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 [9 CELLUNE 1100] LA CHAÎNE ALIMENTAIRE

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Ludivine Permont

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MessageSujet: [9 CELLUNE 1100] LA CHAÎNE ALIMENTAIRE   Jeu 10 Jan - 16:03

Un 9 Cellune dans les bois avoisinants Lackness

C’est une suite d'événements fâcheux qui l'ont menée à Creux-lac, cette portion de pays où elle n’avait plus mis les pieds depuis longtemps, et par choix. Le retour à Borderoc avait d’abord été houleux, ses employeurs habituels s’étaient montré au mieux désintéressés par ses services, au pire démesurément agressifs devant son insistance. Il n’avait pas cessé de pleuvoir. Elle avait volé sa pitance sur un étal et on l’avait vu. Elle s’était prise une correction qui lui laissait encore, en haut de l’oeil gauche, une arcade blanche et fendue. Quand un bon samaritain lui avait proposé de faire la route avec lui vers le sud, le choix avait été impulsif. Il transportait du sel.

Dans ce duché-ci, la vie semblait plus douce mais elle n'était, pour qui connaît la constance d’une vie nomade, qu’une illusion bien construite par l’air affable des badeaux pas moins pointilleux de leur lieutons et l’herbe tendre qui, à défaut d’être comestible, faisait un lit d’appoint pour les siestes éclairs en plein air.

« Vous êtes certaine de vouloir descendre ici ? Lackness n’est plus très loin, je peux vous y mener. »

Il y a des gens tellement serviables qu’ils effraient Ludivine. L’homme a arrêté sa charrette, il attend, pendant que la brune descend en s’appuyant sur l’essieu de la roue. Elle replace le carré de fourrure qu’elle porte toujours à son cou.

« Merci, mais ici, c’est très bien. »

Ils sont dans une éclaircie ; plus loin, la forêt redouble d’épaisseur. Le charretier fait un petit geste du menton vers elle pour désigner son accoutrement - elle porte de ces pantalons d’homme en toile brune qui commencent à être chaud pour la saison, une chemise foncée qui attire les rayons du soleil.

« C’est vous qui voyez, vous pourriez vous acheter quelque chose de plus léger en ville. Le printemps est plus doux à Creux-Lac qu’au nord du Garvorn, vous savez. Un robe, peut-être ? »

C’est une tentative gentille, sans arrière-pensées. Pourtant, elle lui vaut un regard noir. L’homme s’empourpre d’embarras et Ludivine agrippe sa besace avant de la lancer d’un geste vif sur son épaule.

« Je vous souhaite bonne route » que ça crache avec énérvement avant de s’éloigner d’une démarche beaucoup moins chaloupé qu’à l’arrivée.

Le bois l’avale. Elle connaît bien cet endroit, plus feuillus et racineux qu’au nord. Ludivine a choisi de s’accorder quelques jours de retraite hors civilisation ; faire des courbettes pour obtenir un bout de pain commence à l’épuiser. Elle a décidé de rejoindre Lackness à pied quand le coeur lui en dira car comme l’a mentionné le charretier, ce n’est plus très loin. Le jour se réchauffe, l’oblige à rouler les manches de sa chemise. Elle pose deux collets à lièvre dans la première demie-heure, déniche des framboisiers qui commencent tout juste à produire des fruits roses et une rigole claire qui chemine entre les cavités d’un éboulis naturel de roches verdis par la mousse. L’endroit semble construit de toute pièce pour accueillir sa décision de profiter de la forêt. Enhardie par le bon déroulement des choses, Ludivine décide d’agrandir le cercle de son repérage ; ses doigts traînent avec paresse sur les troncs d'arbres qu’elle croise jusqu’à ce que leur pulpe se heurte à des entailles profondes dans l’écorce qui ont laissé s’échapper la sève.

Ça ne ressemble pas au travail d'un ours, ni à un marquage de territoire quelconque. La sève est encore liquide et fraîche, elle gomme ses ongles. La jeune femme s’éloigne en faisant un tour sur elle-même, tombe sur des mottes de terre retournée et, avant qu’elle n’ait pu se dresser un portrait de ce qui s’est déroulé ici un peu plus tôt, ses talons percutent une masse dure à moitié affaissée dans les fougères. Elle bascule et heurte le sol avec une exclamation de surprise, puis le regard fixe et vitreux d’une bête énorme lui arrache un cri avec suffisamment de coffre pour faire s’envoler une flopée d’oiseaux piailleurs.

Elle s’est éloignée avec rapidité en s’écorchant les coudes dans les branches, en poussant la terre de ses talons, mais la distance l’oblige à embrasser la scène du regard. C’est une griffière - elle est immobile, son pelage est assombris de sang par endroit. Ludivine se répète l’information deux fois plutôt qu’une : elle est morte. Elle est morte mais ses yeux sont ouverts. Il y a quelque chose sous elle. La jeune femme prend un moment à réagir même si elle discerne la masse d’un homme, trop sonnée pour bouger.

Puis tout ce fait très rapidement. Elle hoquète, se redresse en hâte en s’appuie de toute ses forces sur la carcasse de l’animal pour la faire basculer. La griffière roule sur le côté et Ludivine s’affale sur un torse humide qui se secoue sous un grognement brutal. Cette personne est vivante ! La jeune femme se rattrape avec maladresse en cherchant aussitôt le regard du blessé mais lorsqu’elle le trouve, elle n’a pas la réaction à laquelle on s’attend des renforts.

Lui.

Ludivine saute sur ses pieds, plus réactive encore qu’à la découverte du félin. Son coeur repart de plus belle, claquant dans sa poitrine comme le tonnerre d’un cheval lancé au grand galop. Elle dévisage Ilclaste, les mains engourdies, figée comme les arbres autour. d'eux Pars, laisse-le là.

On dirait qu’elle attend qu’il lui parle. Qu’il lui prouve qu’il est incapable de se redresser pour se lancer à sa poursuite. Qu’il lui montre qu’il est assez mourant, suffisamment mourant pour qu’elle daigne penser à lui venir en aide. Le carré de fourrure pend hors de la chemise avec arrogance.

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Informations sur le personnage :
➔Né le 10 Allune 1063 (37 ans)
➔Natif du Gravorn
➔Résident du Creux-lac
➔Souffre de stress post-traumatique après son séjour à Vissomort

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➔Ilclaste a obtenu un succès dès de transcendance, mais je garde ça au chaud et pour le moment il est toujours éveillé.

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MessageSujet: Re: [9 CELLUNE 1100] LA CHAÎNE ALIMENTAIRE   Sam 12 Jan - 9:50

Il était une fois un 9 Cellune 1100 paumé dans un bois du Creux-lac, proche de Lackness Information hors-RP : Tu peux considérer dans ton post que "Louve" parviens à le désarmer rapidement vu son état xD
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La torpeur étreint son être. Un calme, comme après une tempête. Un rien honteusement rassurant après une bataille furieuse. Un rien reposant qui, brutalement, se brise. La bulle de tranquillité éclate.

L'esprit d'Ilclaste émerge, comme un poisson jaillit de l'eau. L'instant est désagréable... Trop d'informations, de questions l'assaillent : Où je suis ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Putain j'ai mal ! On est dans un forêt non ? Bordel de merde... j'ai vraiment mal ! J'suis mort ? Ça pue le sang... T'es qui ? Attend, mais J'te connais !!!

Les souvenirs peinent à remonter... La vie n'aime pas se rappeler qu'elle a frôlé la mort, pas plus que les Dieux l'ont abandonnée.

Alors, dans l'esprit d'Ilclaste, une brume épaisse empâte ses pensées. Il ne se souvient même plus le nom de sa mère... Attendez ! ça il l'a jamais su en fait ! Ceci explique cela.

Bouge !

S'ordonne-t-il avec l'espoir naïf que bouger veut dire vivre. Si tu y arrives, c'est que c'est pas si grave... Alors il ordonne à ses muscles de bouger.
C'est la catastrophe. Un florilège de douleurs se réveillent. Il pousse un râle, qui ressemble à s'y méprendre à un juron.

Les souvenirs reviennent... La griffière : elle lui a fauché le mollet alors qu'il prenait la fuite. Les griffes ont entaillé sa botte, qui a empêché les plus gros dommages, mais le mollet droit a quand même été touché.

Il s'en est pas rendu compte de suite, parce que la griffière lui a sauté dessus, la pute. Il s'est retourné à temps, et c'est dans son torse qu'elle a planté ses épieux antérieurs. Alors, il l'a poignardé. Comme un dément, il a enfoncé sa lame, encore et encore... La griffière n'est pas morte sur le coups. Elle a eu le temps de lui chopper le bras...
Pour qu'elle lâche, il n'a pas réfléchi, et lui à collé un coup de boule. Elle a été assez surprise pour lâcher et lui a continué à la poignarder, même après qu'elle soit morte. Il l'a poignardé pour être sûr qu'elle se relèvera pas, jusqu'à ce qu'il tombe dans les vapes...
Maintenant, il est couvert de sang, du sien et de celui de la bête... L'odeur ferreuse qui émane de lui, aussi désagréable soit-elle, a au moins l’avantage de masquer celui de la pisse qui lui a trempé les chausses au moment où il a vraiment cru qu'il allait y passer... On ne voit même plus la tâche : elle aussi est recouverte de sang.

Il a mal. Ok. Mais il FAUT qu'il bouge.

Il roule sur le côté, et se force à se redresser, en râlant comme un diable avec l’élégance d'un mourant qui émerge de sa tombe. Sa botte droite est éventrée, laissant apparaître le mollet qui n'est pas en meilleur état. Vacillant, incapable de s'appuyer sur cette jambe, Ilclaste s’effondra contre le tronc d'un arbre.
Les contusions causées par sa chute sont un moindre en mal en comparaison des plaies ouvertes qui lui décorent le torse... Sa chemise est foutue. Déchirée, imprégnée de sang, on a du mal à distinguer sa teinte crémeuse d'origine. Son bras droit souffre de la morsure, mais la blessure reste la moins impressionnante. Il n'a rien de cassé, c'est déjà ça.

Mais pour combien de temps ? Car la menace n'est pas passée : une Louve est venue reniflée son cadavre...

Il tourne son regard haineux vers elle, comme s'il s’apprêtait à l'affronter. Sa main est toujours verrouillée sur le poignard qui lui a servi à sauver sa peau contre la bête. Un poignard quelconque... Moins beau que celui que la Louve lui a volé... Moins tranchant aussi... S'il il l'avait eu à ce moment là, peut-être qu'il aurait tué la Griffière du premier coup ?

-Salut Louve... Tu venais piller les morts ? Dommage, parce que je crois qu'il va falloir que tu finisses le boulot si tu veux mes lieutons...
Glisse-t-il d'un ton caverneux gorgé de cynisme. Il sourit presque. Comme une provocation.      


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MessageSujet: Re: [9 CELLUNE 1100] LA CHAÎNE ALIMENTAIRE   Jeu 17 Jan - 2:59

Un 9 Cellune dans les bois avoisinants Lackness

Elle l’observe avec une panique qui n’est pas sans rappeler celle des bêtes sauvages qui, prises au dépourvu, ont momentanément oublié qu’elles possédaient une gueule capable de tuer. C’est en voyant plus clairement les blessures du chasseur que la jeune femme prend conscience de ses paumes moites ; le sang du blessé a taché ses paumes et un pan de sa chemise. Elle en perçoit l’odeur, désormais - le parfum ferreux de la défaite se mêle à l’essence des grands pins sombres, à la terre retournée. Échoué sur l’un des arbres massifs, le corps d’Ilclaste ressemble à un tronc solitaire qui se serait brisé après la tempête, mais que ses frères soutiennent. La forêt grince.

L’air hostile du blessé semble la surprendre. Elle feint un air interdit. Ses yeux gris s’immobilisent dans ceux du chasseur, figent l’orage sur une promesse muette de ne plus faire gronder les astres. La griffière est morte, ne devraient-ils pas tous deux cesser de chercher les monstres ?

Salut, Louve… sous le poids de son regard qui la juge comme s’il la voyait de l’intérieur, Ludivine sent ses nerfs prêts à se fendre. Le chasseur sait reconnaître l’animal, c’est ainsi qu’il survit. L’amorce d’une nausée s’installe derrière son coeur qui pompe trop fort. Tu venais piller les morts ?

Ilclaste aime beaucoup la rhétorique pour un homme qui ne se prétend pas être de lettres. Ludivine se sent piquée au vif par la question qui n’attend, de toute façon, aucune justification de sa part. C’est peut-être parce que le brun garde une langue bien acérée malgré sa chair en piteux état. Les souffrants devraient abandonner les traits d’esprit, ça donne envie d’abréger leurs souffrances. On ne peut pas rire avec eux.

« … Dommage, parce que je crois qu'il va falloir que tu finisses le boulot si tu veux mes lieutons… »

Il est gredin. Ludivine a presque envie de croire qu’il sourit, ou alors c’est l’ombre des branchages qui dessine sur sa mâchoire carrée les formes d’une moquerie. Ici, pas de bière pour redonner contenance, ou de conversations à mi-voix pour accueillir les confidences. Il n’y a que les oreilles du sous-bois, et elles écoutent absolument tout.

Ludivine est bloquée. Ses yeux ont du mal à ne pas tomber sur le poignard que tient le chasseur. Pas qu’elle craigne un geste brusque de sa part - étrangement, il ne lui vient pas un instant à l’esprit qu’il puisse essayer d’attenter à sa vie. Elle le sous-estime peut-être. Lui aussi. On dirait qu’il attend qu’elle le relance afin qu’il puisse déverser d’autre venin, s’offrir le luxe d’être désagréable pour extérioriser toute la pression qu’il a ressenti face à sa propre finalité qu’il vient d’éviter. Alors, elle sourit. C’est léger, pudique. Un peu sardonique, aussi. Comme une faveur, et le fond de ses iris luisent d’une arrière-pensée qu’elle ne divulguera pas.

« Je préférerais vous voler à nouveau vos fourrures, elles se sont très bien vendues la dernière fois. »

Les belles lèvres de la jeune femme forcent un rictus beaucoup trop tendre pour l’acidité de l’allusion. Puis, un peu plus de sérieux revient sur son visage, trahissant son appréhension. Elle fait un pas vers lui, l’attitude doucereuse comme celle qu’on a pour amadouer une monture qui rue. Le poignard qu’agrippe toujours solidement Ilclaste la dissuade cependant de chercher à s’approcher encore.

« Vous devez avoir un camp de chasse dans les parages, n’est-ce pas ? Vous ne pourrez pas atteindre la ville, pas dans cet état. Il faut vous soigner… »

Que de constats logiques. Toutefois, Ludivine sait d’expérience qu’il faut marteler la vérité à qui ne veut pas l’entendre, celle-ci étant, dans les circonstances, qu’elle est la seule personne habilitée des environs à panser ses plaies. Ludivine doute fortement qu’il y parvienne seul. Pour l’instant, ce qui le fait tenir sur ses jambes n’est que le résultat d’un savant dosage entre adrénaline, rancœur et déni.

« Voyez cela comme une façon de racheter ma dette. »

Elle s’approche encore, comme pour prévenir une chute éventuelle. La jeune femme n’essaie pas de se faire paraître plus avenante qu’elle ne l’est en réalité - ce serait une insulte à la perspicacité d’Ilclaste. Elle reconnaît déjà sa facilité à lire sur le visage des gens, sans toutefois être capable de déceler chaque intention. Sinon, il ne l’aurait pas laissée filer une première fois en le détroussant comme une vulgaire imbécile. Cette pensée lui donne brièvement envie de se moquer. Encore une fois, elle peut prétendre avoir le dessus sur cet homme qui, elle commence à le croire, est destiné à se mettre en travers de sa route.

Ou c’est elle qui se met en travers de la sienne.

Derrière la soi-disant bonne intention de venir en aide, Ludivine cherche principalement le gîte. Un camp de chasse, que la majorité des citadins pourraient juger comme étant l’endroit le moins souhaitable où séjourner, est un véritable luxe quand on est habitué de dormir contre des façades de bâtiment. Et si Ilclaste refuse obstinément son aide, elle s’imposera par la force des choses, car s’il est borné, elle sait l’être deux fois plus. Enfin, Ludivine imagine mal que le chasseur ne devine pas ses intention, mais surtout qu’il lui en tienne rigueur ; lui, plus que tout autre, devrait reconnaître sans en juger ce que l’art de survivre comporte comme sacrifice.

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