099


  La révélation du nom du griffolet tire à Ash un rire amusé, mais aucunement moqueur, alors qu’elle commente joyeusement :

« C’est original ! Il n’y a pas trop de confusion quand vous l’appelez ou lui parlez ? »

  Le ton de la question est gentiment malicieux ; même si elle imagine sans mal des situations où le quiproquo pourrait s’avérer gênant, elle se figure que la Lame n’aurait pas trop de mal à s’en sortir dans le pire des cas. En tous les cas, elle est à peu près sûre de n’avoir jamais croisé aucun animal portant ce nom avant. Quand le garde lui retourne sa question, elle lui répond avec un petit sourire.

« En ce qui me concerne je n’ai pas fait dans l’originalité, j’en ai peur. Elle s’appelle Mélodie. »

  Comme pour justifier son nom — ou peut-être simplement parce qu’elle a entendu qu’on parlait d’elle — la griffolette se détourne brièvement de l’objet de sa curiosité pour lancer aux deux humains un regard intéressé accompagné d’un gazouillis à la fois musical et interrogateur. Elle se désintéresse toutefois bien vite d’eux lorsque son congénère daigne lui montrer enfin un peu d’intérêt.

  Le soldat ne commente ni ne réagit pas à sa liste d’instructions, si ce n’est pour répondre brièvement à sa question, mais l’air concentré qu’il a affiché pendant qu’elle parlait lui suffit pour considérer qu’il a écouté et mémorisé ses conseils avec suffisamment d’attention.

  Quand il obtempère à sa requête, elle observe attentivement les mouvements de ses doigts, avant de hocher la tête avec satisfaction : son bandage est assez serré pour maintenir son poignet, sans pour autant gêner les mouvements de sa main, ni couper sa circulation ; exactement ce qu’il faut.

  Elle range son matériel dans son sac, lorsque le garde lui fait relever la tête en prenant la parole.

« Presque toujours avec le minimum, oui. On ne sait jamais, mieux vaut être préparée. La preuve ! ajoute-t-elle avec un sourire en le désignant d’un geste. »

  À la suite de ses paroles, elle l’observe d’abord en clignant des yeux, l’air perplexe, comme si l’idée ne lui était jamais venue à l’esprit. Puis, revenant mentalement à la formulation de la question qu’il a posée, un sourire joueur se dessine sur ses lèvres, tandis qu’elle répond d’une voix taquine :

« Je viens régulièrement par ici cueillir des plantes dont je me sers pour mon travail. Pourquoi, est-ce que vous me soupçonnez toujours d’avoir orchestré votre chute ? Vais-je avoir besoin d’un alibi, officier ? Consciente qu’il n’a posé la question que par inquiétude pour elle, elle précise avec un ton plus sérieux, mais sans perdre son sourire : Nous sommes encore assez près de la ville, et je reste toujours en vue de la route pour ne pas risquer de me perdre, les bêtes ne s’aventurent pas jusque-là, du moins pas les plus dangereuses. En tout cas, je viens ici régulièrement depuis plusieurs années, et je n’ai jamais rien croisé de plus dangereux qu’une mouffette. Néanmoins soucieuse de rassurer le soldat, dont elle apprécie la sollicitude, elle ajoute d’un ton léger : Et si jamais par malheur je finissais tout de même par faire une mauvaise rencontre, Mélodie peut aller chercher du secours aussi vite que le vent ! Poussée par la curiosité, elle ajoute : Et vous au fait, qu’est-ce qui vous amène dans cette dangereuse forêt ? Étiez-vous lancé à la poursuite d’un dangereux criminel que vous avez juré de tout faire pour arrêter ? »

  Laissant le temps à son interlocuteur de lui répondre — ou pas — elle plonge à nouveau dans son sac à malices, elle y fouille quelques instants avant d’en ressortir deux petits pots en métal, chacun tenant dans la paume de la main. Elle les tend à Killian, affichant toujours son sourire avenant.

« Je pense avoir fini de vous torturer pour le moment, mais je peux vous laisser ça pour vos égratignures aux mains et vos contusions. Sauf si ça risque de me faire soupçonnée de corruption et de m’attirer des ennuis… »

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Aucun lancer effectuéJ’avais pas d’idée pour le duo de griffolets alors je te laisse les gérer xD
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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Jeu 20 Sep - 21:56

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra



A la question d’Ashena, Killian esquissa une grimace éloquente. Non, les erreurs n’étaient pas fréquentes mais elles étaient bien trop nombreuses à son goût. Trop souvent les gens se retournaient en pensant qu’il s’adressait à eux et ce qui commençait avec une simple curiosité pouvait prendre tant et tellement de chemins différents que Killian en était venu à redouter le moment où il aurait à appeler son compagnon à plumes. Certains citoyens se fichaient comme d’une guigne d’être interpellé par une Lame de Saphir, d’autres paniquaient ce qui obligeait Killian à les rassurer - et pouvait prendre un petit moment, durant lequel Liam se marrait comme l’adulte responsable qu’il était. Certains, outrés d’être interpellé de la sorte, débutaient le genre de tirade que Killian avait fini par prendre en horreur.

Ca arrive”, admit-il avec un léger hochement de tête et un sourire penaud.

L’amusement de la jeune femme était contagieux et Killian se surprit à trouver la situation plus amusante qu’embarrassante. Plus détendu, également, ce qui restait une agréable surprise.
Le nom de la griffolette tire un sourire amusé et doux à la Lame tandis qu’il baisse les yeux vers les petits animaux occupés à faire connaissance. Toi, apparemment plus franc et courageux avec le genre humain qu’avec le sien, commençait tout doucement à se détendre et à s’exprimer, la prudence s’effaçant peu à peu au profit d’une certaine aisance. Il s’exprimait et bougeait avec son habituelle exubérance, loin de l’immobilité incertaine qu’il avait adoptée au tout début.

Son inquiétude, en revanche, semble susciter dans un premier temps de la perplexité avant que cette dernière ne se change en une forme d’amusement - ce qui semblait de plus en plus être une habitude chez la jeune femme. Un élément que Killian trouvait de plus en plus sympathique et dont il regrettait déjà la perte quand viendrait le temps de se séparer.
A la question malicieuse de la guérisseuse, Killian émit un son amusé, les yeux brillant d’amusement et un sourire courbant le coin de ses lèvres. Il ne nia cependant pas la possibilité, trouvant la situation plus que cocasse.
La mention de la proximité de la ville tira un hochement de tête de la part du garde. Il n’était pas exactement familier avec le Marvier et encore moins avec cette partie autour d’Albatra. Il ignorait exactement à quel point la capitale était proche, il se contentait donc de la croire sur parole. Il verrait bien par lui-même lorsqu’il se remettrait en route pour la caserne.

Une partie de lui souffla que, bien que proche de la cité, l’endroit était assez désert pour que de noirs desseins puissent prendre place. Une personne esseulée était une proie idéale pour des brigands, des voleurs et autres personnes peu recommandable. Lui-même, pensa-t-il avec une once de dégoût, trouvait l’endroit idéal. Avec un peu de travail et en déplaçant le corps, il pouvait s’écouler des mois avant que le corps ne soit retrouvé. S’il était un jour retrouvé.
Avec un tel esprit il n’était pas surprenant qu’il soit constamment inquiet pour la sécurité des citoyens. Il voyait le mal partout… et plus particulièrement le genre de mal qu’il pouvait commettre. Un atout, d’une certaine façon, mais également une véritable malédiction quand Killian en venait à penser aux implications de telles pensées.
Les mots rassurants de la jeune femme ne firent rien pour apaiser les craintes de Killian. Il se contenta néanmoins de hausser un sourcil à l’attention d’Ashena. La quantité de choses qui pouvait arriver pendant que Mélodie allait chercher de l’aide était horrifiante et il espérait réellement que la jeune femme en avait conscience. Griffolets volaient vite mais définitivement pas assez pour sauver une vie, situations particulières exceptées.

La question posée, en revanche, effaça toute expression sceptique du visage de Killian au profit d’un son amusé.

Rien d’aussi excitant,” dit-il en secouant la tête. Il n'aurait également jamais perdu autant de temps à discuter et se faire soigner dans une telle situation. Chute ou non, il se serait probablement relevé dans la seconde et parti à la recherche du criminel. “Si j’avais juré une telle chose, nous ne serions probablement pas en train de parler.

Il considéra les deux pots que la guérisseuse lui tendait et haussa les sourcils :

Seulement si vous m’autorisez à vous payer en échange. J’imagine qu’il vous a fallu du temps et de la patience pour récolter les plantes nécessaires à la préparation, sans compter la préparation elle-même et les contenants.

D’ordinaire, il n’aurait probablement pas parlé autant mais il avait comme l’impression que la guérisseuse était susceptible de lui donner un léger fil à retordre en ce qui concernait l’argent. Bien sûr il pouvait se tromper mais les tâches de sang qu’il pouvait deviner sur la cape qu’elle avait si gentiment utilisé et la désinvolture avec laquelle elle avait balayé ses arguments concernant le sang en question en disait long.

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J'espère que c'est tout bon !
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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Dim 23 Sep - 22:47

Abords d’Albatra, Duché de Marvier — 21 Hirlune 1099


  La grimace évocatrice qu’affiche le Garde suffit à répondre à la question de la guérisseuse concernant le nom de son griffolet. Elle n’insiste pas davantage, devinant que les situations en question ne sont pas forcément les plus agréables à se remémorer pour le concerné, et se contente de hocher la tête lorsqu’il répond de vive voix, bien que son sourire prenne un pli légèrement plus amusé.
  L’intéressé, pour sa part, semble enfin se détendre un peu, pour le plus grand plaisir de Mélodie, qui entreprend de le picorer gentiment tout en sautillant de joie, heureuse de s’être fait un nouvel ami et cherchant manifestement à l’inciter à jouer avec elle.

  Le soldat ne semble guère convaincu par les explications fort sensées de la jeune femme, comme en témoigne son sourcil haussé. Il n’insiste cependant pas, et elle ne cherche pas à le rassurer davantage, se contentant de hausser les épaules nonchalamment. Sa sollicitude est touchante, mais elle ne peut guère lui expliquer qu’il en faut beaucoup pour la surprendre, qu’elle a passé la majeure partie de sa vie à s’entraîner à se défendre et à s’esquiver, et qu’elle est probablement l’une des choses les plus dangereuses de cette forêt, en réalité.
  De toute manière, il semble assez vite oublier son inquiétude quand elle lui retourne sa question, et elle se prend au jeu de lui répliquer d’un ton mutin :

« Et alors tout mon plan machiavélique pour m’accaparer une Lame de Saphir aurait été ruiné en un instant. Tant mieux pour moi, donc. Et aussi pour vous, qui n’auriez pas pu bénéficier de mes soins attentifs, ni de ma délicieuse conversation. »

  La réponse, parfaitement sérieuse, qu’il fait à son offre lui tire un haussement de sourcils surpris, avant qu’elle ne retrouve son air amusé et semble même se retenir de pouffer de rire. Rapidement, son visage prend pourtant une mine sérieuse alors qu’elle reprend la parole.

« Vous pouvez garder un secret ? Elle lance un regard suspicieux à droite et à gauche avant de se pencher vers lui comme pour éviter que des oreilles indiscrètes ne surprenne ses propos, bien qu’ils soient très manifestement seuls au milieu de nulle part, avant de reprendre à mi-voix d’un ton comploteur : Ce n’est pas moi qui les fabrique. Je les achète par lot de douze à un apothicaire, tellement souvent qu’il m’en offre régulièrement un ou deux pots pour la route. »

  Après quoi elle se recule, plaçant un doigt en travers de ses lèvres avec un haussement de sourcils éloquent. Malgré sa mise en scène théâtrale, ce n’est d’ailleurs que la pure vérité : s’il est vrai qu’elle prépare régulièrement des mélanges et remèdes — ou autres… — dont elle peut avoir des besoins spécifiques, ceux qu’elle lui propose sont d’un usage tellement courant qu’elle ne se fatigue pas à les faire elle-même — sans quoi elle n’aurait plus de temps pour rien. Ce sont simplement des fournitures de base que tout guérisseur se doit d’avoir sur lui, à ses yeux ce serait comme de lui faire payer le bandage qu’elle lui a mis au poignet…

  Devinant pourtant qu’il ne la laissera pas s’en tirer aussi facilement, elle ajoute, cette fois de sa voix normale, retrouvant petit à petit son sourire amusé :

« Sincèrement, ça ne me coûte quasiment rien, je m’en voudrais de vous faire payer pour ça. Mais si vous y tenez, disons que vous me devrez un service ? Il paraît que c’est très profitable d’avoir des faveurs à réclamer auprès de gens hauts placés. »

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Aucun lancer effectuéJ’ai l’impression de ne pas te donner beaucoup de matière, désolée… N’hésite pas à me dire si tu as le moindre souci avec ma réponse o/



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MessageSujet: Re: [21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)   Dim 23 Sep - 23:38

Le 21 Hirlune 1099 - une forêt proche d'Albatra



La première réplique de la guérisseuse tira un souffle amusé à la Lame de Saphir qui, un peu perdue au milieu de tous ces retournements de situation, sentait pourtant son visage s’éclairer avec une rare aisance. Ashena ne ressemblait à personne qu’il ait rencontré jusqu’à présent, légère et vive comme le vent, il était incapable de prédire la manière dont elle réagirait. Chacune de ses réponses, depuis le début, sortait tellement des sentiers auxquels il était habitué que Killian en venait à attendre celle-ci avec curiosité. Une curiosité qui, par ailleurs, ne cessait de croître avec la vigueur de braises attisées par un souffle de vent nouveau. Liam était amusant à sa façon, à titiller Killian et à lui chatouiller les côtes dès qu’il en avait l’occasion, il avait l’humour piquant et les yeux qui pétillaient. Il était une des rares personnes avec ce genre de personnalité et Killian se retrouvait avec une soif intarissable, celle de rester à proximité et de s’abreuver de cette fraîcheur qu’il découvrait à peine.

Il sourit et leva les yeux au ciel avec un haussement d’épaules. Le tiraillement que cela occasionna le fit sourciller mais il ne broncha pas, les lèvres toujours courbées gentiment.

Et, non contente de vous emparer de l’attention d’une Lame, vous avez l’incomparable chance de tomber sur la plus belle Lame du coin,” ajouta-t-il avec un geste qui englobait sa personne et un clin d’oeil complice, presque chafouin. Au moins autant que Killian pouvait l’être.

Son regard tomba sur le petit pot qu’elle lui tendait et le jeune homme, dans son désir d’être le plus juste et, surtout, le plus honnête, en oublia à qui il avait à faire.
L’expression sérieuse trahie par l’éclat malicieux de son regard, la jeune femme se pencha vers lui avec l’air d’une conspiratrice et Killian fronça les sourcils, déconcerté. L’attitude et les paroles ne font qu’accentuer sa confusion mais il resta parfaitement immobile alors qu’elle délivrait son terrible secret.

Sérieux bien trop souvent au goût de ses compagnons, Killian n’en était pas moins conscient lorsqu’on s’en amusait et lorsqu’elle eut finit de délivrer son secret, Killian plissa le nez. Il n’était pas agacé ou même irrité mais s’il avait connu Ashena depuis plus longtemps que ce n’était le cas, il serait probablement en train de trouver un moyen tordu de se venger. En toute gentillesse et amitié, évidemment. Bien que le sens relationnel de Killian semblait parfois un peu distordu et étrange pour ses proches. L’amusement était clair mais il n’en tirait pas moins une mine pincée pour la forme.

Cependant lorsqu’elle reprit la parole, la seule mention d’un service lui fit plisser les yeux et la bonhomie déserta entièrement son visage. Ne restait que l’étirement léger d’un coin de ses lèvres, un sourire dont la chaleur n’avait rien à voir avec ce qu’elle pouvait être un bref instant auparavant.
La vitesse à laquelle la multitude de possibilités lui vint à l’esprit fut étourdissante. Cette fois, il prit fois au sérieux l’éventualité d’un piège destiné à mener à ce service si innocemment proposé mais il la repoussa tout en la gardant à l’esprit. Il y avait trop d’inconnus, trop de variables, pour qu’une telle manipulation soit réalisable. A moins de l’avoir espionné pour un long moment, personne n’aurait été en mesure de préparer une telle machination. D’autant qu’il n’était un cadet sans poids dans la Garde de Saphir, à peine plus intéressant qu’un civil standard. Il récurait les armures, portait les messages et observait, rien de bien folichon. Rien qui puisse présenter le moindre intérêt.
Par ailleurs, si quelqu’un l’avait espionné, il l’aurait certainement su, avec une exactitude quasi instantanée.

La tête toujours pleine de questions et d’incertitudes, un coeur froid et dur comme l’acier s’étant formé dans sa poitrine, Killian la considéra attentivement.

On peut se mettre d’accord sur un service,” approuva-t-il lentement, “mais seulement dans un cadre civil et neutre. Je ne suis qu’un cadet,” révéla-t-il en guettant ses réactions, l’air de rien, “vous pouvez mieux faire que ça si vous cherchez réellement des gens haut placés. Mais si un jour vous avez besoin d’aide ou de conseil, je ferais ce qui est en mon pouvoir pour vous apporter ce dont vous avez besoin. Cela vous convient-il ?

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Ta réponse était idéale et j'ai bien ris en la lisant ! <3 J'espère, en échange, que la mienne te conviendra x).
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[21 Hirlune 1099] Battre le pavé (de rumsteak)
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